Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Conflit

L’exode des réfugiés syriens vers l’Europe : la survie au bout du smartphone

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© B. Sokol/UNHCR
Son smartphone est, pour Youssouf, son « bien le plus précieux ». Grâce à son portable, ce jeune réfugié peut appeler son père resté en Syrie. © B. Sokol/UNHCR


Si on étudie le contenu des sacs des réfugiés (a) qui prennent des bateaux au péril de leur vie pour rallier l’Europe, on trouvera des effets divers et variés, à l’exception d’un objet commun : un smartphone.

On a reproché à ces réfugiés de posséder un smartphone (a), mais ce que leurs détracteurs ne comprennent pas, c’est que ces appareils onéreux permettent aux réfugiés de fuir les guerres et les persécutions et qu’ils sont indispensables à leur survie en terre étrangère. Grâce à ces outils, ils peuvent également raconter leur épopée à la planète entière et relater ce qui constitue la plus grande crise de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale (a).

Cet exode est le premier de l’ère du tout numérique et cet élément bouleverse les conditions mêmes de la fuite des réfugiés vers le continent européen. Les technologies employées par les réfugiés leur évitent bien des écueils et contribuent aussi à remettre en cause les stéréotypes à leur égard. Beaucoup de réfugiés syriens, iraquiens, afghans et d’ailleurs cheminant vers l’Europe ont montré, grâce à leur smartphone, que tous les réfugiés ne sont pas désargentés et qu’ils fuient parce qu’ils craignent pour leur vie.

4 exemples pour se lancer : réseaux sociaux et développement

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Prenez quelques instants pour regarder la vidéo ci-dessus. Issue d’une campagne de l’organisation Save the Children (a), elle montre le sort des enfants vivant dans un pays en guerre et leur vie qui bascule : qui peut dire si la fillette de la vidéo connaîtra son prochain anniversaire ?
 

Régler la crise syrienne : une responsabilité collective

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© Dominic Chavez / Banque mondiale
 

Comment un parent en arrive-t-il à embarquer son enfant dans un bateau surchargé pour s’aventurer sur une mer agitée ? Le choix est déchirant : rester dans son pays, et y subir la violence, ou s’enfuir vers une vie de dénuement. Dans un cas comme dans l’autre, la survie n’est pas garantie.
 
Un choix impossible, auquel personne ne devrait être confronté. Un choix que bien des Syriens sont pourtant forcés de faire, optant de plus en plus pour la fuite alors que le conflit dans ce pays entre dans sa sixième année.
 
Il est temps pour les dirigeants de ce monde de rechercher des solutions aux problèmes que pose le conflit syrien. Les morts sont déjà trop nombreux. Des millions de vies ont été bouleversées. Aujourd’hui, le Gouvernement du Royaume-Uni s’affirme comme chef de file en invitant les dirigeants du monde à répondre à la crise humanitaire pressante dans la région, conséquence d’un conflit qui a déjà trop duré.

Utiliser les réseaux sociaux pour combattre l’adversité

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Quand avez-vous utilisé pour la dernière fois la fonction photo de votre téléphone portable ? Hier, ce matin, ou il y a quelques minutes ? Pourquoi l’avez-vous utilisée ? Pour prendre une photo de votre enfant ou du paysage ?
 
Avez-vous déjà songé que l'appareil photo de votre téléphone peut saisir bien plus que l’ordinaire ? Saviez-vous qu’avec un seul cliché vous pouviez sauver des vies et aider les gens à sortir de la misère et de la pauvreté ?
 
Oui, c’est possible ! Et ce qui s’est passé dernièrement à Beyrouth en apporte la preuve.

États fragiles : comment le g7+ aide la République centrafricaine à renouer avec l’optimisme

Anne-Lise Klausen's picture
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Des élèves dans une école de la République centrafricaine.
Crédit : © Pierre Holtz, UNICEF.

Il y a quelques semaines, Bienvenu Hervé Kovoungbo était à Nairobi pour une réunion du g7+, une instance regroupant 20 États fragiles. L’occasion pour lui de se remémorer un voyage précédent dans la capitale kenyane, deux ans auparavant.

Ses compatriotes centrafricains étaient alors la proie des affrontements entre milices ennemies. Bienvenu, qui est aujourd’hui à la tête de la coopération multilatérale après avoir dirigé la division du budget d’investissement au sein du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, s’était rendu à Nairobi pour assister à une réunion du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État. Il avait lancé un appel aux membres du g7+ et aux donateurs afin qu’ils viennent en aide à son pays. Après cette réunion, il n’avait pu regagner la capitale centrafricaine, Bangui, qu’au bout de deux semaines : tandis qu’il était retenu à Douala, au Cameroun, sa famille avait dû fuir son habitation et rejoindre les milliers de personnes réfugiées dans des camps de fortune situés à la périphérie de la ville.

Rétrospective : nos pages les plus populaires en 2015

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Chaque année à la Banque mondiale nous publions un grand nombre d'articles, de communiqués de presse, de billets de blog, de vidéos, d'infographies et bien plus encore. Nous accordons beaucoup d'attention aux pages que vous consultez le plus et nous vous proposons aujourd'hui de voir, avec nous, quelles ont été les pages les plus lues en 2015 (classées par nombre de visiteurs uniques).

Vidéos sur YouTube

Les 5 vidéos les plus vues en 2015 révèlent que la question de l’environnement et, plus particulièrement, celle de la pollution urbaine étaient au centre de vos préoccupations cette année. À noter également, un vif intérêt pour notre série musicale #Music4dev qui invite des artistes internationaux à s'exprimer sur la lutte contre la pauvreté. Bonne nouvelle, la série se poursuivra en 2016 !

Voir toutes nos vidéos sur YouTube

Migrant ou réfugié : une distinction essentielle

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On n’arrête pas les mouvements de population. Dans de nombreuses régions d’Europe, les gares ferroviaires et les points de passage des frontières sont envahis par une vague humaine sans précédent. Les responsables politiques ont beau courir d’un sommet à l’autre à la recherche de solutions, ils sont dépassés par les événements. Des personnes désespérées prennent des risques immenses et traversent des épreuves indicibles pour avoir une chance de poser le pied dans l’Union européenne. Même à l’approche de l’hiver, le flux ne semble pas diminuer.

S’agit-il de migrants ou de réfugiés ? Au vu des événements tragiques, il peut sembler déplacer de poser des définitions et de se perdre en subtilités. Cependant, les mots ont leur importance, car ils définissent largement le contexte politique et juridique dans lequel évolueront ces populations.  

En tant qu’acteurs du développement, comment faire face à la crise des déplacements forcés de populations ?

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La question des déplacements forcés a longtemps été considérée comme relevant de l’humanitaire. Mais avec le nombre sans précédent de personnes déplacées contre leur gré, de plus en plus de voix appellent les acteurs du développement à s’impliquer.

L’envergure et la nature même du problème viennent mettre en exergue la nécessité d’un tel engagement. Il y a environ 60 millions de personnes dans le monde qui ont dû fuir à cause de violences et de violations des droits humains, qu’il s’agisse de réfugiés, qui ont franchi une frontière internationale, ou de personnes déplacées au sein de leur propre pays. Ces gens passent bien souvent des années, voire des décennies, loin de chez eux, avec peu de perspectives sur le plan économique. Et cela a des retombées indirectes sur un nombre encore supérieur de personnes, particulièrement dans les pays d’accueil, au niveau national aussi bien que local.

Ne fermez pas votre porte aux réfugiés

Bassam Sebti's picture
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L’auteur le jour de la remise de son diplôme pour sa maîtrise à l'Université Saint-Joseph de Philadelphie en 2008.
Photo: Jenny Spinner

J’ai marché parmi des corps déchiquetés par les bombes. J’ai esquivé des grêles de balles. J’ai failli mourir entre les mains en colère de quelqu’un qui pleurait la disparition d’un proche. Comme des millions d’Iraquiens, j’ai tenté de survivre à une réalité dont la brutalité semblait sans fin.

Je ne parviens toujours pas à chasser ces images de mon esprit. Je sens encore l’odeur des cadavres. J’étais dans l’obligation d’aller là où la mort sévissait parce que j’étais reporter. Ce métier a emporté les vies de nombreux journalistes, dont mon ancien collègue au Washington Post.

Rahim Alhaj invité de #Music4Dev : « Il nous incombe de mettre fin à la crise des réfugiés »

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Il a appris très jeune à jouer de l’oud à Bagdad, sa ville natale. Plus tard, il a composé des chansons contre le dictateur qui a dirigé l’Iraq d’une main de fer pendant trois décennies. Il a été emprisonné, torturé, puis finalement contraint de quitter son pays bien-aimé en 1991, avant de trouver refuge aux États-Unis. 

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