Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Éducation

Leaders de demain, à vos plumes ! La Banque mondiale et le Financial Times organisent un concours de rédaction de blog pour les lycéens

Arathi Sundaravadanan's picture
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© World Bank
© Banque mondiale

Vous vous demandez souvent quel métier vous ferez plus tard ? Votre école vous prépare-t-elle, selon vous, aux emplois du futur ? À quoi ressembleront les salles de classe et les enseignants de demain ? Vous pensez qu’il est possible d’apprendre autrement et mieux ? Vous avez des idées personnelles et novatrices pour réinventer l’éducation ? Vous avez entre 16 et 19 ans et vous poursuivez des études secondaires ?

Alors, participez à notre concours de blog ! La Banque mondiale et le Financial Times invitent les dirigeants de demain à donner libre cours à leur créativité. Parce que les jeunes générations sont celles qui seront les plus affectées par les mutations du travail et l’évolution des compétences, nous souhaitons connaître votre point de vue et nous nous nourrir de vos idées et de vos solutions. Vous êtes les mieux placés pour nous dire de quoi les jeunes ont besoin pour mieux se préparer à l’avenir.

Le futur qui se dessine est celui d’un monde bouleversé par la technologie. Les avancées technologiques rapides sont source d’opportunités, mais elles exigent aussi de s’adapter à l’accélération des changements. Les emplois de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui : pour y accéder, il faudra acquérir de nouvelles connaissances et maîtriser de nouvelles compétences. La Banque mondiale s’est penchée sur ces enjeux dans les deux dernières éditions de son Rapport sur le développement dans le monde : Le travail en mutation et APPRENDRE pour réaliser la promesse de l’éducation. Elle en a également fait une priorité dans le cadre de son Projet sur le capital humain.

Aider les femmes à franchir les portes de l’enseignement supérieur en Afghanistan

Muzhgan Aslami's picture
Etudiantes à la faculté de médecine de Kaboul. Photo : Rumi Consultancy/Banque mondiale

Pour une militante des droits des femmes comme moi qui a consacré les six dernières années de sa vie à l’émancipation féminine, l’accès des filles à l’éducation est essentiel.

Quand j’ai rejoint le ministère en qualité de spécialiste des questions de genre en 2016, mon principal objectif était de faire en sorte que les étudiantes ne rencontrent pas les obstacles que j’avais moi-même rencontrés lorsque j’étudiais à l’université de Kaboul.

Aujourd’hui, avec l’appui du Fonds pour la reconstruction de l’Afghanistan, nombre des difficultés dont j’ai été témoin ont disparu grâce au deuxième Plan stratégique national pour l’enseignement supérieur 2015–2019, conduit sous la houlette du HEDP.

Les critères monétaires couvrent-ils tous les aspects de la pauvreté ?

Daniel Mahler's picture

La pauvreté est un concept complexe. Selon une opinion très répandue, la pauvreté ne peut pas être uniquement appréhendée à l’aune de sa dimension monétaire. De fait, pour lutter efficacement contre la pauvreté, il est indispensable de pouvoir la mesurer dans tous ses aspects. Dans l’édition 2018 du Rapport sur la pauvreté et la prospérité partagée qui vient de paraître, la Banque mondiale tente pour la première fois de proposer une mesure multidimensionnelle de la pauvreté à l’échelle mondiale. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives, dont notamment l’élaboration de l’indice de la pauvreté multidimensionnelle, fruit de la collaboration du Programme des Nations Unies pour le développement avec l’université d’Oxford.

Les travaux de la Banque mondiale s’inspirent de ces méthodes, mais diffèrent de la plupart d’entre elles sur un aspect important : parmi les multiples dimensions de pauvreté prises en compte, ils intègrent la pauvreté monétaire, caractérisée par un niveau de consommation inférieur à 1,90 dollar par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2011). De toute évidence, si la mesure de la pauvreté monétaire ne permet pas d’appréhender toutes les formes de privations, elle rend compte de la capacité d’un ménage à satisfaire ses besoins essentiels dans l’alimentation, le logement ou l’habillement en acquérant ces services et biens courants (ou en les autoproduisant). 

Assemblées annuelles 2018 : suivez le guide !

Bassam Sebti's picture
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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sont chaque année un rendez-vous incontournable. Du 8 au 14 octobre 2018, retrouvez-nous pour un riche programme d'événements consacrés aux enjeux de l’économie mondiale, du développement et du système financier international. Cap sur Bali, en Indonésie, où se déroule cette nouvelle édition des Assemblées annuelles.
 
Le thème du capital humain occupera une place de premier plan dans les discussions. Les Assemblées feront également la part belle à l’innovation en accueillant pour la première fois de leur histoire une foire technologique, organisée sous l’égide du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et du gouvernement indonésien. 

Préparez votre programme dès maintenant !

Quand la faiblesse du capital humain freine les gains de productivité : l’exemple de la Turquie et du Pérou

Ximena Del Carpio's picture



Si l’on compare souvent des pays de même niveau de revenu, il est plus rare d’étudier deux pays distants l’un de l’autre géographiquement et que rien ne réunit, du moins en apparence. Pourtant, la Turquie et le Pérou ont beaucoup en commun : ces deux pays à revenu intermédiaire sont les locomotives économiques de leurs régions respectives depuis plusieurs années ; ils aspirent l’un et l’autre à accéder au statut d’économies à revenu élevé dans les dix ans à venir ; et ils dépendent l’un comme l’autre du commerce. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils ne parviennent pas à introduire les changements structurels — dans l’éducation et la formation et, plus généralement, dans l’économie — indispensables pour faire en sorte que la croissance économique soit tirée par des gains de productivité. Lima et Ankara reconnaissent leur retard important par rapport aux leaders de la productivité dans le monde, et ont conscience que leur population, en plein essor, n’est pas suffisamment bien équipée pour répondre aux attentes du marché du travail. Face à de tels enjeux (identiques), les deux pays ont pour principal objectif de développement de rehausser leur niveau de productivité pour garantir une croissance continue et durable.

Le système éducatif finlandais : l’histoire d’une réussite

Pablo Peña's picture

Comment la Finlande, pays dont le niveau d'éducation était encore moyen dans les années 70, est-elle parvenue à l’excellence ? 

Lorsque les jeunes Finlandais se sont hissés en 2001 aux premiers rangs du test PISA, l’enquête de référence sur les acquis des élèves conduite par l’OCDE, ce résultat a beaucoup intrigué le monde de l’éducation. Comment ce petit pays qui n’avait jusque-là pas spécialement brillé dans les comparaisons internationales était-il parvenu à atteindre un tel niveau ? Cette réussite avait surpris jusqu’aux Finlandais eux-mêmes. Puis, la tendance s’est confirmée et les élèves finlandais ont continué d’obtenir, année après année, des notes supérieures aux attentes. Dans le monde entier, spécialistes de l’éducation et dirigeants ont alors commencé à se pencher sur le cas de la Finlande, modèle de système éducatif performant. Dans ce pays, les élèves affichent invariablement d’excellents résultats, mais pas seulement : les inégalités entre élèves et d’une région à l’autre sont parmi les plus faibles du monde. 

Quand qualité rime avec équité. 

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

Pourquoi les filles quittent-elles l’école et quelles sont les conséquences de leur déscolarisation ?

Quentin Wodon's picture
 


Dans le monde, neuf filles sur dix terminent l’école primaire, mais elles ne sont que trois sur quatre à achever le premier cycle de l’enseignement secondaire. Cependant, dans les pays à faible revenu, moins des deux tiers des filles finissent leurs études primaires et seule une sur trois va au terme du premier cycle du secondaire. Pour les filles qui abandonnent prématurément l’école, les conséquences sont graves. Selon un rapport de la Banque mondiale, les pertes de productivité et de revenu tout au long de la vie pour les filles n’ayant pas effectué 12 ans d’études sont estimées entre 15 000 et 30 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale. En effet, les femmes ayant terminé leurs études secondaires gagnent pratiquement deux fois plus en moyenne que celles privées de cet enseignement et dont les salaires sont beaucoup plus faibles.

L'éducation secondaire universelle pour les filles aurait bien d’autres avantages. Elle pourrait pratiquement éliminer le mariage des enfants de moins de 18 ans et réduire considérablement le nombre de grossesses précoces (c’est-à-dire avant 18 ans). Elle permettrait aussi d’abaisser le taux de fécondité dans les pays à forte croissance démographique et d’améliorer la capacité de prise de décision et le bien-être psychologique des femmes. Enfin, l’éducation secondaire serait également très bénéfique pour les jeunes enfants, notamment en réduisant la mortalité des moins de cinq ans et la malnutrition. 

Sortir du piège du travail informel grâce à la technologie

Kristalina Georgieva's picture
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Women stitch handicrafts at Everest Fashion Fair Craft in Lalitpur, Nepal. © Peter Kapuscinski/World Bank
Des femmes réalisent des travaux de couture à la main lors de l’Everest Fashion Fair Craft à Patan, au Népal. © Peter Kapuscinski/Banque mondiale

Tout le monde parle de la technologie et des changements qu’elle va entraîner dans notre façon de travailler. En réalité, nul ne sait ce qu’il adviendra. La seule certitude est… l’incertitude. Comment, alors, se préparer aux emplois qui n’existent pas encore ?
 
Commençons par ce que nous savons. Le problème le plus critique pour l’avenir du travail, et qui se pose depuis plusieurs décennies, est le grand nombre de personnes vivant au jour le jour d’un emploi occasionnel, sans savoir d’une semaine sur l’autre si elles travailleront. Ces travailleurs ne peuvent pas faire des projets pour l’avenir à un horizon de plusieurs mois — encore moins de plusieurs années — pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. C’est ce que l’on appelle l’économie informelle. Mais comme souvent avec ces termes pseudo-techniques qui érigent des barrières, il est difficile d’imaginer toute la misère à laquelle sont condamnés des millions de travailleurs et les membres de leur famille, dans le monde entier.

Quatre grandes tendances dans l’éducation que chaque pays devrait mieux connaître

Harry A. Patrinos's picture
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Étudiants à l’Université catholique du Pérou, Edgar Rivera, Pablo Suarez et David Ramirez (de gauche à droite) préparent leurs cours ensemble à Lima, le 27 juin 2013. Photo © Banque mondiale/Dominic Chavez

Nous avons récemment demandé à des spécialistes de l’éducation du monde entier quelles étaient à leur avis les plus grandes difficultés actuelles de notre secteur. À notre grande surprise, ils ont tous répondu que les problèmes les plus courants ne datent pas d’hier. Mais la grande nouveauté, selon eux, ce sont les méthodes novatrices adoptées par la communauté mondiale pour les résoudre.

Nos échanges ont en particulier porté sur les progrès des neurosciences, les cours en ligne ouverts à tous (ou MOOC, selon l’acronyme anglais), les chaînes de blocs et les conséquences d’une croissance démographique négative, ainsi que sur la façon dont ces phénomènes remettent en question notre façon d’envisager l’éducation. Certaines de ces évolutions sont plus connues que d’autres, mais nous sommes convaincus de la réelle importance de chacune, et les acteurs de l’éducation dans le monde entier devraient s’y intéresser de près. 

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