Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Environnement

Les « ponts en plastique » : une solution économique et efficace pour lutter contre les risques climatiques

Oliver Whalley's picture
 Anthony Doudt/Flickr

Les ponts constituent un élément essentiel de tout réseau de transport. Lorsqu’ils surplombent un cours d’eau, ils sont pleinement exposés aux effets des inondations et autres glissements de terrain ; en cas de catastrophe naturelle, ces infrastructures sont souvent les premières touchées. En règle générale, leur réparation demande des semaines, voire des mois de travail. Au-delà de ces dégâts matériels onéreux, les perturbations engendrées sur le plan de la mobilité affectent plus largement la productivité économique et la capacité de la population à accéder à des services essentiels. Avec le changement climatique, les pluies se feront plus intenses et plus fréquentes dans certaines régions, et les ponts seront soumis à des risques croissants : la hausse des précipitations fera grossir les cours d’eau, qui occasionneront davantage de dégâts sur les ponts, en particulier ceux conçus pour résister à des tempêtes de moindre intensité.
 

Stockage de l’énergie: vers des solutions propres dans les pays émergents?

Alzbeta Klein's picture
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 IFC 
Le stockage est essentiel pour l’intégration
des énergies renouvelables dans les réseaux
électriques. Photo: IFC 

Depuis plus d’un siècle, on construit des réseaux électriques en pensant que l’électricité doit être produite, transportée, distribuée et utilisée en temps réel, parce que son stockage n’est pas économiquement rentable. Mais tout cela est en train de changer.

Le stockage à grande échelle dans des accumulateurs est en passe de devenir commercialement viable. C’est une bonne nouvelle d’abord pour le milliard de personnes dans le monde qui n’a toujours pas accès à l’électricité, mais aussi pour les énergies propres, car le stockage de l’énergie peut contribuer significativement à leur expansion.
 
Alors que la production d’énergie propre se généralise dans le monde, la variabilité et la fluctuation de cet approvisionnement intermittent commencent à avoir une incidence sur les systèmes électriques pour lesquels le stockage est un élément critique. Le stockage peut lisser les pics et les creux qui caractérisent le solaire ou l’éolien, et décaler la distribution d’électricité entre le moment de la production et celui du pic de consommation. Il n’existe pas de niveau d’approvisionnement en énergie renouvelable clairement défini pour éviter la discontinuité de la fourniture, mais, généralement, les exploitants de réseaux se mettent à investir dans des dispositifs de stockage lorsque 10 % de leur production provient du solaire ou de l’éolien.

La sauvegarde des espèces sauvages passe par la jeunesse

Hasita Bhammar's picture
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The youth from the Turia community celebrating their first workshop on tiger conservation in the Pench Tiger Reserve
Des jeunes du village de Turia participent au premier atelier sur la préservation des tigres dans la réserve de Pench.

Nous sommes en 2010 et je viens de terminer mon premier cycle universitaire. Avec mon sac à dos pour seul bagage, me voilà à l’entrée du parc national qui a servi de cadre au Livre de la jungle de Rudyard Kipling : une grande grille avec un panneau rouillé indiquant « Réserve de tigres de Pench ». Examens et simulations d’entretien : rien dans mes études n’aurait pu me préparer au travail qui m’attendait là-bas. J’étais censée lancer une petite association pour amener les jeunes vivant à proximité du parc à s’investir et leur inculquer la passion de l’environnement. Plus précisément, il s’agissait de les sensibiliser à la protection des 41 tigres qui vivaient dans la réserve.

Pourquoi me confier, à moi, cette mission ? Tout simplement parce que, à 21 ans, on me considérait comme la mieux placée pour m’adresser à des jeunes. J’ai passé deux ans et demi dans la réserve.

Éruptions volcaniques : un danger à prendre au sérieux

Alanna Simpson's picture
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A house destroyed by a volcanic eruption. Yogyakarta, Indonesia. Project: JRF. © Nugroho Nurdikiawan Sunjoyo/World Bank

La puissance destructrice d’un volcan en éruption frappe intensément les esprits… en général. Pas ceux des responsables publics et des professionnels du développement dont la mission est, pourtant, de renforcer la résilience des populations vulnérables. Pourquoi ?

Au pied du Vésuve, les ruines de Pompéi. Le visiteur parcourt les restes d’une ville naguère florissante et détruite en quelques instants par une éruption volcanique majeure. Pourtant, ces scènes n’évoquent rien dans sa vie quotidienne. De la même façon, nous voyons dans les médias d’impressionnantes images d’éruptions volcaniques sans être conscients de la multiplicité des dangers qui guettent les populations installées à proximité.

En Afrique, une nouvelle initiative pour soutenir les économies bleues et renforcer leur résilience au changement climatique

Benoît Bosquet's picture
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© Andrea Borgarello, Banque mondiale/TerrAfrica

Des moments difficiles attendent les habitants des littoraux, nous le savons bien.
 
L’érosion côtière, en particulier en Afrique de l’Ouest, a déjà entraîné des déplacements de populations, ainsi que des pertes économiques qui s’élèvent, pour le seul Togo, à 2,3 % du PIB environ. Au cours des soixante dernières années, les températures dans l’océan Indien occidental ont augmenté de 0,6 °C, ce qui provoque le blanchissement de récifs coralliens et des catastrophes climatiques meurtrières dans toute la région. Pour Zanzibar et Mombasa, le coût économique de l’épisode de blanchissement corallien de 1998 se chiffre en dizaines de millions de dollars. Quant au coût sur la nature, il reste encore à établir.

Un nouvel élan en faveur des forêts

Julia Bucknall's picture
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© Andrea Borgarello/World Bank
© Andrea Borgarello/Banque mondiale

L’an dernier, plus d’une centaine de pays ont lancé des projets en faveur de la protection des forêts et du changement d'affectation des sols pour tenir les engagements (c’est-à-dire leurs contributions nationales) qu’ils ont signé dans l’accord de Paris sur le climat.

Cet accord donne un nouvel élan à la lutte contre le changement climatique, le déboisement et la dégradation des forêts, dont la Banque mondiale se réjouit d’être partie prenante. En avril 2016, nous avons lancé un Plan d’action pour les forêts et un Plan d’action sur le changement climatique, qui adoptent une approche plus globale et plus ambitieuse envers les forêts. Notre objectif est de promouvoir la gestion durable et la restauration des forêts afin d’améliorer les perspectives économiques des populations qui vivent dans ou proche des forêts ; nous cherchons également à aider les pays à planifier leurs investissements dans d’autres secteurs (notamment l’agriculture, l’énergie et les transports) d’une manière plus réfléchie, plus respectueuse des forêts, afin qu’ils puissent tirer pleinement partie de ces ressources.

Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

Mafalda Duarte's picture
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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

L’Afrique en première ligne dans la quête d’une économie bleue durable

Jamal Saghir's picture
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Maurice © Manoj Nawoor

Les pays côtiers africains et les Petits États insulaires en développement (PEID) s’appuient fortement sur la pêche et les emplois associés, mais ces moyens de subsistance sont tous menacés par le déclin des stocks halieutiques. L’érosion du littoral et la perte d’habitat côtier ont eu des effets néfastes sur les communautés pauvres du littoral, les plus vulnérables au changement climatique alors qu’elles ont si peu contribué au dérèglement du climat. Le nombre de tempêtes, d’inondations et de périodes de sécheresse n’a jamais été aussi élevé dans le passé.
 
Dans de nombreux pays africains, l’économie bleue représente un quart de la totalité des recettes et un tiers des revenus à l’exportation. Et plus la population côtière croît, plus la surpêche, la pêche illégale, la pollution et le développement non durable du tourisme dégradent la biodiversité marine et côtière, et creusent la pauvreté.
 
Aujourd’hui, cependant, dans la foulée de mon voyage à Maurice—merveilleuse nation insulaire qui a vu 11 pour cent de son littoral s’évaporer ces dernières décennies à cause d’une érosion sévère—, je veux vous dire pourquoi je reste optimiste. Pourquoi j’ai une lueur d’espoir.

Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

Jennifer J. Sara's picture
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© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.

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