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Environnement

Repenser les transports pour des villes plus sûres et plus équitables

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Des responsables du secteur des transports, du développement et, pour la première fois, du monde de l’entreprise vont se retrouver cette semaine à Washington pour un colloque sur la transformation des transports.
 
Véritables locomotives de la croissance mondiale, les villes sont pourtant souvent à la traîne quand il s’agit d’offrir à leurs habitants un accès sûr et bon marché aux emplois, à l’éducation et à la santé. Cela tient en partie à l’inadéquation et au manque de viabilité de leurs systèmes de transport. L’explosion des bidonvilles ou le cauchemar quotidien de ceux qui doivent se rendre en ville ou y circuler — sans parler du prix de ces déplacements — en témoignent clairement.

Pourquoi nous devons compter les éléphants (et les autres ressources naturelles)

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Harde d'éléphants avec vue sur le mont Kilimanjaro à l'horizon. © Curt Carnemark / Banque mondialeÀ la fin de l'année dernière, des ministres et des représentants de plus d'une trentaine de pays se sont réunis au Botswana pour discuter de la stratégie à adopter pour lutter contre le commerce illégal de l'ivoire en plein essor qui est en train de décimer la population d'éléphants d'Afrique.

La CITES estime que 22 000 éléphants ont été tués en Afrique centrale et de l'Est au cours de la seule année 2012 : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ne sont que quelques exemples de pays où le braconnage des éléphants fait des ravages. L'ivoire issu de ce trafic est utilisé pour réaliser des sculptures ornementales qui ont une valeur de symbole de statut social, d'icône religieuse ou d'objet de collection, et sont destinées à des acheteurs situés en Asie de l'Est, en Europe et en Amérique du Nord. Il ne s'agit pas là d'un simple problème de préservation de la biodiversité. La criminalité liée aux espèces sauvages constitue également un problème de développement et de sécurité : elle sape l'autorité de l'État, alimente la corruption, accroît la quantité d'armes légères en circulation et détruit de précieuses ressources naturelles. L'attention croissante que les responsables politiques accordent à la criminalité liée aux espèces sauvages (le Premier ministre britannique, David Cameron, accueillera le prochain sommet en février) constitue donc un signe bienvenu d'engagement au plus haut niveau pour résoudre cette situation de crise.

Agriculture et changement climatique : une bonne et une mauvaise nouvelle…

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 CGIAR ClimateJe rentre de la conférence des Nations Unies sur le climat, à Varsovie (Pologne), avec une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par la mauvaise : les délégués ont, une fois de plus, préféré reporter les discussions sur l’agriculture. Quand on connaît l’importance de la contribution de l’agriculture aux émissions de gaz à effet de serre (GES) — un phénomène désormais bien attesté — cette décision montre que les négociateurs doutent encore de la nécessité d’une agriculture « climato-intelligente » et des preuves de son efficacité.

Comment ne pas déplorer cette position à courte vue alors que l’agriculture pourrait offrir une partie de la solution pour la planète ? C’est le seul secteur qui peut contribuer à atténuer les émissions de carbone ET à réduire sa concentration dans l’atmosphère, grâce au système naturel de piégeage que représentent les terres arables, les herbages et les grands pâturages.

Pourquoi je suis plus optimiste que jamais quant à la conservation de la biodiversité

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La Banque mondiale et la conservation de la biodiversité C'est en 1978, à l'occasion d'une conférence à l'Université de Californie à San Diego, que la biologie de la conservation a été déclarée thématique scientifique interdisciplinaire. Toutefois, le mouvement de défense de la conservation de la nature est antérieur d'au moins un siècle à cette conférence et remonte à la création du premier parc national, celui de Yellowstone, à la suite de la loi de 1872 signée à cet effet par le président des États-Unis d'Amérique Ulysses S. Grant. La discipline académique tout autant que la pratique de la conservation ont longtemps partagé deux caractéristiques : une détermination sans faille à l'égard de leur mission première de protection de la nature, et le fait que leurs adeptes étaient essentiellement américains et européens, et majoritairement issus des classes moyennes.
 
Mais rien n'est immuable.
 

Face à la montée des eaux, la communauté internationale fait du surplace

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19e conférence des Parties (COP19) à Varsovie, Pologne

Samedi soir dernier, les négociations climatiques se sont achevées sur fond de lassitude et de bilan mitigé : si les délégations réunies à Varsovie pour la 19e conférence des Parties (COP19) n’ont guère été enclines à prendre des engagements financiers fermes ni à promettre des mesures ambitieuses, elles sont parvenues à entretenir l’espoir d’un accord à l’horizon 2015.

Pêche illégale : pourquoi ne pas s’inspirer de la lutte contre l’exploitation forestière illégale ?

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Navires de pêche au large de la Namibie. John Hogg/Banque mondialeLe chiffre d'affaires annuel du secteur des pêches maritimes et de l'aquaculture dépasse les 190 milliards de dollars dans le monde, et on estime à 240 millions le nombre de personnes dont le travail en dépend. Il ne fait aucun doute que les océans génèrent une activité abondante et lucrative. Or qui dit profit dit profiteur : on estime que 18 % (a) des activités de pêche à l'échelle mondiale sont illégales.

Mais en quoi le problème concerne-t-il ceux qui s'intéressent au développement ? D’abord parce que la pêche illégale fragilise les moyens de subsistance des populations pauvres qui dépendent de l'océan. Ensuite parce que le non-paiement des taxes et redevances prive les pays en développement de centaines de millions de dollars de recettes annuelles dont ils ont le plus grand besoin. Enfin, dans certaines régions, la pêche illicite a pris de telles proportions qu'elle met en péril la gestion durable d'une ressource déjà mise à mal par la surpêche.

La construction de bâtiments écologiques a un impact positif durable sur le développement

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Un ouvrir du bâtiment termine l'installation de vitres sur un immeuble. Trinn Suwannapha / Banque mondiale

Qu'est-ce qui génère 70 % des émissions de gaz à effet de serre dans des villes comme New York, Beijing ou New Delhi ? Il y peu, j'aurais peut-être répondu « les voitures ». Mais ce sont les bâtiments les vrais coupables : nos maisons, nos bureaux, nos écoles et nos hôpitaux. Bon nombre de ces édifices font une utilisation extrêmement inefficace de l'électricité, de l'eau et des énergies fossiles du fait de leur conception initiale. En fait, environ 40 % de l'électricité mondiale sert à refroidir, éclairer et ventiler des bâtiments, alors qu'il existe des technologies bien plus efficaces.

Un investissement qui peut rendre vivables les villes polluées et lutter contre le changement climatique

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Le système de bus rapide de Guangzhou a réduit le trafic et les temps de trajet. Benjamin Arki/Banque mondialePlus le monde s’urbanise (selon les prévisions, il devrait y avoir 70 % de citadins d’ici 2050) et plus il est crucial que les transports deviennent propres, sobres en énergie et sûrs. L’accès à des emplois, des écoles et des établissements de soins de meilleure qualité permet aux populations démunies de sortir de la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie.

Mais les transports tels que nous les connaissons aujourd’hui, avec des routes encombrées de voitures et de camions, et saturées de gaz d’échappement, présentent de multiples dangers. La circulation, les accidents de la route et la pollution nuisent à la productivité.

Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

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Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement.

Le lavage du charbon pourrait sauver des vies en Inde

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Ce billet a été posté initialement par l'auteur Muthukumara Mani sur le blog End poverty in South Asia. Il est également disponible en arabe.

Le lavage du charbon pourrait sauver des vies en IndeLe charbon est l’une des principales sources d’énergie en Inde (a). Il entre pour 63 % dans la consommation énergétique du pays et la demande devrait croître très fortement au cours des prochaines décennies. D’après les projections, l’emploi du charbon pour la production d’électricité augmentera de 2 % tous les ans ; à ce rythme, la part du charbon dans la capacité de production énergétique de l’Inde va doubler d’ici 2030. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le pays deviendra probablement le deuxième plus gros consommateur de charbon au monde, devant les États-Unis, dans les cinq prochaines années.

Parce que le charbon est à la fois bon marché et abondant en Inde, il peut apparaître comme la solution idéale aux problèmes d’énergie et d’électricité que doit résoudre le pays. Mais c’est oublier que l’utilisation du charbon entraîne de graves effets délétères sur la santé, l’environnement et l’économie. Alors même que la plupart des Indiens connaissent une amélioration de leur qualité de vie grâce aux progrès économiques, nombreux sont ceux qui risquent de pâtir des effets de la pollution par le charbon. En outre, à l’heure où l’on s’approche d’un consensus mondial sur le changement climatique, ce recours croissant au charbon pourrait devenir intenable.

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