Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Environnement

Pour des villes marocaines plus sûres et plus vivables

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Il suffit de marcher dans les rues d’une ville pour se dire qu’elle a été pensée pour les voitures et non pour ses habitants ! Dans beaucoup de métropoles, la situation est critique : les véhicules en surnombre provoquent embouteillages et pollution, on y note une absence manifeste d’aménagement urbain, et tout cela représente une source potentielle de danger pour les piétons.
 
C’est aussi le cas du Maroc. Les faits suivants confirment cette réalité :
  • Le taux de population urbaine, actuellement de 60 %, devrait atteindre 70 % à l’horizon 2050.
  • 20 % de Marocains vivent avec moins de deux dollars par jour
  •  Ces citoyens consacrent un cinquième de cette somme à des transports urbains souvent lents et inadaptés.
  • En 2012, plus de 48 000 accidents de la circulation ont été dénombrés dans les villes marocaines, faisant 1 350 victimes et plus de 60 000 blessés — des piétons, cyclistes et motocyclistes, pour la majorité.
  • Les transports publics en ville posent des difficultés importantes aux femmes : alors que celles-ci en sont plus dépendantes pour leurs déplacements que les hommes, elles sont aussi davantage confrontées aux problèmes de harcèlement et d’insécurité.



Source: The Center for Mediterranean Integration / CODATU, Transitec, CasaTransport

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

Paula Caballero's picture
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Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

Les femmes et le vélo : la solution pour les personnes restées au pays à la suite du raz-de-marée humain en Méditerranée

Leszek J. Sibilski's picture

Le monde entier est hypnotisé par les efforts désespérés que déploie le continent européen pour faire face au nombre croissant de réfugiés et de migrants qui arrivent d'Afrique et du Moyen-Orient. Pourtant, rares sont ceux qui pensent à la détresse des personnes restées au pays, aux prises avec les violences et les persécutions, ou de celles qui se trouvent toujours dans des camps de réfugiés. Certains estiment que ce sont ces personnes restées au pays qui sont la solution et sauveront l'avenir du Moyen-Orient et de l'Afrique, et qu'un excellent moyen de les aider serait de leur donner des vélos.

//www.middleeasteye.net/news/women-yemen-peddle-right-bike-1871266777#sthash.4alYKG2m.dpuf« Je vais vous dire ce que je pense du vélo. Je pense qu'il a fait plus pour l'émancipation des femmes que toute autre chose au monde. Il donne aux femmes une sensation de liberté et de confiance en soi. » – Susan B. Anthony

Pour la seule année 2015, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés a rapporté que, parmi les 520 957 personnes qui ont tenté de traverser la Méditerranée, 2 980 sont décédées ou ont disparu. On estime que 18 % de ces migrants sont des enfants et 13 % sont des femmes. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, environ 200 000 réfugiés supplémentaires prévoient de tenter la traversée d'ici la fin 2015. La vague humaine vertigineuse qui déferle sur la région est donc loin de retomber.

Aujourd'hui, il existe de nombreux conflits armés internes et entre pays voisins dans le monde, et la plupart d'entre eux se concentrent dans deux régions : le Moyen-Orient et l'Afrique. Les tentatives désespérées que déploient tant de Syriens pour fuir le régime de Bachar el-Assad et la terreur de l'État islamique pour rejoindre la sécurité de l'Europe ont capté l'attention du monde entier. Toutefois, les Syriens ne sont pas les seuls à mériter notre compassion. Bien que l'intérêt international pour l'Afghanistan se soit étiolé et que la plupart des troupes étrangères aient quitté le pays, la guerre ne fait qu'empirer. De plus, on assiste à un afflux de réfugiés désespérés en provenance d'Érythrée, d'Iraq, de Libye, du Nigéria, du Pakistan, de Somalie, du Soudan, de Gambie et du Bangladesh qui ont autant droit au statut de réfugié que les autres.

Vers la tarification du carbone

Jim Yong Kim's picture
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Iron and Steel giant ISKOR's Vanderbijl Park refinery. © John Hogg/World Bank


Dans seulement six semaines, les dirigeants de la planète se réuniront à Paris afin de négocier un nouvel accord mondial autour des changements climatiques. À ce jour, 150 pays ont présenté un programme détaillé concernant la manière dont ils entendent orienter leur économie sur une trajectoire plus viable et moins émettrice de CO2. Ces différents programmes constituent la première génération des investissements qu'il conviendra d'entreprendre afin de bâtir un avenir compétitif, exempt des niveaux inquiétants d'émissions de dioxyde de carbone qui alimentent actuellement le réchauffement climatique.

La transition vers un avenir plus écologique exigera à la fois l'action des gouvernements et la mise en œuvre de mécanismes d'incitation adaptés auprès du secteur privé. Aspect central de la démarche, il s'agira d'élaborer une solide politique publique consistant à faire payer la pollution au CO2. À travers la fixation de tarifs plus élevés dans le domaine des combustibles fossiles, de l'électricité et des activités industrielles, l'incitation pèsera en faveur de l'utilisation de combustibles moins polluants, d'une économie des énergies, et de la promotion d'un passage à des investissements plus écologiques. La mise en œuvre de mesures de type prélèvements et taxes sur le carbone, programmes d'échange de quotas d'émission, et autres mécanismes tarifaires, de même que la suppression de subventions inefficaces, pourront conférer aux entreprises et aux ménages la certitude et la prévisibilité nécessaires pour entreprendre des investissements à long terme dans un développement soucieux du climat.

Devenons plus intelligents ensemble : tout un univers de données sur le développement à portée de main !

Nagaraja Rao Harshadeep's picture
Bien souvent, quand on discute entre amis, les données sont les grandes absentes : « C'est un problème vraiment énorme ! » Mais « énorme » à quel point, exactement ? Il est fort probable que votre interlocuteur n'en ait pas la moindre idée…. 

On dit que nous vivons aujourd'hui dans une nouvelle ère, l'« âge des données ». Banque mondiale, organismes de l'ONU, NASA, Agence spatiale européenne, universités, etc. : toutes ces institutions nous submergent de nouvelles données collectées avec grand soin auprès des pays ou via des enquêtes, ou issues des observations réalisées par les yeux toujours plus nombreux qui peuplent désormais le ciel. Les téléphones mobiles d’aujourd’hui sont plus puissants que les gros ordinateurs que j'utilisais lorsque j'étais à l'université… Et il est même possible d’avoir accès à un réseau 3G correct dans un village du Malawi.
 
Open data for sustainable development

Que faire pour accélérer le passage aux énergies renouvelables ?

Charles Cormier's picture
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Ceux d'entre nous qui travaillent sur le changement climatique ont été témoins d'un certain nombre d'annonces encourageantes dans la perspective de la COP 21, événement au cours duquel la communauté internationale se réunira à Paris pour trouver un accord sur l'action collective à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2020. Les deux plus gros pays émetteurs ont annoncé leur intention d'agir : la Chine s'est pour la première fois engagée à plafonner ses émissions de GES d'ici 2030 (à l’aide notamment de systèmes d'échange de droits d’émission), et les États-Unis ont déclaré vouloir diminuer d'ici 2025 leurs émissions de 26 à 28 % par rapport à leurs niveaux de 2005. Le rapport de la Banque mondiale sur la situation actuelle et les tendances en matière de tarification du carbone (a) a montré que près de 40 pays et 23 villes et autres entités infranationales ont d'ores et déjà donné un prix aux émissions de carbone, ce qui revient à internaliser explicitement les coûts des dommages à l'environnement que celles-ci causent. Cela signifie qu'environ 7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, soit 12 % des émissions de GES mondiales, sont déjà couvertes par un mécanisme de tarification du carbone. Et les pays continuent de présenter, en amont de la COP 21, leurs contributions nationales (a), c’est-à-dire les efforts qu’ils envisagent de consentir pour réduire les émissions de GES.
 

100 % d’énergies renouvelables, pour un avenir meilleur

Disponible en : English
 Climate Action Network


Malgré l’importance des rendez-vous de New York et de Paris, il n’est pas certain que les décisions qui y sont prises aient des répercussions dans les villages du Bangladesh, au sein des conseils d’administration à Bogota ou à la mairie de Vancouver, par exemple. Mais c’est précisément à ce quoi il faut parvenir cet automne. Les dirigeants des pays du monde se réunissent dans le cadre de deux grands sommets à New York et à Paris. Ils définiront un cap pour l’avenir en signant deux accords destinés à faire face à trois problèmes liés les uns aux autres : la pauvreté, les inégalités et le changement climatique.

Ces sommets doivent montrer que les changements cataclysmiques qui sont à l’œuvre dans les profondeurs de notre économie vont s’accélérer. Il s’agit de ne plus dépendre des combustibles fossiles polluants et de s’acheminer vers un avenir qui reposera entièrement sur des énergies renouvelables durables. 

Les villes : le meilleur endroit pour promouvoir un développement durable

Xiaomei Tan's picture
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Énigmatiques pour certains et source d’inspiration pour d’autres, les villes sont des moteurs de la croissance économique. À ce titre, elles sont le théâtre d’une urbanisation rapide, d’un essor des classes moyennes et d’une expansion démographique. Ces trois mégatendances exacerbent la dégradation de l’environnement mondial, mais ne constituent pourtant qu’une partie de l’immense défi que doivent relever les villes aujourd’hui.

Alors qu’elles consomment plus des deux tiers de l’énergie mondiale et qu’elles sont responsables de 70 % des émissions de dioxyde de carbone, les villes sont aussi très exposées aux effets du changement climatique. Quatorze des 19 plus grandes métropoles de la planète sont situées dans des zones portuaires. Avec l’élévation du niveau de la mer et l’intensification des tempêtes, elles vivent sous la menace de crues côtières, d’une détérioration de l’infrastructure et d’une interruption de leur approvisionnement en eau et en denrées alimentaires. Dans ces conditions, la satisfaction des besoins croissants de production et de consommation (denrées alimentaires, énergie, eau et infrastructure) des populations urbaines ne peut qu’aboutir à la sursaturation des écosystèmes ruraux et urbains.

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