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Environnement

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

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Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.

Mettre la nature au cœur des décisions économiques

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À la vue de la situation dans le monde, il est clair qu’on ne manque pas de motifs d’inquiétude quant aux capacités de la nature à subvenir aux besoins de l’humanité : dans plus de 60 % des cas, l’état des écosystèmes s’est dégradé en 50 ans ; 85 % des ressources halieutiques des océans sont exploitées au maximum, surexploitées ou épuisées ; la moitié des zones humides a disparu depuis 1900 ; et le changement climatique modifie tous les équilibres. Pourtant, certains signes incitent à un optimisme prudent.

Parvenir au développement durable, tous ensemble et efficacement

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Le principe du développement durable repose sur trois éléments fondamentaux : la croissance économique, la gestion de l’environnement et le développement social, soit autrement dit : la prospérité, la planète et les gens. Si nous en négligeons un, nous nous interdisons de créer un monde durable.

Les ingrédients d’une bonne santé : de l’eau potable et un assainissement de base, par Patricio V. Marquez

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En cette Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, de bonnes nouvelles sont tombées sur le front de la santé publique. Et ces bonnes nouvelles ne viennent pas de l’amélioration des soins aux « malades », elles concernent les résultats d’un investissement crucial qui permet aux gens d’être en meilleure santé et plus productifs, et qui promet une meilleure qualité de vie, surtout aux populations pauvres.

Le rapport UNICEF/Organisation mondiale de la santé 2012 consacré aux progrès en matière d’assainissement et d’alimentation en eau indique en effet que fin 2010, 89 % de la population mondiale, soit 6,1 milliards de personnes, avaient accès à une eau potable améliorée. Cela signifie que la cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) y afférente est atteinte bien avant l’échéance de 2015. En outre, d’après les estimations du rapport, cette proportion atteindra 92 % d’ici 2015.

Les débutants : une grande source d’énergie en Côte d'Ivoire, par Fabio Hirschhorn

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La mission en Côte d'Ivoire doit se dérouler du 13 au 17 février. Il est temps de préparer mon premier voyage pour la Banque : obtenir les billets d'avion et les réservations d'hôtel, me rendre au service de médecine des voyages de l’infirmerie, demander un laissez-passer des Nations Unies et un visa, lire les recommandations en matière de sécurité, changer de l'argent, etc. Ah, et bien sûr, préparer tous les documents de référence et coordonner l'établissement de calendrier de nos réunions. Simples démarches qui deviennent vite routinières pour ceux qui les ont accomplis à plusieurs reprises, mais qui sont plutôt excitantes pour un débutant.

J'ai atterri en Côte d'Ivoire juste à temps pour la grande finale de la Coupe d’Afrique des nations : la Côte d'Ivoire, équipe favorite, rencontrait la Zambie à l’issue d’un parcours surprenant. L'attention de tous était rivée sur le match, et la ville se préparait à une semaine de festivités. Le football est toutefois un sport capricieux et la Côte d'Ivoire a connu la défaite en finale. Le pays n’en a pas pour autant changé ses plans : lundi 13 a été déclaré fête nationale pour permettre à la population d'accueillir les joueurs, et c'est ce qu’elle a fait. Un léger contretemps, inattendu pour nous, puisque que la plupart des réunions que nous avions prévues pour cette journée ont été annulées. Un début un peu décevant.

Une vision en profondeur du financement de l'action climatique, par Ari Huhtala

Qu’entend-on vraiment par « financement de l'action climatique » ? S'agit-il de fonds dédiés mobilisés par les donateurs sur les marchés du carbone, ou plutôt des fonds effectivement affectés aux activités d'atténuation et d'adaptation ? Face à la multitude de définitions et de publications, le réseau Climate Policy Initiative (CPI) a pris le taureau par les cornes, et lancé deux initiatives visant à faire la lumière sur la question. La semaine dernière, la directrice du bureau du CPI de Venise, Mme Barbara Buchner, est intervenue en tant que conférencière invitée au siège de la Banque mondiale, à Washington DC.

 

Il existe pléthore de rapports sur le financement de l'action climatique qui émanent d’institutions spécialisées des Nations Unies, d’institutions financières internationales et de groupes de réflexion, mais le plus complet de tous est sans doute celui qu’a publié le CPI en octobre dernier, sous le titre The landscape of climate finance. Cet ouvrage décrit les flux de financement, en particulier les sources, les intermédiaires, les instruments, les modalités d'acheminement et les utilisateurs finals. Après une présentation des estimations des flux actuels, fondées sur les données disponibles, avec une description de la méthodologie et un examen des sources de données, le document formule des recommandations sur les moyens d'améliorer les efforts futurs de collecte de données.

Les retombées de la Conférence de Durban ? Partie II

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Les négociateurs des 194 délégations nationales n'ont pas volé leur salaire à Durban. Toutefois, sur les 20 000 personnes qui ont assisté à la conférence, bien plus de la moitié n'était pas des négociateurs. Que faisaient-ils donc là ? Certains étaient venus pour rendre compte, d'autres pour protester, mais la plupart étaient occupés à partager les meilleures pratiques, à passer des contrats, à présenter de nouvelles technologies et des constats récents, et à presser les négociateurs à passer à l'acte. Il y avait là des centaines d'entreprises spécialisées en technologie, des financiers, des ONG, des universitaires, des spécialistes du développement et des représentants des gouvernements.

Les retombées de la Conférence de Durban ? Partie I

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À 4 h 30 dimanche, après un dépassement horaire record de 36 heures, les 194 pays membres de la CCNUCC sont parvenus à conclure un accord à l'arraché. Des vols spéciaux avaient été programmés par la South African Airways pour encourager les délégués à rester sur place.

Réunir toutes les pièces du puzzle

Trois pièces majeures du puzzle devaient être assemblées pour pouvoir cimenter la « Plateforme de Durban ». Tout d'abord, une nouvelle période d'engagement à l'égard du Protocole de Kyoto, sans laquelle les pays en développement auraient quitté la table des négociations. Deuxièmement, une feuille de route pour l'entrée en vigueur d'un accord véritablement mondial d'ici 2020 au plus tard, sans quoi l'Union européenne ne se serait pas engagée dans un nouveau Kyoto. Troisièmement, l'établissement du Fonds vert pour le climat, en l'absence duquel les pays en développement n'auraient pas accepté de signer cette feuille de route mondiale.

Que sortira-t-il de Durban ? Par Andrew Steer

Près de 20 000 personnes sont attendues dans les deux prochaines semaines à Durban à l’occasion du nouveau cycle annuel de négociations sur le changement climatique. À quels résultats parviendront-elles? À pas grand chose, si l’on en croit les pronostics pessimistes de la presse. Les pessimistes ont-ils raison? Non, pas nécessairement.

 

Les résultats souhaitables

En voici la liste. Il s’agit de mesures pratiques inscrites à l’ordre du jour et susceptibles d’affecter très rapidement la vie des populations :

Des emplois verts pour l’Afrique

Par Daniel Kammen

Lors d’une réunion du Forum de partenariat des Fonds d’investissement climatiques (FIC), au Cap, j’ai présidé une séance consacrée à la science du changement climatique au cours de laquelle un représentant du ministère de l’Énergie de l’Éthiopie s’est levé pour faire un commentaire éloquent : « Je me réjouis que nous parlions du développement sobre en carbone et des instruments de planification communautaire disponibles, mais, dans les zones rurales d’Afrique de l’Est, tout le monde voit bien que le climat change. À chaque nouvelle saison, ma mère me dit que les pluies et les températures n’étaient pas les mêmes du temps de sa jeunesse ».

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