Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

Finances et développement du secteur financier

Obligations vertes : une révolution pleine de promesses

Heike Reichelt's picture
© ThickStock.com/Getty Images


Au cours des dix dernières années, les marchés financiers ont connu une évolution majeure. Auparavant, les investisseurs ignoraient la plupart du temps la destination finale des fonds qu’ils plaçaient, et d’ailleurs ils ne s’en préoccupaient guère. Mais sur les marchés actuels, la finalité de l’investissement est un élément de plus en plus déterminant. Il s’agit là d’une véritable révolution des marchés obligataires, et cette révolution a été impulsée par les obligations vertes.

Longtemps dominé par des organismes comme la Banque mondiale — une organisation internationale détenue par 189 pays et ayant pour mission fondamentale de mettre fin à l’extrême pauvreté et de favoriser une prospérité partagée — le marché des obligations vertes rassemble aujourd’hui un large éventail d’émetteurs : entreprises du secteur privé, banques, États, collectivités locales ou compagnies publiques. Le concept simple des obligations labellisées vertes a donné lieu à la création d’autres instruments d’emprunt du même type, comme les obligations sociales et les obligations bleues.
Le mois dernier, les Seychelles, archipel de 115 îles célèbre pour ses plages et ses récifs coralliens, ont émis leur toute première obligation bleue pour financer des programmes de pêche et de protection marine durables. Les Seychelles ont levé 15 millions de dollars auprès de trois investisseurs (Calvert Impact Capital, Nuveen et Prudential), et les autorités rendront compte de la manière dont les fonds sont utilisés ainsi que des résultats obtenus.

En quoi la finance islamique peut-elle stimuler le développement des infrastructures ?

Joaquim Levy's picture
Cette page en : English | العربية
Queen Alia International Airport, Jordan. © littlesam/Shutterstock


Le nombre d’infrastructures par habitant est très insuffisant dans beaucoup d'économies en développement. Par exemple, la capacité de production d’électricité par personne ne représente dans ces pays qu’un cinquième de celle des économies avancées. Or, on sait que la hausse des investissements infrastructurels dans les services économiques et sociaux est un moyen efficace de favoriser une croissance inclusive, mais aussi de renforcer la résilience des pays aux chocs mondiaux. Les investissements dans des infrastructures durables et de qualité, plus particulièrement, contribuent au financement de la transition vers un modèle économique décarboné et plus respectueux de l’environnement. Cela vaut notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et des transports à faibles émissions. Mais, compte tenu de l’ampleur des ressources nécessaires pour remédier au déficit actuel d’investissements, il est devenu impératif de mobiliser le secteur privé à cette fin, en particulier dans les pays où les transactions financières dans le domaine bancaire et les marchés de capitaux se conforment à la loi islamique (ou charia).

Les règles de la finance islamique définissent un système d’intermédiation financière éthique. Une approche « entrepreneuriale » qui exige une grande transparence et incite à un suivi plus étroit des projets, ce qui accroît l’efficacité sur le plan de la construction et de l’exploitation des infrastructures.

Assemblées annuelles 2018 : suivez le guide !

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | Español | العربية | 中文


Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sont chaque année un rendez-vous incontournable. Du 8 au 14 octobre 2018, retrouvez-nous pour un riche programme d'événements consacrés aux enjeux de l’économie mondiale, du développement et du système financier international. Cap sur Bali, en Indonésie, où se déroule cette nouvelle édition des Assemblées annuelles.
 
Le thème du capital humain occupera une place de premier plan dans les discussions. Les Assemblées feront également la part belle à l’innovation en accueillant pour la première fois de leur histoire une foire technologique, organisée sous l’égide du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et du gouvernement indonésien. 

Préparez votre programme dès maintenant !

Des femmes prennent l’initiative pour réaliser les Objectifs de développement durable

Mahmoud Mohieldin's picture
Cette page en : English | Español | العربية
Lucy Odiwa, entrepreneure en Tanzanie. © Womenchoice Industries

Où que vos voyages vous mènent dans le monde, vous verrez des femmes en action dans tous les secteurs de l’économie et de la société, que ce soit dans l’agriculture, la santé, le commerce, l’industrie manufacturière ou l’innovation. Par leur présence dans tous les domaines de la vie, les femmes contribuent de manière significative à la mise en œuvre de l’« Agenda 2030 » et en particulier à l’atteinte de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD)​, le programme le plus ambitieux jamais adopté par la communauté internationale.
 
Les femmes représentent 50 % de la population mondiale. Mais elles sont surreprésentées dans les groupes les plus pauvres et vulnérables, tandis qu’elles sont sous-représentées parmi les décideurs et les moteurs du changement. La non-reconnaissance de la contribution des femmes, au travers notamment de leurs entreprises et de leurs activités économiques, limite fortement leur accès aux financements, aux nouveaux marchés et aux savoirs, qui sont autant de facteurs essentiels de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté. 

Comment aider l’Afrique de l’Est à attirer des investissements dans des secteurs prioritaires

Axel van Trotsenburg's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español
© Sarah Farahat/Banque mondiale


Comment attirer davantage de financements privés dans l’agro-industrie, le logement et le tourisme en Afrique de l’Est ? C’est le thème choisi pour l’édition annuelle du Forum sur le financement du développement, qui réunit ce mois-ci à Kigali un large éventail de hauts responsables des secteurs public et privé. Aux yeux des dirigeants est-africains, ces trois secteurs sont essentiels au soutien de la croissance, à la création d’emplois et à la transformation économique durable de leurs pays, et sont donc appelés à jouer un rôle clé dans le développement de la région.

Le Groupe de la Banque mondiale parraine le Forum sur le financement du développement afin de mettre en contact les principales parties prenantes qui, en s’unissant, peuvent améliorer la situation de l’investissement dans les pays les moins avancés. Notre objectif est de déterminer les contributions que chaque acteur peut apporter et d’approfondir les idées, initiatives et collaborations prometteuses, afin de leur donner l’élan supplémentaire qui favorisera leur réussite. Pour les partenaires d’investissement, le moment est on ne peut plus propice pour miser sur une région aux économies extrêmement dynamiques et où nombre d’innovations sont mises en œuvre.

La réussite au féminin : un prix parrainé par l’Initiative We-Fi récompense des reportages consacrés aux femmes entrepreneurs

Priya Basu's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Amanda Burrell, Documentary Filmmaker. © World Bank

« The 51%: Boosting the Number of African Women Entrepreneurs » est un reportage de France 24 consacré au premier forum « Women in Africa » à Marrakech. L’accès aux droits de propriété est l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontées les femmes entrepreneurs en Afrique : cela les empêche, notamment, d’obtenir les financements nécessaires pour lancer ou développer une entreprise. Le reportage montre des productrices de cacao déterminées à changer les choses en s’attaquant au système des droits fonciers en Côte d’Ivoire. Ce reportage faisait partie des finalistes du « Women Entrepreneurs Journalism Award », un prix décerné dans le cadre de l’édition 2018 des One World Media Awards et parrainé par l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi). 

C’est la première fois que les One World Media Awards récompensent spécifiquement des travaux de journalisme consacrés aux femmes entrepreneurs dans les pays en développement.

L’Initiative We-Fi est fière de soutenir ce prix, qui met en valeur le rôle que les médias peuvent jouer pour montrer non seulement les difficultés que les femmes doivent affronter pour lancer et développer une entreprise, mais aussi des exemples de femmes qui sont parvenues à surmonter des obstacles considérables et sont à la tête d’entreprises prospères. Ces histoires sont stimulantes en elles-mêmes et par le message qu’elles portent : elles transmettent des informations essentielles pour créer une entreprise lorsque l’on est une femme et que le contexte est difficile

Découvrez le reportage de France 24 ainsi que les autres finalistes qui ont mis en lumière des solutions innovantes à des problèmes allant de la passation des marchés aux droits de propriété.

Atténuation des risques et transferts de fonds : démythifier la notion de « transaction sous-jacente »

Marco Nicoli's picture
Succursale de la Société Générale Mauritanie à Nouakchott, en Mauritanie. © Arne Hoel

Ce samedi 16 juin marque la Journée internationale des envois de fonds familiaux, qui vise à reconnaître « l’importance des contributions financières des travailleurs migrants pour le bien-être de leur famille et pour le développement durable dans leur pays d’origine ».​ C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour évoquer une tendance qui touche de front les prestataires de services auxquels les migrants font appel pour transférer de l’argent dans leur pays d’origine. 

Depuis quelques années en effet, les services internationaux de transferts de fonds succombent au phénomène d’atténuation du risque (ou de-risking en anglais). Aux yeux des banques, les règles et mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme rendent aujourd’hui trop risquées les opérations avec des organismes de transfert de fonds, tant du point de vue du droit et de leur réputation. La rentabilité de ces opérations est insuffisante pour justifier tous les efforts que les banques consentent afin de gérer ces risques accrus.

Inclusion financière : 3 pistes pour combler le fossé entre hommes et femmes

Kristalina Georgieva's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Grâce à son empreinte biométrique, Marie Hortense Raharimalala peut s'identifier et accéder à des services financiers. Antananarivo, Madagascar.

 
En 1987, toute juste inscrite à la LSE, j’ouvrais mon premier compte en banque. Grâce à cet acte apparemment anodin, j’allais devenir l’unique responsable de la gestion de mon budget, de mes dépenses et de mes choix financiers. En un mot, je devenais maître de mes décisions. 

Mais, pour plus de 980 millions de femmes dans le monde, cette liberté financière reste encore aujourd’hui hors de portée. Et le plus inquiétant est que la situation ne semble pas s’améliorer : d’après notre base de données Global Findex, si le nombre de femmes détentrices d’un compte augmente, un écart tenace de 7 points continue de séparer les deux sexes depuis 2011.

Inclusion financière : la Turquie peut mieux lutter contre les inégalités femmes-hommes

Asli Demirgüç-Kunt's picture
Cette page en : English | Español 

L'inclusion financière progresse partout dans le monde. La troisième édition du rapport Global Findex, publiée la semaine dernière, indique que 1,2 milliard d'adultes ont ouvert un compte courant depuis 2011, dont 515 millions depuis 2014. La proportion d'adultes qui disposent d’un compte auprès d'une institution financière ou par le biais d'un service d’argent mobile est passée de 62 à 69 % à l'échelle mondiale.

Pourquoi la détention d’un compte est-elle si importante ? Parce que c’est un véritable tremplin pour échapper à la pauvreté. Les familles peuvent plus facilement investir dans la santé et l’éducation ou surmonter des difficultés financières. L’accès aux services financiers facilite également la création ou le développement d’une entreprise. En outre, la détention d’un compte peut contribuer à réduire la pauvreté en favorisant l’émancipation économique des femmes au sein de leur foyer.

Or les femmes sont moins susceptibles que les hommes d'avoir un compte bancaire. L'écart entre les sexes dans les pays en développement stagne à 9 points de pourcentage depuis que nous avons commencé à recueillir ces données pour la première fois en 2011.

En Turquie, en particulier, l'inclusion financière s'est améliorée : 69 % des adultes ont un compte, contre 57 % en 2014, et la plupart en font une utilisation active. Mais seulement 54 % des femmes disposent d’un compte alors que cette proportion s’établit à 83 % pour les hommes. Ce fossé de 29 points de pourcentage est environ trois fois plus important que l'écart moyen dans les économies émergentes (Figure 1).

Pages

Réagissez aux discussions du moment