Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

Genre et parité hommes-femmes

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文

Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

Pourquoi les filles quittent-elles l’école et quelles sont les conséquences de leur déscolarisation ?

Quentin Wodon's picture
 


Dans le monde, neuf filles sur dix terminent l’école primaire, mais elles ne sont que trois sur quatre à achever le premier cycle de l’enseignement secondaire. Cependant, dans les pays à faible revenu, moins des deux tiers des filles finissent leurs études primaires et seule une sur trois va au terme du premier cycle du secondaire. Pour les filles qui abandonnent prématurément l’école, les conséquences sont graves. Selon un rapport de la Banque mondiale, les pertes de productivité et de revenu tout au long de la vie pour les filles n’ayant pas effectué 12 ans d’études sont estimées entre 15 000 et 30 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale. En effet, les femmes ayant terminé leurs études secondaires gagnent pratiquement deux fois plus en moyenne que celles privées de cet enseignement et dont les salaires sont beaucoup plus faibles.

L'éducation secondaire universelle pour les filles aurait bien d’autres avantages. Elle pourrait pratiquement éliminer le mariage des enfants de moins de 18 ans et réduire considérablement le nombre de grossesses précoces (c’est-à-dire avant 18 ans). Elle permettrait aussi d’abaisser le taux de fécondité dans les pays à forte croissance démographique et d’améliorer la capacité de prise de décision et le bien-être psychologique des femmes. Enfin, l’éducation secondaire serait également très bénéfique pour les jeunes enfants, notamment en réduisant la mortalité des moins de cinq ans et la malnutrition. 

Sortir du piège du travail informel grâce à la technologie

Kristalina Georgieva's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español
Women stitch handicrafts at Everest Fashion Fair Craft in Lalitpur, Nepal. © Peter Kapuscinski/World Bank
Des femmes réalisent des travaux de couture à la main lors de l’Everest Fashion Fair Craft à Patan, au Népal. © Peter Kapuscinski/Banque mondiale

Tout le monde parle de la technologie et des changements qu’elle va entraîner dans notre façon de travailler. En réalité, nul ne sait ce qu’il adviendra. La seule certitude est… l’incertitude. Comment, alors, se préparer aux emplois qui n’existent pas encore ?
 
Commençons par ce que nous savons. Le problème le plus critique pour l’avenir du travail, et qui se pose depuis plusieurs décennies, est le grand nombre de personnes vivant au jour le jour d’un emploi occasionnel, sans savoir d’une semaine sur l’autre si elles travailleront. Ces travailleurs ne peuvent pas faire des projets pour l’avenir à un horizon de plusieurs mois — encore moins de plusieurs années — pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. C’est ce que l’on appelle l’économie informelle. Mais comme souvent avec ces termes pseudo-techniques qui érigent des barrières, il est difficile d’imaginer toute la misère à laquelle sont condamnés des millions de travailleurs et les membres de leur famille, dans le monde entier.

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

Kristalina Georgieva's picture
Cette page en : English | Español | العربية
© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

Favoriser l’autonomie des réfugiés et des déplacés internes grâce à l’identification numérique

Nicholas Oakeshott's picture
Cette page en : English | Español | العربية
Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR
Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR

Fardowsa, 20 ans, Somalienne réfugiée en Ouganda, sait parfaitement à quel point les documents d’identité sont importants pour les réfugiés. Avec sa famille, elle a dû fuir son pays en 2001, sans papiers officiels. Grâce à la carte de réfugiée que lui ont remise les autorités ougandaises, elle peut non seulement bénéficier d’une protection et accéder à l’aide humanitaire, mais elle a aussi pu s’inscrire à l’université et ouvrir un compte bancaire mobile. Fardowsa prévoit à présent de créer sa propre entreprise pour améliorer encore son existence, et celle de sa famille. Cette carte d’identité permettra à la jeune réfugiée de réaliser tout son potentiel et de contribuer ainsi à l’économie de l’Ouganda.

La réussite au féminin : un prix parrainé par l’Initiative We-Fi récompense des reportages consacrés aux femmes entrepreneurs

Priya Basu's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Amanda Burrell, Documentary Filmmaker. © World Bank

« The 51%: Boosting the Number of African Women Entrepreneurs » est un reportage de France 24 consacré au premier forum « Women in Africa » à Marrakech. L’accès aux droits de propriété est l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontées les femmes entrepreneurs en Afrique : cela les empêche, notamment, d’obtenir les financements nécessaires pour lancer ou développer une entreprise. Le reportage montre des productrices de cacao déterminées à changer les choses en s’attaquant au système des droits fonciers en Côte d’Ivoire. Ce reportage faisait partie des finalistes du « Women Entrepreneurs Journalism Award », un prix décerné dans le cadre de l’édition 2018 des One World Media Awards et parrainé par l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi). 

C’est la première fois que les One World Media Awards récompensent spécifiquement des travaux de journalisme consacrés aux femmes entrepreneurs dans les pays en développement.

L’Initiative We-Fi est fière de soutenir ce prix, qui met en valeur le rôle que les médias peuvent jouer pour montrer non seulement les difficultés que les femmes doivent affronter pour lancer et développer une entreprise, mais aussi des exemples de femmes qui sont parvenues à surmonter des obstacles considérables et sont à la tête d’entreprises prospères. Ces histoires sont stimulantes en elles-mêmes et par le message qu’elles portent : elles transmettent des informations essentielles pour créer une entreprise lorsque l’on est une femme et que le contexte est difficile

Découvrez le reportage de France 24 ainsi que les autres finalistes qui ont mis en lumière des solutions innovantes à des problèmes allant de la passation des marchés aux droits de propriété.

Pour une éducation qui intègre les enfants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Un garçon trisomique joue avec son smartphone. Photo : Thitiwat Samitinantana / Shutterstock.

En 2015, la communauté internationale a adopté l’Objectif de développement durable (ODD) n° 4 qui vise à « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ». Au-delà de l’engagement qu’il constitue, cet objectif est fondamental pour le bien-être de nos sociétés et de nos économies, pour la qualité de vie de tout un chacun.

Aujourd’hui dans le monde, 65 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés et près de la moitié d’entre eux sont handicapés. En outre, même s’ils commencent l’école, ces derniers ont bien moins de chance d’achever leur scolarité que d’autres enfants. Et, selon certaines estimations, moins de 5 % des enfants porteurs d’un handicap obtiendront un diplôme. Nous vivons donc dans un monde où seuls 3 % des adultes handicapés savent lire et écrire. La situation est encore plus affligeante pour les femmes, avec un pourcentage qui tombe à 1 % seulement.

La marginalisation des enfants handicapés est aggravée par le fait que le handicap est globalement perçu comme un désavantage, et l'idée que, pour ces élèves, l'école est un moyen de socialisation et non d'apprentissage. Le fait de refuser aux enfants handicapés le droit à l'éducation renforce donc les idées reçues quant à la faiblesse de leurs capacités, ce qui ne fait qu’accroître leurs difficultés.

Vous voulez que les filles poursuivent leurs études ? Apprenez-leur à négocier.

David Evans's picture


Dans les pays à faible revenu, moins d’une fille sur trois est inscrite dans un établissement d’enseignement secondaire. Les interventions visant à améliorer l’accès des filles à l’éducation portent généralement sur des programmes de transferts monétaires, comme au Malawi ou au Népal. Et si l'on essayait plutôt de faire en sorte que les filles défendent elles-mêmes leurs intérêts en leur apprenant les rouages de la négociation ? Nava Ashraf, Natalie Bau, Corinne Low et Kathleen McGinn ont tenté d’explorer cette piste avec une expérience menée récemment en Zambie. L’article intitulé Negotiating a Better Future: How Interpersonal Skills Facilitate Inter-Generational Investment présente les résultats de cette étude. L’expérience a consisté en une formation destinée à des élèves de huitième année (premier cycle du secondaire) et composée de six séances de deux heures chacune, organisées en dehors des heures de cours. La formation, assurée par des femmes du pays diplômées, visait à inculquer à ces jeunes filles quatre grands principes de la négociation, grâce à des discussions, des jeux de rôle, des activités de communication narrative et des jeux.

#NoMoreLimits : parce que l’hygiène menstruelle est au cœur de l’ascension des femmes et des jeunes filles

Guangzhe CHEN's picture
Cette page en : English | Español 
Capacitación escolar sobre manejo de la higiene menstrual en Kenya
Capacitación escolar sobre manejo de la higiene menstrual en Kenya ©WASH United

Comment une femme peut-elle assurer son hygiène intime pendant ses règles lorsqu’elle est privée de toilettes décentes — voire de toilettes tout court —, d’accès à un point d’eau propre et en quantité suffisante, de savon, de protections périodiques abordables et des moyens de s’en débarrasser convenablement ? Question délicate à laquelle sont pourtant confrontées les 500 millions de femmes et de jeunes filles dans le monde qui ne disposent pas d’installations adaptées à une bonne hygiène menstruelle.

Sujet tabou aux quatre coins du monde, les menstruations font souvent l’objet de préjugés culturels et d’un silence tacite qui ont de lourdes conséquences sur la participation des femmes à la vie sociale, leur place dans la société et leur estime personnelle.

Inclusion financière : 3 pistes pour combler le fossé entre hommes et femmes

Kristalina Georgieva's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Grâce à son empreinte biométrique, Marie Hortense Raharimalala peut s'identifier et accéder à des services financiers. Antananarivo, Madagascar.

 
En 1987, toute juste inscrite à la LSE, j’ouvrais mon premier compte en banque. Grâce à cet acte apparemment anodin, j’allais devenir l’unique responsable de la gestion de mon budget, de mes dépenses et de mes choix financiers. En un mot, je devenais maître de mes décisions. 

Mais, pour plus de 980 millions de femmes dans le monde, cette liberté financière reste encore aujourd’hui hors de portée. Et le plus inquiétant est que la situation ne semble pas s’améliorer : d’après notre base de données Global Findex, si le nombre de femmes détentrices d’un compte augmente, un écart tenace de 7 points continue de séparer les deux sexes depuis 2011.

Pages