Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Genre et parité hommes-femmes

L’égalité hommes-femmes passe par la mobilisation du secteur privé

Anabel Gonzalez's picture

Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes, rappelons que l’égalité entre les sexes n’est pas un concept auquel on penserait une fois par an mais bien un enjeu qui doit nous préoccuper 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

On ne répétera jamais assez pourquoi : une économie ne peut atteindre tout son potentiel si la participation de la moitié de la population continue d’être systématiquement bloquée. Ce principe guide les efforts redoublés du Groupe de la Banque mondiale pour lutter contre les inégalités hommes-femmes.

Message à diffuser : recherchons femmes de sciences (pour nourrir le monde)

Francisco Obreque's picture
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Il y a quelques années, je me suis soumis à un rigoureux processus de sélection en vue d’un poste de chercheur auprès d’une université allemande et je suis parvenu parmi les premiers candidats retenus, en concurrence avec une seule autre personne. Il s’agissait d’une femme, et bien que nos qualifications soient estimées égales, c’est elle qui a décroché le poste. L’université a opté pour elle en raison de ses très bonnes références mais aussi à cause de sa politique universitaire visant à écarter toute discrimination inconsciente lors d’un engagement : en présence de multiples candidats dont les qualifications étaient jugées équivalentes, c’est aux femmes que priorité était donnée.
 
Il reste encore beaucoup à faire pour augmenter la participation des femmes dans les sciences
—juste 28% des chercheurs du monde entier sont des femmes.

Les avancées de la cause LGBTI au sein du Groupe de la Banque mondiale

Caroline Vagneron's picture
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Les arguments en faveur d’un renforcement de la diversité et de l’inclusion des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI) sont désormais bien étayés, et on constate, dans le monde du travail, des progrès considérables sur le plan de l’égalité. Ce message fait également lentement mais sûrement son chemin au sein des organisations internationales. C’est le cas au Groupe de la Banque mondiale, où la diversité apparaît comme une source de productivité, de collaboration, d’innovation et de créativité accrues. Les politiques pro-LGBTI font ainsi reculer la discrimination à l’égard du personnel concerné et encouragent une culture d’entreprise plus ouverte. Ces avancées se traduisent à leur tour par une amélioration du dévouement au travail, des relations professionnelles, de l’état de santé (la dissimulation de l’orientation sexuelle accentue en effet les risques de détresse psychologique) et de la productivité chez le personnel LGBTI.

Apprendre les uns des autres – le Togo et la Côte d’Ivoire, deux pionniers de l’égalité des sexes en Afrique

Yasmin Bin-Humam's picture
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J’ai été surprise de la facilité avec laquelle je me suis mariée. Nous avons certes dû franchir quelques obstacles administratifs avant d’obtenir notre certificat de mariage. Nous avons ensuite eu une émouvante cérémonie avec un célébrant et nos témoins, suivie d’une fête pour les amis et la famille. C’est tout. Nous étions officiellement mariés. Mais personne ne m’a avertie que le mariage allait avoir des répercussions sur mes futurs droits de propriété. Comme que je ne possédais rien à l’époque, je ne m’en suis pas préoccupée.
 
The cupcake tier wedding trend.
Une pièce montée en cupcakes.

Au Togo, en revanche, le célébrant du mariage est tenu d’informer les époux de leurs droits et devoirs. Il existe certainement des façons plus romantiques de débuter une union, mais les époux auront amplement de temps pour le romantisme ultérieurement. Dans le cadre d’une formation récente destinée aux célébrants, le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) a expliqué aux participants que le livret de famille, un document officiel que l’on reçoit lors du mariage, devait être remis aux deux époux. On pourrait penser qu’il s’agit là d’un simple geste symbolique, mais c’est bien plus que ça.

Réseaux sociaux : qu'avez-vous le plus commenté, partagé ou « liké » en 2016

Liviane Urquiza's picture
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Une nouvelle année qui s’achève, et ainsi que le veut la tradition, nous vous proposons de découvrir une rétrospective de l’année 2016 sur nos réseaux sociaux.

Facebook : les 4 publications qui vous ont le plus fait réagir

La page Facebook @Banquemondiale est un puit d'information pour les Internautes et autres Mobinautes qui nous suivent et veulent pouvoir réagir à l'actualité du développement. En voici un exemple : le 17 octobre dernier, journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté, est désormais le rendez-vous annuel de toutes celles et tous ceux qui se mobilisent à travers le monde, aux côtés de la Banque mondiale et de ses partenaires, contre l’extrême pauvreté. À cette occasion, nous vous avons proposé de manifester votre soutien à la lutte contre la pauvreté en créant une nouvelle image destinée à apparaître sur votre compte Facebook. Grâce à une simple photo de profil, plus de 22 000 personnes nous ont ainsi aidé à diffuser un message à la fois réaliste et ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités, #CEstPossible !

Pour en savoir plus sur l'état de la lutte contre la pauvreté dans le monde, télécharger le résumé du rapport End Poverty en français (PDF, 22 p.)

 
 


Violences contre les femmes et VIH au Brésil : deux épidémies qui se recoupent

Kristin Kay Gundersen's picture
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Au Brésil (a), une femme est victime de violences toutes les 15 secondes (a) et 23 % des Brésiliennes (p) subiront des violences au cours de leur vie. Si les conséquences de ces violences sur les victimes sont considérables et nombreuses, leurs effets sur la santé des femmes sont loin d’avoir fait l’objet d’une attention soutenue dans ce pays. Une question, en particulier, mérite d’être approfondie : les femmes victimes de violences au Brésil sont-elles plus exposées au VIH ?
 
En Amérique latine et aux Caraïbes, le Brésil détient un triste record, avec 730 000 personnes séropositives (a). Il fait également partie du groupe des 15 pays qui abritent à eux seuls 75 % du nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Si, à l’échelle nationale, l’épidémie est considérée comme stable, son incidence est en hausse dans certaines régions et parmi certaines catégories de femmes (a).
 
Le VIH est particulièrement répandu dans le Sud-Est et le Sud (p), qui regroupent respectivement 56 % et 20 % de tous les séropositifs (a) du pays. Or ces deux régions se distinguent également par des taux de violences contre les femmes particulièrement élevés. Au Brésil, violences sexuelles et VIH sont de toute évidence liés (a), puisque 98 % des femmes vivant avec le VIH ont subi des violences sexuelles dans leur vie et 79 % ont signalé des violences avant d’être diagnostiquées séropositives.
 
Malgré tout, rares sont les recherches menées au Brésil sur le lien entre violences contre les femmes et VIH. D’où une collaboration entre chercheurs de l’université de Californie (San Diego), de l’université de Campinas (São Paulo) et l’université du Rio Grande do Sul (Porto Alegre), qui a permis d’étudier de manière très originale les recoupements entre ces deux épidémies.
 
Les chercheurs se sont intéressés aux villes affichant les plus forts taux de violences faites aux femmes et la plus forte prévalence du VIH, à savoir São Paulo dans le Sud-est et Porto Alegre dans le Sud. Leur but ? Décrire les facteurs contextuels des violences et analyser leurs liens avec l’infection par le VIH.
 
Pour cela, les chercheurs ont fusionné deux études démographiques utilisant les mêmes méthodes d’échantillonnage réalisées dans les deux villes et retenu 3 326 femmes âgées de 18 à 49 ans fréquentant des dispensaires publics : 2 000 pour São Paulo et 1 326 pour Porto Alegre. Les enquêtes menées auprès des femmes ont dégagé de nombreux éléments sur les violences et les facteurs d’ordre social et environnemental entravant l’accès à des services de prévention sanitaire.
 

Pourquoi faut-il prendre en compte les villes pour penser le système alimentaire mondial ?

Francisco Obreque's picture
Une femme indigène aymara avec son enfant. La Paz, Bolivie. Photo par Andy Shuai Liu / Banque mondiale

J’étais avec la délégation de la Banque mondiale à la Conférence Habitat III à Quito la semaine dernière, réfléchissant à l’avenir des villes, je devais participer à un panel sur la sécurité alimentaire. Une fois sur place, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’histoire de Wara, une femme indigène aymara, membre d'une fratrie de huit enfants au sein d'une famille rurale pauvre de l’altiplano bolivien. La pauvreté l’a forcée à partir vers la ville quand elle était jeune.

Wara vit à La Paz et a trois enfants qui sont déjà adolescents. Comme dans la majorité des familles aymaras, c’est son mari qui gère l’argent, bien que ce soit elle qui gère l’alimentation de la famille. Chaque samedi, son mari lui donne quelques sous afin qu'elle achète de quoi manger pour la semaine. Elle se lève tôt pour aller à l’un des quatre grands marchés de La Paz pour acheter des aliments de base tels que des pommes de terre, des légumes frais, du riz, du sucre, de l’huile, etc.

Au marché, Wara ne trouve pas toujours tout ce dont elle a besoin. Des facteurs climatiques et logistiques compliquent souvent la livraison des aliments en ville. Lorsque cela se produit, les biens périssables arrivent dans de mauvaises conditions et de nombreux produits sont simplement jetés.

Quelles sont les destinations favorites des talents internationaux ?

Bassam Sebti's picture


Une nouvelle étude de la Banque mondiale estime que 28 millions de migrants très qualifiés résidaient en 2010 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit une hausse de pratiquement 130 % depuis 1990. À eux seuls, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie attirent près de 70 % de ces flux.
 

Mariages précoces aux Caraïbes : l’histoire de ma nani (ma grand-mère maternelle)

Kavell Joseph's picture
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Plages immaculées et soleil étincelant : voici les images qui viennent spontanément à l’esprit quand on évoque les Caraïbes. Mais derrière la carte postale bleu azur se cache une pratique ancestrale, toujours en vigueur dans la région, celle des mariages d’enfants.
 
Ma nani (mot hindi pour « grand-mère maternelle ») est née dans une famille modeste sur l’île de la Trinité. Enfant et adolescente, elle travaillait dans une plantation de canne à sucre avec ses frères et sœurs. Mais ni ce travail manuel ni la pauvreté ne l’avaient préparée à ce qui l’attendait le jour où sa mère est morte.

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