Syndicate content

Genre et parité hommes-femmes

Éducation et perspectives professionnelles des filles : cinq étapes pour améliorer les choses

Mattias Lundberg's picture
Cette page en : Español
accès à l'éducation pour les filles

 

Si je vous dis « éducation des filles », qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Cette fillette que vous avez rencontrée un jour et qui ne pouvait pas aller à l’école ? Ou cette photo d’une école primaire où, grâce à un projet de développement, des écolières posent souriantes et appliquées ?

L’une ou l’autre de ces images cadre bien avec le sujet mais l’une comme l’autre ne rendent pas compte de toute la réalité.
Dans un passé encore récent, quantité de fillettes n’allaient même pas au terme du primaire. Grâce aux objectifs du Millénaire pour le développement cependant, des progrès spectaculaires ont été obtenus sur le plan de l’égalité des sexes dans l’éducation de base. Il reste encore beaucoup à faire mais la situation a changé et les défis pour améliorer l’éducation, les compétences et les perspectives professionnelles des filles ne sont plus les mêmes.

Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

Rachel Kyte's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement.

L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

Sri Mulyani Indrawati's picture

 

Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

SMART Rwanda : plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Hon. Jean Philbert Nsengimana's picture
Cette page en : العربية | Español

  English

Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC du Rwanda

SMART Rwanda : ensemble, plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Le Rwanda poursuit avec détermination l’objectif de devenir une économie et une société de l’information et du savoir, ainsi qu’un pôle régional pour les TIC. Cette ambition, qui figure au cœur de notre « Vision 2020 », est également inscrite dans notre Stratégie à moyen terme de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS II) de même que dans notre Plan stratégique 2013-2018 pour le secteur des TIC.

Le défi est de taille mais des jeunes sont déterminés à mettre fin aux violences faites aux femmes au Népal

Ravi Kumar's picture
Cette page en : Español

Hackathon au Népal
C’est un dimanche d’orages et de grèves à Katmandou, mais aussi une journée de hackathon (a) consacrée à un fléau silencieux : celui des violences dont sont victimes les femmes. Pour pouvoir participer à ce rassemblement, certains ont dû se lever à cinq heures du matin et parcourir plus de 12 kilomètres à pied afin de se rendre au Trade Tower Business Center de Thapathali. Voilà de quoi trouver force et inspiration.

Jeunes et solides, ces participants bénévoles sont déterminés à s’attaquer, grâce à la technologie, à des problèmes profondément enracinés dans l’ordre patriarcal de la société népalaise. Je viens moi-même de ce pays et j’ai malheureusement été témoin de ces violences à de nombreuses reprises. Au Népal, un tiers des femmes mariées ont subi une forme de violence psychologique, physique ou sexuelle dans le cadre conjugal.

Mais les choses vont changer, et ce hackathon en est un signal fort.

Unir nos forces pour vaincre les violences faites aux femmes en Asie du Sud

Maria Correia's picture
Cette page en : العربية | Español | 中文

Au Népal, 77 % des faits de violences à l'encontre des femmes se produisent à l'intérieur du cadre familial.

La violence à l’égard des femmes est un problème omniprésent dans le monde. Chez les femmes âgées de 19 à 44 ans, elle tue plus que les guerres, le cancer ou les accidents de voiture. En Asie du sud, ce fléau est largement répandu et persiste sous de nombreuses formes, comme le montrent les chiffres suivants :

  • Chaque semaine, au Bangladesh (a), plus de dix femmes sont victimes d’attaques à l’acide.
  • En Inde (a), 22 femmes sont assassinées chaque jour pour des questions de dot.
  • Au Sri Lanka (a), 60 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques.
  • Au Pakistan, plus de 450 femmes et filles meurent chaque année à la suite de « crimes d’honneur ».
  • Et au Népal (a), il arrive encore fréquemment que les parents vendent leurs filles dès l’âge de 6 ou 7 ans pour qu’elles deviennent des domestiques.

Nous ne pouvons pas tolérer que cela continue ainsi.

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemple

Sri Mulyani Indrawati's picture

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemplePhoto: Nandita Roy / Banque mondiale
« Il y a encore cinq ans, j’étais invisible », me raconte Kunta Devi, assise bien droite contre le mur de sa minuscule hutte de terre. Je suis assise par terre, en face d’elle. « Aujourd’hui, les gens m’appellent par mon nom et non plus uniquement par celui de mes enfants ».

Nous sommes dans un petit village de l’est de l’État indien du Bihar. Cette mère de huit enfants appartient à une caste d’exclus, parmi les plus fragiles d’Inde. Elle évoque le jour où, voici quelques années, son mari a perdu son travail à la suite d’un accident. Sa famille, qui avait déjà du mal à joindre les deux bouts, a alors sombré dans la faim et dans la pauvreté. Pour survivre, cette femme pauvre habituée à vivre dans l’ombre a fait preuve d’une audace incroyable : elle a rejoint un groupe d’entraide féminine de son village et emprunté de quoi élever quelques chèvres. Avec l’argent gagné, elle a pu rembourser son premier emprunt et renouveler l’opération, cette fois-ci pour louer un champ où cultiver des céréales. Puis elle a dû emprunter à nouveau, pour soigner un membre de sa famille tombé malade. Aujourd’hui, Kunta Devi a plusieurs sources de revenu et des tas de projets, notamment ouvrir un petit restaurant le long d’une route passante et déménager. Deux de ses fils viennent en effet de se marier et elle ne peut plus loger tout ce petit monde.

« Women Deliver » : Investir dans la santé génésique

Jeni Klugman's picture
Cette page en : English | Español | العربية
Disponible en : عربي

« Women Deliver » : Investir dans la santé génésique Cette semaine, j’ai eu le plaisir de me rendre à Kuala Lumpur, en Malaisie, pour prendre part à la conférence Women Deliver 2013 (a) : il s’agissait de la plus vaste assemblée mondiale de la décennie axée sur la santé et sur le bien-être des filles et des femmes. Cet événement a réuni plusieurs milliers de personnes venues de 140 pays, dont de nombreux ministres et parlementaires, dans le but de créer une impulsion et de susciter un engagement politique pour les droits et la santé génésique des filles et des femmes.

Des personnalités fortunées et puissantes se sont exprimées (Melinda Gates, Chelsea Clinton…) mais pas seulement : celles que l’on entend rarement — jeunes, minorités sexuelles, veuves, femmes handicapées ou séropositives — ont également pris la parole. La passion qui animait tous les participants (dont, soit dit en passant, 40 % étaient des hommes, ce qui constitue une proportion non négligeable pour une conférence consacrée aux femmes) a véritablement été une source d’inspiration pour moi. Tout cela m’a aussi rappelé à quel point l’expérience que j’ai connue quand j’ai eu mes enfants, en toute sécurité et dans de bonnes conditions sanitaires, était éloignée de la réalité de plusieurs millions de femmes à travers le monde. 

Quelles solutions pour renforcer le pouvoir d’agir des femmes ? Faites-nous part de vos idées

Lauren Clyne Medley's picture

Disponible en English, Español

Banque mondiale Live - Journée internationale de la femme 2013

À l’approche imminente de la Journée internationale de la femme, la plateforme Banque mondiale Live accueille un tchat en direct sur l’égalité des sexes et l’autonomisation, qui se déroulera le 6 mars à 11h, heure de Washington (soit 16h TU).

Un groupe d’experts — constitué de la vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, Rachel Kyte, de la directrice en charge des questions de genre et de développement, Jeni Klugman, et de plusieurs spécialistes et chercheurs du monde entier — se penchera sur les obstacles que représentent les normes régissant les rapports entre les sexes et sur les moyens de les surmonter.

Nouvelles séries de données sur la pauvreté, le genre, l’emploi, la santé et autres thèmes : petit guide rapide

Maryna Taran's picture

Grâce à l’initiative de libre accès aux données de la Banque mondiale, nous mettons ici à votre disposition toute une masse d’informations : pour les seules séries chronologiques, vous trouverez quelque 8 000 indicateurs portant sur 200 pays environ. Mais une question revient souvent chez nos utilisateurs : « Quels indicateurs avez-vous sur le thème XYZ, et lequel dois-je utiliser de préférence ? » Un bon point de départ pour votre navigation est notre page de recherche par thème. Alternativement, si vous avez déjà une certaine connaissance de nos bases de données, consultez notre ensemble de séries chronologiques de données (a).

Mais nous avons aussi entrepris, en collaboration avec certains experts de la Banque pour des thèmes ou des régions donnés, de mettre en place des outils et tableaux de bord spécialisés pour vous permettre d’étudier plus à fond ou de comparer les indicateurs, et de cerner la réalité qui se cache derrière les chiffres. Vous trouverez ici des modes de visualisation créatifs et des moyens d’accéder facilement aux données sous-jacentes, qui vous permettront d’approfondir vos connaissances sur une diversité d’aspects touchant au développement.

Nos efforts ont jusqu’ici porté sur six domaines : pauvreté, genre, emploi, santé, inclusion financière, et cadre politique et institutionnel des pays africains. Nous nous donnons d’en couvrir d’autres, mais nous aimerions avoir votre avis en retour sur les domaines que vous aimeriez voir traités. Voici un petit guide rapide d’utilisation de ces nouvelles séries de données.

Pages