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Genre et parité hommes-femmes

Le harcèlement homophobe en milieu scolaire mine les efforts de la Banque mondiale en faveur de l'égalité

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Tableau d'Ernest Katantazi Mukasa La question de l'inclusion et des apprentissages pour tous a été au cœur des discussions entourant la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur de l’éducation à l’horizon 2020 (a). L'un de ses principaux messages est le suivant : « Il est indéniablement profitable de veiller à ce que les populations défavorisées bénéficient d'une égalité des chances en termes d'apprentissage et de réussite pour que les ménages, les communautés et les nations puissent atteindre la prospérité ». Par conséquent, mettre en place des environnements scolaires adaptés à ces populations constitue un aspect essentiel de notre action visant à améliorer l'accès à l'éducation et sa qualité partout dans le monde.

En matière d’éducation, la Banque concentre ses efforts sur les filles (a), les minorités ethniques et les enfants handicapés. Mais il existe un autre facteur d’exclusion que la Banque doit prendre en considération et auquel elle doit tenter de remédier : celui du harcèlement scolaire, en particulier à caractère homophobe.

Les femmes et le commerce en Afrique : mettre un visage sur des chiffres

Maura K. Leary's picture
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© Banque mondialeEn mai dernier, je me suis rendue au  Kenya, en Ouganda et en Tanzanie pour produire, aux côtés d’une équipe basée à Nairobi, un documentaire consacré à la question de la relation entre commerce et égalité hommes/femmes en Afrique.

Pendant que je me rendais sur le lieu de mon premier voyage officiel, j’ai lu et relu les chapitres du nouvel ouvrage formidable que ce film devait illustrer : Women and Trade in Africa: Realizing the Potential (« les femmes et le commerce en Afrique : un potentiel à ne pas négliger »). Si j’étais très à l’aise avec les faits et les chiffres en jeu — le tourisme représente 12,5 % du PIB du Kenya, le coton est la troisième plus grande exportation de l’Ouganda, les propriétaires de petites entreprises représentent une part très importante de l’économie d’exportation en Tanzanie, etc. — ce n’est qu’après avoir rencontré Mary que j’ai pleinement compris la situation que nous tentions d’appréhender.

Les femmes ne devraient pas se libérer du joug de la violence. Cherchez l’erreur !

Alys Willman's picture
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Vous pensez, mesdames, qu’il n’y a aucun problème à quitter son tablier, conduire, voter ou porter un pantalon. Eh bien détrompez-vous. Essayez de taper « les femmes ne devraient pas… » dans la barre de recherche Google et jetez un œil aux suggestions du moteur de recherche. En fonction des langues, vous obtiendrez des résultats variant autour de « … voter », « … travailler », « … conduire » ou « … prêcher ». Ce sexisme profond et insidieux installé dans la conscience collective a inspiré une campagne d’ONU Femmes qui montre des visages de femmes la bouche couverte par ces affronts.

La campagne d’ONU Femmes montre des visages de femmes dénonçant des préjugés sexistes © Memac Ogilvy & Mather Dubai/ONU Femmes

Éducation et perspectives professionnelles des filles : cinq étapes pour améliorer les choses

Mattias Lundberg's picture
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accès à l'éducation pour les filles

 

Si je vous dis « éducation des filles », qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Cette fillette que vous avez rencontrée un jour et qui ne pouvait pas aller à l’école ? Ou cette photo d’une école primaire où, grâce à un projet de développement, des écolières posent souriantes et appliquées ?

L’une ou l’autre de ces images cadre bien avec le sujet mais l’une comme l’autre ne rendent pas compte de toute la réalité.
Dans un passé encore récent, quantité de fillettes n’allaient même pas au terme du primaire. Grâce aux objectifs du Millénaire pour le développement cependant, des progrès spectaculaires ont été obtenus sur le plan de l’égalité des sexes dans l’éducation de base. Il reste encore beaucoup à faire mais la situation a changé et les défis pour améliorer l’éducation, les compétences et les perspectives professionnelles des filles ne sont plus les mêmes.

Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

Rachel Kyte's picture
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Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement.

L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

Sri Mulyani Indrawati's picture

 

Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

SMART Rwanda : plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Hon. Jean Philbert Nsengimana's picture
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Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC du Rwanda

SMART Rwanda : ensemble, plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Le Rwanda poursuit avec détermination l’objectif de devenir une économie et une société de l’information et du savoir, ainsi qu’un pôle régional pour les TIC. Cette ambition, qui figure au cœur de notre « Vision 2020 », est également inscrite dans notre Stratégie à moyen terme de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS II) de même que dans notre Plan stratégique 2013-2018 pour le secteur des TIC.

Le défi est de taille mais des jeunes sont déterminés à mettre fin aux violences faites aux femmes au Népal

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Hackathon au Népal
C’est un dimanche d’orages et de grèves à Katmandou, mais aussi une journée de hackathon (a) consacrée à un fléau silencieux : celui des violences dont sont victimes les femmes. Pour pouvoir participer à ce rassemblement, certains ont dû se lever à cinq heures du matin et parcourir plus de 12 kilomètres à pied afin de se rendre au Trade Tower Business Center de Thapathali. Voilà de quoi trouver force et inspiration.

Jeunes et solides, ces participants bénévoles sont déterminés à s’attaquer, grâce à la technologie, à des problèmes profondément enracinés dans l’ordre patriarcal de la société népalaise. Je viens moi-même de ce pays et j’ai malheureusement été témoin de ces violences à de nombreuses reprises. Au Népal, un tiers des femmes mariées ont subi une forme de violence psychologique, physique ou sexuelle dans le cadre conjugal.

Mais les choses vont changer, et ce hackathon en est un signal fort.

Unir nos forces pour vaincre les violences faites aux femmes en Asie du Sud

Maria Correia's picture
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Au Népal, 77 % des faits de violences à l'encontre des femmes se produisent à l'intérieur du cadre familial.

La violence à l’égard des femmes est un problème omniprésent dans le monde. Chez les femmes âgées de 19 à 44 ans, elle tue plus que les guerres, le cancer ou les accidents de voiture. En Asie du sud, ce fléau est largement répandu et persiste sous de nombreuses formes, comme le montrent les chiffres suivants :

  • Chaque semaine, au Bangladesh (a), plus de dix femmes sont victimes d’attaques à l’acide.
  • En Inde (a), 22 femmes sont assassinées chaque jour pour des questions de dot.
  • Au Sri Lanka (a), 60 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques.
  • Au Pakistan, plus de 450 femmes et filles meurent chaque année à la suite de « crimes d’honneur ».
  • Et au Népal (a), il arrive encore fréquemment que les parents vendent leurs filles dès l’âge de 6 ou 7 ans pour qu’elles deviennent des domestiques.

Nous ne pouvons pas tolérer que cela continue ainsi.

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemple

Sri Mulyani Indrawati's picture

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemplePhoto: Nandita Roy / Banque mondiale
« Il y a encore cinq ans, j’étais invisible », me raconte Kunta Devi, assise bien droite contre le mur de sa minuscule hutte de terre. Je suis assise par terre, en face d’elle. « Aujourd’hui, les gens m’appellent par mon nom et non plus uniquement par celui de mes enfants ».

Nous sommes dans un petit village de l’est de l’État indien du Bihar. Cette mère de huit enfants appartient à une caste d’exclus, parmi les plus fragiles d’Inde. Elle évoque le jour où, voici quelques années, son mari a perdu son travail à la suite d’un accident. Sa famille, qui avait déjà du mal à joindre les deux bouts, a alors sombré dans la faim et dans la pauvreté. Pour survivre, cette femme pauvre habituée à vivre dans l’ombre a fait preuve d’une audace incroyable : elle a rejoint un groupe d’entraide féminine de son village et emprunté de quoi élever quelques chèvres. Avec l’argent gagné, elle a pu rembourser son premier emprunt et renouveler l’opération, cette fois-ci pour louer un champ où cultiver des céréales. Puis elle a dû emprunter à nouveau, pour soigner un membre de sa famille tombé malade. Aujourd’hui, Kunta Devi a plusieurs sources de revenu et des tas de projets, notamment ouvrir un petit restaurant le long d’une route passante et déménager. Deux de ses fils viennent en effet de se marier et elle ne peut plus loger tout ce petit monde.

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