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Genre et parité hommes-femmes

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemple

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Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemplePhoto: Nandita Roy / Banque mondiale
« Il y a encore cinq ans, j’étais invisible », me raconte Kunta Devi, assise bien droite contre le mur de sa minuscule hutte de terre. Je suis assise par terre, en face d’elle. « Aujourd’hui, les gens m’appellent par mon nom et non plus uniquement par celui de mes enfants ».

Nous sommes dans un petit village de l’est de l’État indien du Bihar. Cette mère de huit enfants appartient à une caste d’exclus, parmi les plus fragiles d’Inde. Elle évoque le jour où, voici quelques années, son mari a perdu son travail à la suite d’un accident. Sa famille, qui avait déjà du mal à joindre les deux bouts, a alors sombré dans la faim et dans la pauvreté. Pour survivre, cette femme pauvre habituée à vivre dans l’ombre a fait preuve d’une audace incroyable : elle a rejoint un groupe d’entraide féminine de son village et emprunté de quoi élever quelques chèvres. Avec l’argent gagné, elle a pu rembourser son premier emprunt et renouveler l’opération, cette fois-ci pour louer un champ où cultiver des céréales. Puis elle a dû emprunter à nouveau, pour soigner un membre de sa famille tombé malade. Aujourd’hui, Kunta Devi a plusieurs sources de revenu et des tas de projets, notamment ouvrir un petit restaurant le long d’une route passante et déménager. Deux de ses fils viennent en effet de se marier et elle ne peut plus loger tout ce petit monde.

« Women Deliver » : Investir dans la santé génésique

Jeni Klugman's picture
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« Women Deliver » : Investir dans la santé génésique Cette semaine, j’ai eu le plaisir de me rendre à Kuala Lumpur, en Malaisie, pour prendre part à la conférence Women Deliver 2013 (a) : il s’agissait de la plus vaste assemblée mondiale de la décennie axée sur la santé et sur le bien-être des filles et des femmes. Cet événement a réuni plusieurs milliers de personnes venues de 140 pays, dont de nombreux ministres et parlementaires, dans le but de créer une impulsion et de susciter un engagement politique pour les droits et la santé génésique des filles et des femmes.

Des personnalités fortunées et puissantes se sont exprimées (Melinda Gates, Chelsea Clinton…) mais pas seulement : celles que l’on entend rarement — jeunes, minorités sexuelles, veuves, femmes handicapées ou séropositives — ont également pris la parole. La passion qui animait tous les participants (dont, soit dit en passant, 40 % étaient des hommes, ce qui constitue une proportion non négligeable pour une conférence consacrée aux femmes) a véritablement été une source d’inspiration pour moi. Tout cela m’a aussi rappelé à quel point l’expérience que j’ai connue quand j’ai eu mes enfants, en toute sécurité et dans de bonnes conditions sanitaires, était éloignée de la réalité de plusieurs millions de femmes à travers le monde. 

Quelles solutions pour renforcer le pouvoir d’agir des femmes ? Faites-nous part de vos idées

Lauren Clyne Medley's picture

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Banque mondiale Live - Journée internationale de la femme 2013

À l’approche imminente de la Journée internationale de la femme, la plateforme Banque mondiale Live accueille un tchat en direct sur l’égalité des sexes et l’autonomisation, qui se déroulera le 6 mars à 11h, heure de Washington (soit 16h TU).

Un groupe d’experts — constitué de la vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, Rachel Kyte, de la directrice en charge des questions de genre et de développement, Jeni Klugman, et de plusieurs spécialistes et chercheurs du monde entier — se penchera sur les obstacles que représentent les normes régissant les rapports entre les sexes et sur les moyens de les surmonter.

Nouvelles séries de données sur la pauvreté, le genre, l’emploi, la santé et autres thèmes : petit guide rapide

Maryna Taran's picture

Grâce à l’initiative de libre accès aux données de la Banque mondiale, nous mettons ici à votre disposition toute une masse d’informations : pour les seules séries chronologiques, vous trouverez quelque 8 000 indicateurs portant sur 200 pays environ. Mais une question revient souvent chez nos utilisateurs : « Quels indicateurs avez-vous sur le thème XYZ, et lequel dois-je utiliser de préférence ? » Un bon point de départ pour votre navigation est notre page de recherche par thème. Alternativement, si vous avez déjà une certaine connaissance de nos bases de données, consultez notre ensemble de séries chronologiques de données (a).

Mais nous avons aussi entrepris, en collaboration avec certains experts de la Banque pour des thèmes ou des régions donnés, de mettre en place des outils et tableaux de bord spécialisés pour vous permettre d’étudier plus à fond ou de comparer les indicateurs, et de cerner la réalité qui se cache derrière les chiffres. Vous trouverez ici des modes de visualisation créatifs et des moyens d’accéder facilement aux données sous-jacentes, qui vous permettront d’approfondir vos connaissances sur une diversité d’aspects touchant au développement.

Nos efforts ont jusqu’ici porté sur six domaines : pauvreté, genre, emploi, santé, inclusion financière, et cadre politique et institutionnel des pays africains. Nous nous donnons d’en couvrir d’autres, mais nous aimerions avoir votre avis en retour sur les domaines que vous aimeriez voir traités. Voici un petit guide rapide d’utilisation de ces nouvelles séries de données.

L’IDA dresse le bilan des progrès et évoque les étapes à venir

Axel van Trotsenburg's picture

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IDA16 Mid-Term Review
Examen à mi-parcours d’IDA-16. De droite à gauche : Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Axel van Trotsenburg, vice-président pour les financements concessionnels à la Banque mondiale. Crédit photo : Abidjan.net

Il y a deux semaines, un consortium de pays donateurs et emprunteurs se sont rencontrés pour dresser le bilan des progrès réalisés par rapport aux engagements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. (Si vous ne savez pas ce qu’est l’IDA, cliquez ici). Cette réunion importante a permis un examen à mi-parcours d’« IDA-16 » : c’est ainsi que l’on nomme la Seizième reconstitution des ressources de l’IDA, qui couvre la période allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014 et permet à la Banque mondiale d’accorder aux 81 pays les plus pauvres de la planète des dons et des prêts sans intérêt pour qu’ils engagent des travaux destinés à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

Comment un État fragile peut-il recouvrer sa force ? Impressions de Côte d'Ivoire

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ABIDJAN, Côte d’Ivoire. À Abidjan, poumon économique de l’Afrique de l’Ouest, j’ai visité un centre de formation professionnelle. Maniant avec dextérité un système d’ampoules clignotantes, un jeune homme m’a fait une démonstration de ses tout nouveaux talents d’électricien. Puis il m’a confié quelque chose de très important :

Des experts s’affrontent sur l’épineuse question des financements contre le sida

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En ce 23 juillet, l’auditorium de la Banque mondiale était plein à craquer, pour entendre certaines des plus grandes figures de proue de la lutte contre le sida et la pauvreté faire assaut d’arguments affutés et d’opinions passionnées sur l’opportunité ou non de poursuivre les financements.

Combler le fossé (statistique) entre les sexes : Hillary Clinton et Jim Yong Kim appellent à redoubler d’efforts

Donna Barne's picture

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Si la notion de « fossé entre les sexes » s’est banalisée, cela ne doit pas masquer l’absence criante de données sexospécifiques.

Depuis le siège de l’institut Gallup, à Washington, la secrétaire d’État américaine, Mme Hillary Clinton, et le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim, ont appelé aujourd’hui à redoubler d’efforts pour collecter plus de données sur les filles et les femmes et favoriser ainsi leur émancipation économique et la croissance. « L’égalité hommes-femmes est cruciale pour la croissance et la compétitivité », a déclaré Jim Yong Kim lors de la conférence intitulée Evidence and Impact: Closing the Gender Data Gap (Données et impact : pallier l’absence de statistiques sexospécifiques), co-organisée par le département d’État et l’institut Gallup.

Aider les jeunes haïtiennes à décrocher leur premier emploi et sortir de la vulnérabilité

Olivier Puech's picture

« Est-ce qu’être maçon, conduire des engins lourds ou être électricien sont des métiers qui doivent obligatoirement fait par des hommes ? Non, moi aussi je veux pouvoir exercer ces métiers » La jeune femme qui s’exprime ainsi, c’est Edelène. Elle a 17 ans, elle a quitté l’école en 3eme parce que sa famille ne pouvait plus payer les frais de scolarité. Avec l’aide de sa mère, elle élève son jeune fils d’un an. Nous l’avons rencontrée lors de notre visite à l’association APROSIFA de Carrefour-Feuille dans la banlieue de Port-au-Prince.

Promouvoir l’égalité des sexes en Afrique

Markus Goldstein's picture

Le récent Rapport sur le développement dans le monde consacré à l’égalité des sexes offre plusieurs raisons d’être pessimistes sur l’état des relations hommes-femmes en Afrique. Plus d’un million d’Africaines meurent prématurément chaque année — souvent en raison de complications liées aux accouchements et au VIH/SIDA. Les femmes gagnent moins que les hommes, que ce soit dans l’agriculture, dans les entreprises ou sur le marché du travail en général. En outre, les violences domestiques sont souvent tolérées : ainsi, 61 % des Éthiopiennes estiment normal d’être battues par leur mari quand elles laissent brûler le dîner.

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