Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Gouvernance

Accès à l'énergie en Afrique : une nouvelle approche pour résoudre un problème de longue date

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« Ce qui pourrait vraiment m’aider à développer mon activité, c’est l’accès à un réseau électrique fiable », me disait récemment David, un petit chef d’entreprise de Lagos, au Nigéria.
« Je suis bien d’accord. Si seulement… », lui répondait un autre.

Et pour cause. La lanterne rouge en la matière est bien l'Afrique : seul un habitant sur trois a accès à l’électricité, soit deux fois moins qu’en Asie du Sud, région du monde qui occupe l’avant-dernière place du classement. Et le tableau est encore plus sombre lorsqu'au-delà de l’accès, on se penche sur la fiabilité des sources d’électricité.

Comment expliquer la méfiance généralisée des citoyens à l’égard de leurs gouvernants ?

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Governance Gap, World Bank Live.

L’édition 2016 du baromètre Edelman (a) indique que plus de la moitié de la population mondiale n’a pas confiance dans ses institutions. Pourquoi une telle défiance et comment faire en sorte que les pouvoirs publics répondent mieux aux besoins de leurs administrés ? C’était la question au cœur d’un débat organisé dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI et animé par Clare Short, présidente de Cities Alliance et ancienne secrétaire d’État au Développement international du Royaume-Uni.
 
« La question de la gouvernance est éminemment complexe. Nous devons véritablement la disséquer pour mieux appréhender toutes ses intrications », a souligné Kyle Peters, directeur général et directeur des opérations par intérim de la Banque mondiale, en préambule de la discussion. 
 
Alors que la Banque mondiale consacrera la prochaine édition de son Rapport sur le développement dans le monde aux questions de gouvernance et de droit, elle se penchera notamment sur le fossé entre le discours des autorités sur les services publics et la réalité, a rappelé Kyle Peters. Ce fossé sape la bonne gouvernance, a-t-il ajouté. « Aussi devons-nous en faire plus pour mieux comprendre les causes qui sont à l’origine de ce fossé et identifier ce qui permettrait d’y remédier efficacement », a-t-il conclu. 

Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

Des initiatives importantes pour cartographier les plateformes technologiques en Afrique et ailleurs dans le monde

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Tandis que la Banque mondiale publie les derniers résultats de son initiative de localisation des plateformes technologiques en Afrique, nous souhaitons revenir sur les raisons d’un tel exercice et mettre en lumière comment il s’intègre aux autres efforts entrepris sur la scène de l’innovation.
 
Nous avons commencé à recenser les plateformes et incubateurs technologiques en Afrique en 2014, en nous attachant plus particulièrement à suivre le développement des initiatives lancées en faveur de l’entrepreneuriat numérique.
 
Ce travail vise à mettre en évidence la présence d’entrepreneurs du numérique en Afrique ainsi que leurs interactions potentielles, tout en contribuant à la réalisation du double objectif que s’est fixé la Banque mondiale, à savoir mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Cet exercice fournit des données utiles pour mieux comprendre la relation entre innovation, entrepreneuriat, création d’emplois et moyens de subsistance durables. 

Une technologie financière bien encadrée favorise l’inclusion et permet de lutter contre la cybercriminalité

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Luceildes Fernandes Maciel est l'une des bénéficiaires du programme de transferts numéraires conditionnels (Bolsa Família) au Brésil. © Sergio Amaral/Ministério do Desenvolvimento Social e Agrário

La technologie financière (Fintech) fait évoluer le secteur financier (a) dans le monde entier. Elle favorise aussi l’accès des ménages à bas revenu aux services financiers. Son potentiel et son impact sont considérables, ainsi que sa capacité à améliorer les conditions de vie dans les pays en développement.

Le secteur financier commence à opérer différemment ; on assiste à l’émergence de nouveaux modes de collecte, de traitement et d’utilisation de l’information, laquelle constitue le principal actif dans ce secteur. Un ensemble inédit d’acteurs fait son apparition. Tous les segments de la finance, notamment les paiements et l’infrastructure, le crédit à la consommation, les prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) et les produits d’assurance, sont en train de changer.

Mon conseil aux décideurs de demain : n’oubliez jamais que votre réussite réside dans celle de la population

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Des écoliers font la queue pour se laver les mains avant de déjeuner à l'école primaire de Kanda à Accra, au Ghana. © Dominic Chavez/Banque mondiale

Dans « politique publique », le plus important, c’est l’adjectif « public », qui renvoie à ceux qui sont directement concernés par les choix opérés par les décideurs politiques.

Mais qui sont-ils ? Et qu’est-ce qui leur tient le plus à cœur ? Les politiques évoluent au fil du temps, à mesure que les préoccupations des générations changent. Peu importe que l’on appartienne à la génération X, Y ou Z, les aspirations sont identiques : prospérité et dignité, égalité des chances, justice et sécurité.

6 choses à savoir sur le nouveau Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale

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 Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

Des élèves qui commencent l’année sans manuel. Des dispensaires dans des villages qui ne disposent même pas des médicaments de base. C’est, bien des fois, la conséquence d’un système de commande publique défaillant.

Les administrations, qu’elles soient locales ou nationales, doivent être dotées d’un système de passation des marchés performant pour pouvoir fonctionner correctement et fournir les services publics dont elles ont la charge.
 

L’« innovation ouverte » : comment introduire cette nouvelle approche dans les municipalités

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Ciudad sustentableLes responsables municipaux sont confrontés à des problèmes de plus en plus complexes. Avec l’urbanisation galopante, les villes font face à une demande de services accrue de la part d'une population à la fois plus nombreuse et plus dense. D'un autre côté, elles subissent les effets de la transformation rapide de l’économie mondiale et ont du mal à s’adapter à ces changements, ce qui conduit souvent à des phénomènes de dépression économique et d’exode.

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit

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View from cave, Mali. © Curt Carnemark/World Bank

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit
 
À l’horizon 2030, plus de la moitié des individus les plus démunis du monde vivront dans des pays pauvres, fragiles, touchés par un conflit ou en proie à des violences graves. Des pays où les pouvoirs publics sont incapables d’assurer les services les plus élémentaires et la sécurité, où l’activité économique est à l’arrêt et où le développement peine plus qu’ailleurs à se concrétiser. Des pays où la pauvreté atteint des sommets. Les difficultés qu’ils rencontrent se jouent des frontières : près de la moitié des 20 millions de réfugiés dans le monde sont originaires de pays pauvres, sans compter les personnes déplacées, encore plus nombreuses.
 
Certains, moins concernés par les violences, restent cependant enfermés dans des « pièges de fragilité », la menace latente d’une dégradation de la situation portant un coup d’arrêt au développement. Des pays comme la République centrafricaine (RCA), le Mali, Haïti ou le Soudan (a) ont, depuis 20 ans, bien du mal à surmonter leurs fragilités.

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

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Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

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