Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Gouvernance

6 choses à savoir sur le nouveau Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale

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 Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

Des élèves qui commencent l’année sans manuel. Des dispensaires dans des villages qui ne disposent même pas des médicaments de base. C’est, bien des fois, la conséquence d’un système de commande publique défaillant.

Les administrations, qu’elles soient locales ou nationales, doivent être dotées d’un système de passation des marchés performant pour pouvoir fonctionner correctement et fournir les services publics dont elles ont la charge.
 

L’« innovation ouverte » : comment introduire cette nouvelle approche dans les municipalités

Victor Mulas's picture
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Ciudad sustentableLes responsables municipaux sont confrontés à des problèmes de plus en plus complexes. Avec l’urbanisation galopante, les villes font face à une demande de services accrue de la part d'une population à la fois plus nombreuse et plus dense. D'un autre côté, elles subissent les effets de la transformation rapide de l’économie mondiale et ont du mal à s’adapter à ces changements, ce qui conduit souvent à des phénomènes de dépression économique et d’exode.

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit

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View from cave, Mali. © Curt Carnemark/World Bank

On ne mettra pas fin à l’extrême pauvreté sans briser le cercle vicieux de la fragilité et du conflit
 
À l’horizon 2030, plus de la moitié des individus les plus démunis du monde vivront dans des pays pauvres, fragiles, touchés par un conflit ou en proie à des violences graves. Des pays où les pouvoirs publics sont incapables d’assurer les services les plus élémentaires et la sécurité, où l’activité économique est à l’arrêt et où le développement peine plus qu’ailleurs à se concrétiser. Des pays où la pauvreté atteint des sommets. Les difficultés qu’ils rencontrent se jouent des frontières : près de la moitié des 20 millions de réfugiés dans le monde sont originaires de pays pauvres, sans compter les personnes déplacées, encore plus nombreuses.
 
Certains, moins concernés par les violences, restent cependant enfermés dans des « pièges de fragilité », la menace latente d’une dégradation de la situation portant un coup d’arrêt au développement. Des pays comme la République centrafricaine (RCA), le Mali, Haïti ou le Soudan (a) ont, depuis 20 ans, bien du mal à surmonter leurs fragilités.

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

Les « Panama Papers » soulignent le besoin d’équité dans les régimes fiscaux

Sri Mulyani Indrawati's picture

High-rises and hotel buildings in Panama City, Panama. © Gerardo Pesantez/World Bank

Le scandale dit des « Panama Papers » nous rappelle que la dissimulation de richesses et l’évasion fiscale sont des actes qui ne sont ni rares ni illégaux – dans bien des cas. Mais ces révélations embarrassantes mettent à nu une autre réalité : l’opinion publique perd toute confiance lorsque les entreprises, les riches et les puissants peuvent dissimuler leur fortune sans enfreindre la loi. Si rien n’est fait pour rétablir cette confiance, ceux qui ne sont pas assez riches pour dissimuler leur argent seront moins disposés à payer et à contribuer au contrat social aux termes duquel les impôts sont payés en contrepartie de services de qualité.

Lorsque j’étais ministre des Finances dans mon pays, l’Indonésie, j’ai pu constater personnellement comment un régime fiscal déficient minait la confiance du public et favorisait le capitalisme de connivence. Des marchés noirs de carburants fortement subventionnés voyaient le jour, des liens familiaux permettaient de garantir des emplois, et des pots-de-vin aidaient les fonctionnaires à arrondir leurs fins de mois. L’évasion fiscale au sein de l’élite était monnaie courante, et le pays n’était pas en mesure de mobiliser les ressources dont nous avions besoin pour construire des infrastructures, créer des emplois et lutter contre la pauvreté.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
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En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Comment concilier le soutien aux transferts d’argent des migrants et la lutte contre les flux financiers illicites

Emily Rose Adeleke's picture
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Les prestataires de services de transfert international de fonds jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté puisqu’ils ont souvent parmi leurs clients les populations les plus pauvres du monde. Comment les pays peuvent-ils s’assurer que ces organismes et leurs agents limitent les risques de blanchiment d’argent sale ou de financement du terrorisme ?
 
Cette question importante fait l’objet de nouvelles lignes directrices produites par le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental chargé d’élaborer les standards internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Les inégalités extrêmes sont le signe d'une société désintégrée

Sri Mulyani Indrawati's picture
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© Curt Carnemark/World Bank


L'inégalité est un problème auquel tous les pays sont confrontés, qu'ils soient pauvres, riches ou entre les deux. Un certain degré d'inégalité peut certes être un sous-produit temporaire de la croissance économique, lorsque tout le monde ne progresse pas au même rythme, au même moment, mais lorsque la majorité de la population marque le pas économiquement et socialement, c'est le progrès de l'individu et de pays tout entiers qui se trouve mis en cause.

Du football à la lutte contre la pauvreté, un appel à la bonne gouvernance

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Children playing football in Timor-Leste. © Alex Baluyut/World Bank


​L'enquête, la mise en accusation et l'arrestation de plusieurs responsables de la FIFA envoie un message simple et puissant : dans le monde actuel, aussi intouchable qu’une entité puisse sembler, aucune organisation, aucune entreprise, aucun gouvernement ne peut ni échapper à la vigilance du public ni se soustraire à la loi lorsqu’il y a des allégations de fraude et de corruption. La corruption est de moins en moins tolérée comme un « coût de la pratique des affaires ».
 
Dans sa lutte contre la pauvreté, la Banque mondiale s’efforce de faire pencher la balance en faveur de l’honnêteté. Nous enquêtons et nous demandons des comptes aux responsables lorsque nous recevons des allégations de pratiques délictueuses dans le cadre de nos projets. Depuis que nous nous attelons à cette tâche, nous avons sanctionné plus de 700 personnes physiques et morales pour faute grave. La plupart de ces sanctions entraînent une forme d’exclusion : il est fait interdiction à ces personnes physiques et morales de présenter une offre pour obtenir un marché financé par la Banque. Nous avons récemment publié une revue actualisée (a) de notre expérience des enquêtes et du règlement de cas de fraude et de corruption, qui montre qu’il est possible de combattre la corruption de manière efficiente, efficace et équitable

L’idée à zéro roupie contre la corruption ordinaire en Inde

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Crédits photo. 5th Pillar

Un professeur de sciences physiques indien, qui vit à l’étranger, s’est retrouvé harcelé par d’interminables demandes de pots-de-vin alors qu’il était en visite dans son pays. Pour lutter contre la corruption en brocardant les fonctionnaires qui s’y livraient, il a imaginé un faux billet de banque, à zéro roupie.

Les billets sont identiques aux devises indiennes à l’exception de la mention « Éradiquons la corruption à tous les niveaux » et de la promesse suivante : « Je m’engage à ne donner ou accepter aucun pot-de-vin. »

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