Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Gouvernance

Les « Panama Papers » soulignent le besoin d’équité dans les régimes fiscaux

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High-rises and hotel buildings in Panama City, Panama. © Gerardo Pesantez/World Bank

Le scandale dit des « Panama Papers » nous rappelle que la dissimulation de richesses et l’évasion fiscale sont des actes qui ne sont ni rares ni illégaux – dans bien des cas. Mais ces révélations embarrassantes mettent à nu une autre réalité : l’opinion publique perd toute confiance lorsque les entreprises, les riches et les puissants peuvent dissimuler leur fortune sans enfreindre la loi. Si rien n’est fait pour rétablir cette confiance, ceux qui ne sont pas assez riches pour dissimuler leur argent seront moins disposés à payer et à contribuer au contrat social aux termes duquel les impôts sont payés en contrepartie de services de qualité.

Lorsque j’étais ministre des Finances dans mon pays, l’Indonésie, j’ai pu constater personnellement comment un régime fiscal déficient minait la confiance du public et favorisait le capitalisme de connivence. Des marchés noirs de carburants fortement subventionnés voyaient le jour, des liens familiaux permettaient de garantir des emplois, et des pots-de-vin aidaient les fonctionnaires à arrondir leurs fins de mois. L’évasion fiscale au sein de l’élite était monnaie courante, et le pays n’était pas en mesure de mobiliser les ressources dont nous avions besoin pour construire des infrastructures, créer des emplois et lutter contre la pauvreté.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
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En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Comment concilier le soutien aux transferts d’argent des migrants et la lutte contre les flux financiers illicites

Emily Rose Adeleke's picture
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Les prestataires de services de transfert international de fonds jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté puisqu’ils ont souvent parmi leurs clients les populations les plus pauvres du monde. Comment les pays peuvent-ils s’assurer que ces organismes et leurs agents limitent les risques de blanchiment d’argent sale ou de financement du terrorisme ?
 
Cette question importante fait l’objet de nouvelles lignes directrices produites par le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental chargé d’élaborer les standards internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Les inégalités extrêmes sont le signe d'une société désintégrée

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© Curt Carnemark/World Bank


L'inégalité est un problème auquel tous les pays sont confrontés, qu'ils soient pauvres, riches ou entre les deux. Un certain degré d'inégalité peut certes être un sous-produit temporaire de la croissance économique, lorsque tout le monde ne progresse pas au même rythme, au même moment, mais lorsque la majorité de la population marque le pas économiquement et socialement, c'est le progrès de l'individu et de pays tout entiers qui se trouve mis en cause.

Du football à la lutte contre la pauvreté, un appel à la bonne gouvernance

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Children playing football in Timor-Leste. © Alex Baluyut/World Bank


​L'enquête, la mise en accusation et l'arrestation de plusieurs responsables de la FIFA envoie un message simple et puissant : dans le monde actuel, aussi intouchable qu’une entité puisse sembler, aucune organisation, aucune entreprise, aucun gouvernement ne peut ni échapper à la vigilance du public ni se soustraire à la loi lorsqu’il y a des allégations de fraude et de corruption. La corruption est de moins en moins tolérée comme un « coût de la pratique des affaires ».
 
Dans sa lutte contre la pauvreté, la Banque mondiale s’efforce de faire pencher la balance en faveur de l’honnêteté. Nous enquêtons et nous demandons des comptes aux responsables lorsque nous recevons des allégations de pratiques délictueuses dans le cadre de nos projets. Depuis que nous nous attelons à cette tâche, nous avons sanctionné plus de 700 personnes physiques et morales pour faute grave. La plupart de ces sanctions entraînent une forme d’exclusion : il est fait interdiction à ces personnes physiques et morales de présenter une offre pour obtenir un marché financé par la Banque. Nous avons récemment publié une revue actualisée (a) de notre expérience des enquêtes et du règlement de cas de fraude et de corruption, qui montre qu’il est possible de combattre la corruption de manière efficiente, efficace et équitable

L’idée à zéro roupie contre la corruption ordinaire en Inde

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Crédits photo. 5th Pillar

Un professeur de sciences physiques indien, qui vit à l’étranger, s’est retrouvé harcelé par d’interminables demandes de pots-de-vin alors qu’il était en visite dans son pays. Pour lutter contre la corruption en brocardant les fonctionnaires qui s’y livraient, il a imaginé un faux billet de banque, à zéro roupie.

Les billets sont identiques aux devises indiennes à l’exception de la mention « Éradiquons la corruption à tous les niveaux » et de la promesse suivante : « Je m’engage à ne donner ou accepter aucun pot-de-vin. »

Appel à l'action pour booster les réformes de finances publiques en Afrique francophone

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Disponible en : English

Nombre de comptables agréés exerçant  dans un cabinet d’expertise comptable  par million d’habitants
​Nombre de comptables agréés exerçant dans un cabinet d’expertise comptable 
par million d’habitants

Depuis l’appel à l’action lancé le mois dernier à Dakar, l’engagement des pays francophones est clair : ils sont résolument engagés à améliorer le bien-être de leurs concitoyens en accélérant les réformes de leurs systèmes de gestion des finances publiques. Les gouvernements travailleront en étroite collaboration avec la profession comptable avec l’appui des partenaires de développement.
 
L'appel a été lancé par 200 délégués provenant de 20 pays et parmi lesquels se trouvent des décideurs et des praticiens du secteur public, des organisations de comptabilité professionnelle, des représentants d'organisations multilatérales de développement et enfin des membres d’organisations de la société civile.
 
À l’issue de l’appel à l’action, M. Ansoumane Condé, ministre délégué chargé du Budget de la République de Guinée a fait la déclaration suivante : « la mise en œuvre effective de ces réformes permettra d'améliorer l'utilisation des ressources publiques et d’offrir des prestations de services de qualité au public, de renforcer la transparence et la responsabilité des gouvernements, ainsi que la confiance des citoyens ».

Améliorer la gestion des finances publiques (GFP) en Afrique francophone : une conférence et un appel à l'action

Samia Msadek's picture
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

Cette semaine, les responsables des ministères des Finances et les leaders de la profession comptable de toute l'Afrique francophone se réuniront à Dakar, au Sénégal, du 28 au 30 octobre 2015, afin de  tracer les sillons du développement de leur pays. Ils se focaliseront sur la gestion des finances publiques, secteur très souvent négligé, mais pourtant essentiel à la prospérité des Etats. La rencontre portera plus précisement sur l'information financière, ou “comment les gouvernements assurent le suivi de l’utilisation de l’argent public.”

Ce sujet est important pour vous, citoyens du monde entier et citoyens du continent Africain. Comment les gouvernements gèrent les impôts, les emprunts, les dépenses, et comment ils justifient ces opérations. Les ressources, les dépenses et les emprunts sont essentiels pour assurer la croissance économique, la réduction de la pauvreté, et garantir l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres de la région.

Un mouvement mondial contre la corruption : c’est maintenant !

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Au vu des gros titres de la presse ces dernières semaines, il ne fait aucun doute que les efforts de lutte contre la corruption sont en train de porter leurs fruits. Il y a une décennie, seuls les pays qui, grâce aux avancées de la démocratie, pouvaient obliger les agents de l’État à rendre des comptes, réussissaient dans ce domaine. Aujourd’hui, cependant, il n’est pas facile de mettre un terme à la corruption, que vous soyez une multinationale de premier plan, un haut fonctionnaire ou une institution dont les activités sont suivies par des millions de personnes à travers le monde.

Au sein de notre réseau, l’International Corruption Hunters Alliance de la Banque mondiale (a), nous observons avec optimisme tout ce qui est entrepris pour soutenir notre mission : veiller à ce que chaque dollar consacré au développement soit dépensé de manière intègre. Nous nous employons au quotidien à empêcher les pratiques répréhensibles. À cette fin, au niveau du Groupe de la Banque mondiale, nous cherchons constamment à améliorer nos techniques d’enquête (a) et nos conseils pour l’élaboration de mesures préventives (a), nous assurons le suivi des règles de conformité applicables aux entités sous sanctions (a) et nous travaillons en partenariat avec des banques de développement multilatérales (a), les autorités nationales chargées de faire respecter la loi et des organisations de la société civile (a) pour renforcer ce récent mouvement mondial anticorruption. Il est essentiel que cette dynamique continue d’encourager le changement à l’échelle planétaire.
 

La bonne gouvernance : les peuples au cœur des Objectifs de développement durable

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 Simone D. McCourtie / World Bank

En 1996, lorsque Jim Wolfensohn (a) présidait le Groupe de la Banque mondiale, il a déclaré qu’il fallait combattre le « cancer de la corruption » de la même manière que nous combattons la pauvreté, la faim et la maladie. S’il existait certes de nouvelles recherches montrant que des institutions publiques faibles mais aussi des politiques économiques malavisées font le lit de la corruption, nombreux étaient ceux qui pensaient que la corruption relève non pas de l’économie mais de la politique, et qu’il vaut mieux laisser le soin de régler cette question aux pouvoirs publics qu’aux spécialistes du développement. 
 

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