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Santé, nutrition et population

Une journée idéale pour un accro du développement : mon étape sud-africaine

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PRETORIA, Afrique du Sud – Je dois l’avouer : je suis un tantinet accro au développement. J’ai passé quasiment toute ma vie d’adulte à lire d’épais rapports sur des projets de développement, sur leur réussite ou leur échec. Et dans les dîners j’abreuve mes amis de théories sur le développement. Car il est une question — primordiale à mes yeux — qui m’obsède : comment faire pour vraiment tenir nos promesses vis-à-vis des pauvres ?

Les prix alimentaires grimpent en flèche : 5 questions à l’économiste José Cuesta

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Plat de riz, la Banque mondiale et la hausse des prix alimentaires. Photo: Arne Hoel | Banque mondiale

Les chiffres sont sans appel : le prix des principales denrées alimentaires de première nécessité telles que le blé et le soja ont atteint des niveaux historiques en juillet 2012. Le prix du blé a augmenté de 25 % et celui du soja de 17 % en un seul mois.

La dernière édition de la publication Food Price Watch de la Banque mondiale montre les habitants de certains pays ont payé deux fois plus pour le maïs que le mois précédent.

À l'échelle mondiale, les prix alimentaires ont augmenté de 7 % entre avril et juillet. Cette hausse devrait frapper de manière particulièrement dure certaines régions où les importations de denrées alimentaires sont importantes, telles que le Moyen-Orient et une grande partie de l'Afrique.

Nous nous attendons à un important choc des prix, mais cela ne signifie-t-il que nous nous dirigeons vers une crise alimentaire similaire à celle de 2008 ? L'économiste de la Banque mondiale José Cuesta, l'auteur du rapport trimestriel Food Price Watch, donne son avis sur la situation.

Des experts s’affrontent sur l’épineuse question des financements contre le sida

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En ce 23 juillet, l’auditorium de la Banque mondiale était plein à craquer, pour entendre certaines des plus grandes figures de proue de la lutte contre le sida et la pauvreté faire assaut d’arguments affutés et d’opinions passionnées sur l’opportunité ou non de poursuivre les financements.

Renforcer l’efficacité de la lutte contre le sida

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L’intervention du nouveau président de la Banque mondiale lors de l’ouverture de la conférence mondiale sur le VIH/sida — une première pour cette institution de développement — a marqué les esprits, d’autant qu’il a appelé à mobiliser la force morale et les enseignements pratiques issus du mouvement de lutte contre le sida pour accélérer la bataille engagée contre la pauvreté. Le lendemain, Jim Yong Kim est revenu dans l’immense palais des congrès de Washington, où se déroule la 19e conférence internationale sur le sida, pour participer à une discussion consacrée au renforcement de l’efficacité et de l’efficience de la lutte contre le sida dans les pays en développement, aux côtés de Bill Gates, d’Eric Goosby, coordinateur mondial des États-Unis pour la lutte contre le sida, et de Mphu Ramatlapeng, ancienne ministre de la Santé du Lesotho.

Les transitions nécessaires dans le financement des programmes sur le VIH/sida

Patrick Osewe's picture

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Lors de ma participation à une étude sur l’efficacité des dépenses engagées dans la lutte contre le sida en Afrique du Sud, j’ai rencontré une jeune mère séropositive qui venait d’apprendre que sa fille, née il y a peu, était en bonne santé et séronégative. Tout en essuyant des larmes de soulagement, elle a exprimé sa gratitude envers le personnel du service prénatal de la clinique, qui lui avait donné la possibilité de suivre un traitement antirétroviral et grâce à qui elle pouvait désormais espérer un avenir meilleur pour sa fille. Ceci n’est qu’un exemple de nombreux cas similaires rencontrés pendant l’étude mais, comme nos premières données l’indiquent, il illustre parfaitement l’effet positif de l’engagement ferme des pouvoirs publics sud-africains envers la réduction du nombre de personnes atteintes du VIH.

Les envois de fonds des migrants après la crise : Cinq questions à l'économiste Dilip Ratha

Dilip Ratha's picture

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À la question « quel impact la crise économique mondiale de 2008 a-t-elle eu sur les 215 millions de travailleurs migrants ? », la réponse est : ils ont continué à envoyer beaucoup d'argent dans leur pays d'origine. L’ouvrage Migration and Remittances during the Global Financial Crisis and Beyond, récemment publié sous la direction de Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale, de Jeffrey H. Cohen, professeur d'anthropologie à l'Ohio State University, et d'Ibrahim Sirkeci, professeur d'études transnationales et de marketing au Regent’s College de Londres, livre une vision plus complexe des choses. Ses 32 chapitres sont le fruit d'une sélection parmi 300 contributions reçues du monde entier à la suite d'un appel à propositions paru sur le blog de la Banque People Move. L'ouvrage présente des modèles économiques et des statistiques ainsi que des analyses axées sur les régions, les populations et l'aspect humanitaire de la migration. Dilip Ratha, chef du service Migrations et envois de fonds de la Banque mondiale, nous donne un aperçu de la problématique.

Parvenir au développement durable, tous ensemble et efficacement

Rachel Kyte's picture

Le principe du développement durable repose sur trois éléments fondamentaux : la croissance économique, la gestion de l’environnement et le développement social, soit autrement dit : la prospérité, la planète et les gens. Si nous en négligeons un, nous nous interdisons de créer un monde durable.

Montée de la tuberculose résistante aux médicaments : un combat que l’Inde doit gagner

Patrick Mullen's picture

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À dix ans, Vibha Kumari ressemble à n’importe quelle écolière de Delhi, à ceci près que son petit visage est recouvert d’un mouchoir propre et très usé. Vibha souffre d’une tuberculose multi-résistante, c’est-à-dire d’une forme de la maladie provoquée par une souche de bactérie ayant développé une résistance aux antibiotiques de première intention.

Le cas de Vibha est un cas classique de tuberculose résistante aux médicaments. Il y a deux ans, elle a eu une très mauvaise toux qui ne passait pas, et a été soignée par un médecin de son village, dans le Bihar. Après huit mois de traitement, la petite fille ne va pas mieux et la famille décide de déménager à Delhi ; le père de Vibha devient vendeur d’eau dans les rues grouillantes de la ville.

Les ingrédients d’une bonne santé : de l’eau potable et un assainissement de base, par Patricio V. Marquez

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En cette Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, de bonnes nouvelles sont tombées sur le front de la santé publique. Et ces bonnes nouvelles ne viennent pas de l’amélioration des soins aux « malades », elles concernent les résultats d’un investissement crucial qui permet aux gens d’être en meilleure santé et plus productifs, et qui promet une meilleure qualité de vie, surtout aux populations pauvres.

Le rapport UNICEF/Organisation mondiale de la santé 2012 consacré aux progrès en matière d’assainissement et d’alimentation en eau indique en effet que fin 2010, 89 % de la population mondiale, soit 6,1 milliards de personnes, avaient accès à une eau potable améliorée. Cela signifie que la cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) y afférente est atteinte bien avant l’échéance de 2015. En outre, d’après les estimations du rapport, cette proportion atteindra 92 % d’ici 2015.

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