Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Santé, nutrition et population

Des chercheurs travaillent sur les violences subies par les réfugiées syriennes

Bassam Sebti's picture
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En général, c’est avec un bâton ou du fil de fer qu’il la battait. Son corps était couvert de marques de toutes les couleurs : rongé par la disparition de son fils et la perte de son travail à cause de la guerre en Syrie, le mari de Hamada, en pleine dépression, passait sa colère sur la mère de ses enfants.

On le sait : la guerre fait partie des multiples formes de violences auxquelles les femmes sont exposées et, pour certaines réfugiées syriennes, elle ne fait que perpétuer des comportements qui avaient déjà cours dans leur pays ravagé par la guerre : elles ont été battues, contraintes d’avoir des rapports sexuels et obligées de taire ces abus pour ne pas se faire tuer — et cela, par leurs propres époux.

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Ces femmes sans défense ont subi des violences physiques, psychologiques et sexuelles.

Comment gérer ce problème qui ne fait qu’ajouter à la détresse de femmes réfugiées ? 

En collaboration avec l’association Women and Health Alliance International, une équipe de chercheurs s’intéresse aux violences conjugales parmi les réfugiés syriens arrivés à Izmir, en Turquie.

Mobiliser les ressources nationales en faveur de la couverture santé universelle

Ngozi Okonjo-Iweala's picture
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Mujer y bebé en hospital aplicando vacuna
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

En septembre 2015, le monde entier s’est engagé à atteindre 17 objectifs et 169 cibles de développement. Outre l’éradication de la pauvreté, le programme d’action pour un développement durable englobe des questions sociales et environnementales. Des économistes ont estimé que le coût de réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) s’élèverait à plusieurs milliers de milliards de dollars. Les pays, les bailleurs de fonds, les fondations et le secteur privé sont ainsi sollicités pour financer des actions destinées à améliorer la planète dans son ensemble, mais aussi notre santé, l’éducation, la qualité de vie, etc. En résumé, tout ce qui est essentiel à un véritable développement durable. 
 
Cependant, la crise économique mondiale, l’accroissement des migrations et du nombre de réfugiés ont affecté le contexte de l’aide. La question de la mobilisation des ressources nationales s’est ainsi invitée dans de nombreuses réunions internationales et a fait l’objet de multiples discours sur des sujets tels que la santé, l’éducation, l’assainissement, les infrastructures, le changement climatique, etc. Je suis moi-même partisane de la mobilisation des ressources nationales : j’ai été parmi les premiers ministres des Finances à alerter les pays les moins avancés sur le fait que nous devons progresser dans ce domaine, car nous ne disposerons pas du volume de ressources externes nécessaires pour atteindre les ODD. J’avoue toutefois être un peu préoccupée car, dans un contexte de raréfaction des moyens, la mobilisation des ressources nationales est devenue le nouveau mot d’ordre de la communauté du développement. Pourtant, même si les ressources nationales augmentent, chaque acteur doit apporter une attention toute particulière à la justification du choix de ses priorités.

Financement du développement : Bill Gates explique ce qui changera la donne

Donna Barne's picture

Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, avec Bill Gates et Justine Greening. © Simone McCourtie/Banque mondiale

Qu’est-ce qui pourrait changer véritablement la donne face à l’ampleur des défis que nous devons relever dans le monde, de l’élimination de la pauvreté et de la faim à l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants ?

Bill Gates était au siège du Groupe de la Banque mondiale pour tenter de répondre à cette question, dans le cadre d’un débat organisé le dernier jour des Réunions de printemps et consacré aux leviers disponibles pour optimiser l’efficacité des financements alloués au développement.

Les leçons de Carabayllo : la lutte contre la tuberculose impose des choix difficiles

Carlos Ferreyra's picture
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Melquiades, un patient atteint d'une forme aggravée de la tuberculose


À seulement 17 ans, la pauvreté et la tuberculose condamnaient Melquiades Huaya Ore à une mort certaine. Il était si maigre que les médecins pouvaient faire le tour de son bras avec leurs mains, et que l’on voyait ses côtes à travers sa peau.

Melquiades n’avait aucune chance de survivre : il allait rejoindre les rangs des victimes d’une maladie qui cause chaque jour 4 000 décès dans le monde et qui constitue une grave menace pour la santé publique. Dans le monde, 9,6 millions de personnes, dont un million d’enfants, ont contracté la tuberculose en 2014.

Le jeune garçon était atteint de la pire forme de tuberculose, celle qui résiste aux médicaments les plus puissants et les plus efficaces. Il était si malade qu’il avait même du mal à avaler les comprimés.

C’était en 1993. Melquiades vivait dans le district de Carabayllo, une région très pauvre située à une trentaine de kilomètres au nord de Lima, au Pérou.

Là, une petite équipe très motivée, composée d’infirmiers, d’agents de santé communautaires et de médecins (dont l’actuel président du Groupe de la Banque mondiale) a aidé à mettre sur pied une organisation non gouvernementale, Socios en Salud (« partenaires pour la santé »).

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

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En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Les femmes, premières victimes du virus Zika

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 EPA / Percio Campos
Une femme enceinte devant sa maison dans le bidonville de Beco do Sururu, à Recife, au Brésil.
Crédits: EPA / Percio Campos


Depuis le début de l’année et la flambée épidémique du virus Zika, le monde découvre avec effroi ces clichés de bébés atteints de microcéphalie qui font la une des informations. Ces jeunes victimes incarnent le coût humain de cette épidémie, même si le lien de causalité entre le virus et cette maladie congénitale n’est encore formellement établi.

Couverture de santé universelle – l’heure est venue d’agir

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Enfermeras cuidan de los recién nacidos en Freetown, Sierra Leona. © Dominic Chávez / Banco Mundial

 

TOKYO, Japon — En 1961, le Japon a mis en place une couverture de santé universelle, accomplissement exceptionnel pour un pays sortant d’un conflit. Grâce à des services de santé de qualité largement et financièrement accessibles, la santé des Japonais s’est améliorée – ce qui leur a permis de profiter de vies plus longues et plus prospères que les habitants de pratiquement tous les autres pays du monde.

Pourtant, pour des milliards d’autres – en particulier ceux qui vivent dans des pays en développement – les soins de santé, y compris les plus basiques, demeurent hors de portée. Selon les estimations, 65 % seulement de la population mondiale avaient accès à des services de santé de base en 2013. 

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

Santé mondiale : le cancer est-il un domaine négligé ?

Hellen Gelband's picture

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Paul Farmer s’est récemment exprimé dans ces pages (a) sur l'ouvrage Essential Surgery, premier volume publié de la troisième édition du Disease Control Priorities (DCP3), dont huit autres tomes sont à venir. Ce livre sur la chirurgie mettait en lumière, selon lui, un aspect longtemps négligé dans la santé mondiale. Il expliquait ainsi les raisons de ce manque d’intérêt : « L’opinion qui prévalait était que la charge des affections chirurgicales était trop basse, les coûts chirurgicaux trop élevés et la prestation des soins trop compliquée ».

Journée mondiale de lutte contre le sida : une stratégie en 4 points pour juguler l’épidémie

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Cette année, la Journée mondiale de lutte contre le sida est marquée par des progrès remarquables (mais peu médiatisés) dans la lutte contre le VIH et les autres principales maladies infectieuses. Au cours de cette année, les diagnostics et les traitements du VIH ont franchi un cap décisif : des tests de charge virale plus fiables ainsi que des traitements à la posologie moins élevée, moins toxiques mais plus efficaces sont désormais commercialisés à moindre coût. En fait, le prix des médicaments n’a jamais été aussi bas : les traitements génériques de première intention représentent aujourd’hui une dépense annuelle de 95 à 158 dollars par patient, soit une baisse de 60 à 70 % sur la période 2007-2014. Et nous disposons aujourd’hui d’un comprimé combiné, contenant un inhibiteur de la protéase, moins toxique et aussi efficace que de multiples médicaments. Enfin, en Afrique du Sud, les négociations ont permis de faire baisser le prix des tests de mesure de la charge virale à 9,40 dollars.
 
Dans la lutte contre la tuberculose, un secteur où les thérapies et les diagnostics n’avaient pas évolué depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (soit 70 ans !), nous disposons à présent du test Xpert (a) et de nouvelles générations de médicaments mieux tolérés, qui accroissent le taux d’élimination de la résistance aux traitements (près de 80 % contre moins de 50 % précédemment). Des traitements très performants sont également disponibles contre le virus de l’hépatite C, tandis que le laboratoire pharmaceutique Sanofi-Pasteur est en passe de mettre au point un vaccin prometteur contre la dengue.

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