Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Technologies de l’information et des communications

Des données au service du développement : pourquoi il faut investir dans les données, les populations et les idées

Haishan Fu's picture
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Nous savons que la disponibilité de données de qualité sur le développement est fondamentale pour définir des politiques pertinentes, pour répartir judicieusement les ressources et pour assurer l’efficacité des services publics. Malheureusement, alors que les nouvelles technologies permettent d’obtenir toujours plus de données et de les exploiter davantage, il reste beaucoup de zones d’ombre sur la carte mondiale des données.

Faciliter l’accès des femmes et des filles aux carrières scientifiques

Eliana Rubiano-Matulevich's picture

 

L’éducation joue un rôle déterminant pour permettre aux jeunes de réaliser leur potentiel, ce qui exige d’améliorer l’accès à l'éducation à la fois sur le plan quantitatif et qualitatif. À cet égard, l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) est fondamental, non seulement pour répondre aux besoins de main-d’œuvre de demain, mais aussi pour former des chercheurs et des innovateurs qui contribueront à résoudre des problèmes a priori insolubles.
 
La sous-représentation des femmes et des filles dans les filières scientifiques est souvent soulignée, mais les données sur l’accès à l’éducation et sur sa qualité montrent que la situation est plus nuancée qu’il n’y paraît.

La révolution de l’intelligence artificielle au service de la résilience des habitations

Sarah Elizabeth Antos's picture
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Les algorithmes d’apprentissage automatique excellent à traiter des questions fermées qui supposent des réponses par oui ou non. Ils pourront par exemple balayer une quantité massive de données et nous dire si l’utilisation d’une carte de crédit semble frauduleuse ou si telle photo contient un chat. Mais ce n’est pas tout : ils peuvent aussi répondre à des questions complexes et subtiles.

Aujourd’hui, les algorithmes d’intelligence artificielle peuvent détecter plus de 100 types (a) de tumeurs cancéreuses avec une fiabilité supérieure à celle d’un œil humain expérimenté (a). De quoi nous donner des idées : et si l’apprentissage automatique pouvait nous aider à mieux localiser les populations et à en savoir plus sur leur habitat ? Dans les villes à l’expansion galopante et exposées aux catastrophes naturelles, pourrions-nous savoir si le mur d’une maison risque de s’effondrer durant un tremblement de terre ou un toit de s’envoler en cas d’ouragan ?

La Planète des Apps - Rendre les petites exploitations compétitives

Julian Lampietti's picture
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Les applications mobiles (ou « apps ») ont tout révolutionné dans nos vies : la façon de se rendre au travail, de garder le contact avec des amis lointains ou même de faire des rencontres (bien que le consensus ne soit pas encore établi sur cette dernier point). Les apps peuvent-elles être le salut des exploitations agricoles de moins de deux hectares - un groupe qui, de l'avis de beaucoup, risque de connaître le même sort que l'humanité dans le film la Planète des Singes (« Planet of the Apes » en anglais) ?

Assemblées annuelles 2018 : suivez le guide !

Bassam Sebti's picture
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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sont chaque année un rendez-vous incontournable. Du 8 au 14 octobre 2018, retrouvez-nous pour un riche programme d'événements consacrés aux enjeux de l’économie mondiale, du développement et du système financier international. Cap sur Bali, en Indonésie, où se déroule cette nouvelle édition des Assemblées annuelles.
 
Le thème du capital humain occupera une place de premier plan dans les discussions. Les Assemblées feront également la part belle à l’innovation en accueillant pour la première fois de leur histoire une foire technologique, organisée sous l’égide du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et du gouvernement indonésien. 

Préparez votre programme dès maintenant !

L’identification des personnes, clé de voûte du développement : l'expérience du Pérou

Samia Melhem's picture
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C’est en 1995 que les autorités péruviennes ont lancé une campagne d’identification nationale, au lendemain d’une insurrection armée qui avait déchiré le pays et causé la perte ou la destruction des registres d’état civil. Le pays comptait alors un grand nombre de personnes déplacées, et plus de 3 millions d’habitants étaient privés de tout document d’identité. À la suite de ce conflit, le Pérou s’est donc engagé à placer l’identification au rang des priorités nationales. Symbole majeur de réintégration et de réconciliation, le fait de garantir à chaque ressortissant et résident du pays une identification civile revêtait un caractère particulièrement important pour ceux qui en étaient alors dépourvus. Un engagement qui a porté ses fruits, puisque la quasi-totalité de la population péruvienne dispose désormais d’une pièce d’identité. Mais aussi une expérience remarquable dont souhaitent à présent s’inspirer d’autres pays, comme en témoigne notre visite au Pérou le mois dernier, au côté de représentants ivoiriens et guinéens.

Organisée dans le cadre d’un programme d’échanges Sud-Sud mené sous l’égide de l’initiative ID4D du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre était particulièrement de circonstance pour la Côte d’Ivoire et la Guinée : ces deux pays vont en effet inaugurer le Programme ouest-africain d’identité unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI), dont l’objectif est de doter tous les habitants d’une pièce d’identité officielle et de faciliter ainsi leur accès aux services (assurance santé, services bancaires, etc.).  

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

Les compétences numériques ouvrent un monde d'opportunités pour les jeunes

Zubedah Robinson's picture
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Apporter aux jeunes les enseignements et les compétences dont ils auront besoin reste un grand défi mondial. D’abord, parce que plus de 260 millions d’enfants et d’adolescents dans le monde sont encore privés d’école. Et, pire encore, parce que près de 60 % des élèves du primaire dans les pays en développement ne parviennent pas à atteindre le seuil minimal de compétences devant être acquises. Ce défi est aujourd’hui d’autant plus complexe que les nouvelles technologies modifient rapidement les compétences nécessaires pour être compétitif sur le marché de l’emploi et accéder aux débouchés disponibles. Cet enjeu est au cœur de la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale consacré aux mutations de la nature du travail. Dans les régions du monde qui, comme l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne, sont constituées en majorité d’une population jeune, cet enjeu impose d’accorder à l’enseignement des compétences numériques une place de premier plan.

Comment les technologies numériques peuvent-elles transformer le système alimentaire de l’Afrique ?

Simeon Ehui's picture
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Photo: Arne Hoel/Banque mondiale


Il ne fait aucun doute que l’agriculture joue un rôle crucial dans la réalisation des grands objectifs de développement de l’Afrique. Ce secteur est en effet essentiel pour faire reculer la pauvreté, pour permettre la croissance économique et pour promouvoir un environnement durable. Le marché de l’alimentation continue de s’étendre en Afrique. On estime que sa valeur actuelle (300 milliards de dollars) sera multipliée par trois pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. La part de l’agriculture dans l’emploi total est de 60 % en Afrique subsaharienne, et celle du système alimentaire est encore plus élevée : d’après les projections, ce dernier créera entre 2010 et 2025 davantage d’emplois que le reste de l’économie en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Ouganda, en Tanzanie, et en Zambie.

Pourtant, le secteur agricole africain reste confronté à des défis majeurs. Sa productivité est inférieure à celle des autres régions, une personne sur quatre en Afrique subsaharienne souffre de sous-alimentation chronique, et la croissance démographique accentue les pressions qui s’exercent sur le système alimentaire. En outre, on s’attend à ce que l’insécurité alimentaire s’aggrave sous l’effet du changement climatique, qui mettra en péril les cultures et l’élevage. En l’absence de mesures d’adaptation, la production de maïs — l’une des cultures de base en Afrique — pourrait diminuer de 40 % d’ici 2050. À l’évidence, il faut trouver des approches nouvelles si l’on veut transformer l’agriculture et exploiter pleinement son potentiel. 

Une partie de la solution pourrait venir des technologies numériques. Mais comment celles-ci peuvent-elles contribuer à la transformation du système alimentaire africain ?

Sortir du piège du travail informel grâce à la technologie

Kristalina Georgieva's picture
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Women stitch handicrafts at Everest Fashion Fair Craft in Lalitpur, Nepal. © Peter Kapuscinski/World Bank
Des femmes réalisent des travaux de couture à la main lors de l’Everest Fashion Fair Craft à Patan, au Népal. © Peter Kapuscinski/Banque mondiale

Tout le monde parle de la technologie et des changements qu’elle va entraîner dans notre façon de travailler. En réalité, nul ne sait ce qu’il adviendra. La seule certitude est… l’incertitude. Comment, alors, se préparer aux emplois qui n’existent pas encore ?
 
Commençons par ce que nous savons. Le problème le plus critique pour l’avenir du travail, et qui se pose depuis plusieurs décennies, est le grand nombre de personnes vivant au jour le jour d’un emploi occasionnel, sans savoir d’une semaine sur l’autre si elles travailleront. Ces travailleurs ne peuvent pas faire des projets pour l’avenir à un horizon de plusieurs mois — encore moins de plusieurs années — pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. C’est ce que l’on appelle l’économie informelle. Mais comme souvent avec ces termes pseudo-techniques qui érigent des barrières, il est difficile d’imaginer toute la misère à laquelle sont condamnés des millions de travailleurs et les membres de leur famille, dans le monde entier.

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