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Technologies de l’information et des communications

La science de la prestation : apprendre et réussir grâce aux données

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Devant la confusion qui entoure la notion de « science de la prestation », il est important de préciser que cette science n’est en rien une proposition « clef en main » qui repose sur l’idée d’une universalité des solutions. Par ailleurs, elle n’entend pas professer que, sur la foi d’analyses et d’éléments factuels, on aboutit à un résultat garanti.

Il y a quelques semaines, la Banque mondiale et l’Institut coréen de développement (a) ont organisé une conférence mondiale sur la science de la prestation et réuni plusieurs institutions de développement comme la Fondation Gates, la Fondation Grameen (a), l’UNICEF, le Dartmouth Center for Health Care Delivery Science (a) et la mHealth Alliance (a). Nous avons débattu à cette occasion des opportunités et des freins au développement lorsque s’il s’agit de lutter contre l’extrême pauvreté, en nous penchant notamment sur des expérimentations dans le domaine de la santé, sur le rôle de la technologie pour réduire les coûts et optimiser les effets des interventions, et sur la difficulté d’appliquer des programmes pilotes à grande échelle.

La Mauritanie accélère le haut débit en stimulant l’investissement privé

Michel Rogy's picture

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Le ministre des Affaires économiques et du développement mauritanien, M. Sidi Ould Tah, vient tout juste d'apposer sa signature au bas de l'accord WARCIP. Cet acronyme désigne un projet, financé par la Banque mondiale, qui vise à connecter à internet, à très haut débit, l'ensemble des régions du pays, d'ici 2015. Cette signature représente pour moi une nouvelle étape dans la réalisation de ce projet sur lequel je travaille depuis 2 ans maintenant.

En effet, la Mauritanie développe une stratégie afin d'assurer l'accès pour tous ses citoyens à la société de l'information en stimulant l'investissement privé dans le haut débit. Au début des années 1990, conscient de l'importance des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour son avenir, le pays lance une première vague de réformes consistant en la privatisation de l’opérateur Mauritel, l’introduction de la concurrence dans les réseaux mobiles et la création d’une Autorité de Régulation  indépendante.

SMART Rwanda : plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

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Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC du Rwanda

SMART Rwanda : ensemble, plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Le Rwanda poursuit avec détermination l’objectif de devenir une économie et une société de l’information et du savoir, ainsi qu’un pôle régional pour les TIC. Cette ambition, qui figure au cœur de notre « Vision 2020 », est également inscrite dans notre Stratégie à moyen terme de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS II) de même que dans notre Plan stratégique 2013-2018 pour le secteur des TIC.

Un câble pour connecter les Tonga au monde

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Connecter les TongaDes affiches annoncent l’arrivée d’une connexion internet à haut débit dans le centre-ville de Nuku’alofa, capitale du Royaume des Tonga.

Dans les rues du Royaume des Tonga, hoko (« connecter » en tongan) est le mot à la mode ces jours-ci.

Le 17 mai, c’est la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information. Pour célébrer cette date, Nuku’alofa fourmille d’activités : dans la capitale des Tonga, les opérateurs de télécommunications ont déployé leurs affiches, de nombreux adolescents ont auditionné pour incarner le nouveau visage de la campagne marketing pour l’internet, et même le Premier ministre, Sialeʻataongo Tuʻivakanō, a prévu une session publique sur Skype avec des soldats tongans actuellement en poste en Afghanistan.

Dans l'histoire des télécommunications au Royaume des Tonga, 2013 restera une année à marquer d’une pierre blanche. Et pour cause : l'inauguration imminente d'une connexion haut débit par fibre optique dans cette île parmi les plus isolées de la planète a déclenché l’enthousiasme de la population. Cette avancée, qu’une opération soutenue par la Banque mondiale (Projet régional pour la connectivité dans le Pacifique) a rendue possible, relie Fidji à Tonga par une dorsale de 830 kilomètres.

À cette occasion, j’ai interrogé diverses personnes sur leur pratique de l’internet et sur les améliorations qu’apportera le haut débit aux Tonga.

Les Îles Salomon enfin connectées à la téléphonie mobile et à l’internet

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Téléphonie mobile et internet dans les Îles Salomon

Désormais, 54 % des habitants des Îles Salomon ont accès aux télécommunications modernes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message de mon fils de 10 ans m’invitant à devenir son ami sur Facebook : « Salut, maman, ça y est, j’y suis aussi. On peut être amis ? ». À la fois étonnée et inquiète, j’ai d’abord paniqué, sachant tout ce que les réseaux sociaux comportent de risques pour les très jeunes comme lui.

Finalement, nous nous sommes mis d’accord : jusqu’à ses 18 ans, son père pourra accéder à son compte Facebook pour surveiller son activité en ligne. Au premier message inconvenant, de sa part ou de la part d’un de ses contacts, on annule tout. À la réflexion, je pense que nous avons bien fait, puisque les réseaux sociaux peuvent aussi enrichir la vie des enfants.

Mon cas n’a rien d’unique et d’autres familles habitant les Îles Salomon vivent la même expérience. Tout a commencé le jour où la téléphonie mobile a pris son essor, avec l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence. C’était il y a cinq ans. Le quotidien de l’îlien moyen en a été bouleversé. Avant, seuls les cadres d’entreprise et les hauts responsables publics possédaient un téléphone portable ou avaient accès à ce type de services. C’était un luxe que seuls les riches et les puissants pouvaient s’offrir — quand bien même la technologie existait sur l’archipel depuis la fin des années 1990. Du fait de la structure monopolistique du secteur à l’époque, ce service coûtait en effet affreusement cher et n’était accessible qu’à une fraction de la population (11 %, soit 65 000 personnes).

Utiliser les infrastructures fibres optiques alternatives pour rendre plus accessible le haut débit en MENA

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Les réseaux dorsaux terrestres (« backbones ») de fibres optiques sont stratégiques pour la compétitivité des territoires et l’implantation des entreprises dans certaines régions. De nombreuses études montrent en effet qu’il y a une très forte corrélation entre le degré de diffusion du haut débit dans un pays et la croissance, la création d’emplois et l’amélioration du niveau de vie. Plus les réseaux backbones terrestres seront capillaires et sécurisés, plus la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA) sera attractive pour les entreprises.

Or, si elle est effectivement bien desservie par les câbles sous-marins intercontinentaux, ce sont les réseaux dorsaux terrestres qui viennent à y manquer. Tous les territoires à l’écart des grandes villes n’ont pas accès de manière généralisée et dans de bonnes conditions à l’internet haut débit. Un tel décalage renforce le risque d’une nouvelle fracture numérique.

3, 2, 1, Hackez !

Par l'équipe du Hackaton

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Après des mois de préparation, voici enfin le week-end du Hackathon pour l’assainissement

Dans des dizaines de pays aux quatre coins du monde, spécialistes de l’informatique et experts de l’assainissement vont unir leurs forces dans un brainstorming intensif et un « marathon de programmation » ! L’enjeu pour eux ? Développer des applications innovantes pour trouver des solutions aux grands problèmes d’assainissement auxquels est confrontée la planète.

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

Rachel Kyte's picture

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Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.

Conférence sur l’ouverture des données publiques : retour sur le discours d'ouverture de Jim Yong Kim

Donna Barne's picture

Le libre accès aux données est au cœur de la lutte contre la pauvreté et du développement : c’est le message qu’il faut retenir aujourd'hui au terme de la Conférence internationale sur l’ouverture des données publiques qui s'est tenue du 10 au 12 juillet à Washington.

Le nouveau président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a accueilli des centaines d’experts et de partisans du libre accès aux données sur le lieu de la conférence, mais également sur le web. Dans son message d’accueil, il s’est réjoui que le libre accès aux données soit « véritablement devenu une préoccupation d’ordre international » depuis que la Banque mondiale a commencé à rendre ses données accessibles gratuitement au public en 2010.

10 tendances des technologies appliquées à l’éducation dans les pays en développement

Par Michael Trucano, avec Robert Hawkins et Carla Jimenez 

 

La littérature ou les discours consacrés aux « tendances émergentes » de l’utilisation des technologies dans l’éducation sont avant tout destinés à ceux qui vivent dans des pays industrialisés ou des zones urbaines riches, et elles reposent largement sur ce qui se pratique dans ces régions du monde. Notre travail à la Banque mondiale nous permet de creuser la question du recours pédagogique aux TIC dans des contextes multiples. Nous avons la chance de rencontrer de nombreux acteurs de qualité qui proposent et font vivre des initiatives enthousiasmantes dans des zones auxquelles les médias internationaux ne s’intéressent pas forcément toujours (à l’image de ces « innovations à la marge » évoquées dans un billet précédent, en anglais).

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