Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

Protection sociale et main-d`œuvre

En quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents ? #InheritPossibility

Venkat Gopalakrishnan's picture
Cette page en : العربية | English | Español | 中文


Participez à notre campagne sur l'évolution de la situation économique d'une génération à une autre. Racontez-nous : en quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents quand ils avaient votre âge ? Et comment voyez-vous la vie de vos enfants et les possibilités qui leur seront offertes par rapport à celles dont vous avez hérité ? Dans quelle catégorie socio-économique vous situez-vous ? Cette position diffère-t-elle de celle de vos parents ?

Yunus possède un magasin de tissus à Blantyre, au Malawi. La boutique est dans la famille depuis trois générations. Pour Yunus, les affaires marchent bien, mais les services essentiels, comme l’électricité et l’eau, sont plus chers qu’à l’époque de son grand-père et de son père. Il reste néanmoins optimiste.

Marija Bosheva étudie l’agriculture à l’établissement d’enseignement technique et professionnel Gjorce Petrov à Kavadarci, une ville de 38 000 habitants dans le sud de la Macédoine. Comme de nombreux élèves de son âge, elle suit des cours d’histoire, de mathématiques, de biologie et de chimie. Mais, contrairement à la plupart, elle apprend également l’œnologie...

Racontez-nous votre expérience. Envoyez-nous votre témoignage en utilisant le hashtag #InheritPossibility ou en commentant ce message sur Facebook.

À quoi tiennent les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes en Europe ?

Gabriela Inchauste's picture
Dans tous les pays européens, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. Des données sur les femmes qui travaillent à temps complet dans 30 pays montrent que leur salaire horaire devrait augmenter de 19 % en moyenne pour égaler celui des hommes. Ainsi, en France, où l’écart est proche de la moyenne régionale, leur salaire devrait passer de 584 euros à 697 euros pour une semaine de 40 heures. Dans certains pays, l’écart est encore plus marqué : en 2015, il pouvait représenter un tiers du salaire des femmes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas la Scandinavie qui affiche les inégalités les plus faibles, mais la Croatie, la Grèce et la Belgique, où une hausse de 12 % suffirait à combler l’écart. Et la situation n’évolue que très lentement. Sur une période de cinq ans, l’écart ne s’est réduit que dans 10 des 30 pays européens examinés. Dans certains pays, l’écart s’est creusé au cours des cinq dernières années, notamment en Pologne, en Bulgarie, en Lituanie et en France, où il a été multiplié par deux.

 
 

Vers une économie interconnectée et inclusive

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español


L'automatisation ou robotisation éveille notre imagination, mais simultanément notre inquiétude grandit quant au très grand nombre d’emplois qui seraient menacés de disparition rapide.

Les technologies disruptives peuvent aussi générer de nouvelles formes d’emplois, comme en témoigne la version provisoire de l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde. La publication en préparation, intitulée The Changing Nature of Work, souligne que la robotisation a entraîné plus de créations que de suppressions d’emplois au XXe siècle. Cette capacité de la technologie à radicalement bouleverser nos modes de vie, de travail et d’organisation est au cœur des questionnements du Groupe de la Banque mondiale : comment faire évoluer les compétences et les savoirs d’aujourd’hui pour créer les emplois de demain ?

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español
Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Quel est le coût d’un emploi créé ?

David Robalino's picture
Cette page en : 中文
Cette page en : English | Español 
Un investissement de 10 millions de dollars permet de créer à peine quelques centaines d’emplois directs. / Photo : Nugroho Nurdikiawan Sunjoyo / Banque mondiale (Yogyakarta, Indonésie)


La création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité est au cœur des activités de la Banque mondiale, et c’est aussi l’objectif de la quasi-totalité des pays, qu’ils soient développés ou en développement. Mais bien souvent, le débat se focalise sur le coût et l’efficacité des programmes et projets de création d’emplois.
 
J’ai récemment participé à une discussion portant sur un projet de développement visant à créer des emplois. L’un des intervenants était opposé à ce projet, jugeant trop élevé le coût par emploi créé : « plus de 20 000 dollars par emploi », un chiffre qu’il comparait aux coûts nettement plus faibles (de 500 à 3 000 dollars) qui sont généralement associés aux programmes actifs du marché du travail (formation, aide à la recherche d’emploi, subventions salariales ou grands travaux publics).
 
Mais quelle réalité se cache derrière ces chiffres ?

Savoir enseigner des compétences

Paula Villaseñor's picture

Alors que l’éducation a connu une formidable expansion à travers le monde, le sujet des compétences acquises à l’école fait désormais partie des priorités des acteurs du secteur, voire souvent leur priorité absolue. Les décideurs ayant compris qu’allongement de la scolarité ne rime pas forcément avec progrès sur le plan des apprentissages, du développement des compétences ou de la croissance économique, la plupart des pays ont commencé, surtout depuis le tournant du siècle, à engager des réformes pour une éducation axée sur les compétences. Étonnamment, cela n’a pas induit d’amélioration systématique des acquis scolaires ou, du moins, au rythme attendu. D’où cette question évidente : comment enseigner concrètement les compétences dans chaque classe pour que les plans conçus par les autorités éducatives produisent effectivement des résultats quantifiables chez chaque élève ?
 
Malgré les innombrables études sur les politiques de développement des compétences, la plupart s’attachent à avancer des recommandations pour identifier les lacunes et déployer des stratégies au niveau global. Les éléments concrets sur les mesures à prendre pour garantir le développement des compétences dans les écoles sont malheureusement plus rares. Pour moi qui ai eu à conduire un vaste programme de développement des compétences, je sais d’expérience qu’une étape incontournable consiste, même si cela peut paraître une lapalissade, à définir aussi précisément que possible les compétences qui seront enseignées et donc à consacrer suffisamment de temps à ce processus.
 

Droit au travail : une condition nécessaire mais pas suffisante de l’accès des réfugiés à l’emploi formel

Kirsten Schuettler's picture
Cette page en: English

Pour que les réfugiés puissent devenir autonomes, reconstruire leur vie et mener une existence digne, il est indispensable qu’ils puissent travailler et s’insérer sur le marché du travail. C’est pourquoi les articles 17 à 19 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés garantissent à ces derniers le droit d’exercer une profession salariée, non salariée et libérale.

Mais qu’en est-il dans la pratique ? Une étude réalisée par Héloïse Ruaudel et Roger Zetter pour le KNOMAD (Partenariat mondial pour les connaissances sur le développement et les migrations) (a) se penche sur 20 pays qui accueillent 70 % des réfugiés dans le monde, afin d’examiner le rôle et l’incidence des principaux déterminants du droit au travail et de l’accès au marché de l’emploi : la législation sur les réfugiés et l’emploi, les politiques et les pratiques qui facilitent ou au contraire entravent le droit à travailler, et les facteurs socioéconomiques qui influent sur l’accès réel au marché du travail. Les études de cas nationales ont été revues par des équipes de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Avons-nous progressé sur la voie de la mobilité durable ?

Nancy Vandycke's picture


Hélas, pas vraiment. La mobilité durable est restée à quai. Pour répondre à la demande de transport de personnes et de marchandises dans le monde, nous hypothéquons de plus en plus l’avenir des prochaines générations.
 
Tel est le verdict du rapport sur la mobilité dans le monde qui vient de paraître, première étude du genre à évaluer le secteur du transport et les progrès effectués pour parvenir à une mobilité durable à l’échelle planétaire.
 
Ce rapport est la première réalisation d’envergure de l’initiative en faveur de la « mobilité durable pour tous »  — ou « Sum4All » selon son acronyme en anglais —, un partenariat mondial multipartite proposé l’an dernier au Climate Action Summit des Nations Unies qui se donne pour objectif de bâtir un avenir où la mobilité sera durable. La publication de cette étude apporte un éclairage bienvenu sur un secteur souvent négligé par la communauté internationale, mais essentiel à l’inclusion sociale, la santé, le changement climatique et l’intégration mondiale.

Moyen-Orient, version 2.0

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | العربية | Español


Regardons la réalité en face. La région Moyen-Orient et Afrique du Nord connait une actualité brûlante, parfois au sens propre du terme. Autrefois berceau de civilisation, cette région qui a vu naître tant d’inventions devenues indispensables a fini par perdre son aura sous la pression des conflits et d'autres sources de fragilité. Pourtant, aujourd’hui, une lueur d'espoir et de changement ranime le feu sous les cendres, un changement qui, peu à peu, transforme la sinistre réalité en un avenir rayonnant.
 
Quand j’ai fui la guerre et l’Iraq en 2006, la région me semblait promise à des jours bien sombres. De fait, au fil des années, les États se sont effondrés les uns après les autres, tels des dominos, transformant les territoires et leurs habitants. Onze ans plus tard, me voici, contre toute attente, le témoin de ce que jamais je n’aurais pensé voir de mon vivant : une renaissance du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
 
J’ai récemment participé au Forum économique mondial du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (a), au bord de la mer Morte, en Jordanie. Cette année, le comité organisateur du Forum et la Société financière internationale (IFC) — l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé — se sont associés pour réunir 100 start-up arabes à la pointe de la quatrième révolution industrielle.
 
L'atmosphère était chargée d'ondes positives. Aucune négativité, aucun défaitisme. Mais, au contraire, une nouvelle sensation d’optimisme, d’enthousiasme, de soif de changement. Et surtout, un désir de conduire la région vers un avenir régénéré, délesté des conflits et du pessimisme habituels.

Pages