Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Lois et réglementations

Secteur des transports : une féminisation en marche, mais encore insuffisante

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À partir du mois de juin, 9 millions de femmes (a) pourront prendre le volant en Arabie saoudite, après l’annonce, en septembre 2017, de la levée de l’interdiction de conduire dont elles faisaient l’objet. Alors que l’attention internationale s’est focalisée sur le cas extrême de l’Arabie saoudite, on oublie que, dans plusieurs pays du monde, certains emplois de conducteurs sont interdits aux femmes. Dans sa dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit, la Banque mondiale recense ainsi 19 pays dans lesquels le travail des femmes dans le secteur des transports est soumis à des restrictions qui ne s’appliquent pas aux hommes.
 
Dans des pays comme le Belize, la Dominique et le Nigéria, les femmes ne peuvent pas travailler dans le transport de marchandises ou de personnes la nuit — une interdiction qui trouve probablement son origine dans des lois remontant à l’époque coloniale et reposant sur des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) aujourd’hui dépassées. Dans la Fédération de Russie, comme au Bélarus, au Kazakhstan et en Ouzbékistan, nombre d’emplois dans les transports sont inaccessibles aux femmes. Dans ces pays, les métiers de conducteur de train, de poids lourd, de métro ou de bus ne se conjuguent pas au féminin.

Pourquoi est-il important de réformer des lois discriminatoires ?

Inclusion financière : 3 pistes pour combler le fossé entre hommes et femmes

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Grâce à son empreinte biométrique, Marie Hortense Raharimalala peut s'identifier et accéder à des services financiers. Antananarivo, Madagascar.

 
En 1987, toute juste inscrite à la LSE, j’ouvrais mon premier compte en banque. Grâce à cet acte apparemment anodin, j’allais devenir l’unique responsable de la gestion de mon budget, de mes dépenses et de mes choix financiers. En un mot, je devenais maître de mes décisions. 

Mais, pour plus de 980 millions de femmes dans le monde, cette liberté financière reste encore aujourd’hui hors de portée. Et le plus inquiétant est que la situation ne semble pas s’améliorer : d’après notre base de données Global Findex, si le nombre de femmes détentrices d’un compte augmente, un écart tenace de 7 points continue de séparer les deux sexes depuis 2011.

Tous alliés pour la cause LGBTI : une question de solidarité, mais aussi un impératif pour la prospérité partagée

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
 Banque mondiale)

Le 17 mai, nous célébrons la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT) aux côtés de toutes les personnes, familles et organisations engagées dans cette cause.

Cette célébration annuelle doit agir, sur nous tous, comme une piqûre de rappel : les enjeux de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre revêtent une importance capitale pour le développement durable. Pourquoi ? Parce que ces enjeux sont au cœur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’inclusion sociale. Et parce qu'ils occupent une place clé dans nos objectifs d’élimination de la pauvreté et de partage de la prospérité. 

Pour les milliards de personnes privées de droits fonciers, la révolution technologique est porteuse d’espoir

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Urbanisation galopante, changement climatique, résilience aux catastrophes naturelles, inclusion sociale… L’équation du développement se complexifie toujours plus et nombre de ses enjeux sont étroitement liés au foncier et à son utilisation. Les solutions qui nous permettront de relever ces défis et de faire en sorte que les individus et les communautés soient en mesure de jouir pleinement de leurs terres passent par un préalable : l’identification cohérente, fiable et accessible des droits fonciers.

En dépit des progrès réalisés ces dernières décennies, les registres fonciers demeurent compartimentés et lacunaires dans de nombreux pays en développement. Moins de la moitié des pays dans le monde (et à peine 13 % des pays d’Afrique) ont enregistré ou cadastré les biens fonciers privés de leur capitale ; au-delà de cet espace, la proportion est encore moindre. Par ailleurs, la terre publique ne donne souvent lieu à aucun enregistrement. Moins d’un tiers des pays — et deux pays africains seulement (le Rwanda et l’Afrique du Sud) — ont des registres numériques qui sont la clé d’une gestion territoriale plus efficace et indispensable pour faire face à un rythme d’urbanisation sans précédent et aux enjeux environnementaux. L’absence généralisée de formalisation est tout particulièrement susceptible d’exposer les femmes et d’autres populations vulnérables à l’insécurité et à la privation de leurs droits.

L’impôt au service des ODD

Jan Walliser's picture
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Groupe de la Banque mondiale


La fiscalité joue un rôle clé dans la mobilisation et l’affectation des ressources intérieures nécessaires à la fourniture de services publics essentiels et, plus largement, à l’atteinte des objectifs de développement des gouvernements.

L’évasion fiscale et les paradis fiscaux ont fait la une des journaux dernièrement. Si ces phénomènes constituent un réel obstacle à la justice fiscale, elles ne doivent pas occulter l’énorme travail qu’il faut entreprendre pour aider les pays à améliorer leurs politiques fiscales, et pour que celles-ci soient appliquées efficacement par une administration structurée et compétente.

Doing Business suscite des critiques erronées

Shanta Devarajan's picture
J’accepte volontiers les critiques et les commentaires à propos du rapport Doing Business — et, au demeurant, au sujet de tout autre produit de données ou de recherche de la Banque mondiale. Les récents billets de Justin Sandefur et Divyanshi Wadhwa sur les travaux de Doing Business consacrés au Chili et à l’Inde ne me paraissent toutefois ni instructifs ni utiles. En 2013, les auteurs d’une évaluation externe de Doing Business avaient recommandé, entre autres, d’élargir la gamme d’indicateurs pour mieux faire apparaître les obstacles entravant l’activité des entrepreneurs et accroître l’exhaustivité de Doing Business comme outil de comparaison au profit de la réglementation des entreprises. En conséquence, des indicateurs portant sur les différences entre les sexes, la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et le « commerce transfrontalier » ont été soit ajoutés à la série d’indicateurs existants, soit sensiblement remaniés. Ces modifications ont été adoptées à l’issue de vastes consultations avec des universitaires et des représentants des autorités nationale ainsi qu’avec des membres du personnel, de la direction et du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale. En raison de ces importants changements de méthodologie, nous avons déconseillé de comparer les classements au cours de l’année de la révision : un tel exercice serait revenu à comparer des pommes et des oranges. En outre, il aurait été impossible de comparer la même batterie d’indicateurs sur une période de deux ans, car les données nécessaires n’existaient tout simplement pas. Avant 2015, par exemple, la série d’indicateurs de Doing Business portant sur le commerce transfrontalier évaluait entre autres la quantité de pièces justificatives nécessaires pour satisfaire aux contrôles douaniers. Ce type d’information n’étant plus inclus dans la série d’indicateurs, les données correspondantes ne sont plus recueillies.

Commerce illégal des espèces sauvages : faire appliquer la loi pour y mettre fin

Simon Robertson's picture
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Partout dans le monde, les animaux sauvages vivent sous la menace d’être abattus ou capturés vivants. Les « marchandises » faunistiques — qu’il s’agisse d’une défense d’éléphant, d’une corne de rhinocéros ou d’oiseaux et de reptiles vivants — sont acheminées illégalement par des réseaux internationaux bien organisés qui les écoulent partout où des consommateurs sont prêts à débourser des sommes élevées pour les acquérir.

Au fil des ans, les experts ont chiffré ce commerce illicite, devenu une véritable industrie, à plusieurs milliards de dollars (PNUE INTERPOL 2016). Face à des perspectives de gains colossaux pour un risque de sanctions relativement faible, les groupes criminels organisés se sont engouffrés dans les brèches de la législation et profitent de la faiblesse des systèmes judiciaires et des capacités de répression. S’appuyant sur des stratagèmes sophistiqués, ils parviennent à s’adapter rapidement à l’évolution du contexte pour préserver leurs chaînes d’approvisionnement — et grâce à un réseau complexe de braconniers, d’exploitants forestiers illégaux, d’intermédiaires, de trafiquants, de transporteurs et de négociants, ils conservent une longueur d’avance sur les agents chargés de faire appliquer la loi. Mais ce trafic illicite ne se limite pas aux groupes organisés. Il résulte souvent d’une activité à petite échelle pour satisfaire des demandes locales ou des besoins personnels.

Ces activités criminelles entraînent des dommages irréparables pour les écosystèmes et menacent certaines espèces sauvages d’extinction.

Comment renforcer l’application de la loi sur le terrain face à ce commerce illégal des espèces sauvages ?​
 
Source : Secrétariat de la CITES

Ne laisser personne pour compte : 1,1 milliard de personnes sans titre d’identité

Vyjayanti T Desai's picture
Photo : Daniel Silva Yoshisato.

On estime que 1,1 milliard de personnes dans le monde ne peuvent pas prouver officiellement leur identité , selon l’édition 2017 de la série de données ID4D (Identification for Development) de la Banque mondiale.

Avoir un titre d’identité est capital

Comment justifier de son identité dans la vie quotidienne ? Imaginez que vous essayiez d’ouvrir votre premier compte bancaire, de faire valoir vos droits à l’assurance maladie ou de vous inscrire à l’université, mais que vous n’ayez pas de titre d’identité : vous constaterez que votre qualité de vie et vos opportunités seront extrêmement limitées… Avoir une pièce d’identité officielle est un élément capital : c’est le sésame pour accéder à de nombreux droits, mais aussi à des services essentiels (santé, éducation, finance…). Selon les toutes dernières estimations du Groupe de la Banque mondiale, ce problème touche environ 1,1 milliard de personnes à l’échelle planétaire. 

À qui profite l’économie du partage en Europe ?

Hernan Winkler's picture
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Photo: SkyPics Studio/Shutterstock

L’économie collaborative reste un domaine peu documenté mais une étude récente fait état de l’augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires réalisé par Uber, Airbnb et autres plateformes de partage. Jugez plutôt : les revenus générés par l’ensemble de ces acteurs au sein de l’Union européenne (UE) sont passés de 1 milliard d’euros en 2013 à 3,6 milliards en 2015 (a). Et, si ce secteur ne représente aujourd’hui que 0,2 % du PIB de l’UE, les dernières estimations indiquent une progression rapide et soutenue.
 
Cette information est loin d’être anodine. L’économie du partage peut, en effet, permettre de gagner en efficacité et d’améliorer la qualité de vie de nombreux Européens, mais elle est aussi susceptible de provoquer des déséquilibres majeurs.  

Trois choses à savoir sur la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
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Le 17 mai est l'occasion de célébrer la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

Pourquoi s’intéresser à cette journée ? Parce que les questions d'orientation sexuelle et d'identité de genre sont importantes pour le développement.

Voici les trois choses à savoir sur le sujet. 
 
Premier enjeu : En finir avec toutes les discriminations.  

Même si l'on assiste depuis une vingtaine d'années à des avancées juridiques et sociales, les personnes LGBTI continuent de faire l'objet de discriminations et de violences généralisées. Dans certains pays, elles risquent même la mort.  

Il est question ici de vos amis, vos frères ou sœurs, vos camarades de classe, vos collègues... 

Le principe, c’est de traiter l’autre comme on aimerait être traité.

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