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Pauvreté

Vous voulez participer au mouvement qui permettra de mettre fin à la pauvreté? C’est le moment d’agir !

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Vous vous rappelez de cette question que l’on vous posait tout le temps quand vous étiez enfant : « Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? ». Et vous vous souvenez de la réponse ? Êtes-vous devenu la personne que vous rêviez d’être ?

La plupart d’entre nous aspirons à vivre pleinement nos vies, à développer nos talents, à changer le monde à notre façon. Et parfois nous avons du mal à trouver notre place dans ce monde qui nous dépasse. Mais, comme le souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, les mouvements qui sont parvenus à changer le monde ont souvent été lancés au début par une poignée d’individus mus par une volonté commune. Il en a été ainsi du combat pour trouver comment traiter le sida, de la promotion des droits de l’homme ou de la défense de l’égalité des genres.
 

En quoi consiste le développement ? À aider les pauvres pour s’aider soi-même

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Ce billet fait partie d’une série de textes dans lesquels des leaders d’opinion membres du programme LinkedIn Influencers présentent leur secteur d’activité et dessinent son avenir. Consulter tous les billets de blog (a).

Beaucoup associent, à tort, mon domaine d’activité à de la bienfaisance en faveur des pauvres. Il ne s’agit pas de dénigrer les organisations caritatives : elles accomplissent un travail louable et généreux. Mais le développement va au-delà de la philanthropie et son importance pour l’économie mondiale est bien plus grande qu’on ne le pense.

Après la crise financière de 2008-2009, ce sont les pays en développement qui, grâce à leur croissance alerte, ont contribué (à hauteur de 50 % environ) à redonner des couleurs à l’économie mondiale. Aujourd’hui par exemple, une bonne moitié des exportations des États-Unis partent vers les marchés émergents et les économies en développement. Où l’on voit que le développement économique mondial peut aussi améliorer vos bénéfices…

Le gaspillage alimentaire : un problème plus grave qu’il n’y paraît

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Voici un chiffre qui devrait nous mortifier : nous gâchons plus d’un tiers de la nourriture produite dans le monde. Cela représente entre 400 et 500 calories par personne et par jour pour les pays en développement, et jusqu’à 1 500 calories dans les pays développés.

Comment accepter un tel gaspillage, quand on sait que 842 millions d’êtres humains — dont 98 % vivent dans des pays en développement — ne mangent toujours pas à leur faim ?
Concrètement, les causes de ce dysfonctionnement ne sont pas partout les mêmes : dans les pays en développement, elles tiennent aux modes de production ou d’acheminement vers les marchés, parce que les opérateurs n’ont pas les infrastructures ou les installations de stockage adaptées ; dans les pays riches, il faut plutôt incriminer la grande distribution ou les consommateurs eux-mêmes.
Réagissons. Chacun de nous, dans chaque pays, peut et doit gaspiller moins d’aliments et contribuer ce faisant à la lutte contre la pauvreté (a) et la faim.

Les enjeux sont considérables : un individu qui ne consomme pas les bonnes calories ne peut pas mener une vie active, épanouissante et productive. Près de 2 milliards d’êtres humains présentent des carences en micronutriments, ces vitamines et minéraux indispensables pour le développement physique et intellectuel. Comment un enfant ou un adulte sous-alimenté pourrait-il déployer tout son potentiel, s’extraire de la pauvreté et participer au développement de son pays ?

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

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Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Ce que j'ai appris en construisant des logements collectifs à Port-au-Prince

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Cosntruire des logements collectifs à Port-au-PrinceDelmas 32 est un réseau complexe d'allées étroites, qui se caractérise par des logements épars et des constructions de fortune. Cette collectivité se remet, lentement mais sûrement, du tremblement de terre de 2010, et les gros tas de sable, de gravas, de briques et de fers à béton qu'on voit pousser un peu partout rappellent constamment toute l'étendue de la tâche restant à accomplir.

Pour nous, reconstruire Delmas 32 constitue une opportunité de montrer qu'il est possible de transformer un taudis situé au cœur de l'une des villes les plus pauvres du monde en quelque chose de sensiblement différent : une collectivité prospère et durable. Pour ce projet, la solution que nous avons retenue a été de construire des bâtiments à plusieurs étages destinés à accueillir des logements collectifs, partagés entre plusieurs propriétaires.

Mobiliser les financements en faveur du climat pour construire un avenir résilient et sobre en carbone

Rachel Kyte's picture

Ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie. © UNClimateChangeLe super-typhon Haiyan qui vient de s’abattre sur les Philippines, détruisant tout sur son passage et faisant des milliers de victimes, nous a donné un aperçu de ce qui nous attend dans un monde soumis à des phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes.

Les scientifiques nous alertent depuis des années sur les conséquences du réchauffement planétaire, responsable de conditions climatiques de plus en plus dévastatrices. Leurs preuves ont fait entrer le changement climatique dans notre horizon de planification et nous sommes les témoins directs de ses répercussions. Et, à moins de réagir vite, nous devons nous attendre à une multiplication de ce type d’événements violents qui perturbent la vie de millions de personnes.

Varsovie accueille en ce moment la conférence des Nations Unies sur le climat et les négociateurs qui y participent s’emploient précisément à accélérer cette réaction à l’échelle mondiale.

L’équation est plus simple qu’il n’y paraît : nous devons fixer le juste prix pour les émissions de gaz à effet de serre, assurer l’arrivée des financements nécessaires et intervenir là où les besoins sont les plus impérieux. Mais pour dimensionner correctement cette ambition collective, nous avons besoin de volonté politique — pour nous-mêmes et pour les populations des Philippines, des îles du Pacifique et des régions littorales d’Afrique et des Caraïbes, très vulnérables.

Des subsides en liquide !

Shanta Devarajan's picture
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Ce post de blog a été initialement publié, en anglais, sur Future Development

Un excellent article (a) est paru cette semaine dans le journal The Economist sur la pertinence, pour la lutte contre la pauvreté, des transferts en espèces (conditionnels ou non) versés aux plus démunis. Disant de cet article qu'il s'agissait sans doute du « meilleur traitement journalistique de ce sujet », Chris Blattman (a), l'un des chercheurs dont les travaux ont apporté de l'eau à ce moulin, souligne avec regret le fait que ce genre de papier ne suscite généralement aucun intérêt de la part du comité Pulitzer. Quoi qu’il en soit, l’idée en question présente un immense potentiel pour changer les choses.

Transferts de fonds - réduire la pauvrete actuelle et futureIl est établi (a) depuis un certain temps que les allocations versées aux parents à la condition qu’ils envoient leurs enfants à l'école ou chez le médecin améliorent concrètement les résultats en matière de santé et d'éducation. Plus récemment, des études (a) ont montré que les transferts en espèces non conditionnels pouvaient avoir les mêmes effets. Les travaux (a) de Chris Blattman démontrent qu'il est financièrement plus fructueux de donner de l'argent aux jeunes inactifs pour qu’ils développent un projet plutôt que d'utiliser ces fonds pour leur proposer des cours de formation professionnelle.

Prospérité partagée : sommes-nous encore dans l’incantation ?

Jaime Saavedra-Chanduvi's picture

 sommes-nous encore dans l’incantation ? © Li Wenyong/Banque mondiale
La croissance peut-elle nous sortir du drame de la pauvreté ? À vrai dire, une grande partie du recul de la pauvreté observé depuis dix ans lui est attribuée. Et la corrélation entre croissance et augmentation du revenu est très élevée : selon un récent article signé notamment par David Dollar, les revenus des pauvres augmentent en moyenne au même rythme que les revenus de l’ensemble de la population. Depuis des années, on entonne la même antienne : pour peu que les économies croissent, la pauvreté reculerait. On convoque alors l’exemple de la Chine, dont la croissance spectaculaire a entraîné un recul marqué et durable de la pauvreté, ou celui du Chili qui, à force de croissance soutenue, a su ramener le taux de pauvreté extrême sous la barre des 10 %.

La pauvreté au cœur de l’interview de Jim Yong Kim par Richard Quest (CNN)

Donna Barne's picture
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Richard Quest, de CNN, pendant la discussion avec Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale

L’ambiance matinale est bon enfant, à quelques minutes de la diffusion en direct et dans le monde entier de leur entretien. Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et Richard Quest, de CNN, plaisantent agréablement. Mais dès que les deux hommes abordent la question de la lutte contre l’extrême pauvreté, le sérieux reprend le dessus. L’enjeu est de taille : pour tenir l’objectif fixé pour 2030, il va falloir réduire de moitié le taux actuel (de 18 %) à l’horizon 2020.

Soyons la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté !

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Vous aurez peut-être du mal à le croire mais c’est un fait : la pauvreté extrême recule. En 1990, 43 % des habitants des pays en développement vivaient avec moins de 1,25 dollar par jour. Actuellement, ce taux est passé sous la barre des 20 %. De deux choses l’une : soit nous en restons là, satisfaits de ce résultat, soit nous persévérons sur cette dynamique, avec à la clé une réelle occasion de mettre fin à l’extrême pauvreté en une génération : la nôtre.

Le Groupe de la Banque mondiale a fait de ce défi son objectif majeur pour 2030. Ses 188 pays membres ont avalisé cet objectif et, pour y parvenir, nous travaillons en étroite concertation avec ces États, ainsi qu’avec le secteur privé, les groupes de la société civile et d’autres organisations internationales. Mais ce n’est pas tout : nous comptons sur votre aide à tous. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, par le biais de l’éducation, de l’expression politique ou de l’action collective. À nous d’enclencher un mouvement planétaire, une vague de fond des citoyens du monde entier, tendus vers le même but : faire de notre génération celle qui mettra fin à l’extrême pauvreté.

Zéro pauvreté en 2030

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