Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Pauvreté

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
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Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

IDA-18 : un démarrage en force porté par une demande à la hausse

Axel van Trotsenburg's picture
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Voilà maintenant un an que nous mettons en œuvre IDA-18, le cycle de financement triennal correspondant à la 18e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Cette première année a marqué un démarrage en force pour l’IDA, puisque ses engagements ont atteint 24 milliards de dollars, soit deux fois plus que le montant moyen engagé sur la même période pour IDA-15 et IDA-14. Ce chiffre est supérieur de 40 % à celui enregistré en moyenne la première année d’IDA-16 et IDA-17.

Cette hausse s’explique en partie par les nouvelles modalités de ce nouveau cycle de financement, le G20 et la communauté internationale ayant appelé le Groupe de la Banque mondiale à innover par tous les moyens possibles pour contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Et, en dépit d’une conjoncture mondiale extrêmement difficile, nos bailleurs de fonds se sont engagés à apporter 27 milliards de dons pour permettre à l’IDA de fournir 75 milliards de dollars à ses pays clients sur le cycle 2018-2020. 

Nouvelles études sur le rôle de l’agriculture dans la réduction de la pauvreté : cinq conclusions à retenir

Luc Christiaensen's picture
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Agriculteurs au Cambodge – Photo : Chor Sokunthea / Banque mondiale

Dans la communauté du développement, il est aujourd’hui largement admis que la mise en place d’une agriculture productive est cruciale pour la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Il n’en a pas toujours été ainsi. Avant que n’éclate la crise des prix alimentaires de 2008, nombre de professionnels du développement, de responsables publics et d’économistes mettaient en effet en doute la capacité de l’agriculture à jouer encore ce rôle, en particulier en Afrique. Cet « agro-pessimisme », apparu dans les années 90 et 2000, a donné lieu à une baisse de l’intérêt des politiques publiques et des investissements pour ce secteur. Les épisodes de flambée des prix alimentaires de 2008 ont ensuite conduit à la prise de conscience qu’il fallait agir davantage pour renforcer l’agriculture dans les pays en développement.

De nos jours, les cours mondiaux des produits alimentaires sont encore supérieurs de 70 % aux niveaux antérieurs à la crise (ou de 40 à 50 % en termes réels), tandis que l’environnement commercial et institutionnel est bien plus favorable à agriculture. En Afrique, les revenus ont cependant progressé, la pauvreté a reculé, et l’urbanisation a gagné du terrain. Dans ce contexte, quelle est l’incidence de l’agriculture sur la réduction de la pauvreté aujourd’hui ? Et quel bilan tirer du traitement favorable dont a bénéficié ce secteur ces dernières années à l’aune des données les plus récentes ?
 
Ces questions sont au cœur de huit articles publiés dans un dossier spécial de la revue World Development (a). En recourant à diverses techniques analytiques (dérivations théoriques, modèles d’équilibre général calculable, économétrie), ces travaux confirment l’importance du développement de l’agriculture pour la réduction de la pauvreté, mais avec des nuances notables. Voici les cinq principales conclusions à retenir de cette série d’articles (a).

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

Kristalina Georgieva's picture
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© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

L’importance des mangroves pour la protection du littoral, en chiffres

Michael W. Beck's picture
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© Ursula Meissner/The Nature Conservancy

 
La saison des ouragans dans l’Atlantique Nord a débuté « officiellement » le 1er juin, et, selon les prévisions, les tempêtes pourraient, cette année encore, être plus violentes que la moyenne. Ce serait regrettable, car le préjudice financier a déjà battu tous les records l’année dernière. Les populations et les pays des Caraïbes et du Sud-Est des États-Unis ont été particulièrement touchés. Il est donc impératif de trouver des solutions durables afin d’atténuer ces risques.
 
De plus en plus de données montrent que les mangroves et autres habitats côtiers peuvent jouer un rôle important pour la protection du littoral, mais ces éléments restent limités. Or, en l’absence d’études évaluant précisément leurs avantages, il est difficile de convaincre la plupart des pays et des entreprises (assureurs, hôtels, etc.) d’investir dans ces protections naturelles.
 

Inclusion financière : 3 pistes pour combler le fossé entre hommes et femmes

Kristalina Georgieva's picture
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Grâce à son empreinte biométrique, Marie Hortense Raharimalala peut s'identifier et accéder à des services financiers. Antananarivo, Madagascar.

 
En 1987, toute juste inscrite à la LSE, j’ouvrais mon premier compte en banque. Grâce à cet acte apparemment anodin, j’allais devenir l’unique responsable de la gestion de mon budget, de mes dépenses et de mes choix financiers. En un mot, je devenais maître de mes décisions. 

Mais, pour plus de 980 millions de femmes dans le monde, cette liberté financière reste encore aujourd’hui hors de portée. Et le plus inquiétant est que la situation ne semble pas s’améliorer : d’après notre base de données Global Findex, si le nombre de femmes détentrices d’un compte augmente, un écart tenace de 7 points continue de séparer les deux sexes depuis 2011.

Le défi mondial de l’identification : qui sont les 1 milliard de personnes sans titre d’identité ?

Vyjayanti T Desai's picture
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© Daniel Silva Yoshisato


D’après l’édition 2018 de la série de données #ID4D du Groupe de la Banque mondiale, un milliard d’individus dans le monde ne peuvent pas justifier de leur identité.

Concrètement, cela signifie qu’ils auront du mal à accéder à des services essentiels — en particulier aux services financiers voire à un téléphone portable — et à trouver un emploi ou créer une entreprise dans l’économie formelle. Les pays doivent impérativement être en mesure de vérifier, de manière fiable, l’identité de leurs habitants pour pouvoir offrir des services publics efficaces, renforcer leur capacité à engranger des recettes et promouvoir la croissance du secteur privé.

Afin de mieux comprendre qui sont ces « sans papiers » et quelles sont les difficultés qu'ils rencontrent, l’équipe ID4D s’est associée pour la première fois au projet Global Findex.

En quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents ? #InheritPossibility

Venkat Gopalakrishnan's picture
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Participez à notre campagne sur l'évolution de la situation économique d'une génération à une autre. Racontez-nous : en quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents quand ils avaient votre âge ? Et comment voyez-vous la vie de vos enfants et les possibilités qui leur seront offertes par rapport à celles dont vous avez hérité ? Dans quelle catégorie socio-économique vous situez-vous ? Cette position diffère-t-elle de celle de vos parents ?

Yunus possède un magasin de tissus à Blantyre, au Malawi. La boutique est dans la famille depuis trois générations. Pour Yunus, les affaires marchent bien, mais les services essentiels, comme l’électricité et l’eau, sont plus chers qu’à l’époque de son grand-père et de son père. Il reste néanmoins optimiste.

Marija Bosheva étudie l’agriculture à l’établissement d’enseignement technique et professionnel Gjorce Petrov à Kavadarci, une ville de 38 000 habitants dans le sud de la Macédoine. Comme de nombreux élèves de son âge, elle suit des cours d’histoire, de mathématiques, de biologie et de chimie. Mais, contrairement à la plupart, elle apprend également l’œnologie...

Racontez-nous votre expérience. Envoyez-nous votre témoignage en utilisant le hashtag #InheritPossibility ou en commentant ce message sur Facebook.

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