Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Pauvreté

Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

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Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

#Music4Dev : la Banque mondiale gagnée par la passion de Dengue Fever

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Le groupe de Los Angeles évoque avec nous le rock cambodgien des années 60, un genre musical presque totalement liquidé sous le régime des Khmers rouges, et nous présente l’organisation Cambodian Living Arts, dont la mission est de rapprocher les jeunes et les artistes traditionnels afin de promouvoir la préservation du patrimoine culturel national.

De 1975 à 1979, le Cambodge a été en proie à la violence sanguinaire des Khmers rouges, qui a coûté la vie à deux millions de personnes. Les artistes et les intellectuels étaient particulièrement visés ; le simple fait de porter des lunettes suffisait à rendre un individu coupable aux yeux du régime. C’est par l’éducation des jeunes générations que le pays a pu renouer avec les arts et la musique. La volonté d’éveiller et sensibiliser les jeunes cambodgiens aux arts nationaux a aussi une dimension économique, puisqu’elle se traduit par des emplois pour les professeurs et, potentiellement, pour leurs élèves.

Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale

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Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale
Photo: Dominic Chavez/Banque mondiale


​Attardons-nous d’abord sur quelques chiffres : ce matin, pendant que vous preniez votre petit déjeuner, environ 15 000 personnes sont venues grossir la population urbaine mondiale. Elles seront 180 000 d’ici la fin de la journée et 1,3 million à la fin de la semaine. Alors que la planète ne manque pas de place, ce rythme d’urbanisation effréné revient à concentrer l’humanité toute entière dans un pays comme la France.

C’est dans les villes que vit la majorité de la population mondiale, que la croissance démographique sera de plus en plus importante et que la plupart des pauvres se trouveront bientôt.

La difficile détermination du seuil de pauvreté

Kaushik Basu's picture
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Une femme et un enfant à Madagascar © Yosef Hadar / Banque mondialeEn tant que professeur universitaire puis conseiller économique en chef auprès du gouvernement indien, je me suis longtemps basé avec la plus grande satisfaction sur les données de la Banque mondiale en matière de pauvreté à l'échelle internationale, suivant avec intérêt les tendances et analysant les différents modèles transétatiques. Je n'avais pas pour habitude de prendre un instant pour réfléchir à la manière dont ces chiffres étaient calculés. Puis, il y a trois ans, j'ai rejoint la Banque mondiale au poste d'économiste en chef.

Soudainement, c'est comme si l'on avait demandé au client d'un restaurant, qui jusqu'à présent se contentait de commander avec joie son plat préféré, de se rendre en cuisine pour préparer lui-même ce plat.

L'exercice consistant à mesurer la pauvreté constitue un défi de taille pour la Banque mondiale. Si cette pauvreté diminue, nos détracteurs nous accusent de vanter nos résultats. Lorsqu'elle augmente, les critiques nous reprochent d'œuvrer pour conserver nos postes. Et lorsque les chiffrent demeurent inchangés, on nous accuse de fuir l'une ou l'autre de ces responsabilités.
 
Il existe certes un aspect libérateur dans le fait de se savoir condamné à la critique quelle que soit l'issue. Pour autant, lorsqu'il s'est agi pour notre équipe de déterminer cette année le seuil mondial de pauvreté (et par conséquent l'incidence de la pauvreté), je n'ai pu m'empêcher d'avoir en tête cette mise en garde formulée par Angus Deaton, prix Nobel d'économie 2015 : « Je ne suis pas certain qu'il soit judicieux pour la Banque mondiale d'engager autant sa responsabilité dans ce projet ».

De la justification morale et économique de l’inclusion

Sri Mulyani Indrawati's picture
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A slum, known as a 'favela,' rises on the outskirts of Salvador de Bahia, Brazil. © Scott Wallace/World Bank


​À l’époque où j’enseignais à l’université d’Indonésie, mon pays était un modèle de développement économique. Avec une croissance alerte, dont le rythme a atteint jusqu’à 9 % dans les années 1990, la pauvreté reculait. Mais la corruption, le clientélisme, le népotisme et la peur prospéraient sous la férule autoritaire du président Suharto. Le Parlement n’avait rien d’un contrepouvoir dans une société opaque bafouant le devoir de responsabilité et où l’économie était aux mains de quelques familles puissantes. La crise financière de 1998 a fait descendre les étudiants dans les rues du pays, donnant ainsi naissance au mouvement « Reformasi ». Je me suis jointe à eux, pour réclamer des changements, et nous avons maintenu la pression jusqu’à la démission de Suharto.
 

La puissance évocatrice des images peut contribuer à mettre fin à la pauvreté

Donna Barne's picture
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Radha, une femme qui collecte des déchets à Jaipur, en Inde. © Tierney Farrell
Radha, une femme qui collecte des déchets à Jaipur, en Inde. © Tierney Farrell

Sur la photo, on voit une femme tenant son jeune enfant dans les bras, au milieu d’un champ désolé de détritus. Elle s’appelle Radha, et la légende nous apprend qu’elle habite à Jaipur et qu’elle fait partie des millions d’Indiens qui vivent de la vente des déchets récupérés dans les décharges. On y apprend aussi que, quelque temps après ce cliché, réalisé en juin 2014, la jeune femme a perdu son mari. 

Cette image, que l’on doit au photographe Tierney Farrell (@tierneyfarrell), est l’une des dix photographies couronnées par le programme Your Shot de National Geographic (a), dans le cadre d’un concours dédié à la pauvreté et au défi visant à y mettre fin (#endpoverty). 
 

L’accès à l’énergie, une question de justice sociale

Jim Yong Kim's picture
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Dignity-DTRT, a garment factory in Accra, Ghana, employs 1,500 workers, 75% of them low-income women. © Dominic Chavez/World Bank.
Dignity-DTRT, l'usine de confection à Accra, au Ghana, emploie 1.500 travailleurs, dont 75% sont des femmes à faible revenu.
© Dominic Chavez/Banque mondiale. Plus de photos du Ghana.

ACCRA, Ghana – Vous entendrez souvent les Ghanéens évoquer le dum-sor (« marche-arrêt »), une expression qui désigne les fréquents délestages électriques liés au rationnement de l’énergie. C’est un problème commun à de nombreux pays de la région et, plus généralement, aux pays en développement. Les seules coupures d’électricité coûteraient à l’Afrique subsaharienne 2,1 % de son PIB.
 
Si le manque de fiabilité de l’approvisionnement électrique constitue l’un des défis économiques les plus importants pour le Ghana, dans les faits, l’accès de la population à l’énergie s’est amélioré. Actuellement, environ 75 % du territoire sont raccordés au réseau national, soit un chiffre bien supérieur à la moyenne régionale : en Afrique subsaharienne, seul un habitant sur trois a accès à l’électricité.

Madagascar : développer les ressources cognitives des plus pauvres

Andrea Vermehren's picture
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​Photo : Laura B. Rawlings / Banque mondiale

Il est 8 heures. Le soleil d’hiver commence à apparaître au-dessus de la masse grise et verte des arbres surplombant le village de Tritriva, dans les montagnes du centre de Madagascar. La cour d’une église en pierre accueille déjà des femmes, dont beaucoup tiennent des enfants encore endormis dans leurs bras. Ces femmes se sont rassemblées là pour recevoir une allocation versée par l’État tous les deux mois.

Ces femmes sont pauvres et toutes vivent avec moins de 2 dollars par jour. L’argent qu’elles reçoivent de l’État représente environ un tiers du revenu dont elles disposent pour les deux mois qui séparent chaque versement : il les aidera à subvenir aux besoins de leur famille pendant tout l’hiver.
 
Instauré par les autorités de Madagascar, avec l’appui de la Banque mondiale, ce dispositif fait partie d’un nouveau programme mis en œuvre par le Fonds d'Intervention pour le Développement (FID) pour lutter contre la pauvreté dans les zones rurales du pays et pour créer des passerelles durables qui mèneront au développement humain.

Invitée de #Music4Dev, MzVee espère que ses chansons contribueront à mettre fin à la pauvreté

Korina Lopez's picture
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Invitée de #Music4Dev, MzVee chante la lutte contre la pauvreté


Voilà quelqu’un d’engagé !
 
MzVee veut apporter sa contribution personnelle à l’élimination de la pauvreté, pas seulement dans son pays natal mais dans le monde entier. La chanteuse et compositrice d’origine ghanéenne a créé une chanson à ce sujet, intitulée comme il se doit « End Poverty ». La musicienne, récompensée à plusieurs reprises et nominée aux BET Awards, s’est entretenue avec Kafu Kofi Tsikata, chargé de communication à la Banque mondiale, pour évoquer son œuvre et son action.

5 défis pour atteindre l’accès universel aux services financiers

Gloria M. Grandolini's picture
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Les services financiers doivent être adaptés aux besoins des femmes, pour leur fournir des cartes d’identité valides, leur permettre d’ouvrir leur propre compte en banque ou pour améliorer leur éducation financière. Crédit photo : collection photo Banque mondiale.

Deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des services financiers régulés. Malgré des progrès significatifs (a) et l’augmentation des ressources techniques et financières consacrées a l’inclusion financière, il reste beaucoup à accomplir.
 
Il existe un consensus large sur le fait que l’accès à un compte courant aide les populations à mieux gérer leur vie et à planifier pour les évènements imprévus.

Mais l’accès aux services financiers et l’infrastructure financière sous-jacente, que beaucoup considèrent comme des acquis dans les pays riches, tels que les comptes d’épargne, les cartes de débit et de crédit, ainsi que les systèmes de paiements qui leur permettent de fonctionner, ne sont toujours pas accessibles aux populations des pays en développement. En septembre dernier, j’ai participé au Forum global de l’Alliance pour l’inclusion financière (AFI) (a) qui s’est tenu au Mozambique. Cette réunion annuelle a rassemblé des politiques, le secteur privé et d’autres acteurs afin de convenir de nouveaux engagements, de discuter des meilleures pratiques et de décider comment aller de l’avant.

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