Syndicate content

Développement du secteur public

La technologie – un outil contre la corruption

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et le président des Philippines, Benigno S. Aquino III, le 15 juillet 2014. © Dominic Chavez/Banque mondiale

On ne saurait trop insister sur l’importance de la bonne gouvernance à l’échelle de la planète. Sans elle, de nombreux gouvernements sont incapables d’assurer des services publics de qualité, l’offre d’éducation et de santé laisse souvent à désirer et la corruption fait des ravages, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, en bridant la croissance et en réduisant les perspectives. Nous ne parviendrons pas à réduire l’extrême pauvreté – sans parler de l’éradiquer définitivement – sans résoudre ce problème.

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文

Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Services d’infrastructure : la science de la prestation

Jordan Schwartz's picture
Cette page en : English

L’avantage, quand on travaille dans les infrastructures, c’est que tout le monde sait de quoi il s’agit.
 
Qui n’a pas eu à régler des factures, été privé de courant pendant une tempête ou ne s’est inquiété de la qualité de l’eau du robinet ? Sans parler du jour où l’on se retrouve bêtement à répéter « Allo, allo ! » dans un machin en plastique devenu muet et auquel on vient de déclarer sa flamme en pensant avoir encore quelqu’un au bout du fil…
 
Si les professionnels que nous sommes sont attachés à ces services indispensables à notre quotidien, ils savent aussi l’importance particulière que prennent leur fiabilité et leur accessibilité financière du point de vue des populations pauvres. Quand, faute de ligne téléphonique, tout contact avec l’extérieur est impossible ; faute de courant, vous ne pouvez pas étudier ; et, faute d’eau salubre, vos enfants sont malades, alors l’accès aux services d’utilité publique marque la frontière entre stagnation et croissance, pauvreté et opportunités.
 
Nous voyons tous quand un service fonctionne et quand il ne fonctionne pas. Mais ce que les économistes spécialistes des infrastructures cherchent à comprendre depuis longtemps, c’est le pourquoi. Comment réformer le secteur pour multiplier les raccordements, accroître l’efficacité, améliorer les prestations et faire baisser les prix ?

SMART Rwanda : plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Hon. Jean Philbert Nsengimana's picture
Cette page en : العربية | Español

  English

Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC du Rwanda

SMART Rwanda : ensemble, plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Le Rwanda poursuit avec détermination l’objectif de devenir une économie et une société de l’information et du savoir, ainsi qu’un pôle régional pour les TIC. Cette ambition, qui figure au cœur de notre « Vision 2020 », est également inscrite dans notre Stratégie à moyen terme de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS II) de même que dans notre Plan stratégique 2013-2018 pour le secteur des TIC.

Une Afrique riche en eau : quelques réflexions à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2013

Jamal Saghir's picture

Une Afrique riche en eau Alors que nous célébrons ce 22 mars la Journée mondiale de l’eau, il est une découverte qu’il convient de se remémorer : le robot Curiosity de la NASA nous a récemment apporté la preuve qu’il y aurait eu de l’eau sur Mars, comme il y en a aujourd’hui sur la Terre.

L’exploration du robot Curiosity a permis aux scientifiques de remonter le temps. Il y a trois milliards d'années environ, Mars a connu un bouleversement de ses conditions environnementales. La planète « rouge » se serait refroidie, les eaux auraient gelé ou se seraient évaporées dans l'espace, laissant derrière elles un paysage de désolation, froid et sec.

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

Rachel Kyte's picture

Disponible en Español, English

Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.

La plus vieille université de Côte d’Ivoire rouvre, enfin, ses portes

Phil Hay's picture

Disponible en : English

Peu importe qu’il pleuve des cordes pendant toute la cérémonie d’ouverture, forçant un bon nombre de personnes à se réfugier sous un toit ondulant de parapluies rouges, verts, bleus et roses. Deux ans après sa fermeture en raison de la longue crise politique qui culmina avec les résultats contestés des élections présidentielles de 2010, il était hors de question que la réouverture de la principale université de la Côte d’Ivoire, située dans le quartier Cocody d’Abidjan, soit gâchée par les derniers jours de la saison des pluies. Les professeurs vêtus de toges vertes sont tranquillement assis sous leurs tentes. Les représentants des étudiants regroupés à l’entrée de l’université attendent nerveusement l’arrivée du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Outtara. La musique est forte et exubérante. L’attente et l’excitation sont palpables. C’est un nouveau départ pour l’enseignement supérieur.

L’emploi repart, surtout dans les pays émergents

Otaviano Canuto's picture

L’un des aspects les plus navrants de la fragile reprise économique, après la crise mondiale, concerne la lenteur de la création d’emplois. Dans les pays développés comme dans les pays en développement, les chômeurs se comptent par millions (près de 200, selon les estimations de l’OIT) et ceux qui ont encore un emploi redoutent pour la plupart de le perdre ou de voir leurs revenus et leurs prestations stagner. Heureusement, le pire pourrait être derrière nous en certains points du globe. Si le marché du travail dans des pays développés comme les États-Unis se rétablit peu à peu, de nombreux pays en développement s’en sortent mieux, malgré une croissance économique atone.