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Développement social

L’exemple du Bénin montre que la construction d’infrastructures confiée aux communautés peut être plus rapide, plus efficace et plus rentable

Kaori Oshima's picture
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Students gather outside a PNDCC school in Benin. World Bank Photo.Dans les projets de développement pilotés par les communautés, on observe que la population locale, à laquelle est confiée la responsabilité des choix de planification et des ressources d’investissement, opte souvent pour des projets d’infrastructures à petite échelle, comme la construction de routes rurales, de petits ponts ou d’écoles. On constate aussi, comme le montre un projet mené au Bénin, que les délais et coûts de construction d’une école peuvent se révéler inférieurs lorsque c’est la communauté qui en a la charge et non un entrepreneur extérieur.

Le postulat de base du développement communautaire est le suivant : la population locale, par définition, connaît bien l’environnement qui l’entoure et ses ressources, et est donc mieux placée pour savoir comment entreprendre au mieux et dans son intérêt des projets d’infrastructures publiques qui lui sont destinées. De fait, certaines études indiquent que les travaux d’infrastructure conduits par les communautés peuvent se révéler moins coûteux que ceux placés sous la responsabilité publique ou d’entrepreneurs externes — à ce titre, Wong (2012) avance plusieurs exemples de « réalisations pilotées par les communautés plus efficaces et moins onéreuses que des travaux équivalents effectués par le biais d’autres mécanismes de prestation de service gérés par les pouvoirs publics ».

Cependant, la plupart des données disponibles se fondent sur des comparaisons entre des infrastructures réalisées par les communautés et des infrastructures similaires réalisées par d’autres entités à des époques différentes. La difficulté est de trouver ou de concevoir une expérimentation où un ensemble de projets d’infrastructures identiques serait entrepris, simultanément et en nombre suffisant, par des communautés et des tiers, afin de pouvoir juger sur pièce.

Les débuts d’un fonds pour la responsabilité sociale novateur

John Garrison's picture

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À l’issue d’un processus de consultation à grande échelle et de plus d’une année de planification, le Partenariat global pour la responsabilité sociale (GPSA) est désormais opérationnel et a annoncé son premier appel à propositions le 11 février 2013. Avec sa politique de transparence, sa structure de gouvernance inclusive et la priorité thématique stratégique donnée à la responsabilité sociale, le GPSA marque incontestablement un jalon dans les relations entre la Banque et la société civile. Après 30 ans de collaboration avec la société civile via le dialogue sur les politiques publiques, la consultation et le financement, la création du GPSA envoie un signal clair indiquant que la Banque a l’intention d’institutionnaliser et de renforcer son appui aux organisations de la société civile (OSC).

Plaidoyer pour un partage des nouvelles richesses minérales de l’Afrique entre tous les Africains

Makhtar Diop's picture

Il semble qu’il ne se passe pas deux semaines en Afrique subsaharienne sans que de nouvelles découvertes de pétrole, de gaz naturel ou de minéraux ne fassent les gros titres, pays après pays. Lorsque le gisement de pétrole Jubilee au Ghana atteindra son pic de production en 2013, il produira 120 000 barils par jour. Les gisements du bassin du rift du Lac Albert en Ouganda ont le potentiel de produire des quantités encore plus grandes. Des milliards de dollars pourraient affluer chaque année vers le Mozambique et la Tanzanie grâce aux découvertes de gaz naturel. Et, en Sierra Leone, l’extraction du minerai de fer du Tonkolili pourrait faire bondir le PIB de 25 pour cent en 2012.

Mon plus grand espoir est que tous ceux qui vivent dans ces pays d’Afrique riches en ressources reçoivent une part de cette nouvelle richesse en pétrole et en minerai.

Aider les jeunes haïtiennes à décrocher leur premier emploi et sortir de la vulnérabilité

Olivier Puech's picture

« Est-ce qu’être maçon, conduire des engins lourds ou être électricien sont des métiers qui doivent obligatoirement fait par des hommes ? Non, moi aussi je veux pouvoir exercer ces métiers » La jeune femme qui s’exprime ainsi, c’est Edelène. Elle a 17 ans, elle a quitté l’école en 3eme parce que sa famille ne pouvait plus payer les frais de scolarité. Avec l’aide de sa mère, elle élève son jeune fils d’un an. Nous l’avons rencontrée lors de notre visite à l’association APROSIFA de Carrefour-Feuille dans la banlieue de Port-au-Prince.

La montée en puissance des programmes de protection sociale en Afrique

Ritva Reinikka's picture

Jusqu’à une date très récente, les filets de protection sociale — ces programmes consistant à venir en aide aux populations pauvres et vulnérables par le biais de transferts monétaires et autres — étaient considérés comme l’apanage des pays riches ou à revenu intermédiaire. Celui qui me venait le plus souvent à l’esprit, lorsque je pensais aux dispositifs équivalents en place dans des pays en développement, c’était le programme brésilien Bolsa Familia, qui est décrit comme le plus vaste et l’un des plus concluants programmes de ce type au monde.

L’emploi repart, surtout dans les pays émergents

Otaviano Canuto's picture

L’un des aspects les plus navrants de la fragile reprise économique, après la crise mondiale, concerne la lenteur de la création d’emplois. Dans les pays développés comme dans les pays en développement, les chômeurs se comptent par millions (près de 200, selon les estimations de l’OIT) et ceux qui ont encore un emploi redoutent pour la plupart de le perdre ou de voir leurs revenus et leurs prestations stagner. Heureusement, le pire pourrait être derrière nous en certains points du globe. Si le marché du travail dans des pays développés comme les États-Unis se rétablit peu à peu, de nombreux pays en développement s’en sortent mieux, malgré une croissance économique atone.

Les pays émergents, aux avant-postes de la création d’emplois ?

Otaviano Canuto's picture

À quelques exceptions près, les pays industrialisés sont encore en train de se débattre contre le chômage, incapables de se rétablir complètement après la crise économique de 2008. Aux États-Unis, la situation semble s’améliorer puisque le taux de chômage est retombé à 8,3 % en janvier, son niveau le plus bas depuis début 2009, selon le Bureau of Labor Statistics du Département du travail des États-Unis. Mais globalement, qu’il n’y ait pas assez de débouchés pour les jeunes, partout dans le monde, ou que l’économie mondiale ne crée pas suffisamment d’emplois par rapport au rythme de croissance de la population active, on ne peut que dresser un tableau sombre de l’emploi à l’échelle de la planète.

Une nouvelle application mobile de la Banque et Fotopedia pour promouvoir l'égalité femme-homme

Olivier Puech's picture

Il y a cinq mois, lors des assemblées annuelles de la Banque mondiale, nous avions donné la plus large place possible à la campagne #thinkEQUAL pour l’égalité femmes-hommes . Cette campagne venait appuyer les conclusions du Rapport sur le développement humain 2012 : égalité des genres et développement.

Pensez égalité : le genre et l’emploi à l’ordre du jour des Assemblées annuelles de la Banque

Julia Ross's picture

La semaine prochaine, la tenue des Assemblées annuelles 2011 de la Banque mondiale et du FMI va donner lieu à un programme complet de discussions, séminaires et diffusions en ligne axés autour de deux questions essentielles pour une croissance économique durable : le genre et l’emploi.

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