Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Ressources en eau

Comment analyser la qualité de l’eau ? Des tests chimiques peu coûteux

Jessica Anne Lawson's picture
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Échantillons pour analyse colorimétrique
Crédit photographique :
Chemical Heritage Foundation, sur la plateforme Flickr
sous licence Creative Commons 2.


Note de l’auteur : ce billet de blog est le deuxième d’une série consacrée aux méthodes d’analyse de la qualité de l’eau qui nécessitent peu de moyens techniques (a).

Grâce à la chimie, on peut aujourd’hui déceler des milliers de substances chimiques dans l’eau, même à des concentrations minimes. Déjà impressionnante, la liste des tests disponibles ne cesse de s’allonger et la plupart des méthodes requièrent un équipement de laboratoire de pointe. Mais, heureusement, il n’est pas besoin d’analyser tous les éléments présents dans l’eau ! Un ensemble de tests plus restreints et plus pratiques suffit pour avoir une bonne idée de la qualité chimique de l’eau. Ces dispositifs existent également dans une version plus sommaire, pour les petits budgets.
 

Les différents types de tests

Trois grandes catégories de tests portatifs permettent de mesurer in situ la composition chimique de l’eau :

En fauteuil roulant à travers Kingston

James Dooley Sullivan's picture

En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets (lire le billet précédent).

© Laura Fravel


Je suis chanceux : à mon arrivée à Kingston, j’ai droit au seul minibus de location, dans toute la Jamaïque, à être équipé d’une plateforme d’accès pour un fauteuil roulant. Je monte à bord, avec mon fauteuil, mon collègue Peter et tout le matériel qui nous permettra de filmer mes aventures dans le monde en développement. La seule chose qui manque dans ce minibus, ce sont les amortisseurs, ce qui m’oblige à m’agripper à un siège à chaque fois que notre chauffeur, Derek, tente d’éviter les nids-de-poule sur la route qui mène à notre hôtel.

Dès que j’arrive quelque part, je dois évaluer rapidement la situation. Ici, à Kingston, la moquette de ma chambre d’hôtel est épaisse et j’ai donc du mal à faire avancer mon fauteuil, mais le lit est spacieux et d’une hauteur raisonnable. Mon nouveau fauteuil, qui fait une quarantaine de centimètres en largeur, passe tout juste par la porte de la salle de bains, mais la tablette du lavabo, en granit, me fait mal aux genoux. Parmi les points positifs : une douche avec un pommeau amovible, et que je peux atteindre. Parmi les points négatifs : le WC est très bas et il va donc falloir que je fasse très attention pour l’utiliser.

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
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Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin

Un tourisme durable favorise l’économie bleue : investir dans la protection des océans peut rapporter gros !

Rob Brumbaugh's picture
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Un amateur de snorkeling (plongée avec masque et tuba) observe un récif de corail proche du littoral de Micronésie. © Ami Vitale

L’industrie du tourisme est l’une des plus importantes au monde, elle rapporte des milliards de dollars à l’économie mondiale et on estime qu’elle contribue à la subsistance d’un habitant sur dix de notre planète. Dans bien des pays – en développement ou largement développés – le tourisme est à juste titre considéré comme un moteur de la croissance et un moyen d’améliorer le sort de populations qui, sans les revenus qu’il génère, seraient confrontées à de grandes difficultés économiques.
                                                    
Ce tourisme repose en grande partie sur l’environnement : des sites naturels magnifiques et des paysages marins imposants attirent des millions de visiteurs à la recherche d’espace, d’un nouveau souffle et d’un contact direct avec la nature. Le tourisme côtier et maritime représente une part considérable de ces activités. C’est aussi un élément important de l’économie bleue, une économie durable et en plein essor qui représente plus de 6,5 millions d’emplois, juste derrière la pêche industrielle. Avec un taux de croissance estimé à plus de 3,5 %, le tourisme côtier et maritime devrait représenter 26 % de l’économie bleue en 2030, soit le premier segment en termes de valeur ajoutée. 

Les services des eaux en Afrique : comment satisfaire les besoins en eau d’une population en plein essor ?

Caroline van den Berg's picture
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Performance des services d’eau en Afrique.

La population de l’Afrique subsaharienne augmente rapidement. Très rapidement. Aujourd’hui, l’Afrique abrite plus de 1,2 milliard d’individus et devrait compter 1 milliard d’habitants supplémentaires à l’horizon 2050. L’instabilité économique et politique, le changement climatique et le déclin généralisé de l’emploi dans le secteur agricole ont accéléré l’exode rural. En 2016, près de 40 % des habitants de la région vivent en ville, contre 31 % en 2000.
 
Sur la même période, la croissance économique s’est accélérée, avec une hausse du PIB par habitant de plus de 40 % entre 2000 et 2015, passant de 1 176 dollars à 1 660 dollars.

D’où une hausse des besoins en eau pour la consommation humaine mais également pour produire toujours plus de denrées alimentaires et d’énergie. Or, les services des eaux en Afrique ne sont pas prêts. Tandis que l’accès à l’eau courante a augmenté en valeur absolue entre 2000 et 2015, puisque 124 millions de citadins sont désormais alimentés en eau potable contre 82 millions auparavant, sur la même période, la part de la population urbaine raccordée à l’eau courante à domicile a reculé, de 40 à 33 %.

Dans l’ensemble, le nombre d’habitants ayant accès à l’eau potable a augmenté et de nombreux pays de la région sont parvenus à atteindre leurs objectifs du Millénaire pour le développement, mais l’essentiel de cette progression est à imputer à une augmentation de l’accès à une source d’eau extérieure et à l’auto-approvisionnement.

Pour les installations sanitaires, la situation est bien pire : 30 % seulement des Africains ont accès à des services améliorés pour les eaux usées et plus de 23 % pratiquent la défécation en plein air (ibid.). Sans compter que, dans leur grande majorité, les compagnies des eaux africaines ne s’occupent pas des eaux usées. Quant à celles qui offraient des services de collecte entre 2000 et 2006, certaines ont arrêté de le faire, découragées par les coûts et les obstacles techniques.

En toute probabilité, ces tendances démographiques et économiques vont se maintenir à moyen terme. Que faire, dans ces conditions ? Comment ces compagnies de service public vont-elles rattraper les retards accumulés et, dans le même temps, se préparer à alimenter en eau toujours plus de particuliers et d’entreprises ?

Nous avons donc cherché à comprendre pourquoi ces opérateurs ne parviennent pas à fournir suffisamment d’eau et d’énergie et, ce faisant, à mettre en évidence les solutions qui permettraient de mettre en place des organismes performants, à même de proposer des services d’eau et d’assainissement de qualité à tous les citadins et à un prix abordable.

https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/26186/W17008.pdf

Avoir accès à des toilettes et se laver les mains : des manques dont souffrent davantage les femmes et les filles, en particulier pendant leurs règles

Libbet Loughnan's picture
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Le manque d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement est particulièrement préjudiciable aux femmes et aux filles. C’est un problème au moment des règles ou d’un accouchement, sans parler des heures perdues pour les corvées d’eau dans les régions dépourvues d’infrastructures de proximité, qui les obligent à rater l’école et les exposent aux violences et aux agressions sexuelles. Le 6e Objectif de développement durable (ODD) vise à y remédier, en prévoyant « d’ici à 2030, [d’]assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et [de] mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. »

Réseaux sociaux : qu'avez-vous le plus commenté, partagé ou « liké » en 2016

Liviane Urquiza's picture
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Une nouvelle année qui s’achève, et ainsi que le veut la tradition, nous vous proposons de découvrir une rétrospective de l’année 2016 sur nos réseaux sociaux.

Facebook : les 4 publications qui vous ont le plus fait réagir

La page Facebook @Banquemondiale est un puit d'information pour les Internautes et autres Mobinautes qui nous suivent et veulent pouvoir réagir à l'actualité du développement. En voici un exemple : le 17 octobre dernier, journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté, est désormais le rendez-vous annuel de toutes celles et tous ceux qui se mobilisent à travers le monde, aux côtés de la Banque mondiale et de ses partenaires, contre l’extrême pauvreté. À cette occasion, nous vous avons proposé de manifester votre soutien à la lutte contre la pauvreté en créant une nouvelle image destinée à apparaître sur votre compte Facebook. Grâce à une simple photo de profil, plus de 22 000 personnes nous ont ainsi aidé à diffuser un message à la fois réaliste et ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités, #CEstPossible !

Pour en savoir plus sur l'état de la lutte contre la pauvreté dans le monde, télécharger le résumé du rapport End Poverty en français (PDF, 22 p.)

 
 


La prestation du service de l’eau et de l’assainissement au Niger : défis et résultats

Taibou Adamou Maiga's picture


Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde avec une incidence de la pauvreté qui s’élevait à 44,5 % en 2014. Le pays rencontre plusieurs défis dans l’atteinte des objectifs nationaux (Programme sectoriel Eau Hygiène et Assainissement – PROSEHA) et internationaux (Objectifs de développement durable ou ODD) pour accroitre l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, particulièrement en milieu rural où l’accès à l’eau potable est seulement de 44,2 % et 7 % pour l’assainissement (source : MHA 2015).

Pour surmonter ces défis tout en assurant la satisfaction d’une demande croissante ou de l’extension du service, le gouvernement a commencé à étudier les options qui apportent le savoir-faire du secteur privé. Cela a conduit à la disposition d’un secteur privé local en pleine croissance pour la prestation du service d’eau et d’assainissement au Niger.

 Durant les dernières cinq années, la Banque mondiale a appuyé les efforts visant à collaborer avec les intervenants du secteur pour favoriser la participation du secteur privé local dans la gestion des systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) ruraux. Cet appui s’est traduit par l'élaboration d'un cadre réglementaire et juridique et des activités de renforcement des capacités. La coordination entre les parties prenantes était facilitée par la tenue des réunions du cadre de concertation tous les deux mois et la revue annuelle du secteur.
 

Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

Jennifer J. Sara's picture
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© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.

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