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Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Ressources en eau

Kigali Water : quelles leçons tirer de l'un des premiers PPP en Afrique dans le secteur de l’eau ?

Emilio Cattaneo's picture
Photo: People Image Studio | Shutterstock

En cette Journée mondiale de l’eau, le Private Infrastructure Development Group (PIDG) se réjouit de la réussite d’un projet entrepris à Kigali pour améliorer l’approvisionnement en eau.
 
La grande usine de traitement, qui devrait être livrée en 2020, produira 40 mégalitres d’eau potable par jour, soit un tiers de l’approvisionnement total de la capitale du Rwanda. L’eau prélevée dans la rivière Nyabarongo sera traitée avant d’alimenter jusqu’à 500 000 usagers (particuliers, professionnels et industriels). Le projet de Kigali est un jalon important puisqu’il a donné lieu à l'un des premiers partenariats public-privé (PPP) conclus dans le secteur de l’eau en Afrique subsaharienne.
 
L’atteinte de l’ODD 6, à savoir garantir un accès universel à l’eau potable, passera nécessairement par la réalisation de nombreux autres projets de ce type dans les pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne et d’Asie.
 
Voici les enseignements clés à tirer de la réussite du projet de Kigali et dont on pourra s’inspirer pour d’autres projets.

Seychelles : innover pour favoriser l’essor de l’économie bleue

Maria Damanaki's picture
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© The Ocean Agency


À 1 600 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Est, en plein océan Indien occidental, les Seychelles sont un archipel de 115 îles qui dépend quasi exclusivement de ses ressources océaniques et qui constitue l’un des principaux points chauds de la biodiversité mondiale. Aujourd’hui, l’« économie bleue » du pays repose essentiellement sur la pêche et le tourisme — une réalité qui, conjuguée à la faible altitude de son territoire, expose particulièrement les populations et l’économie locales aux menaces liées au changement climatique. D’où l’importance de ce plan d’aménagement de l’espace marin.
 
Le changement climatique réchauffe les eaux de surface et la hausse des températures entraîne l’élévation du niveau de la mer. Si nul ne peut prédire les conséquences pour les écosystèmes marins, nous avons déjà constaté une modification des modes de répartition des espèces et l’épuisement de certaines ressources qui, comme les coraux, ne se sont toujours pas remis des effets de phénomènes météorologiques extrêmes survenus il y a une vingtaine d’années.
 
Le parcours des Seychelles, qui ont refusé de se satisfaire du statu quo pour protéger leur patrimoine naturel, est exemplaire. En 2016, l'archipel a conclu un accord inédit avec l’ONG The Nature Conservancy pour convertir une partie de sa dette en actions en faveur de la nature. L’accord prévoit le rachat de 21 millions de dollars de dette publique et un refinancement à des conditions plus favorables afin d’affecter directement une partie des remboursements à des projets d’adaptation au changement climatique, de développement de la pêche durable et de conservation marine, mais aussi de constituer un fonds de dotation pour les futures générations de Seychellois.

Innover pour que l’agriculture climato-intelligente devienne la « nouvelle norme »

Martien van Nieuwkoop's picture
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Farmers in India and beyond will benefit as climate-smart agriculture scales up around the world. © ICRISAT


L’agriculture climato-intelligente, qui n’était hier qu’un sujet de conférence, est aujourd’hui un champ d’action bien concret pour les agriculteurs, les spécialistes de la vulgarisation agricole, les entreprises agroalimentaires et tous les autres acteurs du secteur agricole. Cette approche axée sur la productivité et la résilience agricoles ainsi que sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ne cesse de gagner en popularité depuis quelques années, à mesure que l’on comprend son importance critique pour le système alimentaire.

La Banque mondiale vient d'approuver son plus gros projet à ce jour dans le domaine de l’agriculture climato-intelligente, preuve de sa capacité croissante à proposer des solutions climatiques à grande échelle. Ce projet de 420 millions de dollars bénéficiera à plus de 25 millions de petits exploitants qui cultivent 3,5 millions d’hectares de terres. Il fournira des services agrométéorologiques aux agriculteurs afin de faciliter la gestion à long terme des bassins hydrographiques et d’encourager les investissements dans le stockage de l’eau et la distribution d’eau à haut rendement. 

Innover pour irriguer : 19 projets pour accroître la production alimentaire sans assécher la planète

Brittany Scalise's picture
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Quand vous consommez un aliment, vous demandez-vous d’où il provient ? Comment il est passé du sol à votre assiette ? Qui sont les agriculteurs et les entrepreneurs qui l’ont cultivé et produit ? Curieusement, on se pose rarement ces questions.
 
Il faudrait pourtant y réfléchir davantage, et plus souvent. La population mondiale continuant d’augmenter, des innovations sont nécessaires pour accroître la production durable de denrées alimentaires sans assécher la planète. À l’heure où des phénomènes comme le changement climatique menacent les ressources en eau et leur sécurité, il est impératif d’agir.
 
C’est la raison pour laquelle s’est tenu le Forum international sur l’eau et l’alimentation (a) le 29 janvier 2018, dont l’une des sessions était consacrée aux nouvelles techniques d’irrigation. Cette « foire à l’innovation » a rassemblé 19 organisations qui innovent dans ce domaine pour soutenir des modes d’irrigation pilotés par les agriculteurs eux-mêmes.
 
Le 29 janvier 2018, la Banque mondiale a accueilli une Foire à l’innovation sur le thème « innover pour irriguer » dans le cadre du Forum international sur l’eau et l’alimentation (a)

En ouverture, Laura Tuck, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, a salué « l’attention portée aux technologies qui favorisent le développement et l’intensification de l’irrigation choisie par les agriculteurs, tout en permettant de maîtriser le risque qui en découle pour la pérennité des ressources ».
 
Voici quelques-unes des innovations que l’on doit à des organisations parmi les plus créatives en matière d’irrigation :

Avec l’aquaculture, nous pouvons réinventer notre système alimentaire et débrider le capital humain

Robert Jones's picture
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Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones
Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones


Et si nous pouvions réinventer le système alimentaire mondial et faire en sorte que les produits locaux, plus durables, nourrissants et diversifiés deviennent la norme et non plus l’exception ?  

Cette idée peut sembler irréaliste, mais, avec 9 milliards d’êtres humains sur la Terre en 2050 et un enfant sur trois souffrant d’un retard de croissance à cause de la malnutrition en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, c’est désormais une nécessité. Aujourd’hui, une personne sur trois ne mange pas à sa faim et le gaspillage alimentaire bat des records dans le monde.​

Selon les experts, pour que chacun ait de quoi se nourrir à l’horizon 2050, il faudra doper la production alimentaire mondiale (et réduire le gaspillage).​ D’après certaines estimations, si nous ne renonçons pas à des pratiques agricoles intenables et à des subventions mal ciblées, nos sols ne seront plus productifs au-delà des 60 prochaines années. En outre, les terres arables et l’eau douce ne sont pas elles non plus disponibles en quantité illimitée. 

Un tableau alarmant qui incite à se tourner vers d’autres sources d’aliments, et notamment vers la production alimentaire en milieu aquatique, qui, elle, est en pleine expansion : en Asie du Sud et Afrique subsaharienne, les deux régions les plus pauvres de la planète, l’aquaculture (soit, pour l'essentiel, l'élevage de poissons) progresse au rythme de 10 % par an depuis dix ans.

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

Marie-Claude Bibeau's picture
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Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

Comment analyser la qualité de l’eau ? Des tests chimiques peu coûteux

Jessica Anne Lawson's picture
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Photo: Arne Hoel / banque mondiale
Photo: Arne Hoel / banque mondiale


Note de l’auteur : ce billet de blog est le deuxième d’une série consacrée aux méthodes d’analyse de la qualité de l’eau qui nécessitent peu de moyens techniques (a).

Grâce à la chimie, on peut aujourd’hui déceler des milliers de substances chimiques dans l’eau, même à des concentrations minimes. Déjà impressionnante, la liste des tests disponibles ne cesse de s’allonger et la plupart des méthodes requièrent un équipement de laboratoire de pointe. Mais, heureusement, il n’est pas besoin d’analyser tous les éléments présents dans l’eau ! Un ensemble de tests plus restreints et plus pratiques suffit pour avoir une bonne idée de la qualité chimique de l’eau. Ces dispositifs existent également dans une version plus sommaire, pour les petits budgets.
 

Les différents types de tests

Trois grandes catégories de tests portatifs permettent de mesurer in situ la composition chimique de l’eau :

En fauteuil roulant à travers Kingston

James Dooley Sullivan's picture

En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets (lire le billet précédent).

© Laura Fravel


Je suis chanceux : à mon arrivée à Kingston, j’ai droit au seul minibus de location, dans toute la Jamaïque, à être équipé d’une plateforme d’accès pour un fauteuil roulant. Je monte à bord, avec mon fauteuil, mon collègue Peter et tout le matériel qui nous permettra de filmer mes aventures dans le monde en développement. La seule chose qui manque dans ce minibus, ce sont les amortisseurs, ce qui m’oblige à m’agripper à un siège à chaque fois que notre chauffeur, Derek, tente d’éviter les nids-de-poule sur la route qui mène à notre hôtel.

Dès que j’arrive quelque part, je dois évaluer rapidement la situation. Ici, à Kingston, la moquette de ma chambre d’hôtel est épaisse et j’ai donc du mal à faire avancer mon fauteuil, mais le lit est spacieux et d’une hauteur raisonnable. Mon nouveau fauteuil, qui fait une quarantaine de centimètres en largeur, passe tout juste par la porte de la salle de bains, mais la tablette du lavabo, en granit, me fait mal aux genoux. Parmi les points positifs : une douche avec un pommeau amovible, et que je peux atteindre. Parmi les points négatifs : le WC est très bas et il va donc falloir que je fasse très attention pour l’utiliser.

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
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Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin

Un tourisme durable favorise l’économie bleue : investir dans la protection des océans peut rapporter gros !

Rob Brumbaugh's picture
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Un amateur de snorkeling (plongée avec masque et tuba) observe un récif de corail proche du littoral de Micronésie. © Ami Vitale

L’industrie du tourisme est l’une des plus importantes au monde, elle rapporte des milliards de dollars à l’économie mondiale et on estime qu’elle contribue à la subsistance d’un habitant sur dix de notre planète. Dans bien des pays – en développement ou largement développés – le tourisme est à juste titre considéré comme un moteur de la croissance et un moyen d’améliorer le sort de populations qui, sans les revenus qu’il génère, seraient confrontées à de grandes difficultés économiques.
                                                    
Ce tourisme repose en grande partie sur l’environnement : des sites naturels magnifiques et des paysages marins imposants attirent des millions de visiteurs à la recherche d’espace, d’un nouveau souffle et d’un contact direct avec la nature. Le tourisme côtier et maritime représente une part considérable de ces activités. C’est aussi un élément important de l’économie bleue, une économie durable et en plein essor qui représente plus de 6,5 millions d’emplois, juste derrière la pêche industrielle. Avec un taux de croissance estimé à plus de 3,5 %, le tourisme côtier et maritime devrait représenter 26 % de l’économie bleue en 2030, soit le premier segment en termes de valeur ajoutée. 

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