Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Ressources en eau

La prestation du service de l’eau et de l’assainissement au Niger : défis et résultats

Taibou Adamou Maiga's picture


Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde avec une incidence de la pauvreté qui s’élevait à 44,5 % en 2014. Le pays rencontre plusieurs défis dans l’atteinte des objectifs nationaux (Programme sectoriel Eau Hygiène et Assainissement – PROSEHA) et internationaux (Objectifs de développement durable ou ODD) pour accroitre l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, particulièrement en milieu rural où l’accès à l’eau potable est seulement de 44,2 % et 7 % pour l’assainissement (source : MHA 2015).

Pour surmonter ces défis tout en assurant la satisfaction d’une demande croissante ou de l’extension du service, le gouvernement a commencé à étudier les options qui apportent le savoir-faire du secteur privé. Cela a conduit à la disposition d’un secteur privé local en pleine croissance pour la prestation du service d’eau et d’assainissement au Niger.

 Durant les dernières cinq années, la Banque mondiale a appuyé les efforts visant à collaborer avec les intervenants du secteur pour favoriser la participation du secteur privé local dans la gestion des systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) ruraux. Cet appui s’est traduit par l'élaboration d'un cadre réglementaire et juridique et des activités de renforcement des capacités. La coordination entre les parties prenantes était facilitée par la tenue des réunions du cadre de concertation tous les deux mois et la revue annuelle du secteur.
 

Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

Jennifer J. Sara's picture
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© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.

3 solutions pour un meilleur approvisionnement en eau potable dans les villes secondaires

Fadel Ndaw's picture
Ce robinet public dessert 1000 familles à El Alto, en Bolivie.
(Photo par Stephan Bachenheimer / Banque mondiale)
Les villes secondaires ou petites villes* ne sont généralement pas desservies par les sociétés d’eaux publiques nationales. Même si dans le cadre de la décentralisation, les municipalités ont le pouvoir d'exploiter par elles-mêmes le service d'eau, elles manquent souvent de capitaux et de compétences techniques pour le faire. Souvent, les municipalités préfèrent améliorer les performances  opérationnelles des sociétés d’eaux publiques régionales ou locales existantes ou renforcer la gestion communautaire. Dans d'autres cas, elles choisissent de recourir aux compétences techniques du secteur privé pour obtenir des services d'eau et d'assainissement plus efficaces, abordables et durables. Il n'y a donc pas de solution toute faite pour faire face aux nombreux défis liés à l’amélioration des services d’eau et d'assainissement dans les villes secondaires.

Le secteur public peut s’appuyer sur différents types de partenariats avec le secteur privé pour renforcer ses capacités d’intervention. Cependant, pour que le secteur privé puisse réaliser pleinement son potentiel à l'échelle dans l’alimentation en eau potable des villes secondaires, on constate que des institutions publiques fortes sont nécessaires pour susciter la demande, structurer et réguler le marché. Une nouvelle étude globale (pdf) qui vient d’être publiée par le Programme Eau et Assainissement de la Banque mondiale s’est intéressée à 7 pays (Colombie [pdf], Bangladesh, Philippines, Ouganda [pdf], Cambodge, Niger et Sénégal).

De la « lagune » au delta : l’exemple de Venise peut-il nous aider à gérer les risques d’inondations au Viet Nam ?

Linh X. Le's picture
 NASA (a)
Comment transformer la « science » du risque en stratégie « d’action » pour la réduction des risques ? Cette question a été au cœur des échanges lors du forum Understanding Risk. Les applications en contexte réel de technologies innovantes, que constituent par exemple les initiatives de type OpenStreetMap au Népal ou en Haïti, s'appuient sur les habitants quiparticipent au recensement des infrastructures et des informations sur les risques locaux. Ces projets ont démontré leur bien-fondé : une meilleure compréhension des risques peut sauver des vies lors des opérations de secours et améliorer la résilience des communautés.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
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En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Partenariats public-privé : à la recherche d'idées neuves pour réduire les pertes d’eau dans les réseaux de distribution

Chris Shugart's picture
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© Banque asiatique de développement
Crédit photographique : Banque asiatique de développement

Allons-nous assister à une reprise des partenariats public-privé (PPP) dans le secteur des services d’adduction d’eau en milieu urbain ? Les PPP peuvent-ils aider les compagnies des eaux des pays en développement à réduire le niveau ahurissant des pertes d’eau observées dans les réseaux de distribution ? Voilà deux questions qui méritent d’être débattues.

D’autant plus que leur caractère urgent requiert notre attention : des volumes excessivement élevés d’eau gaspillée (jusqu’à 50 % de la quantité d’eau qui entre dans les réseaux de distribution) sont un poids pour les compagnies des eaux et les consommateurs des pays en développement. Le coupable est plus précisément l’eau non facturée, qui recouvre l’eau non livrée (fuite et éclatement des canalisations) et les pertes commerciales (base de données client lacunaire, imprécision des relevés et raccordements illégaux).

Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

Paula Caballero's picture
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Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

Devenons plus intelligents ensemble : tout un univers de données sur le développement à portée de main !

Nagaraja Rao Harshadeep's picture
Bien souvent, quand on discute entre amis, les données sont les grandes absentes : « C'est un problème vraiment énorme ! » Mais « énorme » à quel point, exactement ? Il est fort probable que votre interlocuteur n'en ait pas la moindre idée…. 

On dit que nous vivons aujourd'hui dans une nouvelle ère, l'« âge des données ». Banque mondiale, organismes de l'ONU, NASA, Agence spatiale européenne, universités, etc. : toutes ces institutions nous submergent de nouvelles données collectées avec grand soin auprès des pays ou via des enquêtes, ou issues des observations réalisées par les yeux toujours plus nombreux qui peuplent désormais le ciel. Les téléphones mobiles d’aujourd’hui sont plus puissants que les gros ordinateurs que j'utilisais lorsque j'étais à l'université… Et il est même possible d’avoir accès à un réseau 3G correct dans un village du Malawi.
 
Open data for sustainable development

Les objectifs mondiaux : la transformation économique dans un monde interconnecté

Paul McClure's picture
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Ouvriers qui coulent du béton au Timor-Leste. © Alex Baluyut/Banque mondiale


Cette semaine, les pays du monde entier se réunissent au siège des Nations Unies à New York pour adopter les 17 Objectifs de développement durable (ODD) qui guideront les efforts mondiaux de développement jusqu’en 2030. Les ODD bénéficient d’un engagement actif et d’un appui massif de la part du Groupe de la Banque mondiale et des autres organisations multilatérales, mais ce sont les pays eux-mêmes qui en définissent le contenu.

Ce programme est à la fois ambitieux (le nombre d’objectifs a été multiplié par plus de deux par rapport aux 8 objectifs du Millénaire pour le développement, qui seront officiellement remplacés par les ODD à la fin de 2015) et plus complet que le précédent. Par exemple, le premier OMD visait à « mettre fin à l’extrême pauvreté et la faim d’ici 2015 ». Les ODD qui lui succèdent reprennent intégralement ces défis : « Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde » (Objectif n° 1) et « Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable » (Objectif n° 2). Et dans un monde où les « marchés émergents » englobent désormais des économies plus vastes que nombre de membres de l’Union européenne, les pays ont choisi de rendre ces objectifs universels, afin qu’ils s’appliquent autant aux nations les plus riches qu’aux plus pauvres de la planète.

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