Syndicate content

Parvenir au développement durable, tous ensemble et efficacement

Rachel Kyte's picture

Le principe du développement durable repose sur trois éléments fondamentaux : la croissance économique, la gestion de l’environnement et le développement social, soit autrement dit : la prospérité, la planète et les gens. Si nous en négligeons un, nous nous interdisons de créer un monde durable.

Depuis l’apparition de l’expression « développement durable » voici 25 ans, nous avons certes progressé mais le chemin passe désormais par une croissance verte plus inclusive.

Les progrès économiques ont souvent été obtenus aux dépens de notre patrimoine naturel. Nous avons détruit et pillé nos ressources naturelles au point de compromettre nos précieux acquis.

Dans le même temps, si les inégalités ont régressé et l’équité a progressé à l’échelle mondiale, au sein même des pays, le fossé entre riches et pauvres s’est considérablement creusé.

Voici des chiffres éloquents : 1,3 milliard d’êtres humains sont toujours privés d’électricité, un milliard souffrent de la faim quotidiennement, pratiquement 900 millions ne peuvent toujours pas consommer une eau potable sûre et propre et plus de 2,5 milliards n’ont pas accès à un système d’assainissement. La satisfaction de ces besoins —alors que l’urbanisation progresse à un rythme sans précédent et que le changement climatique rend l’avenir encore plus complexe à appréhender — exige un mode de croissance qui protège les ressources naturelles dont les pauvres, en particulier, dépendent. Le point d’équilibre de notre développement ou la santé de notre planète ne peut être obtenu au détriment des pauvres.

La solution passe par une croissance qui exploite les ressources de manière raisonnée. Loin de nous enfermer dans des dégâts environnementaux irréversibles, elle favorise une action publique garantissant la prise en compte de chacun. Cela ne veut pas dire que l’on renonce à la croissance ni même qu’on la ralentit et encore moins que l’on inverse le processus. C’est juste un moyen de changer progressivement notre mode de gestion économique.

Des pays qui valorisent leur patrimoine naturel et leurs écosystèmes au même titre que leur PIB peuvent ainsi apprécier à sa juste valeur un capital naturel trop longtemps considéré comme acquis. Des décisions d’investissement différentes devront s’appuyer sur des données différentes.

La croissance verte, comme toute bonne politique de croissance, dépend de la juste fixation des prix. Elle s’attaque aux inefficacités des politiques et des marchés, créé des droits de propriété échangeables et supprime les subventions injustifiées. Elle permet de redoubler d’efficience et d’identifier les sources d’inefficacité dans nos modes actuels de croissance. Elle implique de trouver des stratégies originales efficaces pour chaque pays et d’aider les décideurs à répondre à la question du lundi matin : comment modifier mes habitudes ?

Seule une appréhension globale de la croissance peut nous ramener sur la voie du développement durable.

Rachel Kyte
Vice-présidente, responsable du Réseau du développement durable
www.worldbank.org/sustainabledevelopment
Twitter : @rkyte365

Commentaires

Soumis par Anonymous le
Le problème que connaissent les pays pauvres et l'Afrique sub-saharien en particulier en matière du développement qui se veut durable c'est l'ignorance et la non utilisation de la "puissance infinie", l'ignorance de la force logée dans le "subconscient", le manque d'une sensibilisation sur la "pensée positive", la non connaissance par la majorité des méthodes simples qui permettent d'utiliser positivement leur pensée pour être responsable et acteur de leur développement. Toutes formes d'aides qui jusqu'à ce jours depuis la nuit de temps ont démontré leur inefficacité parce que le vrai diagnostic pour ces pays n'est pas encore posé et un traitement approprié n'est pas encore mis en place. Dès que la majorité d'Africain aura conscience de sa force intérieure et saura comment l'utiliser positivement pour contribuer à son propre développement, c'est alors que les différents financements produirons des fruits durables. L'Africain, malheureusement a perdu tous les souvenirs de leur puissance intérieure, a perdu la confiance en soi avec l'esclavagisme, la traite des noirs et la colonisation. Ben

Soumis par Noel RAMBALDİ le
Un pas est fait, nous aurons bientôt un Président. Quel qu’il soit, sa tache sera pratiquement insurmontable si l’Europe ne sait pas se donner un Euro réel. Depuis la conversion des monnaies, l’Europe n’a pas créé un seul Euro permanent, ses créations de monnaie ne sont que provisoires et sans cesse renouvelées par des prêts de monnaie ex nihilo. Cette situation a ruiné les Etats. L’Europe est la seule unité monétaire qui ne dispose pas de cet ultime recours, la planche à billets. Une observation des réalités permet de détecter les causes des désordres mondiaux de ce début du troisième millénaire. Les valeurs fluctuantes des monnaies, celles incompréhensibles des taux de change auxquelles s’ajoutent des créations de monnaie, uniquement provisoires. Voilà ce que sont les réalités actuelles qui ruinent tout espoir d’effectuer des échanges commerciaux raisonnables entre les nations. A part s’attaquer à la racine du problème, il n’y a pas de solution. La monnaie est une valeur dont le rôle est de se substituer à celle d’une marchandise pour éviter aux échanges commerciaux le carcan du troc. Elle est l’outil du commerce. Quelles sont les caractéristiques actuelles de la monnaie : Depuis 1972, la valeur d’une monnaie est tributaire de l’offre et de la demande dont elle est l’objet. Cette dépendance la rend éminemment instable. Comment peut-on imaginer qu’une valeur dont le rôle est de se substituer à celle d’une marchandise ait pour conséquence de provoquer, elle-même, des variations de la valeur de cette dernière ? C’est tout simplement stupide. La monnaie doit avoir une valeur rigoureusement stable. Le deuxième rôle de la monnaie est de rétablir, par le moyen du taux de change, un équilibre raisonnable des valeurs locales des marchandises similaires dans tous les pays, quelles que soient les valeurs unitaires de leurs monnaies. Malheureusement les taux de change ne tiennent aucun compte des valeurs locales des marchandises et subissent les conséquences des variations de la valeur des monnaies. C’est ainsi que, après application du taux de change, on trouve dans des pays en relations commerciales des différences de valeurs locales pour des marchandises similaires qui sont de l’ordre de 1 à 10, de 1 à 20……ou plus. Qui peut prétendre dans cette situation établir un échange commercial équilibré ? Cette réalité provoque un transfert de l’activité des pays industrialisés vers les pays en développement. Les capitaux suivent naturellement le mouvement puisqu’ils cherchent le meilleur rendement. Qui peut prétendre dans ces conditions entreprendre une relance économique efficace dans l’un des pays de l’Europe, puisque chacun d’eux se trouve en face d’une concurrence qu’il est illusoire de vouloir vaincre. Seule l’Allemagne a adopté une démarche possible : celle de se positionner sur le marché européen où les contraintes sont à peu près les mêmes pour tous. En faisant des efforts particuliers elle a réussi à sortir du peloton. Cette solution ne peut pas être européenne, elle ne peut, tout au plus, que favoriser un ou deux pays européens plus performants que les autres. Dans cette situation déconcertante que nous reste-t-il à faire, sinon rétablir le bon sens : D’abord, définir le rôle de la monnaie, valeur de substitution qui doit être strictement fixe. Cette caractéristique impose que la masse monétaire d’un pays évolue de concert avec le développement de sa masse de richesse puisque la monnaie a pour rôle d’en assurer la circulation fluide. Les augmentations des P.İ.B. sont des repères quantifiables qui doivent servir d’index. İls permettent de définir un rapport constant entre l’augmentation des richesses et les créations monétaires bien ajustées qui garantissent la stabilité de la monnaie. Cette masse monétaire nouvelle est le résultat de l’ensemble de l’activité de la nation, elle doit donc être répartie de telle façon qu’elle bénéficie au plus grand nombre. Seuls les Etats ont la capacité d’assumer cette répartition dans les meilleures conditions. Ces créations de monnaie indexées à l’évolution de leur P.İ.B. doivent donc être intégrées à leurs budgets. Les Etats seraient bien inspirés de réserver, en priorité, ces apports de monnaies permanentes aux investissements nécessaires à la bonne marche de la société, ce qui augmenterait la qualité de la répartition. Les frais de fonctionnement de l’Etat sont, eux, tributaires de l’impôt qui se trouvera considérablement minoré. L’application de la théorie de libre circulation des marchandises prônée par l’O.M.C. est irréalisable alors que les monnaies sont instables, que les valeurs locales des marchandises dans les pays ont des différences effarantes et que règne dans le monde entier une spéculation dévastatrice. Le rôle des taux de change des monnaies est de corriger, au mieux, les valeurs locales des marchandises de façon à donner à chacun des deux pays, partenaires commerciaux, un pouvoir d’achat réciproque similaire pour chacun d’eux. Les variations pilotées des taux de change permettent de maintenir l’équilibre des valeurs locales Quelles sont les conséquences de ces manœuvres : La théorie de libre circulation des marchandises de l’O.M.C. devient réalisable. Les délocalisations perdent leur motivation. Les spéculations monétaires ne peuvent que provoquer des variations des taux de change qui annulent leurs effets. Les nouveaux taux de change qui rééquilibrent les valeurs locales provoquent une augmentation du pouvoir d’achat des populations des pays en développement ce qui démotive l’émigration de ces peuples. Le nouveau pouvoir d’achat des pays en développement relance l’ économie des pays industrialisés et favorise l’équilibre des balances commerciales. L’apport des créations de monnaie dont ils bénéficient et la reprise de l’activité assainissent les finances des Etats. Les créations de monnaie étant indexées aux évolutions des P.İ.B des Etats, les prêts de monnaie ex nihilo peuvent être envisagés en leur faveur. Ces prêts ex nihilo provoquent des évolutions des P.İ.B. qui permettront la création de la monnaie permanente nécessaire et correctement adaptée. Les taux de ces prêts ex nihilo sont faibles. Ils n’ont en charge que la gestion d’une opération comptable. Leurs remboursements doivent s’inscrire dans un budget en équilibre. Les établissements bancaires ont une parfaite maîtrise de cette technique. Les prêts ex nihilo au profit des entreprises privées par les établissements bancaires privés sont dangereux. İls doivent être éliminés ou bien sous le control rigoureux des Etats en ce qui concerne leur quantité et leur répartition. L’union européenne a la carrure et la capacité pour initier ces nouveaux principes. De la gauche a la droite les Français et les Européens souhaitent que les choses changent. Dimanche soir les français l’ont dit. N’espèrent-ils pas le changement que j’exprime ? Monsieur notre futur Président, mesdames, messieurs nos futurs députés, posez vous cette question, Ce serait dommage que nous soyons tous perdants. La crise de l’Euro a pour origine le mode de création de ses liquidités. Changez le. Cordialement Noël RAMBALDİ noelrambaldi@gmail.com

Envie de réagir ? Envoyez-nous vos questions et commentaires

Plain text

  • Balises HTML autorisées : <br> <p>
  • Passage à la ligne et paragraphes automatiques.
En soumettant ce formulaire, j'accepte la politique de confidentialité de Mollom.