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Résoudre l’équation du G8 sur la transparence des entreprises : bénéfices + résultats du développement = initiative pour un secteur privé ouvert et collaboratif

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Les entreprises créent de l’emploi et stimulent la croissance, mais elles peuvent faire mieux encore. Alors que la pression concurrentielle augmente et que les ressources mondiales sont de plus en plus difficiles à préserver, certaines entreprises du secteur privé ont eu la bonne idée d’adopter de nouvelles pratiques ouvertes et collaboratives qui permettent à la fois d’améliorer leurs bénéfices et de renforcer l’impact du développement.

Quel est leur intérêt à procéder de la sorte ? La démarche ne relève guère du principe de la bonne action, non. Ce dont il est question ici c’est de la place capitale que prend progressivement dans le monde des affaires la résolution des problématiques du développement tout au long de la chaîne de valeur, à travers le crowdsourcing, la réduction des coûts et la gestion des risques.

Il s’agit à présent de déterminer comment ces pratiques qui renforcent à la fois les bénéfices ET le développement peuvent évoluer et être étendues. Peut-on favoriser l’adoption de masse des approches durables que l’IFC défend depuis des années ? Comment populariser le concept de « création de valeur partagée » de Michael Porter ? Comment faire pour que des millions d’entreprises suivent l’exemple des précurseurs et adoptent des pratiques ouvertes et collaboratives ?

Afin d’apporter un début de réponse à ces questions, l’Institut de la Banque mondiale a lancé une initiative « pour un secteur privé ouvert et collaboratif » qui vient compléter les efforts engagés par la Banque mondiale et d’autres organismes en faveur de la transparence et de l’ouverture en matière d’aide au développement, de données et de gouvernance des pouvoirs publics.

Cette initiative soutient un ensemble de pratiques novatrices telles que la durabilité et la transparence des chaînes d’approvisionnement, la transparence des contrats, le dialogue public-privé et l’accès aux registres des sociétés.

Comme l’a expliqué Caroline Anstey, directrice générale de la Banque mondiale, lors de l’événement « Open for Growth » organisé en préambule au G8, l’initiative pour un secteur privé ouvert et collaboratif vise à s’appuyer sur « la transparence des données et les pratiques collaboratives pour renforcer l’impact du secteur privé sur le développement ».

Dans ce cadre, l’ouverture des données des registres des sociétés constitue une étape primordiale.

Pour inciter les pouvoirs publics à accroître la transparence en la matière et encourager les avancées dans la responsabilité sociale, nous soutenons le lancement d’un nouvel indice sur la transparence des registres des sociétés : http://registries.opencorporates.com (a).

Savoir quel est le véritable propriétaire d’une entreprise est une information fondamentale. Les entreprises privées doivent s’acquitter de leurs impôts. En outre, elles bénéficient souvent d’avantages et peuvent conclure des contrats avec le secteur public. Toutefois, la complexité des structures sociales et des liens entre les entreprises sont très complexes, ce qui rend difficile leur compréhension et favorise l’évasion fiscale et l’exploitation des failles.

Ces obstacles à la transparence ont des répercussions négatives sur toute la société. Les entreprises n’arrivent pas à rivaliser dans un contexte équitable. Les ressources publiques sont souvent gaspillées ou mal administrées. Les citoyens paient le prix des services peu efficaces et des projets non aboutis. Les agences de développement, quant à elles, ne peuvent pas vérifier que les fonds alloués entraînent les résultats attendus.

La transparence et la responsabilité sociale sont au cœur de la solution et jouent un rôle essentiel dans les efforts qui visent à libérer l’impact potentiel du secteur privé sur le développement.

Ce nouvel indice (a) mesure le degré de transparence dont font preuve les pays en matière d’informations relatives aux sociétés. Mais son intérêt ne s’arrête pas là : il rassemble aussi ces informations pour proposer un libre accès à des bases de données transnationales dont l’utilisation peut aider à endiguer la corruption, à connaître le véritable propriétaire d’une entreprise et à approfondir l’analyse de la compétitivité, ce qui profitera in fine au secteur privé.

Parmi les fonctionnalités les plus intéressantes de cet outil, on trouve la possibilité de procéder à une recherche sur une société dans plusieurs pays à la fois mais également, et surtout, de générer une représentation graphique du réseau transnational auquel cette société appartient, sachant que l’on pourra alors accéder aux informations concernant l’ensemble des sociétés de ce réseau. Au fur et à mesure de la divulgation et de la publication des registres dans la base de données, notre partenaire OpenCorporates (a), soutenu par la fondation Alfred P. Sloan (a), étendra cette fonctionnalité de « réseau » à toutes les entreprises.

Concrètement, cette initiative signifie que chacun pourra étudier le lien que possède une entreprise avec ses entités affiliées directes, mais également avec d’autres sociétés, même à l’étranger. Dans son allocution, Caroline Anstey a souligné l’impact que pourrait avoir la possibilité de connaître et visualiser ces liens et les « retombées extrêmement bénéfiques pour les pouvoirs publics, les médias, les citoyens et le secteur privé ». Elle a raison. Une telle initiative est susceptible de profiter grandement à la lutte contre la corruption et à l’identification des propriétaires réels des sociétés, tout autant qu’aux analyses de compétitivité.

Nous vous invitons à le vérifier par vous-même. Consultez le nouvel indice et aidez avec nous les entreprises à améliorer leurs bénéfices tout en augmentant les résultats du développement.

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