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Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

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Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement. Premières victimes des phénomènes climatiques extrêmes et ce, de manière disproportionnée, ce sont elles qui peuvent faire la différence, en faisant évoluer des mentalités profondément ancrées. Leurs décisions, en tant qu’entrepreneurs, investisseurs, consommatrices, agricultrices et chefs de famille, sont en effet susceptibles de placer notre planète sur une trajectoire de développement plus verte et plus inclusive.

En cette « Semaine du climat » et d’Assemblée générale des Nations Unies, je pars pour New York. Je me rendrai d’abord au sommet international Terre des femmes et climat (IWECI) (a), pour rencontrer des femmes du monde entier, dont la plupart sont de véritables icônes (a) de la lutte contre le changement climatique. Nous discuterons de l’impact de ce phénomène sur les femmes et, surtout, de la manière dont nos initiatives, notre créativité, notre motivation et notre engagement parviendront à faire prendre à l’humanité le virage d’une véritable action pour le climat.

J’espère que le message de cette conférence trouvera un écho dans les manifestations et les réunions des jours suivants. Lundi 23 septembre, le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim prononcera une allocution lors de la cérémonie d’ouverture de la Semaine du climat (a) à New York. Puis le 27 septembre, les Nations Unies publieront les conclusions du 5e rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont les projections sur la hausse du niveau des océans et la probabilité croissante de vagues de chaleur et autres phénomènes extrêmes sont attendues avec impatience.

Régulièrement, Jim Yong Kim s’informe des avancées du mouvement mondial de lutte contre le changement climatique. « Où en sommes-nous ? », me demande-t-il. Car c’est effectivement la pire menace qui pèse sur le développement et la santé publique de nos contemporains. Pour ma part, je suis intimement convaincue, qu’à l’instar d’autres mouvements dans un passé récent, ce sont les femmes qui seront à la manœuvre. Car de leurs inquiétudes et de leur colère grandissante peut naître une vision d’un avenir radicalement différent, où chacun verra ses besoins satisfaits.

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