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Tous alliés pour la cause LGBTI : une question de solidarité, mais aussi un impératif pour la prospérité partagée

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Crédits photo: Humans of Bangkok, Poomjai (Lee) Chumporn / Banque mondiale
Crédits photo: Humans of Bangkok,
Poomjai (Lee) Chumporn / Banque mondiale

Le 17 mai, nous célébrons la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT) aux côtés de toutes les personnes, familles et organisations engagées dans cette cause.

Cette célébration annuelle doit agir, sur nous tous, comme une piqûre de rappel : les enjeux de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre revêtent une importance capitale pour le développement durable. Pourquoi ? Parce que ces enjeux sont au cœur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’inclusion sociale. Et parce qu'ils occupent une place clé dans nos objectifs d’élimination de la pauvreté et de partage de la prospérité. #IDAHOT

« Alliances et solidarité » : c’est le thème choisi cette année pour la journée IDAHOT. S’unir, c’est être solidaire des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI). Mais pas seulement. S’unir, c’est aussi agir collectivement pour mieux lutter contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. 
 

Des « handicaps » qui se cumulent

Origine ethnique, sexe, identité raciale, sexuelle ou de genre, etc. : tout individu a de multiples identités, perçues ou réelles, par lesquelles la société le reconnaît ou qui sont le reflet de la manière dont il se définit lui-même.

[Lire le billet Trois choses à savoir sur la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie]
 
Mais qui dit identités multiples dit exclusions multiples : une personne LGBTI et handicapée risque de faire doublement l’objet de discriminations et de stigmatisation. Une « double peine » qui peut être synonyme d’une plus grande vulnérabilité à l’exclusion sociale et à la violence.

Le constat est flagrant dans les phénomènes de harcèlement scolaire. Les études montrent que les élèves LGBTI risquent davantage d’être victimes de ces violences, de même que les enfants atteints d’un handicap, qui sont deux à trois fois plus susceptibles d’être harcelés à l’école. 

Et les conséquences sont les mêmes pour les personnes handicapées et LGBTI : les discriminations et les violences scolaires ont pour effet de limiter leurs possibilités d’étudier et, par conséquent, leurs possibilités d’emploi, les privant ainsi durablement d’opportunités économiques.

[Télécharger le résumé du rapport : Inclusion sociale : Nécessaire fondation pour une prospérité partagée (pdf)]  
 

S’allier pour favoriser une prospérité partagée

Même exclusion, même combat : nous devons nous soutenir les uns les autres, et cela passe par des alliances qui renforcent notre action.

Les exemples ne manquent pas dans l’histoire des luttes pour l’égalité des droits. En Afrique du Sud, ce sont des groupes religieux qui se sont unis pour combattre l’apartheid. Aux États-Unis, le mouvement des droits civiques s’est associé à de nombreux alliés en dehors des cercles afro-américains pour défendre l’égalité raciale et obtenir finalement sa reconnaissance dans la loi. Et on pourrait en dire autant du mouvement pour les droits des femmes.

Aujourd’hui, nous appliquons les leçons du passé : nous nous associons à tout l’éventail de nos interlocuteurs dans le monde entier — décideurs politiques, organisations de la société civile, milieux universitaires, autres organisations de développement — pour promouvoir l’inclusion des personnes LGBTI parce qu’elle constitue un facteur fondamental de l’égalité des chances et de la prospérité partagée pour tous, en particulier pour les populations pauvres et vulnérables.
 
Pour en savoir plus, retrouvez dans la vidéo ci-dessous (en anglais) Ede Ijjasz-Vasquez, directeur principal du pôle Développement urbain, rural et social, Clifton Cortez, conseiller sur les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre, et Charlotte Vuyiswa McClain-Nhlapo, conseillère pour le handicap.

 

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