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Des artistes apportent une touche puissante au "Girl Effect" et à l’égalité des genres

Mercredi 21 septembre 2011, à l’occasion du lancement de la campagne Think Equal de la Banque mondiale, la Fondation Nike a dévoilé la teneur d’un message visuel insolite sur l’égalité des sexes et sur le potentiel que représentent les adolescentes. Les œuvres créées par des artistes originaires du Brésil, d’Argentine et du Kenya pour le siège de la Banque mondiale à Washington se déploient sous la forme d’une bannière géante installée sur la façade du bâtiment principal et de peintures murales à l’intérieur de l’atrium.

Les artistes se sont faits les avocats du mouvement lancé par la fondation sous le nom de Girl Effect, et dont l’enjeu a été rappelé par sa PDG et présidente Maria Eitel : « en investissant dans les filles, on peut empêcher la pauvreté à sa source ».

La bédéiste nigériane Naddya Oluoch-Olunya, l’une des artistes exposées, est la « mère » de Malikia, un personnage d’« ado obstinée et téméraire originaire de la côte qui n’hésite pas à se battre pour ce en quoi elle croit ». Son installation pour la Banque mondiale (photo) porte le même message : si on donne à une fille la chance d’exploiter son potentiel, l’étendue de ses réalisations possibles est sans limite.

Les fresques sont la toile de fond des Assemblées annuelles 2011 de la Banque mondiale et du FMI qui se déroulent cette semaine à Washington et qui vont donner lieu à de nombreuses discussions autour de l’impact des inégalités de genre dans le monde. Consacré à cette question, le Rapport sur le développement dans le monde qui vient de paraître ces jours-ci montre que si l’égalité hommes-femmes est une nécessité en soi, c’est aussi une nécessité et un atout pour l’économie. C’est même un « potentiel de croissance inexploité », pour reprendre les propos du président de la Banque mondiale Robert Zoellick évoquant les capacités féminines ignorées aussi bien dans les nations en développement que dans les pays développés.

Pour Maria Eitel, l’égalité des femmes n’est pas « une broutille qui peut passer après le reste ». C’est au contraire une question au centre de toutes les autres, de l’éducation à la gouvernance. Et de citer des chiffres éloquents : si le Brésil parvenait à réduire de 10 % les grossesses chez les adolescentes, son économie gagnerait 343 millions de dollars ; en Inde, les gains se chiffreraient même à 767 millions de dollars.

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