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Faites-vous partie du mouvement #Youthbiz ? Racontez-nous votre histoire !

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À Saint-Vincent-et-les-Grenadines, pays des Caraïbes, partir de Port Elizabeth pour Kingstown en bateau est un trajet d’une heure que les populations locales effectuent plusieurs fois par jour. C’est à l’occasion d’un de ces trajets que le bateau de Jerome Kamara, un jeune pêcheur saint-vincentais et grenadin, est tombé en panne sèche à une dizaine de kilomètres de Béquia à un endroit appelé localement « Bequia Channel ». Alors qu’il attendait les secours, sous le soleil et de fortes rafales, l’idée lui est venue de concevoir un bateau fonctionnant à l’énergie éolienne/solaire. Très vite, l’idée s’est transformée en prototype : un bateau utilisant de la technologie écologique a été mis à l’eau, ce qui a valu à Jerome, âgé de 20 ans, d’être le lauréat du concours international d’innovation et un modèle pour les autres jeunes des Caraïbes. 

 

Au Mexique, Daniel Gomez, un jeune ingénieur mexicain dirige une société de bio-diesel de plusieurs millions de dollars qui, à l’origine, était un projet de recherche de sa classe de chimie au lycée. Daniel et ses partenaires – Guillermo Colunga, Antonio Lopez et Mauricio Pareja – ont fondé SOLBEN (a) (solution bioénergétique en espagnol) au début de leur vingtaine. 
 
Bien que Daniel et Kamara aient suivi des parcours éducatifs différents, ils ont en commun un talent important, à savoir la capacité d’identifier un problème, de concevoir une solution innovante et de la mettre sur le marché. C’est-à-dire être un entrepreneur, une autre façon d’être économiquement actif qui semble faire ses preuves, et pas seulement pour quelques-uns.
 
Les jeunes âgés de 15 à 29 ans représentent plus d’un quart de la population mondiale totale. 
 
En moyenne, ils ont des niveaux d’éducation de l’enseignement supérieur, se marient et fondent une famille plus tard que les générations de leurs parents, et sont réputés avoir un meilleur accès que jamais aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et les maîtriser.
 
Ces dernières années, les marchés du travail en Amérique latine et dans les Caraïbes se sont progressivement relevés de la crise financière de 2008-2009. En dépit de ces facteurs, les jeunes du groupe d’âge des 15-29 ans sont confrontés à des niveaux plus élevés de chômage et reçoivent des salaires inférieurs à ceux du groupe d’âge des 30-64 ans (FNUAP 2011). Les projections à moyen terme donnent à penser que les marchés du travail des jeunes progresseront peu d’ici 2016, le taux de chômage des jeunes devant rester au même niveau que ces dernières années.
 
Ces réalités poussent les États et les organismes internationaux de développement à rechercher des moyens d’offrir davantage de perspectives économiques aux jeunes. L’entrepreneuriat et la création d’entreprises novatrices durables sont un moyen idoine d’assurer l’emploi et l’occupation des jeunes.
 
Une récente étude de la Banque mondiale présente des constatations concernant des programmes d’éducation et de formation en entrepreneuriat menant à un changement positif.
 
L’entrepreneuriat des jeunes peut-il stimuler une croissance durable ?
 
Beaucoup semblent être de cet avis, qu’il s’agisse de chefs de gouvernement ou d’universitaires. Seulement, il y a lieu d’établir des passerelles, de combler le déficit de communication et de faciliter le dialogue entre les décideurs et les jeunes entrepreneurs. Afin d’y parvenir, la Banque mondiale, en collaboration avec la Young Americas Business Trust, une organisation internationale sans but lucratif qui œuvre en faveur de la promotion des jeunes par l’entrepreneuriat et la participation, a lancé une campagne mondiale visant à mieux faire entendre les jeunes entrepreneurs. Une série d’ateliers de dialogue mondial faisant appel aux médias sociaux et à des plateformes virtuelles les réunira pour débattre de trois questions fondamentales :
 
- Quels sont les politiques et programmes publics qui ont le plus réussi à donner vie à vos idées ?
- Quelles sont les expériences qui ont modelé votre philosophie entrepreneuriale, quels conseils donneriez-vous à d’autres ?
- Comment les jeunes entrepreneurs peuvent-ils contribuer à la croissance et à une prospérité partagée dans le monde en développement ?
 
Les résultats des Ateliers de dialogue mondial déboucheront sur une table ronde de haut niveau, qu’ils enrichiront, sur le thème « les jeunes entrepreneurs comme moteurs d’une croissance durable », une manifestation parallèle phare des Assemblées de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se tiendront à Lima au Pérou. Cette manifestation visera à mettre en lumière le pouvoir de l’innovation et de l’entrepreneuriat des jeunes en tant que moteurs du développement et d’une croissance inclusive. 
 
Les Ateliers de dialogue mondial sont ouverts au grand public. Et donc, si vous êtes un jeune entrepreneur, un mentor ou un représentant de gouvernement ou si vous vous intéressez tout simplement à la question, vous trouverez de plus amples informations ici : www.yabt.net/youthbiz (a); prenez part au débat sur Twitter avec les hashtags #youthbiz et #jesuisentrepeneur.
 

Commentaires

Soumis par BALOGOUN Abdouramane le

L'entreprenariat des jeunes constitue à mon avis un levier moteur du developpement économique que pourrait rechercher un pays. Les pays en développement doivent mettre sur pied des vollets de programme prenant en compte cette nouvelle dynamique. Dans mon pays le BENIN, des politiques economiques allant dans ce sens sont en train d'être mises en place. Mais force est de constater que celles-ci ne portent pas encore fruit. Ceci étant dû à la forte politisation des actions économiques et de développement, allant parfois biaiser les objectifs attendus. Il convient de retenir que dans les meilleurs domaines beaucoup plus rentables dans l'entreprenariat des jeunes sont l'agriculture a grande echelle, l'elevage, les tic et l'immobilier. Mais le probleme qui entrave le developpement de l'agriculture, l'elevage et l'immobilier est le foncier. La gestion de nos terres est un defi majeur que doit relever les dirigeants. Plusieurs autres problemes subsistent, notamment les loudeurs administratives, l'impot et la formation.

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