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Forum sur la fragilité 2018 : prévenir et gérer les risques pour favoriser la paix et la stabilité

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© Caroline Gluck/Oxfam


Dans quelques jours, la Banque mondiale accueillera un millier de personnes pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité. Décideurs publics de pays développés et en développement, acteurs de l’humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé : les participants au Forum se réuniront à Washington avec l’objectif d’accroître leur impact et leur efficacité collective dans les pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence.

Cette année, notre Forum sera consacré au rôle de la gestion des risques dans la promotion de la paix et de la stabilité. Un thème qui traduit une évolution stratégique dans la manière d’aborder la question des fragilités, des conflits et des violences, en mettant notamment la prévention au premier plan. Cette nouvelle approche est au cœur d’une étude conjointe de la Banque mondiale et des Nations Unies qui paraîtra très prochainement sous le titre Pathways for Peace: Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict. Ses auteurs appellent la communauté internationale à davantage miser sur la prévention pour instaurer la paix, en insistant sur l’importance d’une identification précoce des risques et d’une coopération étroite avec les autorités nationales pour améliorer les réponses apportées aux menaces et renforcer l’inclusion.

On estime que deux milliards de personnes dans le monde vivent dans des pays fragiles, sachant que les situations de fragilité touchent des pays à faible revenu comme des pays à revenu intermédiaire. Contrairement à une idée ancrée de longue date, la fragilité n’est pas cantonnée aux pays pauvres : la solidité relative des institutions des pays à revenu intermédiaire ne favorise pas nécessairement les progrès économiques et sociaux, et ne prémunit pas contre les ravages des conflits et des violences. Le nombre de pays en proie à un conflit violent en 2016 n’a jamais été aussi é​levé depuis 30 ans. Nous voulons prévenir les conflits avant qu’ils ne s’installent, pour veiller à ce que les pays soient en mesure de protéger leurs populations et de préserver les gains de développement acquis ces dernières décennies.

Avec des participants originaires de 90 pays et issus de plus de 400 organisations, le Forum sur la fragilité vient souligner l’importance de la collaboration.  Nous savons qu’aucun pays ni aucune organisation ne peut relever seul le défi. Il est indispensable de forger des collaborations étroites et de réunir de nombreuses organisations pour œuvrer aux côtés des gouvernements à la production de travaux de recherche et de données, à l’amélioration des politiques publiques et à la hausse des ressources nécessaires à la mise en place de solutions plus efficaces.

La Banque mondiale intensifie ses efforts pour maximiser son impact dans les pays en situation de fragilité, de conflit et de violence. Par le biais de l’Association internationale de développement (IDA), son aide à ces pays va doubler pour atteindre plus de 14 milliards de dollars. Nous avons notamment mis en place deux nouveaux mécanismes de financement, l’un dédié aux réfugiés et aux communautés d’accueil (2 milliards de dollars) et l’autre destiné à stimuler l’entreprise privée (2,5 milliards de dollars). Nous coopérons avec nos partenaires dans le monde, mais nous nous employons aussi à promouvoir la collaboration entre les diverses entités du Groupe de la Banque mondiale afin de mobiliser tout notre arsenal d’outils, de financements et de connaissances. Car cette lutte est au centre de la mission de la Banque et de son objectif de mettre fin à la pauvreté : d'ici 2030, entre 43 à 60 % des pauvres dans le monde vivront dans des pays en situation de fragilité, de conflit ou de violence.

À l’approche du Forum, je forme le vœu que la communauté internationale prenne le temps de réfléchir aux millions de personnes qui souffrent déjà des conséquences de la guerre et d’autres conflits, à tous ceux qui ont perdu leur vie ou qui ont dû quitter leur foyer.

Le Forum nous donnera la possibilité d’écouter des responsables de plusieurs pays directement concernés (Afghanistan, République centrafricaine, Iraq, Jordanie, Niger, Nigéria, Somalie, Tadjikistan et Tchad), et de connaître les actions menées par les organisations internationales. (Comité international de la Croix-Rouge, International Rescue Committee, Mercy Corps, Save the Children, Institut des États-Unis pour la paix, UNICEF, etc.) pour soutenir et aider les pays fragiles ainsi que leurs populations les plus vulnérables.

Pour en savoir plus sur le Fragility Forum, rendez-vous ici (a). Suivez l’actualité du Forum sur Twitter avec le hashtag #FragilityForum18. Vous pourrez aussi visionner en direct une sélection d’événements et poser vos questions aux intervenants sur Banque mondiale Live.

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Commentaires

Soumis par Sabendo le

Cette situation de fragilite est encore dramatique pour les generations a venir.
Cette jeunesse qui est plus touchee n'aura plus le pouvoir et le contre de participer ni contribuer a la transformation des potentialites de son pays ni du continent.
Les conclusions de ce forum devront etre partagees suivies des engagements et promesses pour une dividende de paix recherchee.

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