Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Droit au travail : une condition nécessaire mais pas suffisante de l’accès des réfugiés à l’emploi formel

Kirsten Schuettler's picture
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Pour que les réfugiés puissent devenir autonomes, reconstruire leur vie et mener une existence digne, il est indispensable qu’ils puissent travailler et s’insérer sur le marché du travail. C’est pourquoi les articles 17 à 19 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés garantissent à ces derniers le droit d’exercer une profession salariée, non salariée et libérale.

Mais qu’en est-il dans la pratique ? Une étude réalisée par Héloïse Ruaudel et Roger Zetter pour le KNOMAD (Partenariat mondial pour les connaissances sur le développement et les migrations) (a) se penche sur 20 pays qui accueillent 70 % des réfugiés dans le monde, afin d’examiner le rôle et l’incidence des principaux déterminants du droit au travail et de l’accès au marché de l’emploi : la législation sur les réfugiés et l’emploi, les politiques et les pratiques qui facilitent ou au contraire entravent le droit à travailler, et les facteurs socioéconomiques qui influent sur l’accès réel au marché du travail. Les études de cas nationales ont été revues par des équipes de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Tourisme : un levier puissant pour favoriser l’autonomie économique et sociale des femmes

Cecile Fruman's picture


La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) recèle des sites historiques et culturels qui sont parmi les plus importants du monde, de même que des paysages naturels à couper le souffle. Si l’on ajoute à ces atouts fantastiques une hospitalité et une richesse gastronomique dont la réputation n’est plus à faire, la région s’impose comme une destination idéale pour valoriser l’industrie du voyage et du tourisme, et exploiter ce potentiel au service du développement. Cependant, la région MENA est loin derrière d’autres régions du monde en ce qui concerne la place des femmes, leurs perspectives économiques, leur participation au marché du travail, etc. C’est pourquoi le tourisme peut représenter un levier puissant pour réduire les inégalités entre hommes et femmes dans la région. En ce qui concerne les taux de chômage, les écarts entre les sexes sont particulièrement criants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où la situation économique est des plus sombres en raison de l’instabilité ambiante et où le conflit exacerbe les disparités hommes-femmes.

Le rôle crucial du paiement numérique pour la réussite des entrepreneurs

Leora Klapper's picture
Les acteurs publics et privés ont un rôle essentiel à jouer pour promouvoir l’utilisation des paiements numériques et améliorer l’accès au système financier formel. (Photo : Dominic Chavez / Banque mondiale)
 

Dans les pays à revenu élevé, les paiements électroniques sont courants : les entrepreneurs acceptent ce mode de règlement de la part de leurs clients, et l’utilisent eux-mêmes vis-à-vis de leurs fournisseurs ainsi que du fisc, entre autres. En revanche, dans les pays en développement, où plus d’un tiers des adultes indiquent être des travailleurs indépendants (a), il s’agit d’un outil encore peu répandu, mais susceptible d’avoir d’importants effets bénéfiques à la fois sur les entreprises et sur l’ensemble de la société en rendant le système financier formel plus accessible. L’expansion rapide des téléphones portables devrait faciliter les paiements numériques dans le monde en développement, ce qui offre des avantages potentiels considérables aux entrepreneurs, sur l’ensemble du globe. Un nouveau rapport montre comment (a).​
Accroissement de l’efficience et des gains 

Le paiement numérique a de nombreux avantages, que ce soit pour un petit vendeur de fruits ou pour le directeur d’une grande usine. Par exemple, en facilitant le suivi des ventes journalières, il contribue à améliorer la gestion des stocks et la marge bénéficiaire. Ce mode de règlement dans le cadre du commerce électronique peut également élargir la base de clientèle et la visibilité d’un entrepreneur, permettant à ce dernier d’étoffer son activité pour ne plus en tirer uniquement des moyens de subsistance.

Pour les grands entrepreneurs, les applications numériques comme l’archivage en ligne et le paiement électronique des droits de licence sont à même d’abaisser les coûts de conformité fiscale (a), qui sont substantiels dans les pays en développement. Cela peut aussi encourager des entreprises à rejoindre l’économie structurée, et étendre l’assise fiscale publique. De plus, en créant un compte pour le versement électronique des rémunérations de son personnel, l’employeur peut veiller à l’exactitude et à la sécurité de ces paiements, ce qui est appréciable tant pour lui que pour ses salariés.

20 projets EdTech innovants à travers le monde

Michael Trucano's picture

J’étudie depuis deux décennies des aspects à l’intersection entre les secteurs de l’éducation et de la technologie dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et émergents. C’est un travail fascinant : au cours des 20 dernières années, j’ai été consultant, évaluateur ou participant dans des initiatives en faveur des technologies éducatives (« EdTech ») dans plus de 50 de ces pays. Concernant le recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’enseignement, la révolution promise semble toujours imminente. Des personnes me présentent fréquemment des idées en étant convaincues que, « cette fois, c’est différent », même si, par le passé, nombre des utilisations potentielles des nouvelles technologies n’ont pas abouti.

Souvent, on me demande aussi d’aider à repérer des initiatives très attrayantes, susceptibles, individuellement ou ensemble, d’éclairer des tendances et des approches naissantes dans ce secteur :

« Je m’intéresse à des exemples de projets innovants en technologies éducatives, venant du monde entier, surtout à ceux principalement destinés à aider enseignants et apprenants dans les pays en développement. En d’autres termes, pourriez-vous m’indiquer quelques projets et entreprises que je ne connais peut-être pas, mais que je devrais connaître ? »

Je reçois ce genre de demande presque chaque semaine (et parfois plusieurs fois par jour). Vu cette fréquence, j’ai jugé utile de présenter ici brièvement 20 initiatives, émanant de toutes les régions. J’espère ainsi attirer l’attention sur des projets intéressants qui sont peut-être peu connus mais dont on peut tirer beaucoup de leçons. 

Même sans avoir la certitude que, « cette fois, c’est différent », on constate que ces projets foisonnent, et qu’une grande partie d’entre eux sont sophistiqués. Il n’y en avait jamais eu autant, dans autant d’endroits. Certains ont su mettre à profit des échecs du passé. D’autres, en revanche, reproduiront sans nul doute les mêmes erreurs, selon la définition d’Einstein : « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Espérons qu’aucun de ceux que je vais présenter ne tombera dans ce piège, même si je crains que quelques-uns ne puissent l’éviter.

Ma liste, qui mêle des initiatives avec et sans but lucratif, est délibérément sélective et non représentative (lire mes nombreuses remarques et explications qui suivent). Certains de ces projets sont forcément voués à l’échec ; d’autres seront très probablement modifiés à plusieurs reprises car ils tentent, pour reprendre la formule de Deng Xiaoping, « de « traverser la rivière en tâtant chaque pierre ». Et peut-être, je dis bien peut-être, une poignée pourrait se révéler aussi « transformateurs » qu’ils l’espèrent. 

Au Canada, entrer dans une nouvelle ère d’infrastructures à l’aide d’un modèle de PPP ayant fait ses preuves

Mark Romoff's picture
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Le Canada est discrètement devenu un acteur mondial de premier plan des partenariats public-privé (PPP). Le modèle canadien de passation de marchés, unique en son genre, est parti d’une idée innovante défendue par une poignée de visionnaires convaincus de sa pertinence pour se généraliser et être utilisée par les trois échelons de gouvernement du pays, et dans toutes ses régions.
 
Ce modèle ne s’est pas imposé du jour au lendemain : il a fallu 25 années d’écoute et d’apprentissage pour repenser la prestation de services publics de manière moderne, innovante et intelligente au moyen des PPP. Cette approche permet d’optimiser la façon dont on utilise l’argent des contribuables et les ressources publiques.

Concours photo : à quoi ressemble une ville durable ? La réponse en images des dix finalistes

Xueman Wang's picture
L'idée qui nous a amenés à organiser le concours photo #SustainableCities ou « Villes durables » était très simple : il s’agissait de savoir ce que ce concept évoquait chez les habitants du monde entier.

L'objectif est atteint ! Nous avons reçu 90 clichés en provenance de plus de 40 pays, et tous ont une histoire à raconter.

Nous vous invitons à découvrir les trois photos lauréates ainsi qu'un cliché récompensé d'une mention honorable pour son message en faveur de l’action climatique.

Photo lauréate : Yanick Folly (Bénin)

L’IDA, en première ligne pour mettre fin à l’extrême pauvreté

Axel van Trotsenburg's picture


Le 17 octobre a marqué la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. C’est un repère important alors que nous avons pour objectif de mettre fin à l’extrême pauvreté à l’horizon 2030. Pour nous tous, c’est le moment de renouveler notre détermination collective à agir plus et mieux pour mettre fin à la pauvreté, tout en faisant le bilan de ce que la communauté internationale a déjà accompli.

Depuis sa création en 1960, l’Association internationale de développement (IDA) a été en première ligne de notre action dans les pays les plus pauvres du monde. Ses financements ont favorisé la stabilité et les avancées de ces pays en permettant de juguler les conflits et les violences, de générer des investissements au niveau du secteur privé, de créer des emplois et de la croissance économique, de prévenir les effets les plus graves du changement climatique et de promouvoir l’égalité des sexes et la bonne gouvernance.

Des centaines de millions de personnes ont pu échapper à la pauvreté grâce à l’aide de l’IDA et à son action pour créer des emplois, scolariser les enfants, développer les équipements de santé, mettre en place des filets de protection sociale, construire des routes, assurer l’approvisionnement en électricité, etc. Et les faits sont là : l’IDA donne des résultats. Entre 2011 et 2017, l’IDA a permis à 600 millions de personnes de recevoir des services de santé essentiels et à 30 millions de femmes enceintes de bénéficier de consultations prénatales, tout en contribuant à la vaccination de 250 millions d’enfants et au recrutement de 8 millions d’enseignants.

La hausse des prix des matières premières se poursuivra en 2018

John Baffes's picture
Les prix des matières premières industrielles devraient se tasser en 2018, après les fortes hausses enregistrées cette année, annonce l’édition d’octobre du Commodity Markets Outlook.
Selon la publication périodique de la Banque mondiale consacrée aux marchés des matières premières, le baril de pétrole devrait atteindre un prix moyen de 56 dollars l’année prochaine, contre 53 dollars en 2017. Une hausse imputable à l’augmentation constante de la demande, à la réduction des volumes de production chez les exportateurs d’or noir et à la stabilisation de l’extraction d’huile de schiste aux États-Unis.

Ces prévisions sont légèrement revues à la baisse par rapport au mois d’avril, et sont tributaires d’un certain nombre de risques. Des incertitudes entourent notamment la production de la Libye, du Nigéria et du Venezuela, tandis que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres producteurs pourraient décider de reconduire leur accord de l’année passée et s’entendre pour continuer à limiter l’extraction, ce qui maintiendrait les pressions à la hausse sur les prix. Les prix pourraient toutefois reculer si cet accord n’est pas reconduit ou si les États-Unis augmentent leur production d’huile de schiste en tirant parti des coûts réduits d’exploitation.

Comment intensifier la coopération entre banque nationales de développement, secteur privé et banques multilatérales de développement

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI se sont conclues il y a peu. Le programme était riche et il a permis d’évoquer nombre de sujets fondamentaux pour l’action du Groupe de la Banque mondiale.

Et l’un de ces sujets me tient tout particulièrement à cœur : celui du rôle que les banques nationales de développement peuvent jouer pour combler le lourd déficit de financements indispensables pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), ou comment passer « des milliards aux milliers de milliards de dollars » (a).

Depuis l’adoption des ODD, la communauté internationale du développement s’efforce de trouver de nouveaux modes de financement, d’attirer le secteur privé et de mettre en place des partenariats public-privé efficaces.

C’est là qu’interviennent les banques nationales de développement, car elles exercent une fonction capitale pour mobiliser des sources privées de financement.

Une nouvelle génération de PDG : être chef d'entreprise quand on est une femme en Afrique de l’Ouest

Alexandre Laure's picture

Comment se sent-on quand on met sur pied et gère un incubateur en tant que femme ? La réponse, comme partout ailleurs dans le monde pour les femmes qui sont dans le monde du travail, est que c'est compliqué.

Dans de nombreux pays, il est encore rare de voir des femmes dans certains secteurs. Regina Mbodj, PDG du CTIC Dakar, connaît très peu de femmes au Sénégal ayant étudié les TIC : « Quand je suis rentrée à la maison et que j'ai raconté mes études, beaucoup de gens ont répondu : ‘Je pensais que seuls les hommes faisaient cela !’ »

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