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La Jordanie et le Liban ont besoin de l'aide de la communauté internationale

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La catastrophe que constitue la situation en Syrie atteint une ampleur que la plupart d’entre nous n’avons jamais connue. Trois ans après le début de la guerre civile, des millions de Syriens sont réfugiés dans leur propre pays et, au-delà de la Syrie, ce sont aussi d’autres pays qui sont touchés. Des millions de personnes ont cherché refuge en Turquie, en Iraq, en Égypte et, surtout, en Jordanie et au Liban. Ces pays ont ouvert grand leurs portes et leurs cœurs. À présent, le reste du monde doit les aider.

On ne construit pas la paix sur des ventres vides

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 le cas du Honduras et du Soudan (2007-2014)

Les émeutes de la faim consécutives à l’envolée des prix alimentaires de 2007 ont fait couler beaucoup d’encre, ne serait-ce qu’à cause du nombre de victimes, morts et blessés, à déplorer. Et si le niveau et l’instabilité actuels des prix alimentaires devaient persister, il y a de vrais risques de nouvelles répliques dans les mois à venir. Comment imaginer en effet que ces mouvements disparaissent, quand le climat est plus imprévisible que jamais, quand des gouvernements sous pression et en proie aux difficultés choisissent la solution de facilité en adoptant des mesures commerciales de panique et quand les catastrophes humanitaires sur fond de pénuries alimentaires se répètent.

Les chocs sur les prix des produits vivriers ont à plusieurs reprises déclenché des épisodes d’instabilité sociale et politique spontanée, surtout dans les villes. Mais toutes ces explosions de violence ne naissent pas du jour au lendemain : la concurrence toujours plus rude pour le sol et l’eau peut, nous l’avons observé, mettre le feu aux poudres. Si l’on ajoute la pauvreté et les inégalités endémiques, des revendications non satisfaites et l’absence de filets de protection sociale adaptés, on obtient un mélange où l’insécurité alimentaire flirte dangereusement avec le conflit. La liste est longue d’événements violents de ce type, en Argentine, au Cameroun, au Pakistan, en Somalie, au Soudan ou encore en Tunisie. Le numéro de mai du rapport trimestriel Food Price Watch s’en fait le relai.

Bulle du carbone et actifs échoués

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La burbuja de carbono y los activos inmovilizados

Parce qu’ils renferment une quantité extraordinaire d’énergie dans un volume restreint, les combustibles fossiles ont porté le développement humain à des niveaux dont on n’avait pas idée avant la révolution industrielle, des engrais de synthèse aux vols spatiaux. Seule ombre au tableau, ils produisent aussi des polluants atmosphériques et des gaz à effet de serre (GES) nocifs pour la santé.

Les émissions de GES atteignent aujourd’hui un niveau jamais vu depuis au moins 800 000 ans (a), et qui ne cesse d’augmenter, entraînant un dérèglement du climat qui pourrait bien ruiner des décennies d’avancées sur le plan du développement : bouleversement des moyens de subsistance, insécurité alimentaire grandissante, disparition des écosystèmes marins et côtiers, destruction des infrastructures ou encore menaces sur la sécurité mondiale… voici quelques-unes des catastrophes que nous prédisent les derniers rapports scientifiques (a).

Faute de moyens techniques permettant d’éliminer définitivement les GES et de ramener leur concentration atmosphérique dans des bornes sûres, la limitation des émissions supplémentaires est la seule solution réaliste. D’après les scientifiques, pour éviter les effets les plus dévastateurs du changement climatique, nous devrions contenir nos émissions de GES dans les prochaines décennies à un niveau égal à environ 20 % des réserves totales prouvées de combustibles fossiles.

Partage d'expérience sur la libéralisation de la gestion de noms de domaine en Tunisie et Turquie

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Comment accompagner les entreprises du continent africain, et notamment les petites et moyennes entreprises, vers une plus grande utilisation de l’Internet ? Cette question se pose avec une acuité croissante sur un continent où plus de 50% de la population a moins de 20 ans et recherche deux fois plus d'information que ses aînés sur les canaux numériques rendus de plus en plus accessibles avec le décollage du haut débit mobile en Afrique.

Ceci est également une nécessité pour la croissance et pour la compétitivité dans un univers économique de plus en plus mondialisé où clients et partenaires utilisent de manière toujours plus intensive les outils de l’économie numérique.

La mise en place d’un cadre juridique et réglementaire approprié fait partie des prérequis indispensable, pour promouvoir le développement des activités économiques sur Internet, comprenant notamment des lois sur les transactions électroniques, la protection des données personnelles et la cybercriminalité, mais également des dispositions relatives aux noms de domaines.

Lever les obstacles au partage du savoir

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Les acteurs du développement international possèdent un bien précieux : leur savoir. Appliqué au bon moment, un savoir adapté pourrait changer le destin de près d’un milliard de personnes : celles et ceux qui vivent aujourd’hui avec moins de 1,25 dollar par jour. Sensible à leur sort, le Groupe de la Banque mondiale s’est fixé deux objectifs ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée pour les 40 % les plus pauvres dans les pays en développement.
 
Cela passe par une mobilisation de tous les actifs du Groupe : ses moyens financiers, sa présence internationale et sa capacité de rassemblement mais aussi et surtout, son immense base de connaissances et d’expériences sur le développement. Nous pourrions aider les pauvres à forger l’avenir de leurs pays en compilant les meilleurs savoirs du monde, en les partageant rapidement et en faisant en sorte que les pays les adaptent à leurs difficultés spécifiques.
 
Cette masse de connaissances ne fait pas systématiquement l’objet d’une publication ou d’une production numérique ou multimédia. L’essentiel est niché dans les cerveaux de nos milliers d’experts, qui interviennent dans plus de 120 pays dans le monde.
 
Or, nous savons bien que ce savoir ne circule pas toujours assez vite ou ne parvient pas suffisamment tôt aux personnes qui en ont le plus besoin. Dans un récent document de travail (a), deux de nos collègues ont mis en évidence ce problème — et attiré ce faisant l’attention des médias, dont les comptes rendus ont parfois manqué de justesse (a). Au-delà des problèmes techniques réels (chercher quelque chose dans un fichier PDF n’est pas toujours facile, par exemple), le flux de connaissances numériques se heurte aussi souvent à des cloisonnements institutionnels. Il n’y a ainsi que peu d’échanges entre le personnel de la Banque mondiale en Asie de l’Est et celui qui travaille en Afrique. Sans parler du manque de liens réguliers entre les experts de l’eau et les experts de la santé… Ce manque de fluidité tient à la culture de l’organisation, à sa structure et à ses modes d’incitation. Nous pouvons faire mieux.

Si j'avais 22 ans, je voyagerais pour voir comment les gens vivent

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 Jim Yong Kim with Father Jack in PeruPhoto : Jim Yong Kim aux côtés du père Jack au Pérou

À 22 ans, ma vie était un peu difficile. Cela faisait tout juste deux mois que j'étais rentré en première année à la Harvard Medical School. Auparavant, j’étudiais à Brown et je militais aux côtés d'un groupe bigarré d'étudiants. Et voilà que je passais mes soirées à apprendre par cœur des planches anatomiques... Le contraste était rude.

Puis, au cours des mois et des années qui ont suivi, de nouvelles perspectives se sont ouvertes à moi : j'ai rencontré d'autres militants et, parmi eux, Paul Farmer, avec lequel j'ai cofondé l'organisation Partners In Health. Quelques années plus tard, j'ai commencé un doctorat en anthropologie. Mes études de médecine et mes vraies passions étaient enfin réunies.

À 22 ans, tout s'enchaîne naturellement sans que l’on y pense vraiment. Malgré tout, je regrette de n’avoir pas su à l'époque ce que je comprends mieux à présent : comment mieux se préparer pour l'avenir. Voici trois choses que j'aurais aimé qu'on me dise quand j'étais plus jeune.

Une sur trois : Indignez-vous !

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Circumstance © Hanifa AlizadaL'exposition « Une sur trois » a été inspirée par le travail d'une jeune photographe afghane, Hanifa Alizada (a). J'ai choisi d’illustrer ce billet avec l’une de ses œuvres, intitulée « Circonstances », parce que je trouve qu'elle rend particulièrement bien compte du chemin long et douloureux que constitue notre lutte contre les violences faites aux femmes, fléau d’une intensité inouïe et qui frappe le monde entier. L'exposition montre que cette violence n’est pas circonscrite à une classe socioéconomique spécifique. Généralisée, elle ignore l'origine ethnique, la religion et le niveau d'éducation. C’est un fléau qui transcende les frontières.
Une nouvelle publication de l'Organisation mondiale de la santé révèle que près de 35 % des femmes du monde entier (une sur trois) subissent des violences au cours de leur vie, principalement de la part de leur mari ou de leur partenaire intime, avec des conséquences immenses sur le plan personnel et économique.
 
Si un événement aussi atroce que le viol collectif d’une jeune fille dans un bus peut défrayer la chronique, c'est en réalité dans son propre foyer qu'une femme est le plus en danger. Selon les estimations, les pertes de productivité liées à ces violences représentent de 1,5 à 2 points de PIB, c'est-à-dire à peu près ce que la plupart des pays en développement consacrent à l'éducation primaire. 

 Avec l'exposition « Une sur trois », le Programme artistique du Groupe de la Banque mondiale veut utiliser le vecteur de l’art pour susciter des engagements contre les violences faites aux femmes et encourager à l’action. 
 
L'exposition met en scène une série de données factuelles et près de 80 œuvres d'art à la fois puissantes et toutes en nuances qui explorent les différentes manières dont la violence affecte la vie des femmes et des filles du monde entier. 
 
À l’instar des peintures de Laben John (a) (Papouasie-Nouvelle Guinée), certaines de ces œuvres illustrent l'impact de la violence domestique sur les enfants, qu'ils la vivent ou en soient témoins ; d’autres, comme la sculpture de Freddy Tsimba (République démocratique du Congo), évoquent le recours aux violences sexistes et sexuelles comme armes de guerre. 

Nasheen Saeed (Pakistan) décrit dans son travail les graves négligences dont souffrent de nombreuses jeunes filles dans leur propre famille, simplement parce que ce sont des filles. 

Les photographes Kay Cernush (États-Unis) et Karen Robinson (Royaume-Uni) abordent le thème du trafic d'êtres humains par le biais de portraits intimes de jeunes femmes convaincues de partir à l'étranger par de fausses promesses de vie meilleure.

Quand vous aurez vu ces vidéos, vous direz « Merci maman ! »

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Katya with her granddaughter (From the documentary "The Face of Poverty in Europe and Central Asia"J’ai de la chance. J’ai toujours eu des discussions d’une grande richesse avec mes parents et en particulier avec ma mère.

Une fois, je venais de rentrer de l’école, et elle m’a ordonné de rester loin de l’ordinateur. Étonnée, je lui ai demandé pourquoi, et elle m’a répondu : « Ton père a dit qu’il avait un virus, je ne veux pas que tu tombes malade ».

Je lui ai alors expliqué ce qu’était un virus informatique, et nous avons éclatées de rire. Elle a souri puis a dit : « Maintenant, à table ! ».

Ça a été un moment mémorable, une anecdote que je ressers régulièrement lors de nos réunions de famille… Surtout, il révèle ma mère dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même : une maman géniale. Ses enfants passent toujours avant tout le reste. J'ai bien sûr eu des hauts et des bas au cours de ma vie, et j’ai fini par comprendre que s'il existe une chose au monde qui puisse véritablement soulever des montagnes, c'est bien l’amour d’une mère.

Parce que de nombreux pays célèbrent la Fête des mères ce mois-ci, nous avons décidé de rendre hommage à ces femmes en présentant une série de portraits de mères qui, partout dans le monde, réussissent à contourner les obstacles pour leurs enfants. L’histoire de mères qui se dévouent corps et âme pour leur famille, ou encore l'histoire de jeunes filles qui, grâce à leur mère, ont trouvé la force et l'inspiration nécessaires pour réaliser leurs rêves. 

La jeunesse mauritanienne se mobilise pour saisir les opportunités d’emploi permises par les TIC : il est temps de la soutenir !

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À chaque fois que je me rends à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, j’entends dire que la téléphonie mobile convient à merveille à une société « nomade » comme la société mauritanienne, qu’elle permet de couvrir des zones où n’existe pas le réseau fixe, par exemple le long des routes ou dans les dunes où les familles aiment aller passer le week-end. J’entends aussi dire que l’Internet haut débit mobile, lorsqu’il sera proposé à des prix plus abordables et dans de meilleures conditions de qualité de service sur une plus grande partie du territoire, va susciter un engouement aussi important dans la population, notamment pour la transmission d’images et de vidéo ainsi que pour l’accès au contenu disponible sur le web. On peut d’ailleurs déjà faire réparer son smartphone ou sa tablette sur le marché  de « Noghta Sakhina » (Point chaud) à Nouakchott.
 
Mais j’entends plus rarement parler des opportunités que les TIC apportent en termes d’emplois en Mauritanie, et notamment des emplois placés sous le signe de la créativité et de l'innovation et faisant appel à des méthodes de travail, d'interaction et d'apprentissage radicalement nouvelles qui séduisent la jeunesse. On observe par exemple partout dans le monde que les jeunes se distinguent par leurs capacités individuelles à coder et développer des solutions pour des applications, mobiles notamment, ce qui améliore leur employabilité car le développement de contenus multilingues est une des dimensions essentielles de la demande sur les réseaux à haut débit.

© Banque mondialeDans un atelier sur les TIC et l’Emploi, organisé le 28 avril dernier à Nouakchott par le Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des TIC et animé par Dr. Houssein Ould Meddou, président du Syndicat des Journalistes Mauritaniens, nous avons présenté avec ma collègue Isabelle Huynh les nouvelles formes de créations d’emplois rendues possibles par les TIC. Nous avons pu y mesurer à quel point la jeunesse mauritanienne était prête à saisir les opportunités permises par les TIC. Parmi ces jeunes convaincus que les TIC sont une des solutions au problème de l’emploi dans leur pays (48% de chômage chez les femmes de 25 à 34 ans, 36% chez les hommes de la même tranche d’âge), Moustapha (dit Adi) Ould Yacoub et Mariem Kane.

Ce que Bill Gates m’a appris

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J’ai l’immense privilège, en ma qualité de président du Groupe de la Banque mondiale de pouvoir échanger avec des dirigeants politiques et grands entrepreneurs qui comptent parmi les plus créatifs et féconds dans le monde. Ces conversations ont un thème récurrent : la nécessité d’accélérer l’innovation pour mettre fin à l’extrême pauvreté et faire que le développement économique profite à tous. Ce qui fait défaut, c’est un consensus clair sur les meilleures méthodes à suivre pour favoriser l’éclosion de nouvelles idées et les déployer largement.

J’ai eu récemment l’occasion de m’entretenir longuement avec Bill Gates, et nous en sommes naturellement venus à parler des facteurs qui sont à la source de l’innovation. Bill Gates et son épouse Melinda ont créé leur fondation en 1994 ; ils ont depuis lors œuvré en faveur de la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté, et contribué à transformer les aspirations au développement de la population mondiale.

J’ai été l’un des heureux bénéficiaires de la générosité de Bill et Melinda Gates. En 2000, leur fondation a octroyé un don de 44,7 millions de dollars à l’organisation Partners In Health que j’avais cofondée. À une époque où le monde de la santé méconnaissait globalement le fléau de la tuberculose multirésistante, les Gates, portés par leur volonté d’agir pour offrir un traitement aux pays en développement, ont été à l’origine du don le plus important qu’une fondation ait jamais consacré à la lutte contre la tuberculose. Ce modèle de philanthropie visionnaire et innovante n’a cessé de se répéter, mû par leur détermination à s’attaquer aux plus grands défis du XXIe siècle.

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