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Faire participer les citoyens aux projets de développement : le point sur nos connaissances, et sur nos lacunes

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Vous connaissez l’adage « Le client a toujours raison » ? Les patrons des grands magasins avaient adopté cette devise pour mieux souligner leur volonté de placer la satisfaction des clients avant tout le reste. Elle répond à une nécessité commerciale évidente : il faut écouter le client, dernier maillon de la chaîne de vente.

Aujourd’hui, les professionnels de la vente empruntent des voies technologiques toujours plus sophistiquées pour connaître l’avis de leurs clients. D’où cette interrogation : pourquoi pas nous ? Et si les professionnels du développement que nous sommes mettaient à profit ce que la technologie moderne peut leur offrir…

Je sais que c’est possible, j’en ai la preuve. L’an dernier, la Banque mondiale a salué la performance d’équipes intervenant au Bangladesh, au Brésil, au Cambodge et en Inde qui ont toutes, en mariant technologie et développement, démultiplié les résultats obtenus.

Leur objectif ? Améliorer l’impact des projets financés par la Banque mondiale sur la vie quotidienne des populations. Comment ? En recueillant l’opinion des bénéficiaires sur les  services rendus.

Une pluie de météorites, un séisme et le gouvernement ouvert en Russie : juste une journée ordinaire à la Banque mondiale

Chris Vein's picture

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Pour mon premier jour à la Banque mondiale, j’ai pris l’avion jusqu’à Moscou pour participer à une conférence consacrée au « gouvernement ouvert ». Pendant cinq jours, j’ai animé des master class sur ce sujet à l’intention de fonctionnaires, d’experts de la société civile et d’autres parties intéressées ; j’ai débattu de l’approche retenue par la Russie dans ce domaine et j’ai même fait une apparition à la télévision russe pour discuter de l’importance stratégique de l’ouverture des pouvoirs publics à l’égard des citoyens et de ce que cela implique pour ces derniers. Et tout ça, juste pendant mon séjour à Moscou.

Deux mois plus tard, j’étais de retour en Russie, cette fois-ci à Krasnoïarsk, en Sibérie. Il se trouve que ma visite a coïncidé avec deux cataclysmes naturels dans la région : une pluie de météorites et un puissant séisme. J’ai pris la parole lors du dixième Forum économique de Krasnoïarsk (KEF). Cet événement, qui existe depuis 2004, est l’une des manifestations les plus courues dans le pays et réunit des hauts représentants des autorités, des investisseurs et des leaders d’opinion. L’édition 2013 de ce forum, intitulée « Russie : une feuille de route pour le changement » était consacrée aux nouveaux modèles et aux politiques économiques destinés à transformer les institutions et à améliorer le niveau de vie. C’est là-bas, à Krasnoïarsk, que Dmitri Medvedev, qui était alors président, a prononcé son fameux discours phare de 2008, dans lequel il a énoncé les « quatre I » sur lesquels devait reposer le développement du pays : institutions, infrastructure, innovation et investissement. Plus tard, il en a ajouté un cinquième : intelligence. Lors du Forum, le Premier ministre a réitéré l’importance d’améliorer le capital humain (la formule 4+1), préalable indispensable pour engager un mouvement de développement économique durable.

Quel est le point commun entre l’Islande et le Kenya ? Une énergie géothermique, propre et renouvelable

Sri Mulyani Indrawati's picture

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À la sortie de l’aéroport de Keflavik, alors que le souffle glacial de l’Arctique me cinglait le visage, j’ai soudain réalisé à quel point j’aimais mon travail… Un travail qui fait qu’une native des tropiques comme moi a la chance de découvrir l’hospitalité chaleureuse des Islandais et de s’inspirer de leur expérience.

Avec ses 320 000 citoyens répartis sur un territoire équivalent à celui du Kentucky, aux États-Unis (103 000 km²), cette île subpolaire recèle de multiples enseignements pour les experts du développement. Cela fait des années que l’Islande s’est attelée au défi du changement climatique et, aujourd’hui, elle arrive à prospérer en toute sérénité dans un environnement à la fois hostile et généreux.

Alors que nous commençons juste à esquisser des pistes d’action pour résoudre notre dilemme : comment gérer le réchauffement de la planète – et les événements toujours plus imprévisibles et violents que la nature nous concocte à titre de représailles – et des besoins énergétiques croissants ?

Quelles solutions pour renforcer le pouvoir d’agir des femmes ? Faites-nous part de vos idées

Lauren Clyne Medley's picture

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Banque mondiale Live - Journée internationale de la femme 2013

À l’approche imminente de la Journée internationale de la femme, la plateforme Banque mondiale Live accueille un tchat en direct sur l’égalité des sexes et l’autonomisation, qui se déroulera le 6 mars à 11h, heure de Washington (soit 16h TU).

Un groupe d’experts — constitué de la vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, Rachel Kyte, de la directrice en charge des questions de genre et de développement, Jeni Klugman, et de plusieurs spécialistes et chercheurs du monde entier — se penchera sur les obstacles que représentent les normes régissant les rapports entre les sexes et sur les moyens de les surmonter.

Les débuts d’un fonds pour la responsabilité sociale novateur

John Garrison's picture

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À l’issue d’un processus de consultation à grande échelle et de plus d’une année de planification, le Partenariat global pour la responsabilité sociale (GPSA) est désormais opérationnel et a annoncé son premier appel à propositions le 11 février 2013. Avec sa politique de transparence, sa structure de gouvernance inclusive et la priorité thématique stratégique donnée à la responsabilité sociale, le GPSA marque incontestablement un jalon dans les relations entre la Banque et la société civile. Après 30 ans de collaboration avec la société civile via le dialogue sur les politiques publiques, la consultation et le financement, la création du GPSA envoie un signal clair indiquant que la Banque a l’intention d’institutionnaliser et de renforcer son appui aux organisations de la société civile (OSC).

Couverture de santé universelle : faire du neuf avec du vieux, est-ce forcément une mauvaise option ?

Adam Wagstaff's picture

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couverture médicale universelle
Il est facile de comprendre pourquoi le concept de couverture universelle des soins de santé est devenu si indéfinissable.

À l’origine, l’idée paraissait sans doute simple. De nombreux pays ne « couvraient » qu’une partie de leur population et un certain nombre d’entre eux s’efforçait d’étendre cette couverture aux populations « non couvertes ». La Chine, par exemple, s’est lancée dans cette voie en 2003 afin d’étendre la couverture médicale aux populations rurales qui en étaient dépourvues depuis l’effondrement de l’ancien système de coopératives médicales rurales provoqué par la décollectivisation de l’agriculture en 1978.

Toutefois, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que quelqu’un fasse remarquer que, d’une certaine manière, tout le monde était déjà couvert. En Chine, les centres de santés ruraux ont continué à recevoir des subventions après 1978. La Thaïlande disposait d’un réseau d’établissements de santé publics avant même la mise en place de son système de couverture universelle. Au Mexique, les familles dont aucun membre n’était couvert par la sécurité sociale avaient accès à un réseau d’établissements publics gérés par le ministère de la Santé avant même le lancement du programme Seguro Popular.

La couverture était déjà universelle : ce n’était donc pas la question. Le problème tenait plutôt au fait que tout le monde ne bénéficiait pas du même niveau de couverture médicale

Qu’est-ce qui coûte 260 milliards de dollars par an à la planète ?

Guy Hutton's picture

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De nos jours, l’accès à un téléphone portable est plus répandu que l’accès à des sanitaires. Au rythme actuel, on manquera à près d’un demi-milliard de personnes près la cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relative à l’assainissement. Quant à la cible relative à l’eau potable, même si elle a été atteinte dès l’année dernière, on compte encore près d’un milliard de personnes dans le monde qui sont privées d’accès à une source d’eau potable améliorée.

Les experts de l’eau et de l’assainissement n’ignorent rien de ces statistiques, pas plus que la communauté du développement en général. Mais ce que l’on appréhende sans doute moins bien, c’est le coût économique de cette crise de l’eau et de l’assainissement.

Pour les pays en développement, le manque d’assainissement et d’approvisionnement en eau entraîne des pertes annuelles avoisinant 260 milliards de dollars (a), soit 1,5 % de leur PIB. La réalisation simultanée des OMD en matière d’eau et d’assainissement représenterait un gain supérieur à 60 milliards de dollars par an sachant que, pour un dollar investi, des interventions conjointes sur ces deux plans rapportent 4,3 dollars.

L’essentiel des gains réalisés (plus de 70 %) tient au temps économisé dans les déplacements pour atteindre les installations sanitaires et les équipements d'alimentation en eau, ainsi que dans l’attente une fois arrivé à destination.

Objectifs et indicateurs, pauvreté et partage

Kaushik Basu's picture

Dans sa Lettre annuelle, Bill Gates fait valoir l’importance de l’évaluation. Le changement, nous rappelle-t-il, est souvent un processus graduel ; sans bon instrument de mesure, il est donc difficile de savoir si nous allons dans la bonne direction. Il n’est guère surprenant que, dans le monde de la technologie, de nouvelles méthodes d’évaluation de la production énergétique et un micromètre capable de mesurer de minuscules distances aient contribué de manière cruciale au progrès. Bill Gates a raison d’insister sur ce point. C’est pourquoi il est important d’établir des indicateurs qui nous permettent d’évaluer nos interventions même si elles relèvent des domaines sociaux et économiques.

Il est intéressant de noter que la lettre de Bill Gates a été publiée alors même que le Groupe de la Banque a entrepris de définir des objectifs et des indicateurs du bien-être qu’il s’emploiera à appuyer et à appliquer en sa qualité d'organisme multilatéral. Nous espérons être prochainement en mesure de rendre publics nos cibles et indicateurs. Ce blog a pour objet de donner aux lecteurs une idée des questions qui se posent et de les inviter à nous faire part de leurs suggestions.

La hausse du prix des ailes de poulet passe mal en ces temps de Super Bowl mais elle est surtout riche d’enseignement

Jim Yong Kim's picture

Mauvaise nouvelle pour les millions d’Américains adeptes du Super Bowl : le prix des incontournables chicken wings a flambé ! En cause (entre autres), la hausse des cours du maïs, attisés par la sécheresse de l’été dernier, la pire que les États-Unis aient connu depuis 50 ans. D’ailleurs, 2012 aura été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les archives américaines.

Mauvaise nouvelle pour les 850 millions de personnes sous-alimentées dans le monde : les caprices de la météo perturbent la production de produits vivriers à l’échelle planétaire. Des prix alimentaires élevés et instables sont devenus la nouvelle norme. En cause (entre autres), des événements climatiques toujours plus extrêmes.

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