Du 17 au 21 avril : Suivez les webconférences internationales des Réunions de printemps. Voir le programme


Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Investir dans la nutrition, un choix judicieux pour le développement

Julia Dayton Eberwein's picture


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Si l’allaitement maternel n’existait pas, son inventeur mériterait un double prix Nobel, de médecine et d’économie. » Keith Hansen, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement humain

Ce constat, la plupart de ceux qui œuvrent dans le domaine de la nutrition l’ont fait depuis longtemps. Et à mesure que la dynamique mondiale en faveur de la nutrition se renforce, le nombre de données probantes démontrant la puissance des interventions nutritionnelles pour les individus comme pour la société augmente également.
Nous le savons : il existe des programmes d’intervention qui réduisent sensiblement les retards de croissance chez les enfants et l’anémie chez les femmes, sauvent des vies et offrent un incroyable retour sur investissement, qui peut aller jusqu’à 35 dollars pour un dollar dépensé : programmes de nutrition améliorée destinés aux femmes enceintes, distribution de compléments en fer et acide folique aux femmes en âge de procréer, amélioration des pratiques alimentaires, y compris l’allaitement, meilleure nutrition des enfants, grâce entre autres à des apports en micronutriments, des politiques sociales et des campagnes nationales prônant l’allaitement, et fortification des aliments de base. Les investissements nutritionnels au cours des 1 000 premiers jours de vie, de la conception d’un enfant à son deuxième anniversaire, sont les plus judicieux qui soient pour assurer le développement, car ils posent les jalons d’investissements réussis dans d’autres secteurs mais, en plus, ils donnent aux enfants d’aujourd’hui les atouts pour devenir les moteurs de la croissance de demain.

Sur fond de crises, les partenariats mondiaux résistent à l’épreuve du temps

Axel van Trotsenburg's picture
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© Banque mondiale

Il y a quelques semaines, l’ONU tirait la sonnette d’alarme en déclarant l’état de famine dans plusieurs zones du Soudan du Sud : la vie de 100 000 personnes est directement menacée par la première famine dans le monde depuis celle de 2011.

Cette annonce s’est accompagné d’autres estimations des plus préoccupantes : 20 millions de personnes sont « au bord de la famine » au Soudan du Sud, au Nigéria, en Somalie et au Yémen. Face à une crise comme celle-ci, qui frappe des populations qui sont déjà parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, les organismes de développement mondiaux et leurs partenaires doivent réagir urgemment afin de répondre aux exigences immédiates mais aussi aux besoins à plus long terme.

Une année dans la vie d'un incubateur

Alexandre Laure's picture
© Cesar Gbedema/Impact Hub Bamako

Le mois dernier, Impact Hub Bamako a célébré son premier anniversaire. Premier du genre au Mali, Impact Hub Bamako fait partie d'un réseau mondial de plus de 15 000 membres implantés dans plus de 80 villes dans le monde, de Bogota à Phnom Penh. Combinant les services d’un laboratoire d'innovation avec des programmes d'incubation et d'accélération et un centre d'entrepreneuriat social, Impact Hub Bamako fournit un écosystème unique de ressources, d'inspiration et de possibilités de collaboration pour les jeunes maliens créatifs travaillant à la réalisation d’un objectif commun.

Journée mondiale de la santé : pourquoi j’ai choisi de parler de la dépression

Patricio V. Marquez's picture
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Le thème de la Journée mondiale de la santé 2017, « La dépression : parlons-en », prend une résonance particulière, pour moi comme pour des milliers d’autres. C’est l’occasion de faire la lumière sur un problème qui, trop souvent, reste enfoui au plus profond de notre cerveau et nous enferme dans une spirale douloureuse de tristesse, de désintérêt et de peur.
 
J’ai la chance d’être en bonne santé, mais il m’est arrivé à de nombreuses reprises au cours de ma vie d’être submergé par un sentiment de perte et d’indifférence qui, en me fragilisant, m’empêchait d’affronter le quotidien, sans parler de me projeter sur une semaine ou une vie entière. Ces passages à vide se sont souvent produits à un tournant de mon existence, quand j’ai quitté le lycée pour l’université, quand je suis parti du foyer familial ou quand mon père est mort alors que je vivais seul en Afrique à ce moment-là. Grâce au téléphone et, plus tard, à Internet et Skype ou FaceTime, je pouvais parler à mes proches, leur faire part de mon angoisse du moment et, progressivement, à travers ces échanges, réaliser que tout irait bien et que les choses s’arrangeraient. Alors seulement, je parvenais à m’extirper de ces murs invisibles qui pesaient pourtant des tonnes. Quand j’allais mal, j’étais incapable d’apprécier le pouvoir régénérant d’une bonne marche ou d’admirer le miracle du printemps, quand les arbres refont leurs feuilles et que la nature se pare de mille couleurs. 

Pour mettre fin à la pauvreté, nous avons besoin de l’aide des entrepreneurs sociaux

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Dans nombre de pays en développement, les pouvoirs publics ont bien du mal à améliorer la situation de ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté et notamment à les intégrer dans l’économie formelle. Et pourtant, même dans les situations les plus difficiles, certains entrepreneurs réussissent là où, bien souvent, les autorités échouent.  

Combien coûtent les retards de croissance ? Et quels sont les résultats des programmes qui luttent contre ce fléau ?

Emanuela Galasso's picture
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Dans l’enquête sur la démographie et la santé qui nous intéresse, c’est l’enfant n° 115181 : 38 mois, appelons-la María. Son grand frère est l’enfant n° 115201 : 51 mois, appelons-le Alejandro. Alors qu’ils ont 13 mois d’écart, María et Alejandro mesurent tous les deux 92 centimètres. María est un peu petite pour son âge, elle se situe dans le 18e percentile de la population de référence des enfants bien nourris. Si elle était dans la moyenne, elle mesurerait 96 centimètres. Alejandro en revanche est vraiment très petit : il devrait mesurer 10 centimètres de plus, c’est-à-dire la taille moyenne pour son âge. D’ailleurs, il est si petit pour son âge qu’il ne se situe même pas dans le 1er percentile. Techniquement, Alejandro est en « retard de croissance », avec un « indice poids/âge en Z-scores » de ‑2,64, ce qui signifie que celui-ci se situe à plus de deux écarts type en dessous de la médiane de la population de référence.

Pourquoi la taxation des envois de fonds des migrants est une mauvaise idée

Dilip Ratha's picture
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Familia en Nicaragua © Banco Mundial

En 2016, les envois de fonds des travailleurs émigrés vers les pays en développement ont atteint 440 milliards de dollars, soit plus de trois fois le montant de l’aide publique au développement. Pour de nombreux pays, ces transferts d’argent constituent la principale source de devises. En Inde et au Mexique, ils dépassent les investissements directs étrangers. En Égypte, ils dépassent les recettes du canal de Suez. Et au Pakistan, ils dépassent les réserves internationales du pays.

Le site banquemondiale.org fait peau neuve

Christine Montgomery's picture
Le site banquemondiale.org fait peau neuve

Le site banquemondiale.org prend un coup de jeune ! La nouvelle interface, résolument plus moderne, décloisonne les contenus et fait la part belle aux éléments visuels (images, vidéos, visualisation de données).

En Inde, éradiquer la tuberculose n’est pas qu’une question sanitaire, c’est un enjeu économique

Jorge Coarasa's picture

Le 1er février, le ministre des Finances indien a présenté le budget de l’Union 2017/18 (a), et annoncé l’intention du gouvernement d’éradiquer la tuberculose à l’horizon 2025. Cette initiative est la bienvenue. Si délivrer la population du fardeau que constitue toute maladie est un objectif louable en lui-même, l’argument économique d’une intervention publique est particulièrement convaincant dans le cas particulier de l’élimination de la tuberculose.
 

Pourquoi la taxation des envois de fonds des migrants est une mauvaise idée

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En 2016, les envois de fonds des travailleurs émigrés vers les pays en développement ont atteint 440 milliards de dollars, soit plus de trois fois le montant de l’aide publique au développement. Pour de nombreux pays, ces transferts d’argent constituent la principale source de devises. En Inde et au Mexique, ils dépassent les investissements directs étrangers. En Égypte, ils dépassent les recettes du canal de Suez. Et au Pakistan, ils dépassent les réserves internationales du pays.

Ces derniers temps, certains pays riches qui abritent de nombreux migrants envisagent de taxer les transferts d’argent sortants, d’une part pour accroître leurs recettes et, d’autre part, pour décourager l'immigration illégale. Parmi ces pays, on trouve l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, les États-Unis, le Koweït et Oman. Aux États-Unis, l’Oklahoma taxe déjà les envois de fonds à hauteur de 5 dollars pour les 500 premiers dollars et de 1 % au-delà ; deux autres États, la Géorgie et l’Iowa, envisagent des taxes qui pourraient avoir un périmètre plus large, puisqu’elles ne concerneraient pas seulement les envois de fonds mais aussi d’autres formes de transfert (voir Mohr, 2016).

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