Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Lutte contre le financement du terrorisme : le temps est venu d'obtenir des résultats

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Turquie. Égypte. Liban. France. Mali. Nigéria. Tunisie. Et avant eux : Kenya, Somalie, Tunisie, Cameroun.
 
La liste n’est malheureusement pas exhaustive.

Paris, ma ville. Je me suis également rendu dans de nombreux pays victimes du terrorisme. Le terrorisme mondial me touche de près et affecte quantité d’amis et de collègues. Toutes ces victimes, toute cette horreur révoltante m’endeuillent.

Journée mondiale de lutte contre le sida : une stratégie en 4 points pour juguler l’épidémie

David Wilson's picture
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Cette année, la Journée mondiale de lutte contre le sida est marquée par des progrès remarquables (mais peu médiatisés) dans la lutte contre le VIH et les autres principales maladies infectieuses. Au cours de cette année, les diagnostics et les traitements du VIH ont franchi un cap décisif : des tests de charge virale plus fiables ainsi que des traitements à la posologie moins élevée, moins toxiques mais plus efficaces sont désormais commercialisés à moindre coût. En fait, le prix des médicaments n’a jamais été aussi bas : les traitements génériques de première intention représentent aujourd’hui une dépense annuelle de 95 à 158 dollars par patient, soit une baisse de 60 à 70 % sur la période 2007-2014. Et nous disposons aujourd’hui d’un comprimé combiné, contenant un inhibiteur de la protéase, moins toxique et aussi efficace que de multiples médicaments. Enfin, en Afrique du Sud, les négociations ont permis de faire baisser le prix des tests de mesure de la charge virale à 9,40 dollars.
 
Dans la lutte contre la tuberculose, un secteur où les thérapies et les diagnostics n’avaient pas évolué depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (soit 70 ans !), nous disposons à présent du test Xpert (a) et de nouvelles générations de médicaments mieux tolérés, qui accroissent le taux d’élimination de la résistance aux traitements (près de 80 % contre moins de 50 % précédemment). Des traitements très performants sont également disponibles contre le virus de l’hépatite C, tandis que le laboratoire pharmaceutique Sanofi-Pasteur est en passe de mettre au point un vaccin prometteur contre la dengue.

L’ambition de la conférence de Paris : ouvrir la voie à une croissance économique propre

Jim Yong Kim's picture
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© Fabien Minh / Connect4Climate / Banque mondiale


​La conférence de Paris sur le climat nous offre une occasion unique pour notre génération de faire passer clairement le message suivant : nous pouvons promouvoir la prospérité et la croissance économique sans que les émissions de carbone polluent la Terre et nous devons agir de toute urgence face à l’instabilité et au réchauffement de la planète.

Je suis convaincu que les responsables politiques du monde entier se montreront à la hauteur de ce défi à Paris. Quant à nous, au sein du Groupe Banque mondiale, nous aiderons les pays et les entreprises que nous comptons parmi nos clients à effectuer leur transition vers un développement économique à la fois résilient et à faible intensité de carbone.

Comment divulguer plus systématiquement l’information dans les projets de partenariat public-privé ? Dites-nous ce que vous en pensez.

Robert Hunja's picture
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Depuis trop longtemps, on manque de documentation et de directives concernant les pratiques et les principes relatifs à la divulgation de l’information dans les partenariats public-privé (PPP). Par ailleurs, on est loin de comprendre les mécanismes en vigueur dans ce domaine, aussi bien au niveau des pouvoirs publics que chez les acteurs du secteur privé. Pour remédier à ces lacunes, le Groupe de la Banque mondiale vient de proposer un cadre de divulgation pour les projets réalisés en partenariat public-privé (Framework for Disclosure in Public-Private Partnership Projects). Celui-ci est complété par des documents de référence qui présentent respectivement des dispositifs existants (Jurisdictional Studies) et des pratiques exemplaires (Good Practice Cases).

Mais, pour mettre la dernière main à cette initiative, nous avons impérativement besoin de votre opinion et de votre expérience en matière de PPP (à l’échelle locale, nationale ou internationale). Alors que nous avons achevé la version préliminaire des documents mentionnés ci-dessus, nous serons heureux de les améliorer en nous basant sur vos observations. Nous vous serions donc reconnaissants de prendre quelques minutes pour les lire et de nous communiquer votre opinion dans le formulaire que vous trouverez ici (a).

Appel à l'action pour booster les réformes de finances publiques en Afrique francophone

Nestor Coffi's picture

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Nombre de comptables agréés exerçant  dans un cabinet d’expertise comptable  par million d’habitants
​Nombre de comptables agréés exerçant dans un cabinet d’expertise comptable 
par million d’habitants

Depuis l’appel à l’action lancé le mois dernier à Dakar, l’engagement des pays francophones est clair : ils sont résolument engagés à améliorer le bien-être de leurs concitoyens en accélérant les réformes de leurs systèmes de gestion des finances publiques. Les gouvernements travailleront en étroite collaboration avec la profession comptable avec l’appui des partenaires de développement.
 
L'appel a été lancé par 200 délégués provenant de 20 pays et parmi lesquels se trouvent des décideurs et des praticiens du secteur public, des organisations de comptabilité professionnelle, des représentants d'organisations multilatérales de développement et enfin des membres d’organisations de la société civile.
 
À l’issue de l’appel à l’action, M. Ansoumane Condé, ministre délégué chargé du Budget de la République de Guinée a fait la déclaration suivante : « la mise en œuvre effective de ces réformes permettra d'améliorer l'utilisation des ressources publiques et d’offrir des prestations de services de qualité au public, de renforcer la transparence et la responsabilité des gouvernements, ainsi que la confiance des citoyens ».

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

Anita Marangoly George's picture
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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

#Music4Dev : la Banque mondiale gagnée par la passion de Dengue Fever

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Le groupe de Los Angeles évoque avec nous le rock cambodgien des années 60, un genre musical presque totalement liquidé sous le régime des Khmers rouges, et nous présente l’organisation Cambodian Living Arts, dont la mission est de rapprocher les jeunes et les artistes traditionnels afin de promouvoir la préservation du patrimoine culturel national.

De 1975 à 1979, le Cambodge a été en proie à la violence sanguinaire des Khmers rouges, qui a coûté la vie à deux millions de personnes. Les artistes et les intellectuels étaient particulièrement visés ; le simple fait de porter des lunettes suffisait à rendre un individu coupable aux yeux du régime. C’est par l’éducation des jeunes générations que le pays a pu renouer avec les arts et la musique. La volonté d’éveiller et sensibiliser les jeunes cambodgiens aux arts nationaux a aussi une dimension économique, puisqu’elle se traduit par des emplois pour les professeurs et, potentiellement, pour leurs élèves.

De la crise à la résilience : aider les pays à se redresser

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Il y a deux semaines à peine, les habitants de la Sierra Leone ont célébré la fin de l’épidémie d’Ebola dans leur pays, en chantant et dansant dans les rues de Freetown. L’événement méritait d’être fêté, dans un pays où ce virus a fait près de 4 000 morts. 

Ces nouvelles en provenance de Guinée, du Libéria et de Sierra Leone nous rappellent combien il est important de rester vigilant en cas d’épidémies futures et de continuer à apporter un appui aux pays dont l’économie se rétablit. Je pense à Bindeh Kamara, 22 ans et quatre enfants, dont le mari est mort d’Ebola en Sierra Leone. Privée du revenu de son époux, Bindeh a du mal à acheter de la nourriture ou des vêtements, et à payer la scolarité de ses enfants.
 
Et la jeune femme n’est pas seule dans ce cas. Si le coût de l’épidémie se chiffre en premier lieu en nombre de vies perdues, ses effets socio-économiques ont également réduit à néant les avancées du développement que les pays touchés avaient peiné à réaliser. Selon un rapport récent, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, les décès d’agents de santé imputables à Ebola pourraient entraîner une recrudescence de la mortalité maternelle, qui risque de renouer avec des taux que l’on n’avait plus observés depuis 15 à 20 ans. Ebola a également lourdement pesé sur l’agriculture, car les agriculteurs ont abandonné leurs champs, conduisant la FAO et le Programme alimentaire mondial à estimer que près d’un million de personnes pourraient souffrir de la faim.

Déclaration du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, à la suite des attentats à Paris

Jim Yong Kim's picture
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WASHINGTON, 13 novembre 2015 — Le Groupe de la Banque mondiale a publié aujourd’hui la déclaration du président du Groupe à la suite des attentats à Paris.

« Nous condamnons les violences sous toutes leurs formes, et les attaques à Paris sont un attentat contre les peuples du monde entier. Nous présentons nos condoléances aux familles de ceux qui sont décédés, au peuple français et à son gouvernement. Il est très difficile de comprendre des actes aussi insensés, mais nous devons nous montrer résolument déterminés à faire preuve de notre humanité  – en venant à l’aide de tous ceux qui nous entourent, en particulier les plus vulnérables. »

 

Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale

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Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale
Photo: Dominic Chavez/Banque mondiale


​Attardons-nous d’abord sur quelques chiffres : ce matin, pendant que vous preniez votre petit déjeuner, environ 15 000 personnes sont venues grossir la population urbaine mondiale. Elles seront 180 000 d’ici la fin de la journée et 1,3 million à la fin de la semaine. Alors que la planète ne manque pas de place, ce rythme d’urbanisation effréné revient à concentrer l’humanité toute entière dans un pays comme la France.

C’est dans les villes que vit la majorité de la population mondiale, que la croissance démographique sera de plus en plus importante et que la plupart des pauvres se trouveront bientôt.

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