Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

En tant qu’acteurs du développement, comment faire face à la crise des déplacements forcés de populations ?

Xavier Devictor's picture
Cette page en : Español

Egalement disponible en: English | العربية

La question des déplacements forcés a longtemps été considérée comme relevant de l’humanitaire. Mais avec le nombre sans précédent de personnes déplacées contre leur gré, de plus en plus de voix appellent les acteurs du développement à s’impliquer.

L’envergure et la nature même du problème viennent mettre en exergue la nécessité d’un tel engagement. Il y a environ 60 millions de personnes dans le monde qui ont dû fuir à cause de violences et de violations des droits humains, qu’il s’agisse de réfugiés, qui ont franchi une frontière internationale, ou de personnes déplacées au sein de leur propre pays. Ces gens passent bien souvent des années, voire des décennies, loin de chez eux, avec peu de perspectives sur le plan économique. Et cela a des retombées indirectes sur un nombre encore supérieur de personnes, particulièrement dans les pays d’accueil, au niveau national aussi bien que local.

Ne fermez pas votre porte aux réfugiés

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | Español | العربية
L’auteur le jour de la remise de son diplôme pour sa maîtrise à l'Université Saint-Joseph de Philadelphie en 2008.
Photo: Jenny Spinner

J’ai marché parmi des corps déchiquetés par les bombes. J’ai esquivé des grêles de balles. J’ai failli mourir entre les mains en colère de quelqu’un qui pleurait la disparition d’un proche. Comme des millions d’Iraquiens, j’ai tenté de survivre à une réalité dont la brutalité semblait sans fin.

Je ne parviens toujours pas à chasser ces images de mon esprit. Je sens encore l’odeur des cadavres. J’étais dans l’obligation d’aller là où la mort sévissait parce que j’étais reporter. Ce métier a emporté les vies de nombreux journalistes, dont mon ancien collègue au Washington Post.

Rahim Alhaj invité de #Music4Dev : « Il nous incombe de mettre fin à la crise des réfugiés »

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | Español | العربية

Il a appris très jeune à jouer de l’oud à Bagdad, sa ville natale. Plus tard, il a composé des chansons contre le dictateur qui a dirigé l’Iraq d’une main de fer pendant trois décennies. Il a été emprisonné, torturé, puis finalement contraint de quitter son pays bien-aimé en 1991, avant de trouver refuge aux États-Unis. 

Pour des villes marocaines plus sûres et plus vivables

Vickram Cuttaree's picture
Cette page en : العربية
Il suffit de marcher dans les rues d’une ville pour se dire qu’elle a été pensée pour les voitures et non pour ses habitants ! Dans beaucoup de métropoles, la situation est critique : les véhicules en surnombre provoquent embouteillages et pollution, on y note une absence manifeste d’aménagement urbain, et tout cela représente une source potentielle de danger pour les piétons.
 
C’est aussi le cas du Maroc. Les faits suivants confirment cette réalité :
  • Le taux de population urbaine, actuellement de 60 %, devrait atteindre 70 % à l’horizon 2050.
  • 20 % de Marocains vivent avec moins de deux dollars par jour
  •  Ces citoyens consacrent un cinquième de cette somme à des transports urbains souvent lents et inadaptés.
  • En 2012, plus de 48 000 accidents de la circulation ont été dénombrés dans les villes marocaines, faisant 1 350 victimes et plus de 60 000 blessés — des piétons, cyclistes et motocyclistes, pour la majorité.
  • Les transports publics en ville posent des difficultés importantes aux femmes : alors que celles-ci en sont plus dépendantes pour leurs déplacements que les hommes, elles sont aussi davantage confrontées aux problèmes de harcèlement et d’insécurité.



Source: The Center for Mediterranean Integration / CODATU, Transitec, CasaTransport

Du football à la lutte contre la pauvreté, un appel à la bonne gouvernance

Sri Mulyani Indrawati's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español
Children playing football in Timor-Leste. © Alex Baluyut/World Bank


​L'enquête, la mise en accusation et l'arrestation de plusieurs responsables de la FIFA envoie un message simple et puissant : dans le monde actuel, aussi intouchable qu’une entité puisse sembler, aucune organisation, aucune entreprise, aucun gouvernement ne peut ni échapper à la vigilance du public ni se soustraire à la loi lorsqu’il y a des allégations de fraude et de corruption. La corruption est de moins en moins tolérée comme un « coût de la pratique des affaires ».
 
Dans sa lutte contre la pauvreté, la Banque mondiale s’efforce de faire pencher la balance en faveur de l’honnêteté. Nous enquêtons et nous demandons des comptes aux responsables lorsque nous recevons des allégations de pratiques délictueuses dans le cadre de nos projets. Depuis que nous nous attelons à cette tâche, nous avons sanctionné plus de 700 personnes physiques et morales pour faute grave. La plupart de ces sanctions entraînent une forme d’exclusion : il est fait interdiction à ces personnes physiques et morales de présenter une offre pour obtenir un marché financé par la Banque. Nous avons récemment publié une revue actualisée (a) de notre expérience des enquêtes et du règlement de cas de fraude et de corruption, qui montre qu’il est possible de combattre la corruption de manière efficiente, efficace et équitable

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

L’idée à zéro roupie contre la corruption ordinaire en Inde

Alice Lloyd's picture
Cette page en : Español | العربية
Crédits photo. 5th Pillar

Un professeur de sciences physiques indien, qui vit à l’étranger, s’est retrouvé harcelé par d’interminables demandes de pots-de-vin alors qu’il était en visite dans son pays. Pour lutter contre la corruption en brocardant les fonctionnaires qui s’y livraient, il a imaginé un faux billet de banque, à zéro roupie.

Les billets sont identiques aux devises indiennes à l’exception de la mention « Éradiquons la corruption à tous les niveaux » et de la promesse suivante : « Je m’engage à ne donner ou accepter aucun pot-de-vin. »

Comment enseigne-t-on l’économie du développement dans les pays en développement ?

David McKenzie's picture
Cette page en : العربية | Español
Egalement en : English

Il y a quelques mois, j'ai publié un billet (a) concernant un projet de recherche que nous étions en train d’entamer avec Anna Luisa Paffhausen et qui a pour objectif d’analyser la manière dont l'économie du développement est enseignée dans les pays en développement. En partie grâce aux contributions de nos lecteurs, nous sommes parvenus à recueillir un corpus de programmes, de questionnaires et d’examens provenant de 145 cours universitaires de premier cycle dans 54 pays en développement et de 81 cours de deuxième cycle dans 34 pays en développement. Nous les avons ensuite comparés à des cours de premier cycle équivalents aux États-Unis, dans les 20 cursus les plus prestigieux du pays et dans 20 autres établissements en dehors de ce palmarès. Nous avons abouti à un document préliminaire (a) que j'aimerais soumettre à nos lecteurs afin qu'ils nous fassent part de leurs commentaires. Voici un résumé de nos principales conclusions et recommandations.

Santé mondiale : le cancer est-il un domaine négligé ?

Hellen Gelband's picture

Esta página en: English | Español | العربية


Paul Farmer s’est récemment exprimé dans ces pages (a) sur l'ouvrage Essential Surgery, premier volume publié de la troisième édition du Disease Control Priorities (DCP3), dont huit autres tomes sont à venir. Ce livre sur la chirurgie mettait en lumière, selon lui, un aspect longtemps négligé dans la santé mondiale. Il expliquait ainsi les raisons de ce manque d’intérêt : « L’opinion qui prévalait était que la charge des affections chirurgicales était trop basse, les coûts chirurgicaux trop élevés et la prestation des soins trop compliquée ».

Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

Paula Caballero's picture
Cette page en : English | Español
Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

Pages