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Pourquoi je suis plus optimiste que jamais quant à la conservation de la biodiversité

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La Banque mondiale et la conservation de la biodiversité C'est en 1978, à l'occasion d'une conférence à l'Université de Californie à San Diego, que la biologie de la conservation a été déclarée thématique scientifique interdisciplinaire. Toutefois, le mouvement de défense de la conservation de la nature est antérieur d'au moins un siècle à cette conférence et remonte à la création du premier parc national, celui de Yellowstone, à la suite de la loi de 1872 signée à cet effet par le président des États-Unis d'Amérique Ulysses S. Grant. La discipline académique tout autant que la pratique de la conservation ont longtemps partagé deux caractéristiques : une détermination sans faille à l'égard de leur mission première de protection de la nature, et le fait que leurs adeptes étaient essentiellement américains et européens, et majoritairement issus des classes moyennes.
 
Mais rien n'est immuable.
 

Face à la montée des eaux, la communauté internationale fait du surplace

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19e conférence des Parties (COP19) à Varsovie, Pologne

Samedi soir dernier, les négociations climatiques se sont achevées sur fond de lassitude et de bilan mitigé : si les délégations réunies à Varsovie pour la 19e conférence des Parties (COP19) n’ont guère été enclines à prendre des engagements financiers fermes ni à promettre des mesures ambitieuses, elles sont parvenues à entretenir l’espoir d’un accord à l’horizon 2015.

Les « méga-fermes » parviendront-elles à résoudre l’insécurité alimentaire dans le monde ? Dix questions pour décrypter les enjeux

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Participez au tchat sur Twitter pour discuter des prix alimentaires mondiaux, le 4 décembre à 16h00, heure de Paris, Tunis et Kinshasa (soit 10h00, heure de Washington). Suivez le compte @banquemondiale et posez vos questions à l'avance en utilisant le hashtag #prixdesaliments

Des ouvriers agricoles dans un champ de framboises en Argentine. © Nahuel Berger/Banque mondiale

Aujourd’hui, 842 millions d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde. En 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants. La demande de produits vivriers est donc condamnée à augmenter et, avec elle, la productivité agricole. D’où proviendront ces gains de productivité ? Pendant des décennies, les experts ont jugé que l’agriculture familiale à petite échelle était plus productive que des exploitations de grande taille et mieux à même de réduire la pauvreté. Aujourd’hui, les tenants de l’agriculture à grande échelle mettent en avant ses avantages — possibilité de lever des investissements colossaux, mobilisation de technologies innovantes et énorme potentiel exportateur — quand ses détracteurs alertent sur ses effets néfastes pour l’environnement, la santé animale et la situation économique et sociale, surtout dans les pays aux institutions fragiles. Les conditions souvent scandaleuses de l’« accaparement des terres » et ses conséquences sociales redoutables sont parfaitement attestées, surtout dans les pays connaissant une insécurité alimentaire grave.

Pêche illégale : pourquoi ne pas s’inspirer de la lutte contre l’exploitation forestière illégale ?

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Navires de pêche au large de la Namibie. John Hogg/Banque mondialeLe chiffre d'affaires annuel du secteur des pêches maritimes et de l'aquaculture dépasse les 190 milliards de dollars dans le monde, et on estime à 240 millions le nombre de personnes dont le travail en dépend. Il ne fait aucun doute que les océans génèrent une activité abondante et lucrative. Or qui dit profit dit profiteur : on estime que 18 % (a) des activités de pêche à l'échelle mondiale sont illégales.

Mais en quoi le problème concerne-t-il ceux qui s'intéressent au développement ? D’abord parce que la pêche illégale fragilise les moyens de subsistance des populations pauvres qui dépendent de l'océan. Ensuite parce que le non-paiement des taxes et redevances prive les pays en développement de centaines de millions de dollars de recettes annuelles dont ils ont le plus grand besoin. Enfin, dans certaines régions, la pêche illicite a pris de telles proportions qu'elle met en péril la gestion durable d'une ressource déjà mise à mal par la surpêche.

Les femmes et le commerce en Afrique : mettre un visage sur des chiffres

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© Banque mondialeEn mai dernier, je me suis rendue au  Kenya, en Ouganda et en Tanzanie pour produire, aux côtés d’une équipe basée à Nairobi, un documentaire consacré à la question de la relation entre commerce et égalité hommes/femmes en Afrique.

Pendant que je me rendais sur le lieu de mon premier voyage officiel, j’ai lu et relu les chapitres du nouvel ouvrage formidable que ce film devait illustrer : Women and Trade in Africa: Realizing the Potential (« les femmes et le commerce en Afrique : un potentiel à ne pas négliger »). Si j’étais très à l’aise avec les faits et les chiffres en jeu — le tourisme représente 12,5 % du PIB du Kenya, le coton est la troisième plus grande exportation de l’Ouganda, les propriétaires de petites entreprises représentent une part très importante de l’économie d’exportation en Tanzanie, etc. — ce n’est qu’après avoir rencontré Mary que j’ai pleinement compris la situation que nous tentions d’appréhender.

La construction de bâtiments écologiques a un impact positif durable sur le développement

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Un ouvrir du bâtiment termine l'installation de vitres sur un immeuble. Trinn Suwannapha / Banque mondiale

Qu'est-ce qui génère 70 % des émissions de gaz à effet de serre dans des villes comme New York, Beijing ou New Delhi ? Il y peu, j'aurais peut-être répondu « les voitures ». Mais ce sont les bâtiments les vrais coupables : nos maisons, nos bureaux, nos écoles et nos hôpitaux. Bon nombre de ces édifices font une utilisation extrêmement inefficace de l'électricité, de l'eau et des énergies fossiles du fait de leur conception initiale. En fait, environ 40 % de l'électricité mondiale sert à refroidir, éclairer et ventiler des bâtiments, alors qu'il existe des technologies bien plus efficaces.

Mobiliser les financements en faveur du climat pour construire un avenir résilient et sobre en carbone

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Ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie. © UNClimateChangeLe super-typhon Haiyan qui vient de s’abattre sur les Philippines, détruisant tout sur son passage et faisant des milliers de victimes, nous a donné un aperçu de ce qui nous attend dans un monde soumis à des phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes.

Les scientifiques nous alertent depuis des années sur les conséquences du réchauffement planétaire, responsable de conditions climatiques de plus en plus dévastatrices. Leurs preuves ont fait entrer le changement climatique dans notre horizon de planification et nous sommes les témoins directs de ses répercussions. Et, à moins de réagir vite, nous devons nous attendre à une multiplication de ce type d’événements violents qui perturbent la vie de millions de personnes.

Varsovie accueille en ce moment la conférence des Nations Unies sur le climat et les négociateurs qui y participent s’emploient précisément à accélérer cette réaction à l’échelle mondiale.

L’équation est plus simple qu’il n’y paraît : nous devons fixer le juste prix pour les émissions de gaz à effet de serre, assurer l’arrivée des financements nécessaires et intervenir là où les besoins sont les plus impérieux. Mais pour dimensionner correctement cette ambition collective, nous avons besoin de volonté politique — pour nous-mêmes et pour les populations des Philippines, des îles du Pacifique et des régions littorales d’Afrique et des Caraïbes, très vulnérables.

Un investissement qui peut rendre vivables les villes polluées et lutter contre le changement climatique

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Le système de bus rapide de Guangzhou a réduit le trafic et les temps de trajet. Benjamin Arki/Banque mondialePlus le monde s’urbanise (selon les prévisions, il devrait y avoir 70 % de citadins d’ici 2050) et plus il est crucial que les transports deviennent propres, sobres en énergie et sûrs. L’accès à des emplois, des écoles et des établissements de soins de meilleure qualité permet aux populations démunies de sortir de la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie.

Mais les transports tels que nous les connaissons aujourd’hui, avec des routes encombrées de voitures et de camions, et saturées de gaz d’échappement, présentent de multiples dangers. La circulation, les accidents de la route et la pollution nuisent à la productivité.

Typhon aux Philippines : pour la suppression des frais sur les envois de fonds et le rétablissement de ces services dans les zones sinistrées

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Après une catastrophe naturelle, les envois d’argent par les proches qui ont émigré sont l'une des premières formes d'aide à affluer. Le typhon Haiyan a probablement fortement endommagé les infrastructures physiques qui assurent l'accès à ces envois de fonds. Ces dégâts, ainsi que les perturbations des réseaux de communication, empêchent sans doute même les populations touchées d’accéder à leur banque pour y retirer leur propre argent.

Au pays des chèvres et des papayes charnues : l’agriculture climato-intelligente vue d’une petite exploitation au Kenya

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John Obuom montrant les papayes issues de ses cultures. © Annika Ostman/Banque mondiale.John Obuom et Poline Achieng’ Omondi parlent de leurs troupeaux à un groupe de visiteurs. Il apparaît que le croisement des chèvres locales avec des Galla permet d’augmenter la taille des bêtes, tandis que le croisement des moutons indigènes avec des Massaï rouges améliorent leur résistance à la chaleur et aux parasites. Il en résulte un accroissement spectaculaire du revenu familial. Sur le marché, les chèvres locales se vendent l’équivalent de 20 dollars, contre 80 à 90 dollars pour ces races améliorées. Les chèvres de l’exploitation des Obuom sont remarquablement grandes et dodues pour leur âge.
 
Mais là n’est pas le seul bienfait des techniques agricoles avisées dont John se fait l’écho.

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