Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Rahim Alhaj invité de #Music4Dev : « Il nous incombe de mettre fin à la crise des réfugiés »

Bassam Sebti's picture
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Il a appris très jeune à jouer de l’oud à Bagdad, sa ville natale. Plus tard, il a composé des chansons contre le dictateur qui a dirigé l’Iraq d’une main de fer pendant trois décennies. Il a été emprisonné, torturé, puis finalement contraint de quitter son pays bien-aimé en 1991, avant de trouver refuge aux États-Unis. 

Pour des villes marocaines plus sûres et plus vivables

Vickram Cuttaree's picture
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Il suffit de marcher dans les rues d’une ville pour se dire qu’elle a été pensée pour les voitures et non pour ses habitants ! Dans beaucoup de métropoles, la situation est critique : les véhicules en surnombre provoquent embouteillages et pollution, on y note une absence manifeste d’aménagement urbain, et tout cela représente une source potentielle de danger pour les piétons.
 
C’est aussi le cas du Maroc. Les faits suivants confirment cette réalité :
  • Le taux de population urbaine, actuellement de 60 %, devrait atteindre 70 % à l’horizon 2050.
  • 20 % de Marocains vivent avec moins de deux dollars par jour
  •  Ces citoyens consacrent un cinquième de cette somme à des transports urbains souvent lents et inadaptés.
  • En 2012, plus de 48 000 accidents de la circulation ont été dénombrés dans les villes marocaines, faisant 1 350 victimes et plus de 60 000 blessés — des piétons, cyclistes et motocyclistes, pour la majorité.
  • Les transports publics en ville posent des difficultés importantes aux femmes : alors que celles-ci en sont plus dépendantes pour leurs déplacements que les hommes, elles sont aussi davantage confrontées aux problèmes de harcèlement et d’insécurité.



Source: The Center for Mediterranean Integration / CODATU, Transitec, CasaTransport

Du football à la lutte contre la pauvreté, un appel à la bonne gouvernance

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Children playing football in Timor-Leste. © Alex Baluyut/World Bank


​L'enquête, la mise en accusation et l'arrestation de plusieurs responsables de la FIFA envoie un message simple et puissant : dans le monde actuel, aussi intouchable qu’une entité puisse sembler, aucune organisation, aucune entreprise, aucun gouvernement ne peut ni échapper à la vigilance du public ni se soustraire à la loi lorsqu’il y a des allégations de fraude et de corruption. La corruption est de moins en moins tolérée comme un « coût de la pratique des affaires ».
 
Dans sa lutte contre la pauvreté, la Banque mondiale s’efforce de faire pencher la balance en faveur de l’honnêteté. Nous enquêtons et nous demandons des comptes aux responsables lorsque nous recevons des allégations de pratiques délictueuses dans le cadre de nos projets. Depuis que nous nous attelons à cette tâche, nous avons sanctionné plus de 700 personnes physiques et morales pour faute grave. La plupart de ces sanctions entraînent une forme d’exclusion : il est fait interdiction à ces personnes physiques et morales de présenter une offre pour obtenir un marché financé par la Banque. Nous avons récemment publié une revue actualisée (a) de notre expérience des enquêtes et du règlement de cas de fraude et de corruption, qui montre qu’il est possible de combattre la corruption de manière efficiente, efficace et équitable

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

L’idée à zéro roupie contre la corruption ordinaire en Inde

Alice Lloyd's picture
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Crédits photo. 5th Pillar

Un professeur de sciences physiques indien, qui vit à l’étranger, s’est retrouvé harcelé par d’interminables demandes de pots-de-vin alors qu’il était en visite dans son pays. Pour lutter contre la corruption en brocardant les fonctionnaires qui s’y livraient, il a imaginé un faux billet de banque, à zéro roupie.

Les billets sont identiques aux devises indiennes à l’exception de la mention « Éradiquons la corruption à tous les niveaux » et de la promesse suivante : « Je m’engage à ne donner ou accepter aucun pot-de-vin. »

Comment enseigne-t-on l’économie du développement dans les pays en développement ?

David McKenzie's picture
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Il y a quelques mois, j'ai publié un billet (a) concernant un projet de recherche que nous étions en train d’entamer avec Anna Luisa Paffhausen et qui a pour objectif d’analyser la manière dont l'économie du développement est enseignée dans les pays en développement. En partie grâce aux contributions de nos lecteurs, nous sommes parvenus à recueillir un corpus de programmes, de questionnaires et d’examens provenant de 145 cours universitaires de premier cycle dans 54 pays en développement et de 81 cours de deuxième cycle dans 34 pays en développement. Nous les avons ensuite comparés à des cours de premier cycle équivalents aux États-Unis, dans les 20 cursus les plus prestigieux du pays et dans 20 autres établissements en dehors de ce palmarès. Nous avons abouti à un document préliminaire (a) que j'aimerais soumettre à nos lecteurs afin qu'ils nous fassent part de leurs commentaires. Voici un résumé de nos principales conclusions et recommandations.

Santé mondiale : le cancer est-il un domaine négligé ?

Hellen Gelband's picture

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Paul Farmer s’est récemment exprimé dans ces pages (a) sur l'ouvrage Essential Surgery, premier volume publié de la troisième édition du Disease Control Priorities (DCP3), dont huit autres tomes sont à venir. Ce livre sur la chirurgie mettait en lumière, selon lui, un aspect longtemps négligé dans la santé mondiale. Il expliquait ainsi les raisons de ce manque d’intérêt : « L’opinion qui prévalait était que la charge des affections chirurgicales était trop basse, les coûts chirurgicaux trop élevés et la prestation des soins trop compliquée ».

Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

Paula Caballero's picture
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Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

La parité au gouvernement, c’est bon pour le Canada… mais pas pour la raison que vous croyez

Florence Kondylis's picture

Récemment, le nouveau Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a formé un cabinet dont la moitié des membres sont des femmes. Pour expliquer sa décision, M. Trudeau a déclaré qu'il était important « de présenter au Canada un cabinet qui ressemble au Canada » et « que nous sommes en 2015 »...

L'annonce a suscité un tollé dans la presse, certains médias laissant même entendre que la promotion de la diversité nuit à la bonne gouvernance. Cette position implique que les deux termes seraient inconciliables : en d'autres mots, la nomination de femmes et la recherche de la parité, même si elles sont bonnes du point de vue de la diversité, compromettraient la qualité de la gouvernance. On pourrait sans doute trouver plusieurs députés qui, en théorie, sont plus qualifiés que certaines des femmes nommées par M. Trudeau.

Cependant, rien ne dit que ces hommes seraient de meilleurs ministres. Et, en tout état de cause, il est hasardeux de comparer des états de service, ou même de comparer des hommes et des femmes en s'appuyant sur un critère objectif de capacité (si tant est que cela existe), quand l'image des femmes dans le monde du travail est faussée par les préjugés. Pour réussir, les femmes doivent interagir dans une société qui les discrimine. Dans l'économie moderne, le marché du travail permet rarement aux individus de travailler et de réussir seuls ; la plupart des emplois exigent que l'on forme, que l'on dirige ou que l'on supervise des collaborateurs, quand on ne traite pas avec des clients. Or, il existe une littérature abondante sur la façon dont la discrimination sexuelle opère dans la famille (a) et se perpétue (a) dans le monde du travail (a), et sur la manière dont les préjugés limitent le succès des femmes.

18ème conférence annuelle sur le système bancaire international : l'avenir des grandes banques internationales

Asli Demirgüç-Kunt's picture
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Les 5 et 6 novembre derniers, la Federal Reserve Bank of Chicago a tenu sa conférence annuelle sur le système bancaire international (a), organisée conjointement avec le Groupe Banque mondiale. Le thème retenu cette année, « L'avenir des grandes banques internationales », correspond délibérément au sujet de notre prochain Global Financial Development Report (GFDR) ; il s’agit d’un thème à la fois opportun et important, alors que la réforme des règles régissant les grandes banques internationales suit son cours et qu’elle aura un impact sur les économies du monde entier. Tout juste après la conférence, par exemple, le Conseil de la stabilité financière a publié la version finale de sa norme sur le ratio prudentiel (a), qui devrait rendre les systèmes bancaires plus solides en réglant la question dite des banques « trop grosses pour faire faillite » (too big to fail) ; cette question a d'ailleurs été l'un des sujets les plus chaudement débattus lors de la conférence.

Les communications présentées pendant la conférence ouvrent des perspectives essentielles pour l’édition 2016 de notre rapport qui sera consacrée au système bancaire mondial. Grâce à la diversité des participants, qui représentaient des organismes de multiples horizons — banques centrales, organismes de réglementation ou de surveillance, universités, établissements publics et privés… —, les moments d'échange ont donné lieu à des interactions nombreuses et à des discussions captivantes.
 

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