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Une année d’incertitudes et de vulnérabilités en perspective, par Andrew Burns

Une nouvelle année vient de s’ouvrir. Une année pleine d’incertitudes à la suite de la chute de l’économie amorcée en août 2011. L’aggravation de la crise de la dette européenne et la rétrogradation de la note souveraine des États-Unis ont provoqué la dégringolade des marchés financiers à travers la planète. 

En cinq mois seulement, les places boursières ont essuyé 6 500 milliards de dollars (9,5 % du PIB mondial) de perte de richesse. Celles des pays en développement se sont dévalorisées de 8,5 % entre fin juillet 2011 et début janvier 2012.

Un jour sur terre – que s’est-il passé le 11/11/11 ? par Mehreen Arshad Sheikh

En ce 11 novembre 2011, la plupart des gens, quel que soit leur milieu et leur profil – agriculteurs, chefs d’entreprise, infirmiers ou simples citoyens – ont pris le temps de se poser la question : « Avoir un emploi, qu’est-ce que ça signifie pour vous ? » 

Le projet One Day on Earth (Un jour sur terre) a demandé à des habitants du monde entier de participer au tournage d’un film sur une période de 24 heures, qui immortalise leurs expériences. Ses 48 petites caméras vidéo haute définition (flip) ont été expédiées dans les bureaux de la Banque mondiale aux quatre coins du globe.

Les retombées de la Conférence de Durban ? Partie II

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Les négociateurs des 194 délégations nationales n'ont pas volé leur salaire à Durban. Toutefois, sur les 20 000 personnes qui ont assisté à la conférence, bien plus de la moitié n'était pas des négociateurs. Que faisaient-ils donc là ? Certains étaient venus pour rendre compte, d'autres pour protester, mais la plupart étaient occupés à partager les meilleures pratiques, à passer des contrats, à présenter de nouvelles technologies et des constats récents, et à presser les négociateurs à passer à l'acte. Il y avait là des centaines d'entreprises spécialisées en technologie, des financiers, des ONG, des universitaires, des spécialistes du développement et des représentants des gouvernements.

Les retombées de la Conférence de Durban ? Partie I

Andrew Steer's picture

À 4 h 30 dimanche, après un dépassement horaire record de 36 heures, les 194 pays membres de la CCNUCC sont parvenus à conclure un accord à l'arraché. Des vols spéciaux avaient été programmés par la South African Airways pour encourager les délégués à rester sur place.

Réunir toutes les pièces du puzzle

Trois pièces majeures du puzzle devaient être assemblées pour pouvoir cimenter la « Plateforme de Durban ». Tout d'abord, une nouvelle période d'engagement à l'égard du Protocole de Kyoto, sans laquelle les pays en développement auraient quitté la table des négociations. Deuxièmement, une feuille de route pour l'entrée en vigueur d'un accord véritablement mondial d'ici 2020 au plus tard, sans quoi l'Union européenne ne se serait pas engagée dans un nouveau Kyoto. Troisièmement, l'établissement du Fonds vert pour le climat, en l'absence duquel les pays en développement n'auraient pas accepté de signer cette feuille de route mondiale.

La technologie aide à combattre la corruption

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Il y a à peine une semaine, un homme a défrayé la chronique mondiale en lâchant des dizaines de serpents dans un bureau des impôts du nord de l’Inde. Il manifestait ainsi sa colère contre des fonctionnaires locaux qui lui auraient demandé des paiements illicites pour une demande de terrain. Les gens utilisent les moyens à leur disposition pour dénoncer la corruption qui les écrase au quotidien. Dans le monde en développement, le coût de la corruption est lourd à supporter : un père de famille pauvre qui verse un dessous de table pour obtenir un permis ne peut plus nourrir les siens ; si des manuels scolaires ne sont pas livrés dans une école, les élèves ne peuvent plus apprendre ; et lorsque l’irrigation donne lieu au pillage des ressources, les paysans n’ont d’autre choix que de payer cher l’eau dont ils ont besoin s’ils ne veulent pas voir mourir leurs cultures.

Comment la corruption et la fraude fiscale pénalisent le développement

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Sur la question de l’argent mal acquis (celui qui provient de la corruption ou de la fraude fiscale par exemple) et de son impact néfaste sur les résultats du développement, les experts du développement ont eu tendance, à tort, de prendre le problème à la marge sans s’attaquer à ses causes profondes. Un défaut que nous tentons désormais de corriger comme en témoignent des travaux menés récemment.

Que sortira-t-il de Durban ? Par Andrew Steer

Près de 20 000 personnes sont attendues dans les deux prochaines semaines à Durban à l’occasion du nouveau cycle annuel de négociations sur le changement climatique. À quels résultats parviendront-elles? À pas grand chose, si l’on en croit les pronostics pessimistes de la presse. Les pessimistes ont-ils raison? Non, pas nécessairement.

 

Les résultats souhaitables

En voici la liste. Il s’agit de mesures pratiques inscrites à l’ordre du jour et susceptibles d’affecter très rapidement la vie des populations :

L’avenir de l’aide, et comment la rendre plus efficace

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J’ai de bonnes nouvelles à propos de l’aide, et d’autres qui le sont moins. Les bonnes nouvelles, tout d’abord : au cours de la dernière décennie, trois changements majeurs sont intervenus qui ont transformé positivement la nature même de l’aide.

L’un de ces changements est l’attention accrue portée à la qualité de l’aide, en particulier aux résultats concrets pour les populations concernées. La Banque mondiale et l’IDA, son fonds pour les pays les plus pauvres, s’attachent à avoir un impact réel sur les activités que nous soutenons. Les résultats sont là pour en témoigner.

Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentaires

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La tourmente ne frappe pas seulement Wall Street et les places boursières de la planète. La volatilité affecte aussi les prix alimentaires mondiaux et, avec eux, des millions d’êtres humains dans les pays en développement. Alors que le monde fête la naissance du 7 milliardième terrien cette semaine, la famille de ce nouveau-né ne mange pas forcément à sa faim. Les prix record atteints en 2008 d’abord, puis la nouvelle flambée de février 2011 ont surtout frappé les pauvres des pays les plus vulnérables. Même si la tension sur les cours alimentaires mondiaux est retombée depuis, avec un recul marginal en septembre, le niveau des prix dépasse encore de 19 % celui de septembre 2010 et la volatilité est plus forte que jamais, en particulier dans les pays les plus pauvres.

L’emploi, encore et toujours

Otaviano Canuto's picture

Volatilité des marchés, crainte d’une récession en W, manque de confiance des investisseurs, manifestations dans le monde entier et occupation de Wall Street : tels sont quelques-uns des gros titres de l’actualité ces jours-ci.

On a cru un temps que le monde avait fini par tourner la page de la Grande dépression qui s’était ouverte avec la crise financière de 2008 aux États-Unis avant de se propager rapidement aux grandes économies de la planète. La clé de cette reprise ? Les pays en développement. Alors que le PIB des États-Unis et des pays de la zone euro avait respectivement reculé de 3,5 et 4,3 % en 2009, les économies émergentes et en développement affichaient une progression de 2,8 %. Un an plus tard, leur rythme s’accélérait pour atteindre 7,3 %, soit plus du double de la croissance des pays avancés.

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