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« Vos applis pour le climat » : encourager l’innovation par la compétition

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En décembre dernier, la Banque mondiale a lancé l’Initiative pour le libre accès aux données sur le climat et le Portail de connaissances sur le changement climatique. Son objectif : faciliter l’accès aux données clés ou connexes sur le climat pour les acteurs de la communauté du développement et pour tous ceux qui tentent de résoudre les défis du changement climatique. Comme il a été souligné à l’occasion du lancement de ces initiatives, il est « crucial » de mettre ces données à disposition si l’on veut « renforcer la résilience au changement climatique » et étayer les stratégies envisagées par les pays pour protéger les écosystèmes et les infrastructures clés, et adapter des secteurs économiques critiques comme l’eau et l’agriculture.

Grâce aux effets d’entraînement provenant des BRIC, les pays à faible revenu résistent à la crise

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Au lendemain de la crise mondiale, on observe clairement une « reprise à deux vitesses » : les économies d’Asie de l’Est avaient vu la croissance de leur PIB reculer de près de 4 points de pourcentage pour tomber à 8,5 % en 2008, puis à 7,5 % en 2009, mais leur rebond a été rapide, à 9,7 % en 2010 ; dans le même temps, en revanche, la croissance dans les pays à revenu élevé a, elle, reflué de 6,6 points de pourcentage, tombant à -3,9 % en 2009, contre 2,7 % en 2007. De plus, les pays à revenu élevé ne voient pas encore le bout du tunnel, en raison de la crise des dettes souveraines dans la zone euro. C’est l’une des nombreuses tendances remarquables que révèle la version en ligne, récemment actualisée, des Indicateurs du développement dans le monde.

Les pays émergents, aux avant-postes de la création d’emplois ?

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À quelques exceptions près, les pays industrialisés sont encore en train de se débattre contre le chômage, incapables de se rétablir complètement après la crise économique de 2008. Aux États-Unis, la situation semble s’améliorer puisque le taux de chômage est retombé à 8,3 % en janvier, son niveau le plus bas depuis début 2009, selon le Bureau of Labor Statistics du Département du travail des États-Unis. Mais globalement, qu’il n’y ait pas assez de débouchés pour les jeunes, partout dans le monde, ou que l’économie mondiale ne crée pas suffisamment d’emplois par rapport au rythme de croissance de la population active, on ne peut que dresser un tableau sombre de l’emploi à l’échelle de la planète.

Une nouvelle application mobile de la Banque et Fotopedia pour promouvoir l'égalité femme-homme

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Il y a cinq mois, lors des assemblées annuelles de la Banque mondiale, nous avions donné la plus large place possible à la campagne #thinkEQUAL pour l’égalité femmes-hommes . Cette campagne venait appuyer les conclusions du Rapport sur le développement humain 2012 : égalité des genres et développement.

Faut-il continuer à s’inquiéter des prix alimentaires?

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Les prix des produits alimentaires baissent enfin après une année d’envolées périodiques et de grande instabilité. Mais la vigilance reste de mise : certaines denrées demeurent très chères et, à travers le monde, des millions de personnes risquent encore de souffrir de la malnutrition et de la faim.

Une année d’incertitudes et de vulnérabilités en perspective, par Andrew Burns

Une nouvelle année vient de s’ouvrir. Une année pleine d’incertitudes à la suite de la chute de l’économie amorcée en août 2011. L’aggravation de la crise de la dette européenne et la rétrogradation de la note souveraine des États-Unis ont provoqué la dégringolade des marchés financiers à travers la planète. 

En cinq mois seulement, les places boursières ont essuyé 6 500 milliards de dollars (9,5 % du PIB mondial) de perte de richesse. Celles des pays en développement se sont dévalorisées de 8,5 % entre fin juillet 2011 et début janvier 2012.

Un jour sur terre – que s’est-il passé le 11/11/11 ? par Mehreen Arshad Sheikh

En ce 11 novembre 2011, la plupart des gens, quel que soit leur milieu et leur profil – agriculteurs, chefs d’entreprise, infirmiers ou simples citoyens – ont pris le temps de se poser la question : « Avoir un emploi, qu’est-ce que ça signifie pour vous ? » 

Le projet One Day on Earth (Un jour sur terre) a demandé à des habitants du monde entier de participer au tournage d’un film sur une période de 24 heures, qui immortalise leurs expériences. Ses 48 petites caméras vidéo haute définition (flip) ont été expédiées dans les bureaux de la Banque mondiale aux quatre coins du globe.

Les retombées de la Conférence de Durban ? Partie II

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Les négociateurs des 194 délégations nationales n'ont pas volé leur salaire à Durban. Toutefois, sur les 20 000 personnes qui ont assisté à la conférence, bien plus de la moitié n'était pas des négociateurs. Que faisaient-ils donc là ? Certains étaient venus pour rendre compte, d'autres pour protester, mais la plupart étaient occupés à partager les meilleures pratiques, à passer des contrats, à présenter de nouvelles technologies et des constats récents, et à presser les négociateurs à passer à l'acte. Il y avait là des centaines d'entreprises spécialisées en technologie, des financiers, des ONG, des universitaires, des spécialistes du développement et des représentants des gouvernements.

Les retombées de la Conférence de Durban ? Partie I

Andrew Steer's picture

À 4 h 30 dimanche, après un dépassement horaire record de 36 heures, les 194 pays membres de la CCNUCC sont parvenus à conclure un accord à l'arraché. Des vols spéciaux avaient été programmés par la South African Airways pour encourager les délégués à rester sur place.

Réunir toutes les pièces du puzzle

Trois pièces majeures du puzzle devaient être assemblées pour pouvoir cimenter la « Plateforme de Durban ». Tout d'abord, une nouvelle période d'engagement à l'égard du Protocole de Kyoto, sans laquelle les pays en développement auraient quitté la table des négociations. Deuxièmement, une feuille de route pour l'entrée en vigueur d'un accord véritablement mondial d'ici 2020 au plus tard, sans quoi l'Union européenne ne se serait pas engagée dans un nouveau Kyoto. Troisièmement, l'établissement du Fonds vert pour le climat, en l'absence duquel les pays en développement n'auraient pas accepté de signer cette feuille de route mondiale.

La technologie aide à combattre la corruption

Caroline Anstey's picture

Il y a à peine une semaine, un homme a défrayé la chronique mondiale en lâchant des dizaines de serpents dans un bureau des impôts du nord de l’Inde. Il manifestait ainsi sa colère contre des fonctionnaires locaux qui lui auraient demandé des paiements illicites pour une demande de terrain. Les gens utilisent les moyens à leur disposition pour dénoncer la corruption qui les écrase au quotidien. Dans le monde en développement, le coût de la corruption est lourd à supporter : un père de famille pauvre qui verse un dessous de table pour obtenir un permis ne peut plus nourrir les siens ; si des manuels scolaires ne sont pas livrés dans une école, les élèves ne peuvent plus apprendre ; et lorsque l’irrigation donne lieu au pillage des ressources, les paysans n’ont d’autre choix que de payer cher l’eau dont ils ont besoin s’ils ne veulent pas voir mourir leurs cultures.

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