Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Comment expliquer la méfiance généralisée des citoyens à l’égard de leurs gouvernants ?

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Governance Gap, World Bank Live.

L’édition 2016 du baromètre Edelman (a) indique que plus de la moitié de la population mondiale n’a pas confiance dans ses institutions. Pourquoi une telle défiance et comment faire en sorte que les pouvoirs publics répondent mieux aux besoins de leurs administrés ? C’était la question au cœur d’un débat organisé dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI et animé par Clare Short, présidente de Cities Alliance et ancienne secrétaire d’État au Développement international du Royaume-Uni.
 
« La question de la gouvernance est éminemment complexe. Nous devons véritablement la disséquer pour mieux appréhender toutes ses intrications », a souligné Kyle Peters, directeur général et directeur des opérations par intérim de la Banque mondiale, en préambule de la discussion. 
 
Alors que la Banque mondiale consacrera la prochaine édition de son Rapport sur le développement dans le monde aux questions de gouvernance et de droit, elle se penchera notamment sur le fossé entre le discours des autorités sur les services publics et la réalité, a rappelé Kyle Peters. Ce fossé sape la bonne gouvernance, a-t-il ajouté. « Aussi devons-nous en faire plus pour mieux comprendre les causes qui sont à l’origine de ce fossé et identifier ce qui permettrait d’y remédier efficacement », a-t-il conclu. 

Jim Yong Kim : « Nous devons rendre la croissance plus équitable »

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Financement, innovation et créativité : dans un discours prononcé à la veille des Assemblées annuelles, Jim Yong Kim a insisté sur la nécessité de relancer la dynamique qui permettra de faire face aux nombreux défis auxquels le monde est confronté et sur le rôle essentiel qui incombe au Groupe de la Banque mondiale.

Certes, l’extrême pauvreté recule rapidement et les revenus des 40 % les plus pauvres de la population s’améliorent, mais « les progrès sont encore trop lents », et les inégalités trop fortes, a souligné le président Jim Yong Kim.
« Nous devons rendre la croissance plus équitable », a-t-il déclaré dans son allocution à la Brookings Institution, l’un des plus principaux think tanks de Washington.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale cité par le président Kim, les inégalités de revenu ont globalement baissé entre les nations et au sein de la population, mais leur niveau est tel qu’elles « entravent encore la croissance et engendrent de l’instabilité ».

Le monde doit faire face aujourd’hui à une croissance basse, aux mutations technologiques et au changement climatique. À l’horizon 2030, a rappelé Jim Yong Kim, « près de la moitié des populations extrêmement pauvres vivront dans des pays fragiles et touchés par des conflits », tandis que « dans les pays émergents et à faible revenu, on estime que le déficit annuel de financement des infrastructures s’élève à 1 500 milliards de dollars ».

« Force est de constater que nos activités n’ont pas atteint une envergure suffisante pour avoir l’impact nécessaire sur la croissance des pays en développement », a reconnu le président du Groupe de la Banque mondiale. Et d’ajouter : « Nous nous trouvons dans une période peu ordinaire. Nous ne pouvons donc pas nous contenter de mesures ordinaires ».

Comparer les pratiques de partenariat public-privé à travers le monde : un exercice indispensable pour améliorer le développement des infrastructures

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Il est largement admis qu’une bonne préparation, un bon processus de passation de marché et unebonne mise en œuvre des partenariats public-privé (PPP) sont essentiels pour que le secteur privéapporte un financement ou son savoir-faire, mais aussi pour que ce type de projet soit rentable. 

Cependant, jusqu’ici, on ne recueillait pas systématiquement des données pour mesurer ces aspects. La situation devrait évoluer grâce à la récente publication d’un rapport du Groupe de laBanque mondiale intitulé Benchmarking PPP Procurement 2017 (a), qui compile et présentedes informations comparables en analysant le cadre régissant les PPP dans 82 pays. Cerapport examine les pratiques dans quatre domaines : la préparation du projet, la passation dumarché, la gestion du contrat et la gestion des offres non sollicitées. Il s’appuie sur une étude de cas(un projet de transport routier) pour comparer les cadres de réglementation nationaux et détaille lesdifférents dispositifs qui existaient fin mars 2016, en calculant un score pour chacun des aspectsconsidérés.  

Attaquons-nous franchement aux inégalités !

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La Banque mondiale vient de sortir un nouveau rapport phare (a) destiné à rendre compte des estimations les plus récentes et les plus précises de l’évolution de la pauvreté et de la prospérité partagée dans le monde. Au cours de l’élaboration du premier numéro, un thème s’est imposé à nous avec évidence : celui des inégalités.

En effet, il nous est apparu clairement que les inégalités constituaient un obstacle de plus en plus important à la réalisation du double objectif de la Banque mondiale : mettre un terme à la pauvreté (a) et promouvoir une prospérité partagée (a). Nous avons compris que pour mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, il faut absolument remédier aux inégalités.
 

Assemblées annuelles 2016 : suivez-nous en direct

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C’est à partir du 3 octobre que les ministres de 189 pays commenceront à se réunir à Washington pour les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI. Cette année, nous diffuserons en direct sur le web 22 événements, dont plus d’une dizaine en plusieurs langues. De nombreux thèmes seront abordés, de la nécessité d’instaurer une coopération mondiale face aux risques d’aujourd’hui et de demain à la promotion du commerce international et de la croissance économique.

Dès lundi, suivez-nous sur Banque mondiale Live : le président Jim Yong Kim livrera sa vision pour parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Mardi, la directrice générale d’Oxfam International Winnie Byanyima sera aux côtés des experts de la Banque mondiale pour éclairer les conclusions d’un tout nouveau rapport phare consacré à la pauvreté et aux inégalités. Autre temps fort de cette semaine de manifestations, la conversation, mercredi, entre le président Kim et le nouvel économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, autour des enjeux du développement dans le monde. Jeudi, tous les projecteurs seront tournés vers un sommet consacré à la petite enfance, au cours duquel plusieurs ministres et chefs d’État seront aux côtés du président Kim pour s’engager à réduire la malnutrition chronique chez les enfants. Enfin, vendredi, la reine Máxima des Pays-Bas et plusieurs autres personnalités de premier plan se pencheront sur les avancées de l’inclusion financière et la nécessité de les préserver alors que les banques sont aujourd’hui tentées de mettre fin à des relations jugées trop risquées. Voici un aperçu du programme qui vous attend.

Déficit d’infrastructures dans les pays émergents : mieux localiser les opportunités d’investissement

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Les estimations du volume de financement qui permettrait de remédier au déficit infrastructurel dans les pays émergents sont entre près de 500 millions de dollars et plus de 1 000 milliards de dollars par an sur la prochaine décennie. Cette fourchette reflète l’écart entre le niveau d’infrastructure jugé nécessaire pour une croissance durable dans ces économies et le niveau réel de ces investissements.
 
Les obstacles à surmonter sont considérables, et les ressources financières peu abondantes. Le financement existant provient à plus de 70 % des budgets publics nationaux. La deuxième source la plus importante est le secteur privé (environ 20 %). Le reste est apporté par l’aide internationale au développement ou du monde développé[1]. Étant donné les restrictions budgétaires actuelles, tant dans les pays développés que dans ceux en développement, il est probable que tout accroissement du financement passera par une intensification des partenariats avec le secteur privé et par une plus large contribution financière de ce dernier.

 

Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

Et si… nous pouvions aider les villes à mieux planifier un avenir décarboné ?

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Outil CURB Action climatique pour un développement urbain durable

Si le changement climatique était un puzzle, les villes seraient une pièce centrale du jeu. Ce constat a été corroboré par plus de 100 pays qui, dans leurs plans nationaux d’action climatique (les fameux engagements de contributions nationales ou INDC) soumis à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 2015, ont fait des villes un pilier majeur de leurs stratégies de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES).

Depuis la signature de l’accord de Paris, ils s’emploient à passer à la vitesse supérieure afin de traduire en mesures concrètes ces plans d’action. Dans ce contexte, on peut imaginer combien il serait utile de disposer d’une solution efficace et rentable qui aide les villes du monde entier, dans les pays développés comme dans les pays en développement, à s’engager sur une trajectoire de croissance sobre en carbone.

L’Afrique en première ligne dans la quête d’une économie bleue durable

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Maurice © Manoj Nawoor

Les pays côtiers africains et les Petits États insulaires en développement (PEID) s’appuient fortement sur la pêche et les emplois associés, mais ces moyens de subsistance sont tous menacés par le déclin des stocks halieutiques. L’érosion du littoral et la perte d’habitat côtier ont eu des effets néfastes sur les communautés pauvres du littoral, les plus vulnérables au changement climatique alors qu’elles ont si peu contribué au dérèglement du climat. Le nombre de tempêtes, d’inondations et de périodes de sécheresse n’a jamais été aussi élevé dans le passé.
 
Dans de nombreux pays africains, l’économie bleue représente un quart de la totalité des recettes et un tiers des revenus à l’exportation. Et plus la population côtière croît, plus la surpêche, la pêche illégale, la pollution et le développement non durable du tourisme dégradent la biodiversité marine et côtière, et creusent la pauvreté.
 
Aujourd’hui, cependant, dans la foulée de mon voyage à Maurice—merveilleuse nation insulaire qui a vu 11 pour cent de son littoral s’évaporer ces dernières décennies à cause d’une érosion sévère—, je veux vous dire pourquoi je reste optimiste. Pourquoi j’ai une lueur d’espoir.

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