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La construction de bâtiments écologiques a un impact positif durable sur le développement

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Un ouvrir du bâtiment termine l'installation de vitres sur un immeuble. Trinn Suwannapha / Banque mondiale

Qu'est-ce qui génère 70 % des émissions de gaz à effet de serre dans des villes comme New York, Beijing ou New Delhi ? Il y peu, j'aurais peut-être répondu « les voitures ». Mais ce sont les bâtiments les vrais coupables : nos maisons, nos bureaux, nos écoles et nos hôpitaux. Bon nombre de ces édifices font une utilisation extrêmement inefficace de l'électricité, de l'eau et des énergies fossiles du fait de leur conception initiale. En fait, environ 40 % de l'électricité mondiale sert à refroidir, éclairer et ventiler des bâtiments, alors qu'il existe des technologies bien plus efficaces.

Mobiliser les financements en faveur du climat pour construire un avenir résilient et sobre en carbone

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Ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie. © UNClimateChangeLe super-typhon Haiyan qui vient de s’abattre sur les Philippines, détruisant tout sur son passage et faisant des milliers de victimes, nous a donné un aperçu de ce qui nous attend dans un monde soumis à des phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes.

Les scientifiques nous alertent depuis des années sur les conséquences du réchauffement planétaire, responsable de conditions climatiques de plus en plus dévastatrices. Leurs preuves ont fait entrer le changement climatique dans notre horizon de planification et nous sommes les témoins directs de ses répercussions. Et, à moins de réagir vite, nous devons nous attendre à une multiplication de ce type d’événements violents qui perturbent la vie de millions de personnes.

Varsovie accueille en ce moment la conférence des Nations Unies sur le climat et les négociateurs qui y participent s’emploient précisément à accélérer cette réaction à l’échelle mondiale.

L’équation est plus simple qu’il n’y paraît : nous devons fixer le juste prix pour les émissions de gaz à effet de serre, assurer l’arrivée des financements nécessaires et intervenir là où les besoins sont les plus impérieux. Mais pour dimensionner correctement cette ambition collective, nous avons besoin de volonté politique — pour nous-mêmes et pour les populations des Philippines, des îles du Pacifique et des régions littorales d’Afrique et des Caraïbes, très vulnérables.

Un investissement qui peut rendre vivables les villes polluées et lutter contre le changement climatique

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Le système de bus rapide de Guangzhou a réduit le trafic et les temps de trajet. Benjamin Arki/Banque mondialePlus le monde s’urbanise (selon les prévisions, il devrait y avoir 70 % de citadins d’ici 2050) et plus il est crucial que les transports deviennent propres, sobres en énergie et sûrs. L’accès à des emplois, des écoles et des établissements de soins de meilleure qualité permet aux populations démunies de sortir de la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie.

Mais les transports tels que nous les connaissons aujourd’hui, avec des routes encombrées de voitures et de camions, et saturées de gaz d’échappement, présentent de multiples dangers. La circulation, les accidents de la route et la pollution nuisent à la productivité.

Typhon aux Philippines : pour la suppression des frais sur les envois de fonds et le rétablissement de ces services dans les zones sinistrées

Dilip Ratha's picture
Après une catastrophe naturelle, les envois d’argent par les proches qui ont émigré sont l'une des premières formes d'aide à affluer. Le typhon Haiyan a probablement fortement endommagé les infrastructures physiques qui assurent l'accès à ces envois de fonds. Ces dégâts, ainsi que les perturbations des réseaux de communication, empêchent sans doute même les populations touchées d’accéder à leur banque pour y retirer leur propre argent.

Au pays des chèvres et des papayes charnues : l’agriculture climato-intelligente vue d’une petite exploitation au Kenya

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John Obuom montrant les papayes issues de ses cultures. © Annika Ostman/Banque mondiale.John Obuom et Poline Achieng’ Omondi parlent de leurs troupeaux à un groupe de visiteurs. Il apparaît que le croisement des chèvres locales avec des Galla permet d’augmenter la taille des bêtes, tandis que le croisement des moutons indigènes avec des Massaï rouges améliorent leur résistance à la chaleur et aux parasites. Il en résulte un accroissement spectaculaire du revenu familial. Sur le marché, les chèvres locales se vendent l’équivalent de 20 dollars, contre 80 à 90 dollars pour ces races améliorées. Les chèvres de l’exploitation des Obuom sont remarquablement grandes et dodues pour leur âge.
 
Mais là n’est pas le seul bienfait des techniques agricoles avisées dont John se fait l’écho.

Les femmes ne devraient pas se libérer du joug de la violence. Cherchez l’erreur !

Alys Willman's picture
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Vous pensez, mesdames, qu’il n’y a aucun problème à quitter son tablier, conduire, voter ou porter un pantalon. Eh bien détrompez-vous. Essayez de taper « les femmes ne devraient pas… » dans la barre de recherche Google et jetez un œil aux suggestions du moteur de recherche. En fonction des langues, vous obtiendrez des résultats variant autour de « … voter », « … travailler », « … conduire » ou « … prêcher ». Ce sexisme profond et insidieux installé dans la conscience collective a inspiré une campagne d’ONU Femmes qui montre des visages de femmes la bouche couverte par ces affronts.

La campagne d’ONU Femmes montre des visages de femmes dénonçant des préjugés sexistes © Memac Ogilvy & Mather Dubai/ONU Femmes

Des subsides en liquide !

Shanta Devarajan's picture
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Ce post de blog a été initialement publié, en anglais, sur Future Development

Un excellent article (a) est paru cette semaine dans le journal The Economist sur la pertinence, pour la lutte contre la pauvreté, des transferts en espèces (conditionnels ou non) versés aux plus démunis. Disant de cet article qu'il s'agissait sans doute du « meilleur traitement journalistique de ce sujet », Chris Blattman (a), l'un des chercheurs dont les travaux ont apporté de l'eau à ce moulin, souligne avec regret le fait que ce genre de papier ne suscite généralement aucun intérêt de la part du comité Pulitzer. Quoi qu’il en soit, l’idée en question présente un immense potentiel pour changer les choses.

Transferts de fonds - réduire la pauvrete actuelle et futureIl est établi (a) depuis un certain temps que les allocations versées aux parents à la condition qu’ils envoient leurs enfants à l'école ou chez le médecin améliorent concrètement les résultats en matière de santé et d'éducation. Plus récemment, des études (a) ont montré que les transferts en espèces non conditionnels pouvaient avoir les mêmes effets. Les travaux (a) de Chris Blattman démontrent qu'il est financièrement plus fructueux de donner de l'argent aux jeunes inactifs pour qu’ils développent un projet plutôt que d'utiliser ces fonds pour leur proposer des cours de formation professionnelle.

Le Gabon et le Congo ont lancé le compte à rebours pour l’interconnexion de leurs réseaux backbone fibre optique

Michel Rogy's picture
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L’interconnexion physique des réseaux fibres optiques des pays d’Afrique Centrale est un objectif majeur du Programme économique régional 2010-2015 de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Permettant de transporter les communications à haut débit, ces réseaux régionaux vont apporter une contribution essentielle à la croissance, à la création d’emplois et à l’amélioration du niveau de vie dans la sous-région.

La possibilité d’une inclusion sociale au Yémen dans le cadre du dialogue national

Junaid Kamal Ahmad's picture
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Yemen. World Bank photo.

 

« Vous êtes Bangladais. La scission avec le Pakistan a-t-elle été bénéfique à votre pays ? » J’étais récemment convié à rencontrer les membres du Dialogue national au Yémen qui débattent actuellement de l’avenir de leur État. Dans ce pays, les blessures de l’histoire sont profondes, qu’il s’agisse de la guerre entre le Sud et le Nord ou des conflits dans les régions. Aussi, et sans surprise, le sujet de la sécession régionale est-il présent dans les discussions. À l’énoncé de la question, un murmure a parcouru la salle remplie de responsables politiques et de militants venus de différentes régions du Yémen. Visiblement, elle avait touché un point sensible.

La Conférence du dialogue national est un moment important dans la longue histoire du Yémen. Elle réunit l’ensemble des composantes de la vie politique et sociale yéménite — formations politiques, groupes sociaux, femmes, jeunes, représentants régionaux — avec l’objectif d’écrire ensemble l’avenir du pays. D’aucuns considèrent que ce processus est incomplet et imparfait : de fait, toutes les parties prenantes ne sont pas représentées, le risque existe que l’élite confisque le dialogue et certaines zones du pays sont encore le théâtre de conflits armés. Cependant, en dépit de ces obstacles, c’est tout à l’honneur du Yémen d’espérer fonder un État par le dialogue, loin de l’image du pays généralement véhiculée par les médias internationaux.

 

Le défi de la Journée mondiale de l’alimentation : faire plus avec moins

Juergen Voegele's picture
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Alors que le monde s’apprête à célébrer la Journée mondiale de l’alimentation, voici un sujet de réflexion : dans la guerre que nous livrons contre la faim, les populations les plus pauvres sont aussi celles qui paient le plus lourd tribut. Les chiffres sont éloquents : une personne sur huit souffre de faim chronique et plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés. Par ailleurs, la malnutrition est à l’origine d’un tiers des décès d’enfants.
On voit mal, avec l’essor démographique actuel, comment l’insécurité alimentaire pourrait s’atténuer.

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