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L’IDA dresse le bilan des progrès et évoque les étapes à venir

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IDA16 Mid-Term Review
Examen à mi-parcours d’IDA-16. De droite à gauche : Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Axel van Trotsenburg, vice-président pour les financements concessionnels à la Banque mondiale. Crédit photo : Abidjan.net

Il y a deux semaines, un consortium de pays donateurs et emprunteurs se sont rencontrés pour dresser le bilan des progrès réalisés par rapport aux engagements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. (Si vous ne savez pas ce qu’est l’IDA, cliquez ici). Cette réunion importante a permis un examen à mi-parcours d’« IDA-16 » : c’est ainsi que l’on nomme la Seizième reconstitution des ressources de l’IDA, qui couvre la période allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014 et permet à la Banque mondiale d’accorder aux 81 pays les plus pauvres de la planète des dons et des prêts sans intérêt pour qu’ils engagent des travaux destinés à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

La réunion s’est tenue en Côte d'Ivoire. C’est la première fois qu’une réunion à mi-parcours était organisée dans un pays bénéficiaire. Y ont participé les représentants des bailleurs de fonds (qu’on appelle les « délégués à l'IDA »)  et des représentants des pays emprunteurs.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a prononcé le discours d’ouverture, a été rejoint par ses invités de marque pour la séance inaugurale : Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Yayi Boni, président de la République du Bénin. Les chefs d’État ont donné le ton de la réunion en évoquant les défis régionaux et locaux que doit relever l’Afrique et ce que l’IDA peut faire pour accompagner leurs efforts.

Dans l’ensemble, l’examen à mi-parcours d’IDA-16 a montré que les pays emprunteurs affichaient de bonnes performances et utilisaient efficacement les ressources de l’IDA pour réduire la pauvreté et faire évoluer la situation sur le terrain. Les résultats sont particulièrement encourageants dans les quatre domaines ciblés par IDA-16 : les États fragiles, l’égalité hommes-femmes, le changement climatique et la réponse aux crises (voir les documents rédigés pour la réunion).

La Banque mondiale a renforcé ses travaux sur les États fragiles du fait du supplément d’attention accordé à cette problématique, de même qu’elle a conféré une importance accrue aux questions de genre, celles-ci étant désormais systématiquement intégrées dans nos opérations. La lutte contre le changement climatique reste une priorité absolue pour les pays à faible revenu, qui sont les plus touchés par les effets de l’évolution du climat et ont besoin d’une aide en continu. Dans le cadre d’IDA-16, nous avons introduit un système unique en son genre : il repère les financements qui contribuent à l’adaptation et à l’atténuation du changement climatique, ce qui permet d’obtenir des informations transparentes et régulières sur les prêts que la Banque mondiale accorde dans ce domaine. Les participants à la réunion ont aussi salué notre « guichet » spécial qui a pour vocation de répondre aux crises et d’apporter des aides financières supplémentaires aux pays touchés par des catastrophes naturelles et des crises économiques exceptionnelles. Ce guichet spécial nous a permis d’allouer 500 millions de dollars à Haïti après le tremblement de terre dévastateur de 2010, ainsi que 250 millions de dollars d’aide d’urgence à des millions de victimes de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique.

Tout au long des discussions, il a également été question de l’efficacité de l’aide et de l’optimisation des ressources.

La conclusion que je retiendrai de cette réunion en Côte d'Ivoire est la suivante : même si de nombreux pays donateurs rencontrent des difficultés en interne, ils restent résolument engagés à continuer d’aider des pays dont nombre des habitants vivent encore avec moins de 1,25 dollar par jour. Ce constat vient appuyer un message que j’ai délivré récemment dans une tribune : ce n’est surtout pas le moment de se désengager. Il faut au contraire redoubler d’efforts afin d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement : offrir aux enfants et aux femmes enceintes de meilleures chances de survie, veiller à ce que les enfants puissent aller à l’école, promouvoir l’égalité des sexes, protéger l’environnement et, enfin, éradiquer la pauvreté.

Nous avons conclu l’évaluation à mi-parcours par une séance de réflexion très stimulante avec nos partenaires au développement sur les façons de relever, du mieux possible, certains des défis les plus difficiles auxquels nous sommes confrontés, de la pauvreté absolue au changement climatique en passant par la situation des États fragiles. Ces réflexions influeront largement sur la manière dont nous déterminerons la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA (IDA-17) ainsi que sur les moyens de renforcer notre efficacité et notre réactivité à l’heure où l’environnement mondial de l’aide est difficile et en pleine mutation.

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