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L’IDA trace les contours d’un avenir meilleur

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IDA - Banque mondiale - Les résultats comptent En préalable aux prochaines Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a appelé la communauté internationale à s’emparer de l’occasion historique qu’offre une conjoncture favorable dans les pays en développement pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030. Cet objectif est enfin à notre portée, et Jim Yong Kim a fait de l’Association internationale de développement (IDA) — le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres — le fer de lance des efforts extraordinaires à déployer pour concrétiser cette ambition.

Tous les trois ans, bailleurs de fonds et pays emprunteurs se retrouvent pour discuter de l’orientation stratégique de l’IDA et décider des financements et des règles d’allocation. Le processus portant sur la 17e reconstitution des ressources de l’IDA vient de démarrer ; celle-ci couvrira la période allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2017.

Réunis pendant deux jours à Paris, les 20 et 21 mars derniers, investisseurs et emprunteurs ont passé en revue les enjeux complexes du développement auxquels se heurtent les pays de l’IDA. Ils ont aussi discuté de l’approche stratégique que celle-ci doit adopter pour y faire face. Un programme d’action a ainsi été esquissé, qui vise à optimiser l’aide de l’IDA en vue d’améliorer le sort des quelque 1 milliard d’êtres humains disposant de moins de 1,25 dollar par jour pour vivre.

Un consensus indiscutable a été trouvé autour du thème directeur envisagé pour IDA-17 : « maximiser l’impact du développement ». Il s’agit ici de s’engager à aider les citoyens les plus marginalisés en exploitant plus judicieusement les connaissances, les ressources et les partenariats caractéristiques du modèle économique propre à l’IDA. Il faudra aussi pour cela exploiter de manière plus intégrée et plus stratégique tout le potentiel du Groupe de la Banque mondiale. Enfin, parvenir à un impact maximal exige de s’appuyer sur des partenariats avec le secteur privé, pour augmenter les investissements et les emplois, et de collaborer avec la société civile pour mobiliser davantage les populations autour de leur propre développement et obtenir ainsi des résultats plus durables (consulter le document Setting the agenda for IDA17).

Par ailleurs, les délégués se sont intéressés à la stratégie de l’IDA face à des problématiques exigeantes, qu’il s’agisse des inégalités hommes/femmes, véritable frein au développement, ou de l’impact du changement climatique, deux enjeux intrinsèquement associés à la pauvreté. Nous avons exploré de nouvelles pistes pour éradiquer les poches de fragilité toujours plus nombreuses qui constituent autant de menaces pour la sécurité de nombreuses régions du monde, et pour remédier à l’aggravation des inégalités en offrant des perspectives aux groupes marginalisés. Nous avons discuté des solutions pour aider les pays qui, ayant atteint un certain niveau de revenu par habitant, doivent s’affranchir du soutien de l’IDA alors qu’ils sont toujours aux prises avec une pauvreté généralisée (voir les autres documents sur la reconstitution des ressources).

Ken Lipenga, ministre des Finances du Malawi, a souligné combien « l’appui de l’IDA [dans son pays] contribue effectivement à réduire la pauvreté et à améliorer le quotidien des populations ». Il a détaillé pour les délégués l’impact des interventions de l’IDA sur des millions de ses concitoyens, de la sécurité alimentaire renforcée aux aides accordées aux femmes en passant par le traitement et la prévention du VIH/sida. L’IDA s’efforce d’adapter en permanence ses interventions en fonction de l’évolution des besoins, au Malawi et ailleurs.

Le souhait de tester de nouvelles approches s’est clairement manifesté lors de ces discussions, dont j’ai pu constater avec satisfaction la nature profondément multilatérale. Je sais aussi que cet esprit de collaboration en faveur du bien commun présidera à nouveau à notre réunion de juillet, alors que la communauté internationale dispose d’une fenêtre de tir privilégiée pour mettre fin à l’extrême pauvreté.


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