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La Banque mondiale reste fidèle à son engagement aux côtés des communautés forestières

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Disponible en anglais

 

À la Banque mondiale, nous sommes convaincus que la réalisation d'évaluations internes indépendantes est un outil essentiel du renforcement de notre action. Les résultats de ces évaluations, lorsqu'elles sont réalisées avec rigueur et fondées sur des bases probantes, ont pour utilité d’éclairer la conception des programmes mondiaux et d’accroître l'impact des interventions des pays et de leurs partenaires sur le processus de développement.

Le Groupe de la Banque mondiale est doté d’un Groupe indépendant d'évaluation (IEG), chargé précisément de ces évaluations internes. L’IEG a notamment examiné la mise en œuvre de la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur forestier. Cette stratégie, adoptée en 2002, met l'accent sur les avantages que présentent la préservation et la gestion des forêts du point de vue du développement ainsi que sur le renforcement des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.

Les conclusions de l'évaluation confirment que les activités de la Banque mondiale dans le domaine des forêts ont :

  • très largement contribué à l'amélioration de la situation environnementale ;
  • entraîné un recul du déboisement dans les zones protégées forestières conçues et gérées par les populations vivant à l'intérieur et à proximité de ces zones ;
  • favorisé l'amélioration des moyens d'existence, au travers notamment de l’aide fournie à l’appui d’initiatives participatives de gestion des forêts permettant d'impliquer et d'autonomiser les populations locales ;
  • fait progresser l'État de droit dans un secteur gangrené par le clientélisme, la corruption et la quête de profit, en renforçant la transparence et les mécanismes de responsabilisation, et en mettant en place des normes environnementales.

 

Toutefois, pour être véritablement utile, une évaluation doit satisfaire à des normes de qualité.

Si nous partageons en partie l'analyse de l'IEG, nous sommes, tout comme les membres du Conseil, en total désaccord avec certaines de ses conclusions. L’examen des activités du Groupe de la Banque mondiale dans le domaine des forêts se fondent trop souvent sur des généralisations, et ne rendent pas pleinement compte du travail que mène effectivement la Banque mondiale dans ce secteur d'importance primordiale.

Ainsi, le rapport ne dit strictement rien de la complexité des interventions menées dans ce secteur particulièrement difficile, et fait l'impasse sur les bons résultats à mettre à l'actif de la Banque en matière de gestion forestière.

La Banque mondiale ne finance pas l'industrie de l'exploitation forestière. Nous travaillons aux côtés des pays à la gestion durable de leurs forêts.

La Banque mondiale s'emploie en réalité à mettre un terme à la destruction des forêts tropicales, en combattant la mauvaise gouvernance et la corruption qui font des ravages depuis des décennies dans le secteur forestier. L'essentiel de notre portefeuille consiste à aider les communautés et à défendre leurs droits à bénéficier des avantages que procurent les forêts. Nous estimons que notre rôle est d'améliorer la gouvernance forestière et de combattre la corruption, dans l'intérêt premier des populations locales.

En République démocratique du Congo, où nous œuvrons depuis 2003, aux côtés des pouvoirs publics, à l'élimination des concessions forestières illégales sur une superficie de près de 25 millions d'hectares, la transparence s'est améliorée de manière spectaculaire, ce qui a permis aux peuples autochtones et aux populations locales de gérer leurs forêts de manière plus durable.

Les projets que nous avons menés en Chine en vue de l'aménagement de nouvelles plantations forestières ont permis d'accroître de 150 % le revenu annuel moyen par habitant dans les communautés participantes.

La Banque mondiale, en collaboration avec les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé, a joué un rôle catalyseur dans le transfert aux populations locales des droits d'usage et d'accès à de larges zones boisées jusqu'alors détenus par l'État. En Tanzanie, l'intervention de la Banque à l'appui des réformes juridiques a débouché sur la création de réserves forestières villageoises couvrant plus de trois millions d'hectares ; au Brésil, 24 millions d'hectares de forêt tropicale sont désormais protégés, grâce à l’action de la Banque.

Disons les choses clairement : nous intervenons dans ce secteur, nous y resterons, et nous maintenons notre engagement en faveur des forêts, d'autant qu'elles sont aujourd’hui au cœur du problème du changement climatique. Source de revenus et de soutien, les forêts sont porteuses de sens pour les populations. Elles sont aussi le poumon de la planète.

La Banque mondiale demeure déterminée à aider les pays soucieux de mettre à profit le potentiel que présentent les forêts pour faire reculer la pauvreté, de mieux intégrer le secteur forestier aux économies nationales et de protéger et renforcer le rôle que jouent les forêts au plan environnemental, tant à l'échelle locale que mondiale.

Pour plus d'informations sur l'action du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur forestier, cliquez ici.

Pour avoir le point de vude du Committé sur l'efficacité du développement de la Banque (CODE) sur le rapport, consultez les deux dernières pages du rapport. Quant à la réponse de la direction de la Banque, elle est disponible ici.

Rachel Kyte
Vice-présidente pour le développement durable
www.worldbank.org/sustainabledevelopment
Twitter: @rkyte365

Commentaires

Soumis par Julien MATHE le
Pra rapport à ce rapport, je peux dire qu'en RDC, la BM a poussé le gouvernement cogolais à s'engager dans la reforme du secteur forestier qui devait permettre d'arriver aux conclusions de l'évaluation du GIE. Cependant, sur terrain nous constatons que le suivi de la reforme n'est pas efficace de facon que toutes les mesures prises ne sont pas executées sur terrain. Je fais allusion aux plans d'amenagement des concessions forestières qui permettraient de tenir compte des droits et interets des communautés locales. C'est pas une priorité pour le gouvernement congolais. Par ailleurs, la loi qui devrait donner les modalités d'octroi des titres forestiers aux communautés locales n'est toujours pas promulguer alors qu'elle permettrait de securiser l'acces aux ressources forestières des communautés locales.En plus, dix an après la promulgation du code forestier, il est utile que cette loi soit adaptée aux nouveaux processus tel que APV et REDD+. Pour cela, l'appui de la BM est toujours necessaire. Voila quelques commentaires de la part d'un acteur qui est dans la province de l'Equateur en RDC. Salutations cordiales.

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