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Le Gabon et le Congo ont lancé le compte à rebours pour l’interconnexion de leurs réseaux backbone fibre optique

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L’interconnexion physique des réseaux fibres optiques des pays d’Afrique Centrale est un objectif majeur du Programme économique régional 2010-2015 de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Permettant de transporter les communications à haut débit, ces réseaux régionaux vont apporter une contribution essentielle à la croissance, à la création d’emplois et à l’amélioration du niveau de vie dans la sous-région.

Un atelier vient de se tenir à Libreville les 7 et 8 octobre dernier pour définir le plan d’action qui permettra de réaliser courant 2014 une telle interconnexion entre le Congo et le Gabon. Cet atelier représente pour moi, ainsi que pour mon collègue Jérôme Bezzina, une étape clef dans la réalisation du CAB (Central African Backbone), un projet d’intégration régionale, financé par la Banque mondiale, sur lequel nous travaillons depuis 2011. Pendant 48 heures, nous nous sommes penchés, avec nos partenaires des deux pays, sur les aspects techniques de cette interconnexion. Concrètement, le déploiement de la fibre optique à travers le Gabon se fera sur une longueur d’environ 1000 kilomètres longeant la voie ferroviaire du Transgabonais entre Libreville et Franceville, puis la route depuis Franceville jusqu’à Lekoko au niveau de la frontière. Du côté congolais, la fibre reliera sur environ 300  kilomètres la ville de Mayoko à Dolisie pour se raccorder au reste du backbone fibre optique congolais.

Les délégations ont échangé sur le nombre de fourreaux à mettre en place, le type et le nombre de chambres de raccordement, la taille des fibres, etc. Elles se sont également mises d’accord sur une démarche permettant d’assurer la compatibilité des équipements qui seront mis en place de part et d’autre de la frontière pour que le trafic puisse être acheminé dans les meilleures conditions.

Du point de vue juridique et réglementaire, il a été décidé de travailler sur un memorandum d’entente (MoU) entre les deux Etats, qui précisera les objectifs poursuivis en matière d’intégration sous régionale, le mode de Partenariat Public Privé mis en place pour la fibre optique, les responsabilités des différents intervenants, etc. Nous espérons, avec Jérôme, assister à la signature de ce MoU d’ici janvier 2014, aux fins de donner de la visibilité aux opérateurs privés que les deux pays sont en train de sélectionner pour exploiter, maintenir et commercialiser un accès ouvert à ces réseaux backbone. Une fois sélectionnés, probablement au cours du premier trimestre 2014, ces opérateurs privés délégataires auront à signer un accord d’interconnexion conformément aux cadres réglementaires sous régionaux et nationaux qui traitera naturellement des aspects économiques de l’interconnexion (nature des services, modalités de leur tarification…). D’ici là, les appels d’offre pour les travaux de construction auront été attribués.

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