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Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

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© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.

Dans les prochaines décennies, le secteur de l’eau va être soumis à des pressions accrues et nouvelles, liées aux besoins concurrents de l’agriculture et de l’énergie, mais aussi des villes. Plus de 4 milliards de personnes résident aujourd’hui dans des zones où, durant une partie de l’année, la consommation en eau dépasse les ressources renouvelables disponibles — et ce chiffre est voué à croître.

La communauté du développement accorde désormais à la question de l’eau une place centrale dans ses débats, et cette évolution a pour effet de faire émerger au sein des pays les plus exposés des difficultés mais aussi des opportunités inédites et complexes sur de multiples plans : financier, économique, environnemental, social, technique, etc.

La Banque mondiale à la Semaine mondiale de l’eau 2016
La Banque mondiale à la Semaine
mondiale de l’eau 2016
(a)
En réalité, le monde ne pourra pas atteindre les ODD s’il ne parvient pas à garantir la sécurité hydrique. Les ODD sont l’occasion pour la Banque mondiale et ses partenaires de développement d’œuvrer ensemble dans cette direction, tout en poursuivant l’objectif de mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 et de promouvoir une prospérité partagée au profit des 40 % de personnes les plus démunies de la planète.
 
Pour progresser sur cette voie, nous avons identifié cinq thèmes prioritaires qui aideront les pays à réaliser les ODD liés à l’eau : viabilité, inclusion, institutions, financements et résilience.
  • Pour lutter contre la raréfaction de l’eau et pérenniser les avancées dans ce domaine, nous devrons à nouveau mettre l’accent sur les multiples aspects que revêt la question de la viabilité.
  • Cependant, il nous faut aussi agir pour améliorer l’inclusion, sous peine de priver de larges populations des bienfaits de l’accès à l’eau et de les exposer de manière disproportionnée aux catastrophes naturelles.
  • Pour aider les pays à atteindre une plus grande viabilité et une meilleure inclusion dans le secteur de l’eau, il est indispensable d’investir dans les institutions et les infrastructures (c’est l’un des enseignements importants que nous a fournis la mise en œuvre des objectifs du Millénaire pour le développement).
  • Le renforcement des institutions et des infrastructures nécessaires pour garantir un accès universel à l’eau et à une gestion plus durable des ressources hydriques passe par une augmentation substantielle des financements, ce qui ne peut être accompli qu’en améliorant la viabilité financière et en mobilisant des fonds auprès de donateurs afin d’accéder à d’autres sources de financement.
  • Alors que le monde fait face à une aggravation des chocs et du stress hydriques, les pays doivent veiller à ce que le secteur de l’eau accorde une place centrale à la résilience.
 
Ces cinq axes structurent le travail que nous menons pour mobiliser nos partenaires autour des enjeux de l’eau. Grâce à cette collaboration, qui bénéficiera du soutien de donateurs, nous nous consacrerons davantage aux problèmes de capacité institutionnelle et d’approvisionnement en eau pour les services écosystémiques, tout en poursuivant nos efforts en faveur de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous.

À Stockholm, la Banque mondiale participera à divers ateliers et discussions (a) destinés à creuser ces thèmes. Nous serons heureux d’échanger avec vous à cette occasion, afin de trouver ensemble des solutions.

Pour mieux connaître notre action, vous pouvez également nous rendre visite sur le stand n° 26, où nous nous tenons à votre disposition pour discuter d’éventuelles possibilités d’échanges et de collaboration. En attendant, nous vous invitons à vous plonger dans la lecture de notre série d’articles consacrés à la Semaine mondiale de l’eau (a) et à suivre notre actualité sur notre compte Twitter @WorldBankWater.

Il faut se préparer à un futur émaillé d’incertitudes, où l’eau sera plus rare et les besoins hydriques toujours plus grands. Cependant, en se dotant de réformes adéquates, les États peuvent protéger leur population et les écosystèmes face à une évolution défavorable des précipitations et à des chocs qui s’annoncent plus graves et plus fréquents.

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