Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

Migration et envois de fonds

L’inclusion financière des déplacés profite à tous sur le plan économique et social

Ceyla Pazarbasioglu's picture
Cette page en : English



Soixante-cinq millions d’individus dans le monde sont des déplacés, à cause d’un conflit ou d’une guerre.

Les pays en développement accueillent 95 % d’entre eux (a).

Les déplacés ont besoin d’aide. Comme leurs communautés d’accueil, dont les infrastructures, les services publics et les marchés sont soumis brutalement à des pressions immenses, qui menacent la stabilité politique.

C’est pourquoi les institutions internationales de développement revoient leur approche des crises humanitaires et ne considèrent plus que l’aide humanitaire et l’aide au développement sont deux types d’interventions distinctes et successives. La Banque mondiale renforce régulièrement son soutien aux individus et aux communautés en situation de fragilité, de conflit et de violence (a) ou exposés à des risques de catastrophe, qui peuvent aggraver l’instabilité.

Ne laisser personne pour compte : 1,1 milliard de personnes sans titre d’identité

Vyjayanti T Desai's picture
Photo : Daniel Silva Yoshisato.

On estime que 1,1 milliard de personnes dans le monde ne peuvent pas prouver officiellement leur identité , selon l’édition 2017 de la série de données ID4D (Identification for Development) de la Banque mondiale.

Avoir un titre d’identité est capital

Comment justifier de son identité dans la vie quotidienne ? Imaginez que vous essayiez d’ouvrir votre premier compte bancaire, de faire valoir vos droits à l’assurance maladie ou de vous inscrire à l’université, mais que vous n’ayez pas de titre d’identité : vous constaterez que votre qualité de vie et vos opportunités seront extrêmement limitées… Avoir une pièce d’identité officielle est un élément capital : c’est le sésame pour accéder à de nombreux droits, mais aussi à des services essentiels (santé, éducation, finance…). Selon les toutes dernières estimations du Groupe de la Banque mondiale, ce problème touche environ 1,1 milliard de personnes à l’échelle planétaire. 

L’intégration des Roms, une question toujours d’actualité

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
Roumanie. Nicoleta Alecu rit avec une amie tandis qu'elles font la lessive devant leur maison dans une communauté de Roms, dans le village de Frumusani. © Dominic Chavez / Banque mondiale

Les Roms sont la plus importante minorité ethnique d’Europe et sans doute la plus fortement discriminée. Bien que les institutions européennes, les gouvernements, les organisations de développement et la société civile agissent depuis de nombreuses années pour favoriser l’intégration des Roms, une grande part de cette population vit dans la pauvreté et n’a pas accès à des services de base. 

Quelles sont les destinations favorites des talents internationaux ?

Bassam Sebti's picture


Une nouvelle étude de la Banque mondiale estime que 28 millions de migrants très qualifiés résidaient en 2010 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit une hausse de pratiquement 130 % depuis 1990. À eux seuls, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie attirent près de 70 % de ces flux.
 

Déplacement forcé : Comment les acteurs du développement peuvent-ils venir en aide aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil ?

Varalakshmi Vemuru's picture
Cette page en : Español
Disponible également en : Inglés
On nous donne à voir chaque jour l’entreprise désespérée de populations qui cherchent à fuir leurs conditions de vie et leur pays, en défiant une adversité impitoyable et perfide. Ces mouvements sans précédent dans le monde sont avant tout le résultat de :
  • Déplacement forcé, du fait de guerres, de conflits et de persécutions ;
  • Migration involontaire, en raison de la pauvreté, de l’amenuisement des moyens de subsistance, du changement climatique qui a entraîné la destruction et la dégradation des systèmes d’entretien de la vie ;
  • Migration volontaire d’esprits indomptables incapables de se résigner au statu quo et qui recherchent de meilleures opportunités économiques et sociales.
 
Pour mieux comprendre les déplacements forcés, j’ai dirigé une équipe composée à la fois de membres de la Banque mondiale et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui ont travaillé à la rédaction du rapport Forced Displacement and Mixed Migration (a) concernant la corne de l’Afrique. Cette région, où le nombre d’habitants est estimé à 242 millions, comprend huit pays : Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et l’Ouganda. Plus de 9,5 millions de personnes déplacées vivent sur ce territoire, dont plus de 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et près de 3 millions de réfugiés.
 
Les migrations qui s’effectuent au sein de la corne de l’Afrique et en dehors relèvent de facteurs naturels et humains, comme le changement climatique, la dégradation de l’environnement, et bien entendu, les conflits.
 
Notre étude vient renforcer l’idée d’un déplacement forcé régional, contrecoup manifeste d’un contexte violent et de l’insécurité qui règne au sein d’un pays. Le conflit au Soudan du Sud, par exemple, et ses épisodes de violence ont entraîné une hausse du nombre de réfugiés en Ouganda, en Éthiopie, au Kenya et au Soudan.

La délégation olympique des réfugiés : un message doux-amer au monde

Farhad Peikar's picture
Cette page en : Español

Des milliers de spectateurs se sont levés pour montrer leur soutien tandis que des millions de téléspectateurs à travers le monde ont suivi en direct les images de la première délégation olympique de réfugiés alors que ses membres foulaient le stade Maracanã lors de la cérémonie d’ouverture des J.O. de Rio.

Les six hommes et les quatre femmes qui la composent (cinq coureurs sud-soudanais, deux judokas congolais [RDC], deux nageurs syriens et un marathonien éthiopien) ont été sélectionnés parmi un groupe de 43 candidats possibles.

L'annonce de leur participation restera incontestablement l’un des moments les plus forts des Jeux olympiques de 2016. En portant le drapeau olympique, les 10 athlètes ont adressé ensemble un message d’espoir aux millions de jeunes gens contraints à l’exil.

Nous aurions tort de ne pas nous réjouir de cette initiative historique et sans précédent dans le monde du sport, et il faut saluer les nombreux acteurs qui l'ont rendue possible. Mais dans un monde idéal, une telle équipe n’aurait pas lieu d’exister. Les moments de joie, rares et précieux, générés par l'initiative ne sauraient masquer la réalité des souffrances vécues chaque jour dans les camps de réfugiés du monde entier. L’existence même de cette délégation nous rappelle que la communauté internationale a échoué à aider plus de 65 millions de personnes déplacées à retrouver leur domicile, ou ne serait-ce qu'à leur trouver un nouveau lieu de résidence permanent. Ces athlètes représentent une communauté en exil qui fuit les conflits, les guerres civiles, les agressions, les famines, la pauvreté et les maladies — dans certaines situations, l’enlisement est tel que presque tout espoir s'est envolé pour ces populations acculées.

L’impact des prix pétroliers se fait ressentir au-delà des frontières

Donna Barne's picture
Cette page en : English | Español | العربية

Puits de pétrole en Russie © Gennadiy Kolodkin/Banque mondiale

Deux rapports publiés récemment par la Banque mondiale — l’un concernant les produits de base et l’autre les envois de fonds —laissent entrevoir une dynamique actuellement à l’œuvre dans le monde : la chute des cours pétroliers, de 100 dollars le baril en juin 2014 à 27 dollars ces derniers mois, s’est accompagnée d’une baisse des fonds envoyés vers leur pays d’origine par les migrants travaillant dans les pays producteurs de pétrole. Cette baisse explique en grande partie pourquoi les transferts d’argent vers les pays en développement ont décliné en 2015 pour tomber à leur taux de croissance le plus bas depuis la crise financière de 2008-2009.

L’autre crise des réfugiés

Alys Willman's picture
Cette page en : Español
Crédit photographique : Rapport Children on the Run du HCR
© Crédit photographique : Rapport Children on the Run du HCR

Il n’y a pas que la guerre qui pousse à l’exil.

Un de mes amis a grandi au Honduras. À son passage à l’adolescence, il a inévitablement attiré l’attention des gangs de rue locaux. Il parvenait à leur échapper en rentrant directement chez sa grand-mère à la fin des cours. Il n’en ressortait que le lendemain matin pour repartir au collège.

Sa mère l’appelait chaque jour sur Skype ; elle s’était installée aux États-Unis, alors qu’il n’avait que trois ans, pour y travailler comme nounou. Elle s’interrogeait : devait-elle le faire venir auprès d’elle ?. Beaucoup de ses amis avaient opté pour cette solution, mais leurs enfants s’étaient retrouvés en prison ou étaient tombés aux mains des gangs qui avaient déjà tenté de les recruter au Honduras.

Elle se décide le jour où son fils lui envoie une photo de trois victimes assassinées par un gang aux portes de son école.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文
En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Rahim Alhaj invité de #Music4Dev : « Il nous incombe de mettre fin à la crise des réfugiés »

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | Español | العربية

Il a appris très jeune à jouer de l’oud à Bagdad, sa ville natale. Plus tard, il a composé des chansons contre le dictateur qui a dirigé l’Iraq d’une main de fer pendant trois décennies. Il a été emprisonné, torturé, puis finalement contraint de quitter son pays bien-aimé en 1991, avant de trouver refuge aux États-Unis. 

Pages