Syndicate content

Migration et envois de fonds

Un débat vieux comme le monde : pourquoi les personnes âgées sont-elles contre l’immigration ?

Hernan Winkler's picture
Cette page en : Español

La crise en Méditerranée a attisé le rejet des immigrés dans toute l’Europe, ajoutant à la complexité du débat autour des politiques d’immigration. La difficulté d’un consensus sur les questions migratoires saute également aux yeux de quiconque s’intéresse à la politique menée actuellement par les États-Unis en la matière : plutôt qu’un texte commun, le pays a 28 régimes différents, très éloignés les uns des autres en termes d’ouverture et de flexibilité.

En Europe, le problème est aggravé par le vieillissement rapide attendu de la population. Et même si l’immigration ne résoudra pas tous les déboires économiques de la région, des politiques plus ouvertes et plus souples permettraient d’instiller la flexibilité et le dynamisme nécessaires à des économies européennes grisonnantes.

Mais les obstacles ne manquent pas.

Une idée à 100 milliards de dollars : le potentiel des migrations pour le financement des objectifs de développement

Dilip Ratha's picture

Disponible en : English

Alors que les dirigeants mondiaux se retrouvent à Addis-Abeba cette semaine (a) en vue d’aborder la question du financement des objectifs de développement au cours des quinze prochaines années, mon souhait est qu’ils accordent toute l’attention qu’il se doit au potentiel immense que recèlent les diasporas et les envois de fonds des migrants. Nous avons réalisé cette note de synthèse (a) afin de présenter des pistes de financement directement liées aux migrations internationales, axées sur le marché et actuellement sous-exploitées. Les pays en développement pourraient lever jusqu’à 100 milliards de dollars, voire plus

Voir les migrations non pas sous le prisme de la peur mais comme une source de développement

Phil Hay's picture
Cette page en : Español

Également disponible en: English

Quelque 30 000 migrants pourraient périr en Méditerranée cette année en tentant de rejoindre l'Europe, a averti l'ONU. Selon les estimations des renseignements navals occidentaux, entre 450 000 et 500 000 réfugiés sont actuellement massés en Libye pour tenter cette périlleuse traversée au cours de l'été prochain. 

Dans le cadre du G7, organisé cette semaine en Allemagne, les dirigeants des pays les plus riches du monde ont discuté de la détresse qui pousse les jeunes migrants à fuir l'Afrique du Nord et le Sahel pour gagner l'Europe, en quête d'une nouvelle vie où ils espèrent trouver emplois et opportunités. 

Objectif SmaRT : agir intelligemment pour réduire le coût des envois de fonds

Gloria M. Grandolini's picture
Cette page en : English | العربية | Español


Lorsqu'un marchand de fruits marocain ferme chaque soir l'étal qu'il tient sur le marché de Porta Palazzo à Turin (Italie), il pense à l'argent qu'il a gagné pendant la journée et à la part de cette somme qu'il pourra envoyer cette semaine-là à sa famille restée au Maroc, mais aussi à combien lui coûtera cet envoi et à combien de dirhams sa famille recevra en fin de compte.

Ce marchand de fruits fait partie des quelque 250 millions de migrants qui envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Pour beaucoup de personnes qui vivent dans les pays en développement, les envois de fonds provenant de l'étranger constituent une source de revenu fiable et régulière qui les aide à joindre les deux bouts.

Les sommes que les migrants envoient chaque année n'ont cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les envois de fonds internationaux ont atteint le montant total de 583 milliards de dollars en 2014, dont 436 milliards de dollars transférés des pays développés vers les pays en développement, selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale.

Mais envoyer de l’argent au pays n’est pas bon marché.

Connecter la diaspora au développement du commerce, de l'investissement et du transfert de compétences en Afrique

 
La ville de Nairobi a bénéficié d'importantes contributions de la diaspora. Photo - Clara Sanchiz/Flickr Creative Commons license.

Avec plus de 30 millions de personnes vivant hors de leur pays d'origine, la diaspora africaine pourrait devenir une source majeure de financement du développement. Son poids financier s'illustre par le niveau élevé des envois de fonds que l'Afrique reçoit chaque année en provenance de ses expatriés. En 2010, ce chiffre a atteint le montant sans précédent de 40 milliards de dollars, soit 2,6 % du PIB du continent, sans même tenir compte des transferts d'argent informels. En outre, on estime que la diaspora épargne 53 milliards de dollars chaque année.

Si l'on ajoute à ces statistiques le fait qu'environ un tiers de la population de la diaspora appartient à la classe moyenne, il devient clair que celle-ci constitue un levier formidable pour de nouveaux partenariats de développement. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement organisent le premier Forum annuel sur le commerce, l'investissement et le transfert de compétences de la diaspora africaine.

La migration : un phénomène multiforme

Jacques OULD AOUDIA's picture


La migration internationale des personnes s’inscrit comme la quatrième composante de la mondialisation, aux cotés des échanges de produits, des mouvements financiers et des flux d’information. De ces quatre dimensions, c’est celle qui présente les caractéristiques les plus complexes car elle relève avant tout d’une somme de pratiques sociales qui renvoient à des comportements individuels ou micro-collectifs, lesquels échappent largement aux politiques publiques ou au jeu des grands acteurs privés. Quitter ou retrouver son pays d’origine, accéder à un pays d’accueil, s’y établir, transférer des fonds, des droits ou des compétences relève de décisions qui ne se laissent pas facilement encadrer, orienter ou contraindre.

Redoubler d’efforts pour rendre la migration économique des jeunes plus sûre

Michael Boampong's picture
Cette page en : English | العربية | Español

Près de 27 millions de jeunes quittent leur pays de naissance pour trouver un emploi à l’étranger. Cette tendance voudrait-elle dire que la migration est une solution à une situation inquiétante pour la jeunesse des pays en développement qui, à 60 %, est sans travail, non scolarisée ou dans un emploi irrégulier ?

Pour un certain nombre de chefs d’État, de décideurs et d’autres parties prenantes (comme les cabinets de recrutement), la réponse est « oui ». C’est ainsi qu’en 2013, les autorités du Malawi, soucieuses de trouver de nouveaux débouchés pour leur jeunesse à l’étranger, ont passé des accords avec plusieurs pays pour « exporter » cette main-d’œuvre. Et dans certains pays d’Asie du Sud-est, des entreprises privées recrutent des jeunes chômeurs pour des postes à l’étranger.

Évolution des structures démographiques et changement climatique : deux facteurs majeurs des futures tendances migratoires

Sylvia Szabo's picture
Selon les Perspectives de la population mondiale publiées par les Nations Unies, la planète devrait compter plus de 8,4 milliards d'êtres humains d'ici 2030 (UN, 2013). Parallèlement à cette croissance soutenue, les structures démographiques vont évoluer et les différentes composantes de ce changement vont-elles-mêmes connaître des mutations. Le changement climatique, notamment l'élévation du niveau de la mer et le bouleversement des températures et des régimes de précipitations, aura en outre des effets sur les futurs couloirs de migration et le nombre de migrants (Nicholls, 2011). Ces deux phénomènes vont devenir des facteurs majeurs des futures tendances migratoires.

Concernant l'évolution des structures démographiques, des études montrent d'ores et déjà que le vieillissement de la population est en train de devenir un problème socio-économique majeur, notamment dans les pays de l'Union européenne et en Asie de l'Est. Une étude récente réalisée par l'OCDE (2008) montre que la part des 65 ans ou plus devrait doubler d'ici 2050.

Bien choisir un prestataire de services d'envoi de fonds : comparer les prix ne suffit pas

Lotte Nordhus's picture
Cette page en : Español

Également disponible en: English

« J'ai envoyé plein d'argent à ma famille au cours des dernières années, et j'en avais assez de voir près de 10 % de la somme partir en fumée à chaque fois », confie Émile, un jeune Camerounais vivant en Allemagne. À son grand étonnement, il est parvenu à trouver un prestataire proposant des transferts bien moins chers que celui qu'il utilisait auparavant. « On pourrait croire qu'il est facile de trouver quel prestataire de services d'envoi de fonds est le plus avantageux. Mais en réalité ça n'est bien souvent pas le cas : une bonne partie des informations nécessaires ne sont pas facilement accessibles, voire ne le sont pas du tout, et la multitude de produits proposés rend le choix difficile. Et vous finissez par passer par le prestataire que vous avez toujours utilisé… »
 
Émile est loin d'être un cas isolé. Le fait de pouvoir disposer d’informations claires sur les prestataires et les produits est essentiel pour renforcer la transparence du marché des envois de fonds. Lorsque les clients sont en mesure de faire des choix avisés, cela favorise la concurrence entre les prestataires ainsi que la création de nouveaux produits financiers susceptibles de mieux répondre aux besoins des migrants et de leur famille. Et sur le long terme, une concurrence accrue entre les prestataires et un marché plus transparent peuvent se traduire par une diminution des frais de transfert d'argent.
 

Pages