Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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états fragiles

Aider les femmes à franchir les portes de l’enseignement supérieur en Afghanistan

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Etudiantes à la faculté de médecine de Kaboul. Photo : Rumi Consultancy/Banque mondiale

Pour une militante des droits des femmes comme moi qui a consacré les six dernières années de sa vie à l’émancipation féminine, l’accès des filles à l’éducation est essentiel.

Quand j’ai rejoint le ministère en qualité de spécialiste des questions de genre en 2016, mon principal objectif était de faire en sorte que les étudiantes ne rencontrent pas les obstacles que j’avais moi-même rencontrés lorsque j’étudiais à l’université de Kaboul.

Aujourd’hui, avec l’appui du Fonds pour la reconstruction de l’Afghanistan, nombre des difficultés dont j’ai été témoin ont disparu grâce au deuxième Plan stratégique national pour l’enseignement supérieur 2015–2019, conduit sous la houlette du HEDP.

Les jeunes acteurs de la paix, sortis des barricades pour monter sur les planches

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​Selon Aristote, les bonnes habitudes acquises dans la jeunesse sont décisives. Les jeunes garçons et filles libanais dont il est question ici ne le démentiront pas.

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont pauvres et au chômage. Ils habitent à Tripoli et appartiennent à deux communautés en conflit : les résidents sunnites du quartier de Bab al-Tabbaneh et les alaouites de Jabal Mohsen. 

Mais au début de l’année 2015, les autorités ont imposé un cessez-le-feu pour mettre un terme à une spirale d’affrontements féroces et sont parvenues à ramener le calme dans la ville.

C’est à ce moment-là qu’une association libanaise qui promeut la paix grâce à l’art a approché ces jeunes pour un drôle de recrutement. En fait, un casting interconfessionnel pour une pièce de théâtre...

La crise des réfugiés exige une réponse humanitaire et de long terme

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Denham et sa famille vivent sous cette tente dans un camp de réfugiés depuis quatre ans. © Dominic Chavez/Banque mondiale


Les plus grands périls ne s’arrêtent pas aux frontières. La crise actuelle des réfugiés le démontre clairement, par son ampleur inédite et ses retentissements sur des individus et des régions très éloignés des lieux touchés par la guerre civile, la fragilité et le conflit. Le référendum qui vient de consacrer le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne témoigne, pour partie, de la portée déstabilisante des déplacements forcés.

L’emploi, la voie la plus rapide pour sortir de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Un ouvrier dans une centrale électrique à Port-au-Prince, Haiïi. © Dominic Chavez/Banque mondiale

L’accès à des emplois de qualité est la voie la plus sûre pour sortir de la pauvreté. Des études montrent que la hausse des salaires a permis de faire reculer de 30 à 50 % la pauvreté sur la dernière décennie. Mais, aujourd’hui, plus de 200 millions de personnes dans le monde sont au chômage, dont bon nombre de jeunes et/ou de femmes. Pas moins de deux milliards d’adultes, surtout des femmes, restent totalement exclus du marché du travail. En outre, trop de personnes exercent des emplois mal rémunérés et peu qualifiés, qui ne contribuent guère à la croissance économique. Par conséquent, pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, il faut des emplois non seulement plus nombreux, mais aussi de meilleure qualité, qui répondent aux besoins de tous les pans de la société.
 
Par où commencer ? Une croissance tirée par la productivité et par le secteur privé est la pierre angulaire de la création d’emplois, dans tous les pays. Mais ce sont les pays les plus pauvres de la planète qui ont le plus de mal à y parvenir. Si l’on veut que le secteur privé crée davantage d’emplois productifs pour les pauvres, trois facteurs sont essentiels.

La reine de Jordanie et de hauts responsables appellent à résoudre rapidement la crise des réfugiés

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Le président Jim Yong Kim discute avec la reine Rania de Jordanie. © Grant Ellis/Banque mondiale
Le monde a besoin de changer d’approche pour faire face au nombre historiquement élevé de personnes déplacées de force : c’est le message qu’ont adressé la reine Rania de Jordanie et plusieurs autres personnalités officielles de haut rang réunies aujourd’hui.

« C'est une crise mondiale, et nous nous leurrons si nous pensons qu'elle peut être circonscrite », a prévenu la reine lors des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, à l’ordre du jour desquelles les migrations forcées figurent en bonne place dans le contexte d’une crise des réfugiés qui, au cours de l'année écoulée, s'est étendue du Moyen-Orient jusqu'en Europe.

Face à l’enjeu des migrations forcées, la nécessité de renforcer l’action collective

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Depuis que la guerre en Syrie a entraîné une crise migratoire au retentissement mondial, on réfléchit beaucoup aux solutions qui pourraient permettre de traiter cette crise, au Moyen-Orient et ailleurs. L’enjeu des migrations forcées est entré dans le champ du développement et il y occupe désormais une place cruciale, tant du point de vue des réfugiés et des personnes déplacées qu’en ce qui concerne les communautés qui les accueillent.

Les dirigeants sauront-ils protéger les pauvres des menaces qui s’accumulent sur leurs pays ?

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© Ashraf Saad Allah AL-Saeed / World Bank


Les responsables publics ne doivent guère avoir le loisir de se reposer ces temps-ci. Forte instabilité des marchés boursiers chinois et mondiaux, effondrement des cours des matières premières et préoccupations croissantes sur le front de la sécurité : tous ces éléments risquent de peser gravement sur la santé de l’économie mondiale en 2016, et d’entraîner de nombreuses difficultés sur le plan de la lutte contre la pauvreté.

Utiliser les réseaux sociaux pour combattre l’adversité

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Quand avez-vous utilisé pour la dernière fois la fonction photo de votre téléphone portable ? Hier, ce matin, ou il y a quelques minutes ? Pourquoi l’avez-vous utilisée ? Pour prendre une photo de votre enfant ou du paysage ?
 
Avez-vous déjà songé que l'appareil photo de votre téléphone peut saisir bien plus que l’ordinaire ? Saviez-vous qu’avec un seul cliché vous pouviez sauver des vies et aider les gens à sortir de la misère et de la pauvreté ?
 
Oui, c’est possible ! Et ce qui s’est passé dernièrement à Beyrouth en apporte la preuve.

États fragiles : comment le g7+ aide la République centrafricaine à renouer avec l’optimisme

Anne-Lise Klausen's picture
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Des élèves dans une école de la République centrafricaine.
Crédit : © Pierre Holtz, UNICEF.

Il y a quelques semaines, Bienvenu Hervé Kovoungbo était à Nairobi pour une réunion du g7+, une instance regroupant 20 États fragiles. L’occasion pour lui de se remémorer un voyage précédent dans la capitale kenyane, deux ans auparavant.

Ses compatriotes centrafricains étaient alors la proie des affrontements entre milices ennemies. Bienvenu, qui est aujourd’hui à la tête de la coopération multilatérale après avoir dirigé la division du budget d’investissement au sein du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, s’était rendu à Nairobi pour assister à une réunion du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État. Il avait lancé un appel aux membres du g7+ et aux donateurs afin qu’ils viennent en aide à son pays. Après cette réunion, il n’avait pu regagner la capitale centrafricaine, Bangui, qu’au bout de deux semaines : tandis qu’il était retenu à Douala, au Cameroun, sa famille avait dû fuir son habitation et rejoindre les milliers de personnes réfugiées dans des camps de fortune situés à la périphérie de la ville.

Conflit et fragilité en Afrique : ce qu’il faut retenir d’une cinquantaine de travaux de recherche

David Evans's picture

La deuxième Conférence annuelle de la Banque mondiale sur l’Afrique, sur le thème « Relever les défis de la fragilité et du conflit en Afrique », s’est achevée hier. Pendant deux jours, les participants ont pu découvrir les conclusions d’une cinquantaine de travaux consacrés aux causes et conséquences d’un conflit et aux interventions pour y mettre fin. D’autres exposés ont traité des évaluations d’impact et des expériences menées pour tester différentes politiques et mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre après un conflit. Voici un résumé (non exhaustif) des travaux présentés, assorti de commentaires. 

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