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états fragiles

Je vois chaque jour la violence meurtrière

Bassam Sebti's picture
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Un jeune garçon pleurait devant un cadavre. Il n’arrivait pas à croire que son père, sorti prendre son petit-déjeuner, était mort, tué par une bombe humaine lors d’un attentat-suicide perpétré en 2005 dans l’un des restaurants les plus populaires de Bagdad, au plus fort de la guerre confessionnelle.

Je couvrais l’attentat pour le Washington Post (a) lorsque j’ai vu ce garçon devenir une victime de plus de la guerre. Dans les médias, l’enfant allait se fondre dans un chiffre. Mais en réalité il était devenu ce jour-là orphelin, et la perte de ce père allait venir s’ajouter à tous les obstacles qui entravent un développement durable.

Lorsque j’étais reporter en Iraq et que mon pays était déchiré par la guerre, il n’y a pas eu un jour où je n’ai pas vu la mort. La mort était partout, dans les écoles, les marchés, les bus et même les lieux de culte. Le pire, c’est que ça continue. Et pas seulement en Iraq, dans de nombreux pays aussi. Les conflits et les guerres, la haine sectaire et le racisme font désormais quotidiennement la une des actualités, et c’est vraiment très inquiétant.
 

Échos du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la fragilité et les ressources naturelles

Caroline Anstey's picture

Imaginez que vous dirigez un pays africain et que vous disposez d’un budget de 1,2 milliard de dollars pour l’année.

Imaginez que cette même année, un investisseur cède 51 % de sa part dans une gigantesque mine de fer de votre pays, pour 2,5 milliards de dollars — soit plus du double des ressources publiques.

Imaginez enfin que vous avez engagé un réexamen des permis d’exploitation accordés par les régimes précédents, sachant que l’investisseur en question avait obtenu le sien gratuitement.