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Une coalition de ceux qui agissent : voilà ce dont les océans ont besoin

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Que se passe-t-il autour des océans ? Les événements liés à ce sujet semblent à la fois gagner en envergure et intéresser de plus en plus de gens. Qu'il s'agisse des représentants des États, des professionnels des produits de la mer, des fondations privées ou des organisations de protection de l'environnement, tous se retrouvent sur un point : la nécessité impérieuse de prendre des mesures radicales.

Les animaux carnivores peuvent-ils dynamiser les secteurs de l'éducation et de l'agriculture, et contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

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Un lion au Kenya. Curt Carnemark/Banque mondialeAu premier abord, cette question peut sembler absurde. Naturellement, je ne propose pas de remplir les écoles d'ours et de lions : cela ferait sans doute fuir les élèves. Je ne sous-entends pas non plus que la préservation des lions permettra de répondre à la pénurie de moyens dont souffre l'éducation dans les pays en développement. En fait, ma réflexion va bien plus loin, et porte sur les liens qui unissent les différentes composantes des écosystèmes, lesquels ont souvent une incidence indirecte et largement sous-évaluée sur le développement humain.

Dans de nombreuses régions du monde, la transformation et la fragmentation de leurs habitats, la disparition de leurs proies et la chasse ont divisé par deux les populations de loups, de lions, d'ours, de tigres, de loutres de mer et d'autres grands carnivores. Mais lorsque leur nombre s'effondre, nous ne perdons pas que des espèces emblématiques. Les écosystèmes perdent également des espèces essentielles qui se nourrissent d'animaux carnivores et herbivores de plus petite taille. Lorsque les animaux se trouvant en bas de la chaîne alimentaire sont moins nombreux à se faire manger, les écosystèmes changent, et cela affecte également les humains. Un article (a) publié récemment dans Science Magazine fait toute la lumière sur ce problème, et ses conclusions revêtent une importance toute particulière en matière de développement.

Pourquoi nous devons compter les éléphants (et les autres ressources naturelles)

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Harde d'éléphants avec vue sur le mont Kilimanjaro à l'horizon. © Curt Carnemark / Banque mondialeÀ la fin de l'année dernière, des ministres et des représentants de plus d'une trentaine de pays se sont réunis au Botswana pour discuter de la stratégie à adopter pour lutter contre le commerce illégal de l'ivoire en plein essor qui est en train de décimer la population d'éléphants d'Afrique.

La CITES estime que 22 000 éléphants ont été tués en Afrique centrale et de l'Est au cours de la seule année 2012 : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ne sont que quelques exemples de pays où le braconnage des éléphants fait des ravages. L'ivoire issu de ce trafic est utilisé pour réaliser des sculptures ornementales qui ont une valeur de symbole de statut social, d'icône religieuse ou d'objet de collection, et sont destinées à des acheteurs situés en Asie de l'Est, en Europe et en Amérique du Nord. Il ne s'agit pas là d'un simple problème de préservation de la biodiversité. La criminalité liée aux espèces sauvages constitue également un problème de développement et de sécurité : elle sape l'autorité de l'État, alimente la corruption, accroît la quantité d'armes légères en circulation et détruit de précieuses ressources naturelles. L'attention croissante que les responsables politiques accordent à la criminalité liée aux espèces sauvages (le Premier ministre britannique, David Cameron, accueillera le prochain sommet en février) constitue donc un signe bienvenu d'engagement au plus haut niveau pour résoudre cette situation de crise.

Pourquoi je suis plus optimiste que jamais quant à la conservation de la biodiversité

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La Banque mondiale et la conservation de la biodiversité C'est en 1978, à l'occasion d'une conférence à l'Université de Californie à San Diego, que la biologie de la conservation a été déclarée thématique scientifique interdisciplinaire. Toutefois, le mouvement de défense de la conservation de la nature est antérieur d'au moins un siècle à cette conférence et remonte à la création du premier parc national, celui de Yellowstone, à la suite de la loi de 1872 signée à cet effet par le président des États-Unis d'Amérique Ulysses S. Grant. La discipline académique tout autant que la pratique de la conservation ont longtemps partagé deux caractéristiques : une détermination sans faille à l'égard de leur mission première de protection de la nature, et le fait que leurs adeptes étaient essentiellement américains et européens, et majoritairement issus des classes moyennes.
 
Mais rien n'est immuable.