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biodiversité

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

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Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

Éloge des butineuses (et de leur rôle dans l’économie agricole)

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Éloge des butineuses L’effondrement spectaculaire des colonies d’abeilles a largement été relayé par les médias, et pas seulement parce que la production du miel s’en trouve menacée. La production agricole se retrouve également compromise, en raison de l’importance des abeilles dans la pollinisation. En effet, les hyménoptères et autres insectes fournissent des services qui se chiffrent selon les estimations (a) à 209 milliards de dollars par an, soit 9,5 % de la valeur de la production agroalimentaire mondiale.

​Au regard des enjeux posés par le déclin de l’abeille mellifère — alors que les raisons de sa disparition restent mystérieuses —, il semble pertinent de réfléchir aux ressources dont les agriculteurs disposent pour au moins préserver voire accroître leurs niveaux de productivité. Du reste, même en l’absence de ce phénomène, il apparaît opportun d’entreprendre une analyse économique des pratiques culturales, sachant que la maximisation des bénéfices entre en compte dans la plupart des opérations agricoles.

Protéger les éléphants contre le braconnage, un impératif plus vital qu’il n’y paraît

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Protéger les éléphants contre le braconnage. Blog de la Banque mondialeParce que l’ivoire de leurs défenses représente une véritable fortune, les éléphants ont toujours été victimes du braconnage. Mais ce phénomène prend depuis peu une ampleur sans précédent – surtout dans les forêts d’Afrique centrale. On estime à 200 000 – et il s'agit de la fourchette basse – le nombre d’éléphants de forêt abattus depuis 2002 – soit 65 % de l’espèce. Le Gabon et la République démocratique du Congo (RDC) constituent le terrain de chasse favori des braconniers.

Pourquoi s’intéresser au sort de ces pachydermes ? En cette Journée de la Terre, la question paraît particulièrement bienvenue. L’être humain peut certes éprouver une sorte de fascination pour ces animaux charismatiques mais est-il directement impacté par son extinction ? Et bien, oui. La complexité des dynamiques à l’œuvre au sein des écosystèmes signifie que la disparition d’une espèce, quelle qu’elle soit, a des répercussions bien au-delà des individus qui la composent. Les effets peuvent en être divers et profonds et toucher d’autres espèces animales et végétales. Ils peuvent également modifier les systèmes d’alimentation en eau, les moyens de subsistance de populations entières et même, plus marginalement, le climat.

Une coalition de ceux qui agissent : voilà ce dont les océans ont besoin

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Que se passe-t-il autour des océans ? Les événements liés à ce sujet semblent à la fois gagner en envergure et intéresser de plus en plus de gens. Qu'il s'agisse des représentants des États, des professionnels des produits de la mer, des fondations privées ou des organisations de protection de l'environnement, tous se retrouvent sur un point : la nécessité impérieuse de prendre des mesures radicales.

Les animaux carnivores peuvent-ils dynamiser les secteurs de l'éducation et de l'agriculture, et contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

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Un lion au Kenya. Curt Carnemark/Banque mondialeAu premier abord, cette question peut sembler absurde. Naturellement, je ne propose pas de remplir les écoles d'ours et de lions : cela ferait sans doute fuir les élèves. Je ne sous-entends pas non plus que la préservation des lions permettra de répondre à la pénurie de moyens dont souffre l'éducation dans les pays en développement. En fait, ma réflexion va bien plus loin, et porte sur les liens qui unissent les différentes composantes des écosystèmes, lesquels ont souvent une incidence indirecte et largement sous-évaluée sur le développement humain.

Dans de nombreuses régions du monde, la transformation et la fragmentation de leurs habitats, la disparition de leurs proies et la chasse ont divisé par deux les populations de loups, de lions, d'ours, de tigres, de loutres de mer et d'autres grands carnivores. Mais lorsque leur nombre s'effondre, nous ne perdons pas que des espèces emblématiques. Les écosystèmes perdent également des espèces essentielles qui se nourrissent d'animaux carnivores et herbivores de plus petite taille. Lorsque les animaux se trouvant en bas de la chaîne alimentaire sont moins nombreux à se faire manger, les écosystèmes changent, et cela affecte également les humains. Un article (a) publié récemment dans Science Magazine fait toute la lumière sur ce problème, et ses conclusions revêtent une importance toute particulière en matière de développement.

Pourquoi nous devons compter les éléphants (et les autres ressources naturelles)

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Harde d'éléphants avec vue sur le mont Kilimanjaro à l'horizon. © Curt Carnemark / Banque mondialeÀ la fin de l'année dernière, des ministres et des représentants de plus d'une trentaine de pays se sont réunis au Botswana pour discuter de la stratégie à adopter pour lutter contre le commerce illégal de l'ivoire en plein essor qui est en train de décimer la population d'éléphants d'Afrique.

La CITES estime que 22 000 éléphants ont été tués en Afrique centrale et de l'Est au cours de la seule année 2012 : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ne sont que quelques exemples de pays où le braconnage des éléphants fait des ravages. L'ivoire issu de ce trafic est utilisé pour réaliser des sculptures ornementales qui ont une valeur de symbole de statut social, d'icône religieuse ou d'objet de collection, et sont destinées à des acheteurs situés en Asie de l'Est, en Europe et en Amérique du Nord. Il ne s'agit pas là d'un simple problème de préservation de la biodiversité. La criminalité liée aux espèces sauvages constitue également un problème de développement et de sécurité : elle sape l'autorité de l'État, alimente la corruption, accroît la quantité d'armes légères en circulation et détruit de précieuses ressources naturelles. L'attention croissante que les responsables politiques accordent à la criminalité liée aux espèces sauvages (le Premier ministre britannique, David Cameron, accueillera le prochain sommet en février) constitue donc un signe bienvenu d'engagement au plus haut niveau pour résoudre cette situation de crise.

Pourquoi je suis plus optimiste que jamais quant à la conservation de la biodiversité

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La Banque mondiale et la conservation de la biodiversité C'est en 1978, à l'occasion d'une conférence à l'Université de Californie à San Diego, que la biologie de la conservation a été déclarée thématique scientifique interdisciplinaire. Toutefois, le mouvement de défense de la conservation de la nature est antérieur d'au moins un siècle à cette conférence et remonte à la création du premier parc national, celui de Yellowstone, à la suite de la loi de 1872 signée à cet effet par le président des États-Unis d'Amérique Ulysses S. Grant. La discipline académique tout autant que la pratique de la conservation ont longtemps partagé deux caractéristiques : une détermination sans faille à l'égard de leur mission première de protection de la nature, et le fait que leurs adeptes étaient essentiellement américains et européens, et majoritairement issus des classes moyennes.
 
Mais rien n'est immuable.