Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Haïti

Accroître l'alphabétisation des jeunes pourrait les aider à satisfaire leurs aspirations croissantes

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Taux d’alphabétisation chez les jeunes

 
Le 15 juillet est l'occasion de célébrer la Journée mondiale des compétences des jeunes, et, à cette occasion, nous nous penchons sur certaines des difficultés que pose l’emploi des jeunes. À l’heure actuelle, 621 millions de jeunes ne sont pas scolarisés, n’exercent aucun emploi et ne suivent aucune formation. Pire encore, le chômage est trois fois plus élevé chez les jeunes que chez les adultes. Et pour ceux qui parviennent à décrocher un emploi, un jeune sur quatre se trouve dans l’incapacité de trouver un emploi rémunéré plus de 1,25 dollar par jour !

Dans son étude, la coalition mondiale pour l'emploi des jeunes (S4YE) explique ces chiffres déplorables par la piètre qualité de l’éducation ainsi que par l’absence de liens clairs entre formation et marché du travail. J’ai utilisé cette approche pour analyser plus en profondeur les données de la Banque mondiale sur les taux d’alphabétisation mondiaux, dans le but d’identifier l’ampleur des écarts hommes-femmes entre les différentes régions.

Mettre en mouvement mes réflexions sur le handicap

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Pression. Toujours ce mot. Pression de s’efforcer d’être à jour dans son travail et de mener une vie sociale normale, sans donner l’impression d’être un infirme sans force. Certes, chacun est soumis à différentes pressions, mais j’ai tendance à croire que les personnes souffrant d’un handicap y sont plus vivement exposées, parce que nous ne sommes pas dans la norme. Chaque fois que je quitte mon domicile, je me pare d’un camouflage invisible pour donner l’image de quelqu’un d’autonome qui respire la confiance en soi et déborde de vigueur. Je propulse mon fauteuil roulant, je me déplace rapidement et je manipule les portes de manière à ne pas retenir indûment les personnes qui les maintiennent ouvertes. Sous ces dehors, il existe un être beaucoup plus fragile qui a besoin qu’on l’aide à gravir une pente, à ouvrir une porte quand elle est trop lourde et à monter et descendre ces maudites marches. Parce que je suis un homme, je possède la force physique nécessaire pour réussir à venir à bout même d’une moquette épaisse. Mais fin 2016, cette pression physique et mentale qui me poussait à avancer a subi un coup d’arrêt brutal.

Il fallait en finir avec cette pression. Je devais guérir. Je n’avais pas le choix. Je ne pourrais travailler et retrouver ma table de montage avant plusieurs mois...

En fauteuil roulant à travers Kingston

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En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets (lire le billet précédent).

© Laura Fravel


Je suis chanceux : à mon arrivée à Kingston, j’ai droit au seul minibus de location, dans toute la Jamaïque, à être équipé d’une plateforme d’accès pour un fauteuil roulant. Je monte à bord, avec mon fauteuil, mon collègue Peter et tout le matériel qui nous permettra de filmer mes aventures dans le monde en développement. La seule chose qui manque dans ce minibus, ce sont les amortisseurs, ce qui m’oblige à m’agripper à un siège à chaque fois que notre chauffeur, Derek, tente d’éviter les nids-de-poule sur la route qui mène à notre hôtel.

Dès que j’arrive quelque part, je dois évaluer rapidement la situation. Ici, à Kingston, la moquette de ma chambre d’hôtel est épaisse et j’ai donc du mal à faire avancer mon fauteuil, mais le lit est spacieux et d’une hauteur raisonnable. Mon nouveau fauteuil, qui fait une quarantaine de centimètres en largeur, passe tout juste par la porte de la salle de bains, mais la tablette du lavabo, en granit, me fait mal aux genoux. Parmi les points positifs : une douche avec un pommeau amovible, et que je peux atteindre. Parmi les points négatifs : le WC est très bas et il va donc falloir que je fasse très attention pour l’utiliser.

Une vie qui bascule : des pentes enneigées au fauteuil roulant

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En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Si ce pays des Caraïbes attire les touristes, ce n’est pas à ce titre que James s’y rend. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets.

© World Bank

La vie quotidienne en fauteuil roulant est, en fin de compte, assez ordinaire. Elle peut se résumer à l'usage d'une nouvelle panoplie de verbes… Chaque matin, je commence par me transférer du lit à mon fauteuil, avant de rouler jusqu’à la salle de bain où je me propulse sur le siège des toilettes. Je réintègre ensuite ma chaise roulante et enfile ma tenue de bureau en me tortillant. Il me faut alors ingurgiter plusieurs tasses de thé pour me désengourdir les méninges, puis je sors et prends place sur la rampe électrique qui me dépose au niveau du trottoir.  ​

#Loop4Dev : relevez le défi Boomerang pour sensibiliser les Instagramers au développement urbain

Mario Trubiano's picture
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Les villes sont des chantiers permanents et, pour des organisations comme la Banque mondiale, ce sont des creusets de développement essentiels qui contribuent à sortir les populations de la pauvreté. Une telle concentration d’habitants il devient possible d'améliorer les conditions de vie du plus grand nombre et, en investissant dans de multiples secteurs urbains, les pouvoirs publics peuvent réellement influer sur la qualité de vie des citadins au quotidien.

Parce que nous savons que les villes peuvent jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté, nous lançons une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux destinée à promouvoir cet enjeu. Avec le challenge #Loop4Dev, nous vous mettons au défi de nous montrer dans un clip Boomerang ce qui rend une ville inclusive, résiliente, vivable et durable.
 
Partagez votre Boomerang avec le hashtag #Loop4dev

Pour participer au Boomerang Challenge #Loop4Dev, rien de plus simple...

Quand les villes oublient les piétons, les mégadonnées et les technologies numériques peuvent montrer la voie…

Bianca Bianchi Alves's picture

Paraisópolis, un bidonville de São Paulo connu dans tout le Brésil, est l’un de ces endroits débordant d’activité où tout peut arriver. Bien qu’il soit situé en pleine ville, il est parvenu, contrairement à d’autres quartiers pauvres, à éviter d’être relégué à la marge pour faire de la place à des logements plus coûteux ou à des infrastructures publiques. Le quartier présente une vie associative florissante, avec plus de 40 ONG très actives dans des domaines aussi divers que la gestion des déchets, la santé, la danse ou la cuisine. Dernièrement, il a également bénéficié de plusieurs programmes de rénovation. Plus particulièrement, des investissements dans les axes routiers ont permis aux camions d’accéder au quartier, attirant ainsi des commerçants de toutes tailles, ce qui a généré une activité économique dynamique et créé des perspectives d’emploi pour ses résidents.

Dans le cadre des efforts que nous continuons à déployer pour accroître la mobilité des piétons, j’aimerais aujourd’hui mettre en lumière un projet que nous avons développé pour Paraisópolis, un bidonville de São Paulo connu dans tout le Brésil, est l’un de ces endroits débordant d’activité où tout peut arriver. Cet exemple offre des perspectives intéressantes sur le potentiel de la collecte de données sur smartphone, et comment tirer parti de cette nouvelle technologie.

Formations accélérées : une voie prometteuse pour les filles passionnées par les maths, les sciences et la technologie

Juliana Guaqueta Ospina's picture

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 Laboratoria)
Laboratoria, un organisme à but non lucratif qui propose des cours sur six mois, s’adresse aux filles issues de familles pauvres qui ont beaucoup de mal à accéder à l’enseignement supérieur. (Photo : Laboratoria)

Les programmes de formation intensifs, ou bootcamps, grâce auxquels les étudiants peuvent développer leurs compétences en codage et en informatique et trouver directement un emploi, ont le vent en poupe. Aux États-Unis, on en compte déjà plus de 90 (a). Ces formations se multiplient également en Amérique latine, où elles permettent de combler le déficit de compétences et les disparités entre filles et garçons.

Mieux répondre aux défis posés par la santé mentale : inspirons-nous du Canada

Patricio V. Marquez's picture
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Portrait de Miliett Kangar au E.S. Grant Mental Health Hospital du JFK Medical Center, à Monrovia (Libéria), le 7 mars 2016 (Miliett a refusé que l’on montre son visage). Photo © Dominic Chavez/World Bank
Portrait de Miliett Kangar au E.S. Grant Mental Health Hospital du JFK Medical Center, à Monrovia (Libéria), le 7 mars 2016 (Miliett a refusé que l’on montre son visage). Photo © Dominic Chavez/World Bank

L’année 2016 aura marqué la percée d’une question souvent négligée dans les ordres du jour internationaux en matière de santé et de développement : la santé mentale. L’événement phare organisé l’an dernier par le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pendant les Réunions de printemps de la Banque et du FMI, à Washington, a représenté une étape importante pour braquer les projecteurs sur cet enjeu et inciter les décideurs à faire évoluer la situation.

L’expérience de pays comme le Canada prouve que des cadres bien pensés, soutenus par les plus hautes autorités et établis à l’issue de vastes consultations menées non seulement avec des entités, organismes et gouvernements locaux, régionaux et nationaux mais aussi avec des groupes de populations vulnérables (comme les peuples autochtones) et avec les principaux intéressés, constituent d’excellentes feuilles de route pour faire progresser la cause de la santé mentale à moyen terme.

Réseaux sociaux : qu'avez-vous le plus commenté, partagé ou « liké » en 2016

Liviane Urquiza's picture
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Une nouvelle année qui s’achève, et ainsi que le veut la tradition, nous vous proposons de découvrir une rétrospective de l’année 2016 sur nos réseaux sociaux.

Facebook : les 4 publications qui vous ont le plus fait réagir

La page Facebook @Banquemondiale est un puit d'information pour les Internautes et autres Mobinautes qui nous suivent et veulent pouvoir réagir à l'actualité du développement. En voici un exemple : le 17 octobre dernier, journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté, est désormais le rendez-vous annuel de toutes celles et tous ceux qui se mobilisent à travers le monde, aux côtés de la Banque mondiale et de ses partenaires, contre l’extrême pauvreté. À cette occasion, nous vous avons proposé de manifester votre soutien à la lutte contre la pauvreté en créant une nouvelle image destinée à apparaître sur votre compte Facebook. Grâce à une simple photo de profil, plus de 22 000 personnes nous ont ainsi aidé à diffuser un message à la fois réaliste et ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités, #CEstPossible !

Pour en savoir plus sur l'état de la lutte contre la pauvreté dans le monde, télécharger le résumé du rapport End Poverty en français (PDF, 22 p.)

 
 


Violences contre les femmes et VIH au Brésil : deux épidémies qui se recoupent

Kristin Kay Gundersen's picture
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Au Brésil (a), une femme est victime de violences toutes les 15 secondes (a) et 23 % des Brésiliennes (p) subiront des violences au cours de leur vie. Si les conséquences de ces violences sur les victimes sont considérables et nombreuses, leurs effets sur la santé des femmes sont loin d’avoir fait l’objet d’une attention soutenue dans ce pays. Une question, en particulier, mérite d’être approfondie : les femmes victimes de violences au Brésil sont-elles plus exposées au VIH ?
 
En Amérique latine et aux Caraïbes, le Brésil détient un triste record, avec 730 000 personnes séropositives (a). Il fait également partie du groupe des 15 pays qui abritent à eux seuls 75 % du nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Si, à l’échelle nationale, l’épidémie est considérée comme stable, son incidence est en hausse dans certaines régions et parmi certaines catégories de femmes (a).
 
Le VIH est particulièrement répandu dans le Sud-Est et le Sud (p), qui regroupent respectivement 56 % et 20 % de tous les séropositifs (a) du pays. Or ces deux régions se distinguent également par des taux de violences contre les femmes particulièrement élevés. Au Brésil, violences sexuelles et VIH sont de toute évidence liés (a), puisque 98 % des femmes vivant avec le VIH ont subi des violences sexuelles dans leur vie et 79 % ont signalé des violences avant d’être diagnostiquées séropositives.
 
Malgré tout, rares sont les recherches menées au Brésil sur le lien entre violences contre les femmes et VIH. D’où une collaboration entre chercheurs de l’université de Californie (San Diego), de l’université de Campinas (São Paulo) et l’université du Rio Grande do Sul (Porto Alegre), qui a permis d’étudier de manière très originale les recoupements entre ces deux épidémies.
 
Les chercheurs se sont intéressés aux villes affichant les plus forts taux de violences faites aux femmes et la plus forte prévalence du VIH, à savoir São Paulo dans le Sud-est et Porto Alegre dans le Sud. Leur but ? Décrire les facteurs contextuels des violences et analyser leurs liens avec l’infection par le VIH.
 
Pour cela, les chercheurs ont fusionné deux études démographiques utilisant les mêmes méthodes d’échantillonnage réalisées dans les deux villes et retenu 3 326 femmes âgées de 18 à 49 ans fréquentant des dispensaires publics : 2 000 pour São Paulo et 1 326 pour Porto Alegre. Les enquêtes menées auprès des femmes ont dégagé de nombreux éléments sur les violences et les facteurs d’ordre social et environnemental entravant l’accès à des services de prévention sanitaire.
 

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