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Bruxelles : un plongeon au cœur des politiques de développement

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Je reviens tout juste de Bruxelles où j’ai fait la connaissance de cinq personnalités bien trempées. Qu’ils soient entrepreneur, doctorant, chef de cabinet ministériel ou présidente d’une organisation communautaire dans les bidonvilles de Nairobi, ces cinq jeunes ont un but commun : bâtir un avenir plus juste. Et pour atteindre cet objectif, ils ont choisi d’utiliser leur talent et leur détermination afin d’accélérer le progrès social dans leur pays.

Benedetta Mwongeli Kyengo (Kenya), Bruce Dube (Afrique du Sud), Crystal Fiallo (Republique dominicaine), María de los Ángeles Lasa et Alexis Estevez (Argentine) étaient les invités de la Banque mondiale à l’occasion du Forum de Bruxelles.

Découvrez leurs portraits en cliquant sur le diaporama ci-dessous.

Le planning du séjour était chargé. À peine ont-ils eu le temps de faire connaissance qu’il leur a fallu se mettre en chemin pour leur premier rendez-vous...  

Prêts à prendre le relai

Les 15 et 16 mars, les cinq invités de la Banque mondiale ont participé au Sommet des jeunes professionnels (SJP). Organisé par le German Marshall Fund (GMF), cet événement réunit chaque année une centaine de jeunes, essentiellement d’Europe et des États-Unis, pour débattre de questions politiques.

Comme il se déroule en parallèle du Forum de Bruxelles, le SJP a la chance de pouvoir inviter des intervenants prestigieux à partager leur point de vue et leur expérience avec les jeunes participants du Sommet. Quelque part, c’est ça la mission du SJP : faciliter le passage du flambeau entre une génération de décideurs politiques et une autre.

Cette année le GMF et la Banque mondiale ont collaboré afin d’élargir les perspectives du Sommet des jeunes professionnels aux enjeux mondiaux. « Nous avons invité ces cinq jeunes dans le but d’enrichir les débats de nouveaux points de vue, issus de pays en développement d’Afrique et d’Amérique latine », explique Guggi Laryea, le coordinateur du projet à la Banque mondiale.

Parmi les thèmes abordés, certains ont donné lieu à des discussions particulièrement pointues, par exemple :

  • l’éthique en politique
  • l’ingérence souhaitée ou non de la communauté internationale dans des situations complexes (comme les conflits au Mali et en Syrie)
  • le rôle de la jeunesse dans le processus démocratique
  • la redéfinition du contrat social entre l’État et les citoyens
  • les risques et opportunités liés à Internet ; l’évolution du rôle de l’Union européenne à l’échelle mondiale, etc.

María, Benedetta, Crystal et Alexis ont tous pris la parole lors des débats, et Bruce s’est même installé dans le siège du modérateur le temps d’animer un débat passionnant sur la « Prospérité partagée » avec la Conseillère principale de la Banque mondiale, Katarina Mathernova, et la ministre brésilienne du commerce, Tatiana Lacerda Prazeres (notez qu’elle aussi fait partie de la catégorie jeunes professionnels puisqu’elle n’est âgée que de 33 ans !).

Rencontres avec les acteurs européens du développement

Pour entamer la troisième et dernière journée de réunions, Sándor Sipos, le directeur du Bureau de la Banque mondiale à Bruxelles, a briefé le groupe de jeunes experts sur les relations qu’entretiennent la Banque mondiale et l’Union européenne (UE), deux des principaux acteurs du développement international. Les États membres de l’UE et de la Commission européenne (CE) fournissent en effet plus de 60 % de l’Aide publique au développement (APD). Ensuite, le groupe avait rendez-vous au siège de la CE avec Daniel Giorev, du bureau de la Commissaire à la coopération internationale, l’aide humanitaire et la réaction aux crises, Kristalina Georgieva. Dans l’après-midi, le groupe de jeunes experts a été reçu par l’équipe de Filip Kaczmarek, rapporteur pour le Parlement européen en charge d’établir le document qui définira les principales orientations de l’Union européenne en faveur des nouveaux Objectifs du Millénaire pour le développement après 2015.

Chaque rencontre a été l’occasion pour les cinq jeunes experts de poser des questions et de faire part de leurs suggestions concernant les orientations stratégiques de l’Union Européenne en matière de réduction de la pauvreté et d’aide humanitaire.  

Pour le déjeuner, les réunions de haut niveau ont laissé place à une discussion moins formelle mais tout aussi sérieuse, avec des représentants de la société civile européenne dédiées à la jeunesse (European Youth Forum, Plan et  JADE).  La discussion s’est rapidement focalisée sur une question fondamentale pour les jeunes du monde entier, celle de l’emploi.

Comment aider les jeunes en difficulté à accéder à la formation professionnelle et à l’emploi ? Comment stimuler les vocations d’entrepreneurs pour créer de nouvelles opportunités ? Chaque participant a décrit les solutions développées par son organisation, des idées ont été échangées, ainsi que des coordonnées, des adresses mails, des comptes Facebook… D’ailleurs, le message fort que j’ai retenu de cette rencontre c’est l’importance du « réseautage » (ou networking en anglais). Car tous autour de la table se sont accordés sur ce point : pour qu’une initiative jeunesse rencontre le succès il faut qu’elle se soit créé un réseau d’acteurs fiables et motivés. Plus ce réseau s’étend sur la base de mailles solides, plus un projet aura de chances d’avoir un impact fort sur un grand nombre d’individus.

Enfin, pour clore cette dernière journée, Crystal, Alexis, Benedetta, Bruce et María ont pu proposer leurs réponses à la question posée il y a quelques mois par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim : #QuellesSolutions pour mettre fin à la pauvreté ? Découvrez leurs réponses dans les tweets ci-dessous :

Quelles solutions pour mettre fin à la pauvreté

Ces questions vous intéressent ? Vous rêvez de faire une carrière dans la politique, pour faire partie de ceux qui auront la responsabilité de prendre ces décisions dans les années à venir ? Si oui, renseignez-vous auprès des associations locales pour savoir si des débats citoyens sont organisés dans votre région.

Comment une institution comme la Banque mondiale peut-elle mieux soutenir la participation des jeunes aux défis mondiaux ? Comment peut-on mettre fin à la pauvreté et parvenir à une prospérité partagée ?  Réagissez dans les commentaires et prenez part aux discussions "Voix citoyennes" sur le site Banque mondiale Live.

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