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juillet 2013

Le discours de Malala est une source d’espoir pour les filles du monde entier

Ravi Kumar's picture

« Nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes ». Tel est le message qu’a tenu à délivrer Malala Yousafzai à la tribune des Nations Unies le 12 juillet dernier, le jour de son 16e anniversaire. La jeune écolière pakistanaise, blessée par balle à la tête en octobre dernier alors qu’elle rentrait de l’école, chez elle, dans la vallée de Swat, a conquis son public.

Des jeunes du monde entier étaient venus l’écouter en cette journée particulière, décrétée « Journée de Malala » et qui sera désormais célébrée dans le monde entier pour défendre l’éducation et l’émancipation des filles.

« Un enseignant, un livre, un stylo, peuvent changer le monde. L’éducation est la seule solution, l’éducation avant tout ».

Malala est revenue sur les attaques perpétrées dans son pays contre les enseignants et ses camarades, soulignant l’importance du droit des femmes et des filles à l’éducation.

Parce que « ce sont elles qui souffrent le plus ».

En voyage à Lahore, en février dernier, j’ai été frappée par le nombre de jeunes filles scolarisées. Pas un jour n’est passé sans que je puisse voir des gamines en uniforme sur le chemin de l’école. Aujourd’hui, les femmes sont toujours plus nombreuses à travailler et, au lieu de consacrer leur temps libre au ménage, mes cousines peuvent étudier. L’une d’elles a 23 ans. Avant, à cet âge, elle aurait déjà été mariée et mère de famille. C’est sa maman qui l’a poussée à s’inscrire à l’université locale pour aller au bout de son rêve. L’an prochain, son diplôme de finance en poche, elle pourra postuler dans la fonction publique. N’est-ce pas extraordinaire ?

De toute évidence, les choses ont évolué en faveur de l’éducation et de l’égalité des chances – indépendamment de la caste, de la religion et du sexe.

Pour de nombreuses jeunes filles et jeunes femmes, au Pakistan notamment, Malala est devenue une véritable icône. Son plaidoyer est synonyme d’espoir – de recevoir une éducation et de ne pas être pénalisée par son sexe ou son milieu familial.

« Nous ne pourrons pas réussir si la moitié de l’humanité est tenue à l’écart », a affirmé Malala, appelant les gouvernements, les pays en développement et les communautés à soutenir l’éducation, défendre l’égalité des femmes et militer pour la paix.

Aujourd’hui, 57 millions d’enfants dans le monde sont privés d’école et 31 millions sont des filles. À l’inverse de ma cousine, de nombreuses filles au Pakistan et ailleurs sont toujours obligées de se marier jeunes et d’avoir des enfants et perdent ainsi toute chance de faire des études.

Nous devons investir dans l’éducation des filles et défendre celles qui se battent pour faire valoir ce droit.

Malala Yousafzai s'exprime devant les représentants des Nations Unies


Au cœur des bidonvilles, des talents qui ne demandent qu'à éclore

Liviane Urquiza's picture
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Transformer les bidonvilles de l’intérieur
Des enfants du centre Mukuru Talent Development laissent s’exprimer leur créativité dans le bidonville de Lunga Lunga au Kenya.

De Bombay à Manille en passant par les favelas de Rio, plus d’un milliard de personnes vivraient actuellement dans les bidonvilles. D’après ONU Habitat, ce nombre devrait s’élever à plus de 2 milliards d’ici 2030.

Sans toit et sans murs solides, sans accès à de l’eau propre ni à des toilettes, les conditions de vie dans les bidonvilles sont insalubres et dangereuses. Sachant qu’environ 70 % des habitants des bidonvilles ont moins de 30 ans, l’avenir des bidonvilles est entre les mains des jeunes générations. De quoi ont-elles besoin pour inverser la tendance et améliorer le quotidien des habitants ?